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Poésie libre
Luz : Le bar-tabac à la campagne
 Publié le 04/12/19  -  22 commentaires  -  1332 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

J’irais bien refaire un tour du côté de chez Pierre Lagardy.


Le bar-tabac à la campagne



J’étais petit,
plus petit que mon vélo.
J’allais chercher des ninas pour le voisin
au bar-tabac « Chez Lagardy »,
chaque dimanche matin.
Pierre Lagardy m’offrait un fond de verre de cassis.

Et je m’en retournais
le cœur léger.

Après, j’étais grand,
plus grand que mon vélomoteur « Paloma ».
J’allais à la pêche, une canne en bandoulière.
Souvent, en passant, je prenais du carburant
au bar-tabac « Chez Lagardy » ;
un mélange d’essence et d’huile.
Pierre Lagardy remplissait mon réservoir
avec une bouteille d’un litre,
puis m’offrait un fond de verre de cassis,
comme si je n’avais pas grandi.

Et je fonçais vers la rivière
le cœur léger.

Après après, j’étais beau,
plus beau que mon vieux tacot.
Je revenais de la ville,
les cheveux blonds d’une fille
ruisselaient sur mon bras.
J’ai voulu l’amener « Chez Lagardy »
prendre un jus d’orange-cassis,
mais Pierre Lagardy n’était plus là :
fermé définitif, le bar-tabac.

Alors, on est allés à la plage de la rivière.
Nos cœurs amoureux battaient le creux de l’air ;
à mes lèvres, ses lèvres de cassis.


 
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   Gouelan   
15/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Une poésie au fil des ans, comme une rivière. Elle sème des cailloux et des billes d'enfance. Puis, le vélomoteur, le vieux tacot, une fille aux bras... et le temps défile. Il reste ancré à ce bar-tabac. Père Lagardy n'est plus, mais le cassis résiste aux lèvres d'une fille.


Léger comme du Souchon. Fluide, agréable à l'oreille.
Merci. J'ai beaucoup aimé.

   papipoete   
16/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
libre
je me souviens, quand petit j'allais au bar-tabac " Chez Lagardy ", chercher pour mon voisin, ses petits cigares ( des ninas ) c'était un rituel du dimanche et la semaine je prenais mon essence au même endroit, pour ma Paloma. Le temps a passé et j'ai voulu m'arrêter là, mais les lieux sont fermés, désespérément fermés...
NB on a tous un " chez Lagardy " dans un tiroir de nos souvenirs, où l'on achetait roudoudous et pochettes surprise... et la bière au litre pour les maçons du chantier d'à côté ! La mobylette chassait le vélo, et bien plus grand, une blonde au bras on déambulait fièrement...jusqu'au bar-tabac.
Un poème très vivant qui ranime des souvenirs, que smartphone et réseaux sociaux ont enseveli à tout jamais !
la taille du héros mis en parallèle avec le temps qui avance est très touchante, et fort bien évoquée !
papipoète

   Lebarde   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L’histoire est belle mais se termine mal.
Enfin presque car le baiser de cassis de la belle a encore un peu de charme.
Ce qui était bien hier, la nostalgie est là pour le rappeler, ne l’est plus aujourd’hui.
Ce qui fonctionnait bon an mal an , parce qu’on savait s’en contenter, ne marche plus maintenant.
Les temps changent ma bonne dame et mon bon monsieur, seuls les souvenirs sont agréables: c’était pourtant super cette continuité  « Chez Lagardy ».
On y trouvait les ninas et le mélange pour à mobylette.
Ben oui! Tout cela est loin puisqu’ il fallait déjà pour le plein de la vieille auto poursuivre jusqu'à la grande surface.

Le texte est magnifique de réalisme, de vivacité, de fraîcheur, d’humour sensible et de souvenirs que l’on sait bien d’une époque révolue à jamais.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce poème libre servi par des anecdotes et petites histoires qui fleurent bon l’enfance!
Oui mais c’était avant et croit on beaucoup mieux!

Merci pour cette bouffée du passé.

En EL
Lebarde

   VictorO   
20/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On se prête au jeu de ce poème récit qui sent les souvenirs authentiques. Ah oui, ces petits bars-tabacs à la campagne qui survivent on ne sait trop comment (ou pas).
Il n'y a pas de grandes métaphores poétiques, mais de la spontanéité, de la fraîcheur, cette répétition (j'y verrais presque des paroles de chanson s'il y avait un refrain) et ce voyage dans le temps. A la fin, il n'y a plus de fond de verre de cassis, mais des lèvres de cassis, celles de l'amoureuse. Désormais, le narrateur est grand, il fait les choses par lui-même et a son destin en main.

   eskisse   
22/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli poème, plein de fraîcheur, et dont la progression marque une sorte d'initiation : ( Lagardy en initiateur qui s'efface au moment de l'initiation amoureuse - le verre d'orange cassis en rituel de cette initiation ) La chute du poème, par la transposition du thème sur la jeune fille " ses lèvres de cassis" est particulièrement bien trouvée.

