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Poésie libre
Luz : La dernière lueur
 Publié le 19/06/19  -  20 commentaires  -  671 caractères  -  327 lectures    Autres textes du même auteur

S'éteindre...


La dernière lueur



Au bord de l’eau d’été, j’attends que le ruisseau
absorbe entièrement l’ombre bleue d’avant-nuit.
Un éclat de soleil ricoche sur un frêne,
se pose, éclaire l’onde entre deux veines sombres ;
danse très lentement, glisse et enfin vacille
vers l’instant qui le perd à l’inconnu de l’ambre.

Je vois l’éclat qui chute.

Je vois la dernière flamme d’un feu de joie
qui lance une lumière entre les herbes folles
avant que la cendre ne recouvre la braise.

Je vois le sourire qui s’éteint, peu à peu,
dans les yeux du vieil homme à l’orée de la mort.

Je vois la lueur qui fut.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Corto   
19/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Ce qui domine ici est la délicatesse.
Pas de pleurs, pas de chagrin trop exprimé, simplement "Je vois le sourire qui s’éteint, peu à peu, dans les yeux du vieil homme à l’orée de la mort".

Le décor qui entoure cette fin de vie est finement rendu. Le ruisseau, le soleil, le frêne, chacun à sa manière accompagne en douceur ce moment qui à tout prix se veut paisible.

Belle évocation de la mort qui approche avec cette image "avant que la cendre ne recouvre la braise".

Il est rare d'approcher avec une telle pudeur ce qui généralement est vécu comme un drame.

Non, ici simplement "Je vois la lueur qui fut."

Bravo à l'auteur.

   Gabrielle   
28/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une symbiose entre les différentes lueurs décrites ici renvoyant aux définitions que l'on pourrait attribuer à ces deux termes associés.

L'éclat du soleil, l'éclat du feu puis l'éclat de la vie...qui s'éteignent les uns après les autres.

En les rassemblant ainsi, nous suivons une évolution mise en place par l'auteur(e) et qui représente ici l'évolution dans le cycle de la vie.

Merci à vous pour ce partage.

   embellie   
28/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau poème. L'auteur met en parallèle la dernière lueur du jour ou la dernière flamme d'un feu de joie avec la dernière lueur de vie chez un être mourant. Il semble vouloir ne retenir, ostensiblement, que ce qu'il voit, qui est éclat, flamme, sourire, avant de citer, à regret, l'inéluctable ; la nuit, la cendre, la mort. Attitude d'un optimiste. Si j'ose une comparaison un peu triviale, vu le contexte, je dirai que l'auteur préfère voir le verre à moitié plein...
La dernière phrase est très explicite : "Je vois la lueur qui fut". Petite phrase à l'aspect dérisoire mais qui se veut réconfortante pour qui doit, par exemple, surmonter un deuil.

   Lebarde   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La première strophe pose admirablement le décor: La lumière d'un soir d'été qui délicatement s'estompe pour disparaître dans la végétation bordant un paisible ruisseau. Des images somptueuses d'une nature qui s'endort calmement.

Et puis le sujet se tourne vers ce vieil homme qui glisse résigné vers la mort mais avec un sourire serein qui s'éteint doucement comme la braise sous la cendre.

Un poème sensible et magnifique, sobrement écrit qui ne peut qu'éveiller l'émotion du lecteur.

Merci pour ce superbe texte.

Lebarde

   PIZZICATO   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
De très belles images pour dépeindre cette " dernière lueur ",évanescente, associée aux derniers instants d'une vie.
Une grande sérénité accompagne ce départ ; en toute discrétion, ainsi qu'une fleur qui se ferme pour se faner.

" j’attends que le ruisseau
absorbe entièrement l’ombre bleue d’avant-nuit. " je cite celle-ci, mais tout est beau dans ce poème.

   papipoete   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Luz
Deux soleils vont s'éteindre ; l'un renaîtra demain de ses cendres ; l'autre ne reverra jamais l'aube, et ses yeux rais de lumière, n'irradieront plus jamais autour... la mort sera passée.
NB la première strophe est un carbone, que l'auteur calque sur le Roi, dont la splendeur peu à peu se noie dans ce ruisseau, mais le temps d'une nuit...
Dans les yeux du vieil homme qui se meurt, ce dernier sourire nous fait peur, car on sait qu'on le verra tôt ou tard...
Très belle poésie !

   senglar   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz,


Il est à la fois dépouillé et grandiose, terrible et somptueux ce spectacle où tout préside à la mort d'un homme.

