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Poésie libre
Luz : Le passage de l’eau
 Publié le 09/01/18  -  9 commentaires  -  693 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

L’eau de la source à la mer.


Le passage de l’eau



Il faut nuit noire d’été pour entendre le passage de l’eau.

Ruisseau rigole
Enchevêtré d’herbes molles ;
Ruisseau déchirure
Qui râle,
Racle,
Écorche,
Fend,
Creuse la terre dure.

Il faut matin d’automne pour que se dévoile la rivière.

Nos yeux cheminent sur son horizontale,
Lente,
Large,
Lisse,
Fragile,
À la lueur de l’huile perlant du soleil pâle.

Et l’eau coule ainsi jusqu’aux ventres des mers
Dont les vagues se dressent vers le chant des sources claires,
Tandis que d’immenses brouillards d’écume refont l’envers du voyage
Portés par le courant vertigineux des nuages.


 
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   solo974   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'aime beaucoup votre poésie libre.
Le champ lexical de l'eau ("ruisseau, "rivière", "perlant", "mers", "vagues", "sources", "courant") est bien développé, ce qui contribue grandement à renforcer l'unité de votre poème.
J'ai par ailleurs apprécié les images "ruisseau rigole" et "ruisseau déchirure".
Tout petit bémol - me concernant - quant au choix du titre, un peu banal selon moi.
Bien à vous.

   Brume   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour

J'ai du mal à apprécier ce langage que je ne trouve pas terrible :
"Il faut nuit noire d'été"
"Il faut matin d'automne."

Il y a de jolies images mais votre poème est essentiellement descriptif, et il y a trop de qualificatifs.

Malgré tout l'écriture est belle, le rythme est fluide, tranquille.
Je vous suggère de raconter plus comme vous l'avez fait à la dernière strophe et être moins dans le qualificatif.

   Gouelan   
21/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Le cycle de l'eau à l'image d'une vie.
L'été pour la découverte, l'expérience. L'automne pour l'apaisement, la compréhension.
Le retour aux ventres, puis de nouveau l'enfantement de l'eau...

De belles images avec des mots brefs et précis.
Chacun peut y trouver une histoire.

   papipoete   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Luz
Dès le premier vers, la magie opère et nous ouvre les oreilles dans le nuit noire, et au matin d'automne les yeux contemplent ce que l'on écouta plus tôt .
Et notre regard transporte notre pensée jusqu'à la mer où finit la rivière, et en même temps commence la vie du ruisseau .
NB " il faut nuit noire, il faut matin d'automne " est original et bien des images agrémentent le cours de l'eau ! " à la lueur de l'huile perlant du soleil pâle " et le dernier quatrain est apothéose !

   Anonyme   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai pas vraiment aimé les deux premiers paragraphes,
de ce texte bien trop descriptifs. Cela n'apporte pas de
vraie valeur à cet écrit.

Seul le dernier paragraphe a davantage retenu mon attention,
par son phrasé plus concis, plus structuré, plus touchant et
parlant. Il passe et se passe quelque chose, les mots prennent
leur envolée.

J'aurais aimé que tout l'ensemble soit de cette facture, une
réelle émotion se crée, et devient vivante " Et l'eau coule
jusqu'aux ventres des mers", quelle image impressionnante ...

   PIZZICATO   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
De belles images pour tracer ce parcours de l'eau qui " coule ainsi jusqu’aux ventres des mers "

" Il faut nuit noire d’été pour entendre le passage de l’eau." une tournure intéressante.



" Et l’eau coule ainsi jusqu’aux ventres des mers
Dont les vagues se dressent vers le chant des sources claires,
Tandis que d’immenses brouillards d’écume refont l’envers du voyage
Portés par le courant vertigineux des nuages. " je trouve ce quatrain réussi.

   Raoul   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour, elle est heureuse, cette fin qui sauve le poème. Elles le sauve par tout autre chose que la surface plaintive, diluée du début, elle lui apporte une profondeur et la notion du temps qui s'écoule, justement.
Ce qui me gêne dans tous le début, c'est déjà la "personnification" obtenue trop facilement par l'élision de l'article. Les couples "soleil/pâle" et "terre/dure" un peu trop simples et sans résonances…
De même les verbes au présent (pourquoi revenir à la ligne?), idem pour les adj. pas particulièrement évocateur ou déclencheurs d'images ou de sens… Pour moi, on reste ici trop purement descriptif.
Heureusement, la dernière strophe est plus lyrique, plus riche… et elle m'emporte comme une vague.
Je ne sais pas si je suis très clair… m'enfin bon ;)

   hersen   
11/1/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
La personnalité du ruisseau qui râle râcle écorche fend creuse, jouant à faire son lit. Avec l'énergie d'un gamin tout neuf;
Et puis le calme la sérénité lente large lisse.
Mais fragile encore, toujours.

"A la lueur de l'huile perlant au soleil pâle"

Très belle dernière strophe.

Merci de cette lecture, Luz,

hersen

   Gabrielle   
22/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème a pour thème central le renouvellement, symbolisé par les différents changements de forme que prend l'eau à travers ce texte.

Une personnification du "Ruisseau déchirure" :
"Qui râle,
Racle,
Écorche,
Fend,
Creuse la terre dure".

De même pour "se dévoile la rivière" :
"Lente,
Large,
Lisse,
Fragile"

Avec une opposition entre les deux aspects mis en exergue ici (champs lexicaux : force/faiblesse colère/apaisement).

Le caractère ambivalent se retrouve ici :
"Et l’eau coule ainsi jusqu’aux ventres des mers" et
"Dont les vagues se dressent vers le chant des sources claires,"

La chute appuie une idée de va et vient (assimilable à remoue/ressac) et plus largement de renouvellement :
Tandis que d’immenses brouillards d’écume refont l’envers du voyage
Portés par le courant vertigineux des nuages.

Merci pour ce partage.


G. Michel


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