Je dirais même un poème "naïf" comme en peinture, et ce grâce à la voix du "je"qui détaille toutes les étapes de son initiation.

Merci

   troupi   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très agréable lecture, une petite histoire de la vie où presque tout le monde pourra se reconnaître à quelques variantes près bien sûr.
On pourrait en faire une chansonnette un brin nostalgique.
J'ai bien aimé la transformation du cassis et j'imagine Brassens en dire " je ne perdais pas au change, pardi"
En tous cas l'idée est bien trouvée pour clore l'histoire aux souvenirs.

   plumette   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Et me voilà toute joyeuse à la lecture de ce texte très évocateur.
Déjà "j'irai bien refaire un tour du côté de ..." est pour moi un marqueur de temps avec la chanson de Dave!
Et puis, que de jolie images sous votre plume pour évoquer le passage du temps, avec cette constante du verre de cassis " Chez Lagardy" et le regard du narrateur qui change en fonction des centimètres qui le font grandir.

En peu de mots, vous dites beaucoup, c'est la force de ce joli poème libre. La poésie me semble naître ici des images, plus que des mots qui sont très simples.

Et dans votre "après, après, j'étais beau" Avez-vous pensé à Brel avec son " beau, beau et con à la fois? " ce qui n'est pas le cas de ce jeune homme amoureux bien sur! Mais ce "j'étais beau" me fait penser au zoom arrière qu'un homme ( ou femme) mûr fait sur sa jeunesse en se disant qu'il ignorait qu'il était beau alors!

Merci pour ce moment de nostalgie souriante.

   Alfin   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
La poésie quand elle me raconte une histoire, rempli mon âme de souvenirs croisés, ceux du narrateur et les miens propres. Sans le moindre mot nostalgique, sans même le regret du narrateur de ne pas pouvoir montrer à sa blonde aux cheveux ruisselant, un des piliers de sa croissance émotionnelle, la nostalgie est présente du début à la fin.

La fermeture est en plus, un non-événement.

Tout ça est tellement vrai !

Merci à toi Luz

   Corto   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On a ici un sympathique récit de souvenirs de jeunesse.

Pourtant peu d'envolées poétiques, des émotions convenues, du factuel qui ne surprend guère.

Heureusement l'amourette finale est savoureuse "à mes lèvres, ses lèvres de cassis".

Je n'ai pas eu de quoi m'enthousiasmer vraiment.

   LylianR   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème tout simple mais habile avec un fil conducteur : "Pierre Lagardy m’offrait un fond de verre de cassis" et une progression "J’étais petit, Après, j’étais grand, après après, j’étais beau".
Il y a aussi "le vélo, le vélomoteur, le tacot".

"Le poème retombe sur ses pieds avec :

"Nos cœurs amoureux battaient le creux de l’air ;
à mes lèvres, ses lèvres de cassis."

C'est d'ailleurs la dernière strophe que j'ai préférée car la boucle est bouclée de manière joliment poétique.

   Donaldo75   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

Décidément, tu as plusieurs cordes stylistiques à ton arc littéraire !
J’aime beaucoup la tonalité de ce poème. Il me fait penser à une chanson – pas une en particulier, je ne te ferais pas l’affront de comparer avec de l’existant, mais plutôt au fait que je le verrais bien en chanson, dans le genre parisien – avec une forme de narration truculente et du rythme. La progression poétique est maîtrisée ; le lecteur passe d’une époque à une autre sans perdre du temps avec des détails ou des vers inutiles et repère quelques symboles par-ci par là qui vont le guider – comme les étoiles dans le ciel au temps des premiers marins – dans la poétique.

Bravo !

Donaldo

   Provencao   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
" Chez Lagardy" on aimerait qu'il existe encore dans votre poésie tant est merveilleuse cette poésie devant les années écoulées au fil du temps, de l'âge . Beau partage traduisant presque une recherche du bien, d'une jeunesse, d'une naïveté.

J'aime beaucoup le sensible, l'imaginatif, le réflexif dans votre écriture alliée au cœur, aux souvenirs, aux émotions, avec vos accents personnels, enracinés dans ce bar de campagne.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Davide   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Luz,

Le ton enfantin qui court sur les jeunes années de ce poème a quelque chose d'attendrissant, de familier : "J’étais petit", "Après, j’étais grand", "Après après, j’étais beau". J'aime bien ce "après", mot qu'utilisent les jeunes enfants pour parler du futur, eux qui ne perçoivent pas encore la notion du temps.

