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Poésie contemporaine
Luz : L'eau qui flotte
 Publié le 19/05/18  -  7 commentaires  -  808 caractères  -  153 lectures    Autres textes du même auteur

Ce peut être une bulle au fil de l’eau, un bout de chemin ensemble, la vie puis la mort…


L'eau qui flotte



La cascade étincelle en gerbe de ciel blanc.
Une bulle échappée dérive lentement,
Voile d’eau enlaçant un souffle bleu d’été,
Comme un œil transparent au-dessus des galets.

Sous le murmure frais des feuillages du bord,
Elle court, caressée par la lumière d’or,
Contourne le rocher coiffé de mousse jaune,
Agrippée à la peau de l’onde qui frissonne.

Elle entre sous le pont où résonne le bruit
Rauque du courant noir, brusquement ralenti,
En ressort éblouie au soleil de midi,
Longeant les fines mains des nymphéas fleuris.

Un éphémère gris se pose à coté d’elle,
Bref instant que détruit l’éclair d’une hirondelle.
L’air et l’eau séparés ne se retrouveront
Plus jamais au hasard du ciel qui tourne en rond.


 
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   papipoete   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Luz
On versifia depuis que l'homme sait écrire, sur la nature et ses composants ( les fleurs, les bêtes et l'eau ), et je lis ici un nouvel hommage à celle qui naît au bas d'une roche et s'éparpille jusqu'à devenir veine de mer !
Chaque strophe recèle une pépite au fond de l'onde jusque sous le pont où elle court, sans baisser la tête, et jaillit comme éperonnée !
" longeant les fines mains des nymphéas fleuris " est un bel exemple !
Bravo monsieur le peintre à la plume !

   PIZZICATO   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Après un titre fort original, j'ai pris plaisir à suivre les pérégrinations de cette " bulle échappée de la cascade ".
Des images aussi légères que son voyage qui se termine en cotoyant un éphémère.

Une poésie gracieuse.

   WildPath   
19/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz !

Merci pour ce partage d'une bien belle descente de courant.
Une discrète personnification de la nature ("...la peau de l'onde qui frissonne...") , jusqu'au bruitage judicieux ( les r) :"Elle entre sous le pont où résonne le bruit
Rauque du courant noir, brusquement ralenti,..." ....cela me fait me
fait un peu penser à une contemplation spirituelle du simple passage de la vie, dénué de toute vanité et de toute attente : "L’air et l’eau séparés ne se retrouveront
Plus jamais au hasard du ciel qui tourne en rond."

Une belle peinture de "nature vivante" . Merci.

   jfmoods   
20/5/2018
L'eau présentée ici n'est pas celle de la mare, de l'étang, du lac. Ce n'est pas l'eau fermée dont la contemplation se veut, déjà, introspection aux rives de la conscience.

Non. Au fil de ce poème de 4 quatrains en alexandrins, à rimes suivies, pauvres, suffisantes et riches, avec glissement assonantique aux vers 4 et 8, c'est l'eau de la rivière, du torrent, c'est l'eau baroque qui se trouve convoquée : mouvement ("échappée", "Elle entre", "ressort") dans un univers lui-même en mouvement ("ciel qui tourne en rond").

Cette eau nous entraîne dans le jeu de ses métamorphoses.

Tour à tour bondissante ("gerbe de ciel blanc", "Elle court") et nonchalante ("dérive lentement", "brusquement ralenti"), elle épouse le rythme de la vie, ouvrant à l'imaginaire toute une palette sensorielle (toucher : "enlaçant", "caressée", "Agrippée à la peau de l’onde qui frissonne"; "les fines mains des nymphéas fleuris", ouïe : "le murmure frais des feuillages du bord", "résonne le bruit / Rauque", vue : "œil transparent", "la lumière d’or", "mousse jaune", antithèse : "courant noir" / "éblouie au soleil de midi", épousailles magiques avec le feu : "La cascade étincelle", synesthésie : "souffle bleu d'été").

L'eau vive nous ramène aussi, forcément, à l'extrême fugitivité de notre condition (chiasme des vers 13 et 14 : "Un éphémère gris se pose" / "détruit l’éclair d’une hirondelle").

Merci pour ce partage !

   Lulu   
20/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

J'aime beaucoup ce poème que je trouve très visuel... J'imagine si bien tout ce que vous nous contez ici, jusqu'au "murmure frais des feuillages du bord".

J'aime assez cette forme de poésie, où l'homme est presque absent. Il contemple, juste. Et c'est déjà beaucoup. Notre personnage principal, c'est avant tout cette eau, et tout ce qui l'entoure, jusqu'à cette rencontre superbe avec "l'éclair d'une hirondelle" que j'ai trouvée si poétique.

J'ai juste trouvé dommage que vous ayez fait rimer "jaune" et "frisonne". La sonorité est en effet bien différente entre les deux, mais peut-être cela varie-t-il avec la région où l'on vit... ?

Ce poème est un enchantement, un bel hymne à la nature dans ce qu'elle a de simple et beau, mais aussi à la poésie qui s'y niche.

   BlaseSaintLuc   
20/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Oui, je la vois cette goutte qui s'envole vers le ciel, fille de cascade, fille du vent, simple moment décrit de très belle façon, j'adore ! C'est superbe.

Le descriptif est bien mené, ça ne lasse pas, ça chante, je l'entends ce bruit de cascade, j'y suis, rafraîchissant !

   Donaldo75   
21/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Dès l'incipit, j'ai senti qu'il y avait matière à interprétation. Du coup, j'ai chaussé mes lunettes de lecteur asymétrique et je me suis mis à rêver.

"Une bulle échappée dérive lentement,
Voile d’eau enlaçant un souffle bleu d’été,"
Le tableau a pris forme.

"Comme un œil transparent au-dessus des galets."
Et il est devenu impressionniste.

Bravo !

Donaldo


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