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Poésie libre
Luz : Avec domicile mobile
 Publié le 30/03/21  -  14 commentaires  -  463 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

Sous la tôle.


Avec domicile mobile



Il s’est garé devant un ancien entrepôt,
sur un parking au goudron fissuré qui sent
l’huile rance et la pisse.

Au soleil déclinant,
il observe la poussière qui luit
sur les herbes folles du caniveau.

Il s’allonge ou plutôt se plie,
se tasse au creux de sa voiture
vert pomme Granny Smith ;
sous deux couvertures,
il attend la nuit.

Un vent glacé aiguise les rumeurs de la ville.


 
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   socque   
20/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est plutôt dans les reportages sur les États-Unis qu'on parle des gens contraints par la pauvreté de vivre dans leur voiture, bien sûr je suppose que le phénomène existe en France. Le poème est bref, je le trouve efficace, pas larmoyant mais touchant. J'apprécie notamment l'échappée
Au soleil déclinant,
il observe la poussière qui luit
sur les herbes folles du caniveau.
qui me paraît porteuse pas vraiment d'espoir mais d'un réconfort momentané : dans le dénuement, on peut encore observer la beauté de la poussière sous des rayons obliques, même sur
un parking au goudron fissuré qui sent
l’huile rance et la pisse.

Un poème très concret, à ras de terre pour ainsi dire, qui pourtant ose une envolée discrète, sans éclat mais réelle.

   Capry   
21/3/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Poème pour conscientiser, faire avancer une cause... Nombreux sont les personnes qui ont vécu cette vie de façon temporaire ou permanente, véhicule comme dernier rempart vers l'insécurité et la perte de sa dignité.
J'aurais aimé davantage de vers.
Sur la forme et le fond se poème se tient.

   Donaldo75   
22/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J’ai bien aimé ce poème même si je suis resté sur ma faim car j’en attendais plus ; ce tableau d’une situation ô combien presque commune en Europe et dont nous ne pouvons qu’avoir honte en tant que société riche tape directement là où ça fait mal telle un instantané. Peut-être que je voulais autre chose qu’un polaroid pour réveiller ma lecture citoyenne mais qui suis-je pour dire à l’auteur comment et quoi écrire sur le thème qu’il a choisi ? Alors, je ne vais pas bouder mon plaisir de lecture parce que composer un poème court et impactant ce n'est pas donné à tout le monde.

   papipoete   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Luz
Il s'est garé là où nul ne vient, sinon pour une pause cigarette ou pipi, et tassé dans sa voiture il attend la nuit...
NB Un texte si succinct que son scénario jette le trouble ; oui, le héros peut être un pauvre hère logeant dans un " domicile mobile ", qui se dépliera demain pour aller au taf ?
Ce peut être aussi un margoulin, posté là en attendant la nuit, pour faire un mauvais coup ?
Je préfèrerais certes ma première hypothèse, mais quoi qu'il en soit, j'aurais bien aimé quelques lignes supplémentaires...

   Ligs   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
pour moi, il s'agit d'un court récit à valeur descriptive, qui sert une dénonciation de la pauvreté. Pris ainsi, le texte est juste et bien écrit : il sert parfaitement sa cause.
Mais je ne vois pas grand chose de poétique dans ce texte... ni images poétiques, métaphores ou autres, ni constructions particulières, anaphores ou parallélismes, ni jeu sur les sonorités, ni rythme... La mise en vers n'apporte rien de particulier...
Seul le dernier vers apporte une touche poétique, avec la métaphore "aiguise", le rythme (lu normalement, c'est un alexandrin), et l'allitération qui lie la qualité du vent Glacé à son effet : il aiGuise. Le froid est coupant... J'aurais aimé plus de vers comme celui-ci...

   myndie   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luz,

Moi aussi je suis restée sur ma faim. Où est donc passé le poète inspiré qui m'a si souvent mis le coeur au bord des larmes ou simplement fait sourire jaune (ah le merveilleux "Voyage de cendres"!)
Je reconnais bien votre intérêt pour les sujets forts, celui-ci en est un. Mais hélas, je ne m'y retrouve pas en émotion.
En fait, je vous sens trop descriptif. Il manque à votre texte cette puissance poétique qui vous caractérise, cette dramaturgie poétique servie par des images fortes ou encore la douceur épurée dont vous habillez certains de vos textes. En bref, il n'y a pas grand chose ici qui secoue l'âme et remue les tripes.

Le seul élan poétique que je vous concède tient en ce seul vers : "Un vent glacé aiguise les rumeurs de la ville". Dommage.