Mais le narrateur qui se confie, lui, est adulte, de même que celui qui embrasse la fille blonde sur la fin (adolescent peut-être, mais il a bien grandi !). Le choix stylistique de ce parler enfantin tout du long, j'avoue avoir du mal à le comprendre. Celui-ci aurait gagné à évoluer avec l'âge du narrateur, à s'accorder à chaque temps de l'enfance / l'adolescence, avec plus de justesse.

Pourtant, le ton de la nostalgie est bien là, assumé, donnant l'impression de regarder quelque vieux film ou d'écouter une chanson d'un autre temps : "Chez Laurette", "A bicyclette"...

Un joli dénouement, qui abandonne - enfin - le descriptif et ose l'épanchement. Sympathique en somme, mais je reste sur ma faim.

   Vincente   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le ton enjoué et léger pousse à se laisser aller dans cette nostalgie sur trois temps ; petit, grand, jeune adulte. Mais c'est avec les yeux de l'adulte mature que se narre le récit. Il se penche dans une tendresse assumée vers ce lieu important de ses jeunes années, et il se laisse aller, je dirais même qu'il se laisse filer dans l'époque insoucieuse, comme pour mieux la ré-épouser.
J'ai beaucoup apprécié le geste d'écriture dans son regard, le rapprochement des trois événements autour d'une "cheville", ce "cassis" qui relie et encadre la réminiscence.
La narration est adroite, le phrasé très agréable et l'historiette bien charmante.

   ours   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz

J'aime vraiment beaucoup à la fois la légèreté et la nostalgie que m'inspirent votre poème. Les distiques en écho et le tercet final soulignent la poésie libre dans son ensemble. J'ai aimé le ton enfantin. Il y a là quelque chose d'intemporel et d'universel, qu'il s'agisse d'un bar tabac où tout autre chose, la description de ce retour aux sources où le temps a continué de s'écouler en votre absence, cela résonne en moi.

Au plaisir.

   hersen   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Luz,

je viens mettre un com par pure sympathie car tout a été dit, je pense !

Souvent même, dans les campagnes, cs bars faisaient aussi épicerie. Alors les ragots, entre fake et vérités bien assénées d'un air entendu,
c'était toute la vie du village; c'est surtout cela, que j'aime dans ton poème, plus que l'amourette, le patron te connaissait. il savait que t'étais le p'tit Lucien. Se doutait-il qu'un jour tu serais Luz et que tu écrirais sur lui ?

On laisse tous des petits cailloux, n'est-ce pas, tout au long de la vie...

merci de cette lecture d'un "autrefois" à la campagne. Mais je ne pense pas qu'il ait tant que ça disparu, il faut juste la curiosité d'aller y voir, laisser l'autoroute de côté...

Sur la forme, j'ai adoré ton sens des proportions :
j'étais petit,/plus petit que mon vélo
j'étais grand,/plus grand que mon vélomoteur
j'étais beau,/plus beau que mon tacot

C'est une manière de ponctuer le temps qui passe excellente ! ey humoristique, aussi !

   Eclaircie   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Fond et forme en parfait accord dans ce poème.

J'ai aimé (dans le désordre)
L'évocation de la ruralité (à mon sens, l'enfance à la campagne ouvre assez bien le chemin de la poésie)
Le vocabulaire et le registre de langage, ce narrateur jeune adulte a su garder son âme d'enfant.
La construction avec son alternance de paragraphes descriptifs et ces "apartés" plus intimiste, relevant des sensations.
Le dernier paragraphe avec ce retour du "cassis".
L'exergue évocateur, du chemin parcouru depuis ce temps-là et de la culture du narrateur.

***

Vu le titre et le sujet, j'avais interprété, avant de réaliser très vite, ce "fond de verre de cassis" par du Kir, oupss désolée, c'est aussi un aspect réel des bars tabac d'autrefois (
[pas à l'âge du premier paragraphe, (quoique, à mon âge).]

Bravo et merci du partage,
Éclaircie

   jfmoods   
5/12/2019
Au fil du jeune temps s'est institué un rituel. Le verre de cassis de "Chez Lagardy" est devenu un cérémonial lié aux sensations douces, aux émotions heureuses d'un homme en devenir.

Que le lieu perde son statut, que la figure tutélaire qui l'incarne disparaisse, alors on se choisira un autre réceptacle pour perpétuer le souvenir de ce rituel né de l'enfance et qui fonde notre identité.

Merci pour ce partage !

   Lulu   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Luz,

Quelle merveille ! Un vrai bijou-poème... qui chante et chante, le coeur léger.

