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Poésie libre
Luz : Chevelures au vent
 Publié le 16/05/19  -  8 commentaires  -  1732 caractères  -  143 lectures    Autres textes du même auteur

La lumière dans leurs cheveux blonds, roux, noirs, roses…


Chevelures au vent



Sur la place
flottent les chevelures
des filles du printemps.

Transpercées de lumière,
elles volent,
virevoltent
au vent fou,
se croisent en tous sens au gré des tourbillons
de la foule.

Les plus belles se dispersent vers l’avenue
où s’étendaient jadis
les marais.

Je les vois dériver ;
je me dis
que je pêche à la mouche avec leurs doux cheveux.

« March Brown » — ivoire sombre —
le midi du ruisseau scintille sur tes joues ;
tes accroche-cœurs d’ombre
vibrent au fil de l’onde évadée des collines.

« Iron Blue », tu ruisselles
aux couleurs de l’eau vive.
« Jenny Spinner » t’emmène en nuages d’éphémères
qui retombent au soir
comme neige d’amour.

Hey « Black Ant » !
Ton noir de jais flamboie au soleil des feuillages
sur un bord de rivière
qui frissonne l’orage.

« Hare Pink »,
petit lièvre punky ;
tes hackles se dressent
et saignent sur la bouche étonnée du chevesne
débusqué.

« Wickham’s Fancy » d’aurore,
les ébouriffures de tes cheveux roux flambent
sur tes épaules d’or qu’éclaboussent les truites
entre Sioule
et Dordogne.

Les marais d’autrefois,
les cabanes fleuries, la guinguette « À Grenouille »
ont fait place aux marchands.

Chevelures de mai, portées par le courant
du vent fou,
vous flottez
sur des fantômes d’eau.

Le soir tombe ;
une « Olive Dun » brille au ciel de ma mémoire.


 
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   lucilius   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Je trouve bien alambiquées ces métaphores de chevelures en appâts de pêche à la mouche et vice-versa. Je me demande quel est donc le vrai fil conducteur à suivre mais la réponse m'échappe.
Désolé, mais je n'ai vraiment pas "accroché" à votre hameçon.

   Corto   
25/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une fois franchie la barrière des appellations spécialisées, on trouve une belle ambiance insouciante "des filles du printemps".

Il fait bon parcourir les chevelures qui "virevoltent au vent fou". On voudrait presque les ébouriffer..."sur un bord de rivière qui frissonne l’orage".

Sourire et amusement ont fait ici bon ménage.

Merci.

   papipoete   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Luz
ça flotte au vent cheveux longs de toutes les couleurs, comme les éphémères au bout de lignes de pêche, en fil de soie, en crin de filles qu'un pêcheur invisible lance sur l'eau...
NB je songe aux hippies alanguies au bord de la Dordogne, alors que Janis Joplin hurle dans le micro, alors que Jimmy Hendrix mord les cordes de sa Fender, et ça chaloupe du côté des sirènes aux seins nus, et ça plane au bout de la plume de l'auteur...
Voici mon interprétation de ce poème très zen...

   hersen   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
L'idée de fond est sympa, mêler les chevelures et les chevelures.

je retrouve ta plume, aucun doute là-dessus, mais j'ai du mal avec les strophes descriptives des leurres.

j'aime beaucoup les premières et dernières strophes, mais les strophes centrales n'ont pour moi pas vraiment de rythme, elles se suivent, et bien que le descriptif du souvenir en soit poétique, je les lis "les unes à la suite des autres". Cela fait un peu un effet liste.

Malgré tout, ta faculté à poétiser fait que j'y lis de belles images, comme tu sais nous les offrir. Et que ces souvenirs au bord de l'eau valent cher, n'est-ce pas ?

Merci de la lecture !

   PIZZICATO   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Les " chevelures aux vent ", multicolores, ravissent mes yeux.

" Transpercées de lumière,
elles volent,
virevoltent
au vent fou,
se croisent en tous sens au gré des tourbillons
de la foule." J'aime l'image.

Ensuite, ce parallèle avec la pêche et sa... panoplie ne m'a pas du tout séduit.

Dommage - c'est mon avis - car l'idée est intéressante.

A vous lire une autre fois.

   Donaldo75   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luz,

Ce poème était au début assez rock'n roll en version alternative mais l'effet liste l'a aplati.

"Sur la place
flottent les chevelures
des filles du printemps."

On est dans la danse, par la suite.

"Je les vois dériver ;
je me dis
que je pêche à la mouche avec leurs doux cheveux."

Puis la liste arrive; je crois que découpée différemment, elle serait mieux passée.

"Chevelures de mai, portées par le courant
du vent fou,
vous flottez
sur des fantômes d’eau."

J'ai un peu oublié la liste, avec ces quelques vers de fin.

   senglar   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,


Ainsi Luz, grand pêcheur devant l'Eternel, vous voilà devenu pêcheur de chevelures. Chouraveur. Dénicheur. Au vrai ces chevelures devenues mouches font de vous un pécheur. Quel rêve fou !... L'incarnation d'un fantasme. Mais je vois que vous ne vous préoccupez pas trop du poisson encore que, le chevesne ici avec le "Hare Pink", la truite là avec "Wickhan Fancy", le poisson apparaît secondaire, c'est la mouche qui vous occupe, appât et prise à la fois, c'est une pêche préraphaélite, Ophélie en ses longs voiles de Millais, ébouriffant votre présent et allant jusqu'à solliciter votre mémoire :
"Le soir tombe :
une "Olive Dun" brille au ciel de ma mémoire."

Un poème d'une originalité folle que seul un pêcheur sachant pécher pouvait imaginer et écrire.

D'ailleurs je ne me souviens pas d'avoir lu quoi que ce soit d'aussi original en poésie.

Décoiffant :)

Ben oui

Alors maintenant soyez raisonnable hein, il faut les rendre aux sirènes qui en sont propriétaires ces chevelures. De quoi ça aurait l'air une sirène chauve... Ulysse lui-même ne voudrait pas les écouter chanter.

Lol


Senglar de Brabantie

   Lebarde   
16/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voilà bien une affaire de très très grands spécialistes, si j'ai bien compris, de pécheurs à la ligne ( à la mouche sans doute?) mais aussi de grands pécheurs devant l'éternel qui s'intéressent à toutes les chevelures pourvu qu'elles soient féminines.

En fait n'étant pas spécialiste ( du poisson j'entends ), je m'emmêle dans les soies et n'accroche pas vraiment à ce poème un peu"secret" dans les mots choisis et pas dans mes filets en ce qui concerne le mode libre.
Belle lecture néanmoins.

Lebarde


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