Tout meurt avec lui, de "l'ombre d'avant-nuit" à "l'éclat de soleil" qui se perd dans "l'inconnu de l'ambre" (il y a du voyage initiatique là-dedans) jusqu'à la " dernière flamme d'un feu de joie" (pas anodin ce feu de joie).

J'y vois une sorte de mort de Sardanapale où la nature-femme meurt avec l'homme, le sacrifice ultime.

L'homme se fait forêt à "l'orée de la mort", créature panthéiste il retourne à l'humus pour être celui qu'il fut en compagnie de Déméter jusqu'à la prochaine moisson.

"S'éteindre..." peut-être mais pour devenir Germinal à couver sous la cendre.

Le cycle de la mort conduit au cycle de la vie.

De toute éternité

Merci Luz !


Senglar-en-Brabant

   leni   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonsoir LUZ
je lis tous vos poèmes depuis mon arrivée sur le site Au début nous nous sommes commentés En suite ce fut le silence radio Ainsi va la vie
la dernière lueur m'a touché par la sobriété et sa par la simplicité de dire
C'est dur dans un propos contenu

"Je vois l’éclat qui chute."

Je vois la dernière flamme d’un feu de joie
qui lance une lumière entre les herbes folles
avant que la cendre ne recouvre la braise.

là vous me touchez au plus sensible J'ai relu plusieurs fois ces trois
vers qui sont trois perles Pour suggérer la fin d'une vie
Je vois la dernière flamme d’un feu de joie
qui lance une lumière entre les herbes folles
avant que la cendre ne recouvre la braise.
Et votre dernier vers qu laisse le lecteur au tapis

mes respects à vous LUZ MON SALUT CORDIAL LENI(trousseur de ritournelles)

   Davide   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz,

Quand le regard du narrateur / de la narratrice glisse d'un coucher de soleil au "sommeil éternel", mon cœur, lui, s'emplit d'une onde de tendresse...
Le crépuscule devient une métaphore poétique du grand passage.

L'ambre est la couleur du soleil couchant, scintillant dans le bleu d'avant-nuit, mais il est d'abord une sécrétion végétale qui, parfois, fige des insectes pour des milliers d'années, les rendant comme immortels.
Le frêne est un arbre symbole d'éternité. Et le soleil ne meurt pas, non, il continue sa route loin de nos yeux ; il reviendra demain.

Le vieil homme, quant à lui, "danse", "glisse", "vacille", et se "perd" dans "l'inconnu".
Dans le cœur du narrateur / de la narratrice, pourtant, le vieil homme danse encore dans une lueur persistante, mais que l'on ne voit plus...

Belle métaphore qui utilise l'euphémisme pour poétiser et sublimer la mort.

Petit bémol : pas joli ce "très" ("danse très lentement") au vers 5.
J'aurais préféré plus de musicalité : "il danse lentement, glisse et vacille enfin" (pour garder l'alexandrin).

Un très beau poème !

Merci Luz,

Davide

   STEPHANIE90   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz,

votre poésie m'a énormément touché. Je ne saurais que dire de plus, si ce n'est que vous l'avez écrite avec tant de sincérité poétique qu'elle m'a touché en plein cœur.

Votre vers final résume le principal, il restera le souvenir d'un être cher que rien n’effacera...

Un grand merci à vous pour ce magnifique partage,

Stéphanie

   hersen   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un poème d'une très grande finesse de sentiment, l'auteur se sert de la nature, qu'il connaît bien, pour expliquer "l'ombre bleue qui passe".

Le "je" passe très fort, c'est un témoignage en poésie, c'est un pont entre celui qui part et celui qui est encore là.

