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Poésie libre
Luz : L’Allemand
 Publié le 16/01/17  -  9 commentaires  -  909 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Un garagiste au milieu du Sahara dans les années 1970.


L’Allemand



Une ville-village
quelque part dans le désert,
la place fume ses poussières de soleil.

Deux chèvres tournent autour d’un tas de terre et de fer
sous l’odeur sèche du vent.
Des voitures aux phares graissés
luisent devant l’atelier de mécanique de l’Allemand.

L’ancien légionnaire s’est installé là,
au bout de ses pas,
aux limites incertaines de l’erg et du reg
contre les colonnes de la montagne d’ocres.

Il s’est arrêté comme se pose le sable,
au pied d’une fleur d’aube, d’une fleur de gypse,
pour former à longueur de souffle
la grande dune rousse.

Il s’est arrêté pour les yeux de Djamila,
brillants comme le ciel
qui coule dans les canaux de la palmeraie.

Et quand le soleil rouge du soir perce l’horizon de pierres,
il sait qu’il a trouvé la paix
entre l’eau et la lumière.


 
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   papipoete   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
libre
l'ancien légionnaire, qui n'a ni dieu ni terre, et les sentiments en queue de peloton, qui tire quand on lui dit, qui rampe aux ordres, et jamais n'ouvre son coeur, s'est pourtant arrêté là en plein désert, en plein erg ressemblant à son âme .
Djamila, fille de la palmeraie a su on ne sait comment, donner l'ordre à son coeur, de battre enfin pour un autre coeur ...
Il a trouvé la paix ...
NB votre tableau est fort réaliste et émouvant !
papipoète

   Robot   
7/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Peu importe la nationalité du héros.
C'est le corps du texte m'a beaucoup intéressé avec sa simplicité descriptive des lieux et des sentiments.

Une poésie qui montre l'apaisement, le ressourcement du personnage. Ce passage m'a plu et ému à la fois:
Il s’est arrêté comme se pose le sable,
au pied d’une fleur d’aube, d’une fleur de gypse,
pour former à longueur de souffle
la grande dune rousse.

   Anonyme   
21/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz... J'aime bien l'ambiance saharienne que dégage ce texte peut-être parce que ça me ramène quelques décennies plus tôt et surtout parce que le virus de l'Afrique, tout comme le plasmodium du paludisme d'ailleurs, on le garde en soi jusqu'à sa mort.
Bref, je retrouve un décor qui me parle et je n'entrerai pas trop dans les détails même si ville/village me semble inapproprié ( pourquoi pas bourgade ?), si le tas de terre et de fer me semble bizarre ainsi que les phares graissés mais c'est votre choix et je le respecte.
En titre je pense que Le légionnaire aurait été plus vendeur quitte à préciser sa nationalité dans le texte...
Vous m'avez offert une balade qui n'est pas pour me déplaire et je vous en remercie...

   Brume   
16/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz

Le décor est magnifique. Quelle belle créativité! J'ai de l'ocre plein les yeux avec des petites touches de couleurs ça et là et le garage qui détonne. La vie simple de ce légionnaire est agréable à voir.
En clair l'impression visuelle me plonge dans un bien-être.

Ce passage est une belle trouvaille:
" la place fume ses poussières de soleil"
Un peu de mal avec "ville-village", pourquoi pas simplement petite ville?

Merci pour le dépaysement.

   Michel64   
16/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau texte au parfum d'aventure, d'aventurier ayant posé ses valises pour une belle brune.

Le décor est bien planté même si les phares graissés me laissent perplexe et que la ville-village me parle moins qu'une oasis par exemple.

J'ai beaucoup aimé "au bout de ses pas" et le parallèle avec le sable qui se dépose lorsqu'il rencontre...
Les deux derniers tercets sont très beaux.

Au plaisir de vous relire.

   plumette   
16/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
agréable lecture qui réchauffe dans ce soir givré de janvier!
j'ai des images de désert et de dune rousse qui sont réveillées par ce texte qui évoque beaucoup de choses: l'aventure, la guerre ( le légionnaire) l'amour, le repos serein après cette vie d'aventures.

"L’ancien légionnaire s’est installé là,
au bout de ses pas,
aux limites incertaines de l’erg et du reg
contre les colonnes de la montagne d’ocres."

c'est à partir de cette strophe que je suis vraiment entrée dans cet univers, moins "inspirée" en tant que lectrice par les descriptions de l'activité de l'Allemand.

Merci pour ce voyage!

Plumette

   Ramana   
17/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Rassuré vers la fin par la présence de Djamila, j'en ai conclus que notre légionnaire appréciait tout simplement le lait frais de ses deux chèvres.
Je n'ai jamais graissé mes phares de voiture ; c'était peut-être, à l'époque, pour éviter que la parabole s’oxyde, ce qui préservait plus longtemps l'efficacité de l'éclairage ?
J'ai bien aimé votre texte, moi aussi il m'a emporté dans cet univers d'eau, de sable et de lumière. Je n'y ai jamais mis les pieds, mais aujourd'hui la tête y est un peu grâce à vous.
Merci pour ce voyage.

   Francis   
17/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tout respire la sérénité, la simplicité: les décors dominés par l'ocre des dunes, la place du village dépouillée de tout artifice, Les cliquetis de l'eau dans la palmeraie.. Ce "bout du monde" pourrait paraître inhospitalier mais c'est là que le légionnaire a rencontré l'amour, Djamila. Le temps semble s'être arrêté aux confins de l'erg et du reg.

   Proseuse   
3/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz

Je suis un petit peu mitigée au bout de ma lecture , non pas que le poème soit mauvais , loin de là, mais j' ai été un peu gênée par la distanciation que l' auteur mettait entre lui et le sujet , je me suis sentie trop dans -la description- ( et du coup, je suis à côté du poème et pas dedans!) que dans -l' émotion- pourtant le poème est bon, mais je n' y ai pas pas bien trouvé ma place !
Je le relirai plus tard pour peut-être me l' approprier autrement !
Merci Luz pour ce partage
à vous relire bien sûr !


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