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Poésie contemporaine
Luz : Dans la vallée
 Publié le 14/03/19  -  17 commentaires  -  828 caractères  -  206 lectures    Autres textes du même auteur

Un souvenir d'enfance.


Dans la vallée



Le soir de la vallée
Incline son soleil
Entre les bois vermeils.

Elle dort dans le pré
Aux odeurs de silènes,
Œnanthes et verveine.

Le vent tiède d’été
Caresse ses épaules
Qui tremblent sous le saule.

Son regard de bleuets,
Étincelant d’abeilles,
Dans l’air blond se réveille.

Ses longs cheveux moirés
Déploient leur ombre douce
Au-dessus de la mousse.

L’eau lui tend sa clarté,
Lentement elle nage
Au milieu des nuages.

Rivière traversée,
Elle rejoint l’enfant
Sous l’arc bleu du couchant.

C’est là qu’il attendait,
Au bord du chemin blanc ;
Rêvant, plus que pêchant.

La nuit de la vallée
S’élève des roseaux ;
Silence des oiseaux.


 
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   chVlu   
21/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Un petit moment champêtre où la douceur du temps qui passe dans les plaisirs simples est bien rendue.
L’atmosphère de ces rives bordées de saules qui traversent des prairies peignées par la bise que j'ai imaginé baigné par les premiers rayons réchauffant du printemps : voilà ce que j'ai ressenti dans ces mots.

Alors pourquoi un peu? tout simplement en raison mon gout plus tourné vers des poésies plus torturées ou enflammées.
Mais un texte que je trouve fort bien construit et maîtrisé dans son style.

   Gemini   
25/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai un peu de mal avec le rythme de ce poème, champêtre, qui dépeint une scène douce (bois vermeils), estivale (été), langoureuse (elle dort), tout empreinte de paix et de simplicité, avec un champ lexical (vent tiède, trembler sous le saule, l’air blond, cheveux moirés, ombre douce, l’eau claire, nager lentement au milieu des nuages) qui conforte toute cette douceur. En fait, j’ai du mal à évaluer si ce rythme sert ou dessert le texte et son ambiance. Chacune des phrases-strophes ressemble à un tercet-haïku dont on s’imprègne sans effort, mais en lisant l’ensemble, je fais comme une lecture saccadée de haïkus successifs, ce qui brise l'effet mélodieux, et je crois que la brièveté des vers y est pour quelque chose. C’est assez troublant. Mais ça ne correspond qu’à une lecture, la mienne, et je gage que ce n’est sûrement pas le ressenti de tout le monde.
Le texte est bien écrit ; il y a une question que je me pose sur la volonté, ou pas, d’avoir écrit (avant-dernier tercet) : "C’est là qu’il attendait" ou "C’est là qu’il l’attendait" (qui m'aurait l'air plus juste) ?

   papipoete   
26/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
contemporain
je ne suis pas sûr de mon ressenti ; peut-être s'agit-il d'une sirène, qui dans un rêve d'enfant, dormait à l'ombre puis rejoignit celui, qui sur l'autre rive de la rivière, allait " perdre " son innocence ?
NB quoiqu'il en soit, c'est joliment écrit comme de faux haïkus, vrais tercets...et le dernier resplendit !
papipoète

   Corto   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Contemplation de la nature et mise en scène à deux personnages.
Il ne se passe pas grand chose mais les expressions sont souvent fort belles.
"Le soir de la vallée Incline son soleil" ouvre joliment le tableau qui se met à vivre avec "Son regard de bleuets, Étincelant d’abeilles,
Dans l’air blond se réveille".

On s'inquiète un peu pour l'enfant "C’est là qu’il attendait,
Au bord du chemin blanc ; Rêvant, plus que pêchant."

Le final "La nuit de la vallée S’élève des roseaux;Silence des oiseaux" nous amène au calme et à la sérénité.

Une jolie histoire poétique, plaisante à lire.

   Anje   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup "la nuit de la vallée s'élève des roseaux". C'est à mon goût la plus belle image parmi toutes celles de ce poème.
Mais au bord de cette jolie rivière, ma lecture me laisse une impression de cascade. Peut-être ce tiers de rimes en é me pèse aussi un peu ?
Me reste néanmoins des parfums de fleurs champêtres.

   Davide   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luz,

Je ne trouve pas élégant les expressions : "Le soir de la vallée" et "La nuit de la vallée".
De plus, le vers "Rêvant, plus que pêchant." m'a paru quelque peu étrange, voire maladroit.

Sinon, j'ai beaucoup aimé le rythme des hexasyllabes, avec la répétition de la rime en "é".
Le poème se lit facilement, et le champ lexical de la nature dans le soir auréole la présence de cette femme (?) aux longs cheveux.
Qui est-elle ? Qui est cet enfant ?
Une ambiance mystérieuse, pareille à celle d'un conte fantastique ou merveilleux, flotte dans la vallée.

C'est poétique et joliment écrit.

Merci pour cette lecture,

Davide

   PIZZICATO   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La sérénité enveloppe cette vallée, avec des images douces de la nature, le soir venu.

Le narrateur se souvient, qu'enfant, " rêvant, plus que pêchant " au bord de la rivière, il attendait que cette fée (?) le rejoignît " Sous l’arc bleu du couchant."

