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Poésie libre
Luz : Les rêves sans tain fissurent le miroir de nos angoisses
 Publié le 17/04/17  -  9 commentaires  -  886 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

Le rêve de la cave (finale…).


Les rêves sans tain fissurent le miroir de nos angoisses



Mon rêve pénètre
Dans une cave rectangulaire,
Sans marches ni lumière.

J’ai laissé sous le vent une maison en bois de hêtre.
Dans le jardin brillaient des fougères,
Des cris d’enfants joyeux et de l’eau claire,
Toute ma vie peut-être.

On me range dans cette cave, sur une étagère,
Comme un bocal de canard confit,
Sauf que ma vieille carcasse n’est pas cuite
Mais toute raide morte.

Des pas crissant écrasent le gravier et la pluie.
Des murmures tristes et de faux pleurs s’évaporent
Devant l’oiseau perdu lançant l’aigu de son cri.

Le rêve prend fin sous le claquement du granit.

Mon esprit rejoint la douceur pâle de l’aurore
Irrigant les lanières rousses des champs d’octobre.

Alors, une fois encore,
Je referme d’un coup l’angoisse du grand vide.


 
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   Alcirion   
22/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Attiré par le titre, je m'attendais à quelque chose d'hermétique, mais il n'en est rien.

Il m'apparait beaucoup de travail sur les sonorités à la relecture, une certaine réflexion sur le rythme également.

Le sens est limpide, les détails bien mis en valeur. L'auteur regarde sa propre fin avec angoisse, le dernier vers offrant de larges possibilités métaphysiques !

Bref j'ai bien aimé.

   Pouet   
17/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Ah, le "rêve étrange et pénétrant"...

On se demande plus fréquemment (je crois) le nombre et le type de personnes présentes à son enterrement.

Bien aimé l'ensemble. Des images justes, sans pathos excessif.

Une pointe d'humour (je crois) avec le bocal de confit de canard, les deux vers qui suivent en revanche sont de trop à mon sens.

Ces deux passages sont mes préférés:

"J’ai laissé sous le vent une maison en bois de hêtre.
Dans le jardin brillaient des fougères,
Des cris d’enfants joyeux et de l’eau claire,
Toute ma vie peut-être."
..........................................................
"Des pas crissant écrasent le gravier et la pluie.
Des murmures tristes et de faux pleurs s’évaporent
Devant l’oiseau perdu lançant l’aigu de son cri.

Le rêve prend fin sous le claquement du granit."

Je trouve ces deux vers là (à l'instar du titre d'ailleurs) un brin affectés en revanche:

"Mon esprit rejoint la douceur pâle de l’aurore
Irrigant les lanières rousses des champs d’octobre. "


Au final un poème intéressant, bien écrit.

Au plaisir.

   PIZZICATO   
17/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il arrive que cette angoisse de la mort qui, je pense, demeure en filigrane dans l'esprit de tout être humain (du moins en majorité) se mette au devant. Et l'on se prend à imaginer comment ça se passera à...l'extérieur, pour ceux qui restent.

Cet état d'âme du moment, ce "rêve sans tain " est très bien traduit dans votre texte.

" J’ai laissé sous le vent une maison en bois de hêtre.
Dans le jardin brillaient des fougères,
Des cris d’enfants joyeux et de l’eau claire,
Toute ma vie peut-être." le passage que j'ai préféré.

   Proseuse   
17/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

Il est de ces rêves étranges et pénétrant qu' on aimerait bien laisser toujours dans le grand vide !
Votre poème traduit bien cette angoisse avec heureusement une petite pointe d' humour ... comme un pied de nez !
J' ai bien aimé vous lire Merci pour le partage

   Michel64   
18/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime ce poème, principalement à cause du deuxième paragraphe. D'ailleurs j'aimerai voir l'ensemble écrit ainsi:

"J’ai laissé sous le vent une maison en bois de hêtre.
Dans le jardin brillaient des fougères,
Des cris d’enfants joyeux et de l’eau claire,
Toute ma vie peut-être.

Le rêve prend fin sous le claquement du granit.

Mon esprit rejoint la douceur pâle de l’aurore
Irrigant les lanières rousses des champs d’octobre.

Refermant pour toujours, l'angoisse du grand vide."

Mais déjà tel quel il me plait beaucoup.

Au plaisir de vous relire.

   Marite   
18/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Etrange ce rêve. Peut-être est-il le reflet inconscient d'une anxiété profonde qui empêche, en état de conscience, d' envisager l'éventualité d'un départ définitif de ce monde ? La non-acceptation de cette échéance pourtant inéluctable ? Un moment qui échappe à notre contrôle ?
"Le rêve prend fin sous le claquement du granit."
C'est le vers qui évoque le plus pour moi cette disparition et éclaire le contenu des vers précédents.

   Anonyme   
18/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Luz,

Une introspection pour une question existentielle, récuurente comme l'évoque l'avant-dernier vers.
Ce pourrait être un rêve endormi comme un rêve éveillé du fait de la chronologie de ce rêve respectant les codes du temps lors de l'éveill.
J'ai aimé l'humour que vous y glissez et le non recours au mot "cauchemar" .
"J’ai laissé sous le vent une maison en bois de hêtre.
Dans le jardin brillaient des fougères,
Des cris d’enfants joyeux et de l’eau claire,
Toute ma vie peut-être.", ce quatrain est beau et touchant.
Merci pour le partage.
Nadine

   aldenor   
19/4/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai bien aimé l’image de ce rêve accompagnant le poète dans sa tombe, qui « se referme sous le claquement du granit ». Et l’humour macabre de la comparaison du cadavre posé sur une étagère avec un « bocal de canard confit »...
J’aurais préféré que le mot “angoisse » ne soit pas dit. L’angoisse « du grand vide », transparait toute seule de l’intention du poème.
« Des pas crissant écrasent le gravier et la pluie. » : « crissant » ne devrait-il pas être au pluriel ? Et « écraser la pluie » ne me plait pas trop (le gravier mouillé ?).

   Provencao   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

C'est étrange comme je ressens votre écrit, il m'est très parlant.
Mes préférés:
"Mon esprit rejoint la douceur pâle de l’aurore
Irrigant les lanières rousses des champs d’octobre. "
Sublime douceur


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