J'aime vraiment beaucoup beaucoup cette tonalité qui nous plonge au coeur d'une vie qui ne met pas l'accent sur la fuite du temps, mais sur la beauté de temps forts. Les deux premiers vers sont, à cet égard, déjà si beaux… Brefs, concis, ils nous portent vers ce lieu si emblématique pour le poète - "Chez Lagardy".

La répétition du nom "Lagardy" nous rend ce lieu familier, et nous montre combien il a compté. Elle a aussi le mérite de faire de ce bijou-poème un texte que l'on pourrait chanter. En fait, Luz, tu nous rappelles, par ce texte, que la poésie par les mots est un chant, partout et toujours, à défaut d'être toujours une chanson. Mais là, je suis sûre qu'avec un instrument de musique ; lyre, si tu veux, ou tout autre instrument tel que la guitare ou le piano, ce poème aurait aussi une très belle résonance. Résonnance que l'on trouve en lecture seule, sans rien d'autre que cette répétition du nom "Lagardy" qui revient comme un refrain ou un repère d'appui comme pouvait le faire Jacques Brel.

J'ai beaucoup aimé la ponctuation utilisée. Même si j'ai longtemps préféré les vers sans rien, je me rends compte que ces petits signes que sont les virgules, les points… etc. apportent quelque chose de significatif dans le rythme lorsque la longueur des vers est très inégale. Ici, dans ton poème, cela me semble une évidence. Les vers sont parfaitement maîtrisés. Un vers ; parfois une phrase isolée, comme "J'allais à la pêche, une canne en bandoulière." peut ainsi renforcer ce rythme que tu as si su bien poser.

Ce parallélisme entre les différents temps de la vie donne de beaux reliefs à ces moments, mais également à aujourd'hui, car rien n'est triste. Le coeur léger est celui d'hier - les souvenirs le disent clairement "Et je m'en allais / le coeur léger", ou même dans ce trait d'humour qui témoigne aussi d'une certaine authenticité "Après, j'étais beau / plus beau que mon vieux tacot.", et le regard porté sur tout cela, tendre - plus que nostalgique - nous convie à sourire à notre tour.

Ce poème est une vraie réussite dans sa composition. Je n'ai pu m'empêcher d'y lire un récit autobiographique, puisqu'il y a ce goût pour la pêche, la rivière… que nous te connaissons. Mais peut-être y entre-t-il aussi un peu d'imaginaire ? Cela demeurera sans doute ton secret.

Enfin, si le texte me semble parfait, je trouve dommage que le titre soit aussi plat. Je crois t'avoir déjà fait une telle remarque. Je ne suis plus très sûre. J'aurais bien vu juste "Le bar-tabac" ou "Le bar-tabac chez Lagardy" ou encore… à toi de voir…

Merci de ta contribution, et au grand plaisir de te lire et te relire.

   Pouet   
5/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Slt,

J'ai aimé la façon de dire.

Cette jolie manière d'introduire les strophes "J'étais petit/ Après j'étais grand/ Après, après j'étais beau"

C'est doux, c'est personnel, c'est poétique.

J'ai particulièrement apprécié le fait que le cassis de l'enfance ne se transforme pas en "Kir" à l'âge adulte ou adolescent (ce qui aurait été selon moi facile et d'une grande tristesse), mais qu'au contraire nous retournions au bonheur ponctué d'orange. Hélas, ruines de la mémoire, les lieux comme le Hommes...

Pouet, comme un poisson dans l'eau qui meurt de soif.

   phoebus   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Voir naître une tradition et dans cette poésie elle s'impose comme une évidence confondante, comme un lieu de plénitude pour une amitié transcendant les circonstances de la vie.

Le lecteur, face a ce poème, se charge, au fil de la lecture, de ses images et de ses symboles, se sent envahi par la nostalgie qui soudre des objets : vélo, vélomoteur Paloma, le mélange huile-essence...références mythiques et quasi automatiques, rien d'autre ne semble plus nécessaire, ni désirable. Le sentiment que rien, ici, ne manque.
Bel hommage à la mémoire de Pierre Lagardy.

   poldutor   
7/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz
Je découvre votre poème en prose (je ne l'avais pas dans mon E.L), je ne suis pas très amateur de ce genre, mais j'ai quand même lu "le bar-tabac", et j'ai sincèrement aimé ce poème ; en mots simples, en mots de tous les jours vous avez exprimé la France de notre enfance avec ses commerçants qui connaissaient par leur prénom leurs clients, qui étaient aimables avec les enfants, c'est hélas une France qui a vécu...
J'ai aimé ces débuts de vers :
plus petit que...
plus grand que...
plus beau que...
et
au bar-tabac chez "Chez Lagardy"

Merci pour ce poème "rafraichissant"
Cordialement
poldutor


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