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Poésie libre
Luz : Ce n’était qu’un rêve
 Publié le 11/05/17  -  8 commentaires  -  693 caractères  -  157 lectures    Autres textes du même auteur

Un rêve (excès de vodka la veille ?).


Ce n’était qu’un rêve



Le lit était très doux ;
les draps tièdes, défaits, emmêlés.

Tu n’étais pas là, bien sûr,
partie depuis longtemps sur les chemins de fin d’été.
Pourtant une ombre violette
que je croyais être la tienne
ondulait sur d’étranges pliures de l’air.

Une sorte d’araignée au corps froid et dur,
comme une boule de sang séché,
lançait des pointes de douleur dans mon crâne
et courait sur mon front.
Mais je ne pouvais pas l’attraper ;
la lumière était si lente.

Au matin un éclat de givre bleu luisait sur le carreau.

Ce n’était qu’un rêve, peut-être,
mais j’ai quand même jeté l’air par la fenêtre.


 
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   Brume   
29/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un rêve où d'étranges apparitions renvoient diverses émotions comme la mélancolie et une certaine noirceur.
Et len dernier vers qui évoque le parfum encore persistant au réveil.
Un rêve perturbant certes mais très beau pour le lecteur; des couleurs écarlates: mauve, le rouge du sang séché, eclat de givre bleu, des sensations vaporeuses, la lumière qui éblouie.
Seul le "bien sûr" en 2nde strophe me chagrine, car pas utile.

Votre poème est splendide, des images d'une beauté glaciale. C'est très visuel et malgré le surréalisme propre d'un rêve je l'ai trouvé limpide.

   Somnium   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Eh oh ! C'était un beau rêve, non !?!
Belle poésie ponctuée d'images parfois suaves et spectaculaires, en tout cas inédites et recherchées.

Merci, donc.

Au plaisir de vous re-lire !

   papipoete   
11/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Luz,
Qu'en de beaux termes, ce rêve est raconté ; cette fille qui s'est envolée, ces draps froissés et l'air empli de mystère !
NB l'objet de ce rêve, tantôt ange, tantôt démon tel une araignée " lançant des pointes de douleur dans le crâne " est-il regretté ou désiré ? Je m'interroge à la fin de cette nuit agitée !

   Pouet   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Un texte qui semble hésiter entre réalisme et surréalisme, illustrant très bien le "rêve", donc.

Bien aimé notamment "pliures de l’air" et le dernier vers.

Je n'adhère pas à tout mais il me semble que l'exercice est réussi.

   jfmoods   
12/5/2017
Cette traversée d'un songe, assortie d'une confidence à l'Absente ("Tu n'étais pas là, bien sûr", "une ombre... / que je croyais être la tienne"), à celle que l'on a aimée puis perdue, entérine le pouvoir de l'inconscient sur la vie intime. L'éloignement de l'Autre, acté (complément de temps : "partie depuis longtemps"), n'empêche pas son surgissement impromptu, mystérieux (métonymie : "une ombre violette.... /... ondulait sur d'étranges pliures de l'air"), prégnant (groupe nominal à rythme ternaire : "les draps tièdes, défaits, emmêlés", marqueurs d'intensité : "très doux", "si lente"), éprouvant (animalisation : "Une sorte d’araignée au corps froid et dur", comparaison : "comme une boule de sang séché", métaphore : "des pointes de douleur", modalisation : "je ne pouvais pas l'attraper"), dans la vie psychique. La présence d'un hiver métaphorique au réveil ("éclat de givre bleu"), faisant écho au crépuscule d'une histoire d'amour avortée ("les chemins de fin d'été"), rappelle assez, par son étrangeté, la clôture traditionnelle, troublante, d'une nouvelle fantastique. En vérité, l'Autre n'a jamais cessé d'être là : il va s'agir à présent de se défaire de son image, de passer l'histoire traversée par pertes et profits afin de continuer librement la route, afin d'être prêt à une nouvelle illumination amoureuse.

Merci pour ce partage !

   MCEBonte   
15/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour, ou bonsoir,

J'ai beaucoup aimé ce jeu de températures: "tièdes", "d'été", "froid", "séché", "givre"... Il m'évoque des sentiments contraires, mais ayant un point commun: "l'ombre violette". Et c'est peut-être une caractéristique des rêves, aller dans tous les sens (ici, le chaud, puis le froid) mais avoir une base commune.

Cette ombre qui semble si présente qu'elle laisse même un goût de réel au sein de ce rêve: "j'ai quand même jeté l'air par la fenêtre". Ce doute est appréciable !

Au plaisir de vous lire à nouveau !

   Proseuse   
16/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Et vous avez bien raison, parfois, c' est vrai qu' il faut jeter l' air par la fenêtre ! j' adore cette image
ce que j' aime bien aussi dans votre "rêve" c' est que vous ne l' analysez pas .. vous le donnez tel quel aux lecteurs qui le poursuivront .. ou pas !
merci pour ce partage et à vous relire bientôt

PS: merci aussi pour vos haïku que j' apprécie bien de lire sur le fil qui leur est destiné ! :-)

   Alcyon   
19/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour

une part de rêve
une part de réalité
allons savoir
j'aime bien "les pliures de l'air", pour moi une image inédite
"la lumière était si lente", je pense aux rêves où l'on peine à avancer
et là c'est la lumière... bravo

vous avez jeté l'air par la fenêtre et c'est tant mieux
il faut renouveler les énergies


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