Merci de la lecture !

   poldutor   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luz

Délicate poésie pour annoncer aux deux derniers vers "...le sourire qui s'éteint... dans les yeux du vieil homme".
Magnifique chute, toute en douceur nostalgique.
Cordialement.
poldutor

   Vincente   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
J'ai cru à l'expression d'une simple sublimation bucolique sur le jour qui s'éteint.
Elle était radieuse bien que dans une lumière contenue, un envol essoufflé, sans tristesse, dans une acceptation attentive emplie de sagesse, et puis ces deux dernières strophes nous clouent sur le lit de la mort qui impose une fin, quelques mots qui touchent de leur fin notre coeur emporté... Sublime !

   myndie   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz,

C’est un très beau poème.
l’aspect descriptif est porté par des images d’une poésie intense, telles :
« l’ombre bleue d’avant nuit »
« les deux veines sombres »
ou encore « l’inconnu de l’ambre ».
Passée la délicate mise en scène, c’est le mouvement qui vient, comme pour nous préparer avec une douceur infinie à quelque chose dont on sait encore rien mais que l’on subodore :
« Danse très lentement, glisse et enfin vacille ».

J’ai l’impression de ne faire qu’une redite de ce qui a été exprimé avant moi. Mais c’est une évidence.
Vous réussissez avec une grande maîtrise, avec beaucoup de grâce et de retenue, à nous amener vers une réflexion et une émotion profondes.
L’essence de la poésie pour moi.

Merci pour le partage

   Pouet   
20/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bjr,

un magnifique poème tout en sensibilité bucolique, en tendresse humaniste.

Que dire après

"Un éclat de soleil ricoche sur un frêne,
se pose, éclaire l’onde entre deux veines sombres ;
danse très lentement, glisse et enfin vacille
vers l’instant qui le perd à l’inconnu de l’ambre. "

Tout simplement superbe.

La deuxième partie, plus poignante, plus "dure" où l'on comprend plus clairement le sens profond du texte, nous invite à la réflexion métaphysique et la comparaison du feu, de la lueur et de l'éclat d'un regard a à mon sens rarement été aussi bien illustrée.

Bravo, bien sincèrement.

   plumette   
21/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz

j'aime beaucoup cette contemplation du ruisseau à la tombée du jour, ce parallèle que l'on découvre entre "l'éclat qui chute" , le feu qui disparaît sous la cendre et l'éclair de vie qui s'éteint dans le regard du vieil homme qui semble accueillir la mort comme on accueille la tombée du jour.

de belles images qui placent l'homme comme un élément de la nature, rien de triste, une évocation toute en subtilité du cycle des jours, du cycle de la vie.

Merci pour ce texte très doux

   Donaldo75   
22/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Je me joins au concert de louanges pour célébrer ce beau poème. Tout est fluide dans ces vers; pourtant, le thème n'est pas facile, plutôt triste voire sombre. La fragilité de la lueur apparait bien dans les mots que tu emploies, dans le déroulé des vers, dans la progression du poème.

Bravo !

Don

   Lulu   
22/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz,

On retrouve ici cette nature aimée qui t'inspire, et quelle douceur ! C'est vraiment très très beau… Ce poème suggère cette lueur avec une telle délicatesse. On entend tout ce que voit le narrateur, tranquille et posé, "Au bord de l'eau d'été"...

J'aime beaucoup cette forme de poésie libre et libérée. On sent un rythme qui porte le regard et l'émotion vers ce qui entoure, et ce, dans des couleurs somptueuses, comme celle-ci : "l'ombre bleue d'avant-nuit" ou "l'inconnu de l'ambre"...

Au-delà des couleurs, il y a aussi tous ces mouvements doux et perceptibles, "la dernière flamme d'un feu de joie" ou "le sourire qui s'éteint".

Il y a une telle douceur, mais aussi une telle gravité dans ces mots d'une poésie forte et profonde. La vie court, puis a été, mais la poésie du regard ne perd rien du souvenir "Je vois le sourire qui s'éteint, peu à peu, / dans les yeux du vieil homme à l'orée de la mort."

Ma strophe préférée est celle-ci :
"Je vois la dernière flamme d'un feu de joie
qui lance une lumière entre les branches folles
avant que la cendre ne recouvre la braise"

"avant que la cendre ne recouvre la braise" ! Superbe !!!

Merci du partage, et au plaisir de te lire encore.

   fried   
1/8/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   natile   
1/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
que c'est joli ,j'aime la simplicité de ce texte qui crée immédiatement l'émotion. "au bord de l'eau de l'été" : j'aime la délicatesse de ce début. cette mort du vieil homme n'est pas triste mais comme une évidence de la vie. il s'éteint parce qu' il est temps. bravo


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