Mais j'ai une telle foi en vous que je n'ai qu'une requête, Luz : continuez à me faire rêver, pleurer ou sourire...

myndie

   Raoul   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
Pas convaincu par le style de ce poème qui semble écrit au fil de la plume ; le thème, pourtant, était prometteur.
Le manque de précision du tout ne tire pas vers l'universel mais vers le vague, alors que le spécifique du vert "Granny Smith" lui, est un discret rappel de ce qui se trouve dans l'entrepôt. À force de "un" (entrepôt/parking) on ne se situe plus.
De même, quelques inversions de sujet/verbe/compléments auraient affûté le propos pour en faire quelque-chose de moins anodin.
Les coupures de fins de vers aussi...
J'aurais bien lu, aussi, le vers de clôture en vers d'appel et de fin.
Désolé, mais je reste sur ma faim.

   Lariviere   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Un vent glacé aiguise les rumeurs de la ville"

Bonjour,

Je trouve que ce vers ponctue très bien ce poème sans fioritures, où tout est dit.

La misère, la précarité de ces situations où la solitude règne en maitre, de plus en plus fréquentes même dans la vieille Europe n'a pas besoin de plus pour être parlante et pour porter ca part sincère d'émotion.

J'ai aimé le minimalisme de ce texte. En dire plus serait déplacé...

"Il s’est garé devant un ancien entrepôt,
sur un parking au goudron fissuré qui sent
l’huile rance et la pisse."

La réalité est posé là, sans fard et c'est bien.

Merci pour cette lecture

   plumette   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un tableau visuel et odorant!
Les sens sont sollicités , même le goût avec la pomme! et l'ouïe avec les rumeurs de la ville. Il manque juste un peu de toucher, la couverture pourrait être rugueuse?

Tableau minimaliste et percutant, je trouve le dernier vers magnifique.

Merci!

   dream   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
LUZ bonsoir,

Ce pourrait aussi bien être une station-service désaffectée où s’active une poignée de voyous, comme ce pourrait être un flic en planque qui a décidé de s’en griller une ou de se reposer en attendant le moment propice pour pincer dealers ou autres malfrats. Mais tout à coup j’ai un gros doute car les flics ça marche toujours par deux. Donc, le coup du gars qui dort dans sa bagnole parce qu’il n’a pas d’autre toit est fort plausible. Malheureusement, ça devient d’une banalité affligeante et la honte de notre société actuelle.

« Un vent glacé aiguise les rumeurs de la ville. » Superbe !

Merci pour cette lecture, qui, même si l’on reste un peu dans le flou, propose des images simples mais fortes, entre chien et loup.
dream

   hersen   
31/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis pas mal demandé ce qui me bloquait dans ton poème, quand j'ai enfin trouvé : c'est le titre. Je ne le trouve pas du niveau du corps diu poème, explicatif en diable en prenant le contrepied de SDF.

Ceci dit, j'ai vraiment apprécié ce poème si court, mais qu'y a-t-il de plus à dire ?
les détails, de ceux qui ne sont guère engageants, sont là, la voiture vert pomme, l'odeur de pisse et de vieille huile, le tassement du corps vivant dans la voiture, le froid omniprésent. le vide.

J'aime beaucoup ce genre de libre, e talent réside dans les images qu'il provoque.

merci de la lecture !

   sauvage   
1/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

une description du précaire tout en retenue.

4 parties : situation initiale, temps, événement, éloignement.

Peu de développement, ne pas en faire trop, juste observer, à distance mais avec humanité.

J'apprécie particulièrement la manière d'introduire ce "vert pomme Granny Smith" au sein de la 3° strophe. Cette saillie inattendue change la perception de cette scène somme toute banale, ce décalage généreux créant un élan différent.

Merci.

   Atom   
3/4/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème minimaliste comme je les aime.
Tout est dit en peu de lignes.
J'aime beaucoup ce passage crépusculaire de la seconde strophe qui exprime tant de choses, un peu à la manière d'un haïku.
Il y a juste pour chipoter un peu le vers suivant que je trouve à peu près inutile - vert pomme Granny Smith - qui étrangement pourrait laisser représenter une ultime fierté. Peut-être était ce le but...
Le dernier vers est quant à lui du plus bel effet pour conclure ce poème.
J'aurais par ailleurs autant aimé l'incipit en guise de titre.

   Eclaircie   
6/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

[ aparté :J'ai fait le chemin à l'envers mais arrive au même endroit. Je me suis exprimée sur ce sujet dans un forum il y a peu (celui des micronouvelles)]

J'avais vu, à mon retour cet étrange titre et son auteur.
Je me proposais de lire.
Un poème où j'ai apprécié :
la sobriété
la pertinence
la tendresse
l'écriture
certains passages plus encore : "Granny Smith" qui me fait penser au rêve américain
l'enjambement (ça se dit en libre ?) entre le vers 3 et le 4.

Merci du partage
Éclaircie


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