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Poésie libre
Luz : Les rails
 Publié le 07/02/14  -  12 commentaires  -  812 caractères  -  193 lectures    Autres textes du même auteur

Une rupture.


Les rails



Juin,
Fin d’après-midi.
La gare n’avait que deux voies.

Chaleur,
Fumée de poussières.
Les cailloux gris brûlaient la lumière.

Derrière les tas de bois alignés le long du ballast,
Une route bleue montait vers des maisons de pierres.
L’air vacillait au-dessus des rails comme un mirage de flammes.

Tu n’étais plus à côté de moi.

J’ai suivi la voie qui s’en allait vers le soir.
Chaque pas semblait écarter le désespoir,
Posant son rythme mâché sur la pouzzolane.
Les alcools du soleil sonnaient contre mon crâne,
Me portant au-delà de la nuit de ciel noir.

Au matin il y avait les rats, les oiseaux,
Et l’eau lumineuse qui coulait sur la roche.
La vie battait encore dans mes veines chaudes.


 
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   LeopoldPartisan   
30/1/2014
 a aimé ce texte 
Passionnément
Simple mais surtout redoutablement efficace. Fraction d'éternité dans un décor quasi sublime. Reminiscences certe... mais quelle force d'évocation avec une poésie autant innée que transfigurée par les éléments.

Le final est pour moi d'antologie tant cela frise, n'ayons pas peur des mots... le génie.

"Au matin il y avait les rats, les oiseaux,
Et l’eau lumineuse qui coulait sur la roche.
La vie battait encore dans mes veines chaudes."

Un must absolu

   Anonyme   
7/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'adore ces rails qui ne mènent nul part sinon à ton destin. Dans ce texte on sent les odeurs de cette fumée de poussière, des caillous qui brûlent la lumière. Faut en avoir cassé sous des températures de 35 ou 40 degrés pour commencer à saisir le truc.

Et puis quand c'est foutu rien ne vaut de dégager rapido. C'est court et çà chiale pas, j'aime.

   Pimpette   
7/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
je regrette toujours de ne pas avoir la sensibilité poétique suffisante pour jouir pleinement de ce genre de texte mais elle suffit pour que je sente la pleine poésie moderne qui inonde le poème du début à la fin.

"Rupture"...tout est là
Un climat torride et désespérant.
Chaque mot comme du sang qui véhicule la douleur...

Final beau et terrible

   senglar   
7/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Luz,


"Chaque pas semblait écarter le désespoir"
Poème finalement optimiste pour une vie qui quitte les rails pour les radeaux de la montagne... et les oiseaux.

"cailloux... pierres... pouzzolane... roche... ", il semblerait que les aigles puissent cohabiter avec les santamartamys rufodorsalis. Des rails qui montent ou qui descendent. La vie malgré tout. Tout n'est qu'une question de point de vue.

Le coeur bat à la source ; poème finalement optimiste. Mais je l'ai déjà dit. Où quitter les rails n'est pas dérailler. Faites siffler le train :)


Euh... Je n'aurais pas mis "Tu..." mais "Elle...". Désimpliquez le lecteur ; ce n'est pas son problème après tout mais celui de ces deux voies (lol) d'où le (-)

Ben oui quoi

Lol

brabant

   melancolique   
7/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir Luz,

Un poème triste qui se termine sur une note d’espoir. J'aime la façon d'installer une atmosphère, quelques images évocatrices:

"Chaleur,
Fumée de poussières."

"L’air vacillait au-dessus des rails comme un mirage de flammes."

"la voie qui s’en allait vers le soir."

"Et l’eau lumineuse qui coulait sur la roche.
La vie battait encore dans mes veines chaudes."

Par contre je regrette un peu le rythme inégal, entre des vers courts et d'autres plus longs.

Et la rime:
"J’ai suivi la voie qui s’en allait vers le soir.
Chaque pas semblait écarter le désespoir, "
me semble un peu forcée.

Mais ça reste un joli texte qui dégage une vraie émotion.

Au plaisir de vous relire.

   Anonyme   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé comme l'auteur pose le décor : Par petites touches successives, très visuelles. Puis l'atmosphère présentée de la même manière, et l'on ressent avec l'auteur cette atmosphère (trop ?) chaude.
À nouveau, les termes choisis pour évoquer l'environnement m'ont permis de bien voir, le rail, la route puis le rail et ce mirage.

Ensuite l'auteur attire le regard sur lui, d'abord par cette absence puis par la direction qu'il prend justement.
Il parvient au matin, sain et sauf, la voie était la bonne.
Je regrette un peu le dernier vers qui me semble moins en harmonie avec le style, qui est plus direct.
Une belle lecture pour moi, merci.

   Purana   
9/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime le rythme dans ce poème qui fait si bien danser les mots, malgré l'atmosphère.

Un poème qui chante, c'est une musique qui sonne et qui résonne.
Les rimes enrichissent l'amplitude de sorte qu'il est entendu de plus loin et par davantage de personnes que s'il était écrit sans rimes.

Pour un poème sans rimes, pour parvenir à des amplitudes plus élevées, la force doit venir de la puissance du message qu'il contient.
Dans le cas de ce poème, le contenu riche, associé à des rimes, lui donne une amplitude éblouissante. Merci !

   FABIO   
12/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Des images quasi parfaites et précises, la fin me parait un peu précipité et moins captivante, ça reste un très jolie poème

   Lotier   
12/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Luz,
Le rythme cassé accentue le silence. Du silence naît l'absence.
Le narrateur marche sur le ballast (la pouzzolane), lieu de toutes les pulsions suicidaires. En finir. Au bout de la nuit, les pas, à leur rythme mâché (cette évocation du bruit, si fine), digèrent la noirceur du désespoir. Le corps s'accroche à la minéralité. L'épuisement, l'âme lavée, l'eau lumineuse.
Splendide.
À te lire
Lotier

   irisdenuit   
13/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut,

J'aime !

Il s'en dégage une nostalgie, une atmosphère qui me parlent.

Une conclusion, un fait qu'on survit à tout (ou presque...).

Je reviendrai te lire.

Merci.

Iris

   Anonyme   
19/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai visité plusieurs poèmes, et voilà le premier que je commente
et note
et apprécie vraiment.

Excepté l'avant dernier paragraphe
que je trouve un peu trop...
moins à mon goût.
(j'allais tire trop masturbé cérébralement mais ce n'est pas vraiment ça )

En revanche j'ai adoré les trois derniers vers.

L'ensemble est simple, efficace, incisif. Tout ce que j'aime.
Je me suis régalé.
Bravo et à bientôt

Cordialement
M.S

   Alcyon   
23/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour

décidément encore un poème qui me parle vraiment
je ne sais que dire de plus
si ce n'est que cette fois-ci
la ponctuation me gêne moins

l'amour et la distance sont difficiles à vivre


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