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Poésie libre
Luz : Brèves cosmiques
 Publié le 07/10/17  -  9 commentaires  -  1777 caractères  -  89 lectures    Autres textes du même auteur

Et parfois comiques ?


Brèves cosmiques



I

La nuit est venue
courber le ventre du ciel
vers l’espace nu.

II

Impossible
de regarder le Soleil les yeux dans les yeux ;
seul son reflet pâle qu’ils appellent la Lune
se laisse contempler au bord du Grand Marais limpide.

III

L’Univers a trop gonflé,
comme la panse d’une vache au milieu d’un champ de trèfle.
Il est plein à craquer de gaz à énergie sombre fermentée,
mais il peut pas péter, car tout en bas (ou tout en haut, on sait pas) son trou noir
(sorte de gros derrière souffrant d’une rétention de matières stellaires)
est complètement bouché.

IV

Il neigeait des étoiles,
mais elles se sont figées entre les sapins,
sentinelles de la nuit.
Au matin il n’y avait plus rien,
pas même les hauts arbres qui avaient rejoint l’anonymat boisé des collines.

V

La Voie lactée
a tranché l’espace avec son cimeterre-spirale,
éparpillant sur la voûte céleste les cigales
bleues, jaunes, rouges.
On est de quel côté ?

VI

Les soirs d’hiver
mon père remontait de la source portant deux gros bidons d’eau.
Des yeux, il me montrait dans le ciel les lumières frémissantes,
et m’expliquait la Grande Ourse, le Grand Chien, les Pléiades, Cassiopée…
Je sentais leur long souffle à chacun de nos pas,
cette brise glacée qui frôlait nos épaules.


 
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   Brume   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

J'ai aimé chaque partie de votre poème, le ton apporte une touche de fantaisie et de fraîcheur.
J'apprécie le regard contemplatif du narrateur un peu fêlé car il m'entraîne dans son histoire et je contemple aussi, et je l'écoute sans ennuie.

Sur la forme certaines formulations m'avaient un peu rebuté, mais ensuite je me suis rendue compte que si je les modifie cela enlèvera l'essence du ton qu'elles mettent en relief.

   Provencao   
23/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je suis surtout sensible aux premiers vers, très poétique.

Et pour l'autre partie du poeme, je n'ai pas retrouvé l'ouverture et la répartition des rythmes donnés. J'ai eu des difficultés à suivre le fil de vos idées dans ce rythme a mon sens peu appreciable.

Au plaisir de vous lire.
Cordialement.

   Damy   
7/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Dès les premiers vers, que je trouve les plus beaux, je m'attendais à une suite de haïkus et je suis un peu déçu par la suite qui me paraît très prosaïque.
De plus, et cela n'appartient qu'à moi, je n'ai pas compris le message vernaculaire de la vache.
Ceci dit, je ne demande qu'à changer mon appréciation à la lecture de commentaires sûrement plus sensibles que le mien.
Veuillez m'excuser et sans rancune, j'espère.

   PIZZICATO   
7/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Seule la strophe VI, très visuelle, a suscité un intérêt pour moi.
Je dois dire que je me suis un peu ennuyé à la lecture, jusque là.
Quant à la III je ne l'ai pas apprécié du tout.

A vous lire prochainement.

   papipoete   
7/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Luz,
Au cœur de la nuit, me rappelant les mots de mon père nommant les étoiles, je ne ressens plus rien, l'univers a tout abîmé !
NB les 2 premières strophes nous renvoient assis près de notre père qui nous instruisait, mais l'auteur semble désabusé et n'entend plus ce discours !
les 6e et 7e vers sont les seules traces qu'il peut encore contempler, et hélas, " l'univers gonflé tel la panse d'une vache dans le trèfle " lui cache ce que moi, arrive encore à voir dans la voie lactée . Il y a toujours des étoiles, et même certaines qui me " font de l'œil ", et je rêve éveillé !
J'ai fait un bon voyage à travers vos lignes, en vous disant de temps à autre, << si, si regarde là et puis là ! >>

   Michel64   
7/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz,

J'ai bien apprécié les paragraphes I et IV, mais mon préféré est vraiment le VI qui ramène à la chaleur familiale de l'enfance et au froid de l'immense espace.

"Les soirs d’hiver
mon père remontait de la source portant deux gros bidons d’eau.
Des yeux, il me montrait dans le ciel les lumières frémissantes,
et m’expliquait la Grande Ourse, le Grand Chien, les Pléiades, Cassiopée…
Je sentais leur long souffle à chacun de nos pas,
cette brise glacée qui frôlait nos épaules."

Merci pour ce poème cosmique.

   FABIO   
8/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Je n'ai pas trouvé de sensibilité poétique très marquante , peut être le choix des mots,la construction qui m'a déstabilisé.

   solo974   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Luz,

J'ai beaucoup accroché à la première strophe de ton poème : fluide, métaphorique ("le ventre du ciel"), elle nous envoie de façon percutante dans le monde sidéral.
En revanche, à partir de la troisième strophe, j'ai un peu "décroché". Quel dommage, car les deux derniers vers m'ont beaucoup plu, au demeurant.
Bonne continuation et au plaisir,
Solo974

   kreivi   
20/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,
Les strophes 4 et 6 sont très réussies. Présence, sincérité et joliment dit.
Les autres c'est tiré par les cheveux. L'univers "gonflé" et la vache... vulgaire . Aucun rapport avec la poésie.


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