Une lecture fort agréable.

   senglar   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,


Une vallée anthropomorphe, très féminine et maternelle qui veille sur ses enfants (ici Luz adolescent :) ), délicate et poétique, aidée par le soleil et les éléments (le vent, l'eau) et habillée, pomponnée par la nature, rassurante alors que la nuit descend.

Serais-je ridicule si j'évoquais Nicolas et Pimprenelle semant de la poussière d'or sur la vallée...

Depuis le ciel.

M'avez donné un coup de (très) jeune Luz.

Sob

senglar qu'on envoie au lit

   apierre   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une très jolie promenade ,douce et agréable, dans vos mots délicatement choisis et agencés.J'ai beaucoup apprécié la forme des tercets.

   hersen   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonsoir Luz,

Il y a de très belles images et la nature prend soin de cet enfant; pour le fond, j'adhère complètement et tu as su retranscrire cette sérénité du soir qui tombe;
Par contre, à la lecture, j'ai un peu un problème de rythme. je le trouve très haché car je n'ai pas de "liant" entre les tercets.

j'ai presque l'impression de lire une suite de haïku, ce dont je ne suis jamais trop fan.

mais bravo pour les images que tu nous offres de cette vallée.

   Pouet   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bsr,

Qui est donc cette femme faisant rejaillir toutes ces réminiscences?

Certainement la maman du narrateur qui fut ce petit pêcheur, enfin c'est comme ça que je l'entends.

De superbes passages à l'instar de :

"Son regard de bleuets,
Étincelant d’abeilles,
Dans l’air blond se réveille."

"L’eau lui tend sa clarté,
Lentement elle nage
Au milieu des nuages."

Encore un très beau poème de Luz, tout en tendresse, en délicatesse bucolique.

Beaucoup aimé.

   Robot   
14/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La simplicité de ces beaux vers m'a enchanté.
Le report des rimes d'un verset à l'autre donne un rythme agréable et nonchalant aux images qui se succèdent.

   Vincente   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poète regarde son regard d'un souvenir d'enfance. Il est très attendri par les images qui l'inondent ; évoquer son âge tendre a de bonne chance d'inspirer la contemplation. Dans ce poème, où l'on voit le soir dans la vallée, depuis le soir dans la vie de l'auteur, tout est douceur, paix, tendresse. J'ai beaucoup aimé la sensation qui nous traverse dans ce parcours affable.

J'ai été un peu perturbé dans cette empathie par le rythme qu'impose la forme. Chaque tercet signe une belle image, elles sont nombreuses puisqu'elles inondent l'esprit avivé par ce bonheur qui affleure, mais elles se succèdent dans un cadencement systématique. Elles sont des séquences qui butent chacune sur le vide entre les strophes. Un peu de la fluidité qui serait bénéfique à la douceur de l'histoire s'en trouve affectée. L'avant dernière strophe vient rompre cette tendance, en révélant l'enfant qui donne humanité à la scène.
Est-il celui qui est le narrateur adulte (il est remplacé dans l'anonymat de la troisième personne du singulier ?) ou celui qui est anonyme, comme donnant simplement "l'échelle" du dessin ?

L'ensemble est très suave, agréable à envisager, plaisant à partager.

   Raoul   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
Belle evocation d'une campagne de liberté, de sensualité, d'éveil. J'aime beaucoup ces tercets qui forment un chapelet de souvenirs brefs, de photos comme retrouvées.
Quelques petites choses m'ont toutefois gênées dans la fluidité de la lecture, dans l'homogénéité du texte.
Certaines paires de rimes tout d'abord - de celles qui sont en [ant] par exemple... - trop groupées, je trouve.
"l'arc bleu du couchant" soudain un peu daté dans l'ensemble assez libre d'expression. Idem pour la mot "enfant" avec cette espèce de sacralité soudaine, j'aurais presque préféré un argot régional - mon goût pour Georges Sand peut être... :) -
Texte de presque haïku évocateur et plaisant en tous cas. Merci pour cette lecture.

   Queribus   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un moment de douceur champêtre romantique, ça fait toujours du bien par les temps qui courent; de plus, le tout se lit facilement avec ces tercets en forme de haïkus, le texte n'est pas très long et tout est facilement accessible.

En résumé, un bon moment passé à vous lire.

   plumette   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz

je m'évade ce matin grâce à vos mots.

un joli tableau de nature, le mot vallée m'aide à situer cette petite scène dans un paysage où il y a un pré, des fleurs, un saule, de la mousse et... Une rivière, bien sûr!

c'est frais et agréable, cet assoupissement en pleine nature me fait rêver.

   Provencao   
15/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup apprécié le rythme que vous avez donné à cette poésie. Après plusieurs lectures, j'y ai vu, j'y ai lu le passage de l'âme sur l'autre rive..."Rivière traversée,
Elle rejoint l’enfant
Sous l’arc bleu du couchant."

Comme si le pan de cette histoire était à la fois de décrire ce passage de l’âme et d'offrir une compréhension difficile de "l'autre" prenant en lien la nature, avec son corps et le milieu environnant.

Un passage comme un rite, qui se fait tout en douceur....

Au plaisir de vous lire
Cordialement


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