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Poésie libre
Luz : Les visages du courant
 Publié le 16/08/18  -  14 commentaires  -  994 caractères  -  177 lectures    Autres textes du même auteur

Invitation.


Les visages du courant



La rivière court entre les roches noires ;
au milieu, des visages flous se tournent vers moi.

Ils murmurent en s’accrochant à mon regard,
mais je ne comprends pas ce qu’ils disent,
ils parlent très doucement entre eux.

Ils ne sourient pas,
ils paraissent indifférents, puis un peu tristes
lorsque monte le soir.

Faibles lumières, ils luisent au-dessus du sable doré.
L’un, parfois, surgit d’un remous de rocher,
porté par un tourbillon de bulles bleues.

Ils se sont rassemblés vers mes sources d’enfance
et maintenant dérivent sous ce crépuscule de cendres orangées.

Je reconnais les yeux vivants, les cheveux,
de celles et ceux que j’aimais.
Avec eux, il semble que ma vie s’écoule
au long de ce courant aux doux reflets qui dansent.

Ils passent, traversent l’ombre,
allant vers le fleuve qui déroule,
au loin dans la plaine, ses lourdes eaux sombres.


 
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   Vanessa   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Si j'ai bien compris le lecteur est invité a assister à la remonté des souvenirs du narrateur.
L'idée de les imager comme vous le faites avec ces visages apparaissant dans l'eau est originale et interressante.
J'ai eu le sentiement que le lien ne faisait pas entre entre le narrateur et eux.
Ils parlent, mais le narrateur ne comprends pas, d'autant qu'ils parlent entre eux.
Il les reconnait mais aussitôt les voilà reparti continuant leur propre chemin.
Alors que vous en conviendrez...les souvenirs sont en nous.
Je n'ai pas décelé d'émotions, comme si le narrateur s'était placé en simple observateur de la scène alors que vous nous dites que ce sont des visages aimés : de bons souvenirs.
Ici, j'ai regardé la scène et puis c'est tout.
Il m'a manqué de l'émotion, du ressenti de la part du narrateur.
Dommage car l'idée est bonne malgré tout.
Merci.

   Eclaircie   
5/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Un poème délicat mais qui souffre de trop de développement.
Les images sont belles mais trop enrobées de phrases "bavardes".

Si j'aime beaucoup l'idée de ces reflets dans l'eau, de ces proches lointains, de ce tourment sous le fil de l'eau, je pense que le poème serait réussi s'il était élagué, pour n'en offrir que le plus percutant.

Bonne continuation,
Éclaircie

   bipol   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour,

sublime vous avez incarné des images

que j'avais à peine ressenties

quelles bonnes trouvailles

ces esprits circulant et qui nous disent

nos reflets, très belles couleurs

un tableau vivant et furtif

je vous dis bravo et merci

   izabouille   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé votre poésie, cette manière de voir apparaître les gens que l'on a aimés dans de l'eau qui court est intéressante.
Il y a, mais ce n'est que mon humble avis, des petits mots en trop. "Mais je ne comprends pas ce qu'ils disent", le "mais" n'est peut-être pas utile. Ou "Ils parlent très doucement entre eux", le "très" pourrait aussi être supprimé. "Et maintenant dérivent...", même chose pour le "et maintenant" ainsi que "avec eux, il semble que ma vie s'écoule", "il semble que" alourdit la phrase.
Merci pour ce bon moment de lecture

   papipoete   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Luz
Un sonnet en majestueux alexandrins, peut être beau ! mais un poème aux vers libres, sans rêne ni licol pour le maintenir bien droit, ce peut être beau aussi ! Les " visages du courant " en sont une belle démonstration, avec ce que l'esprit voit au long ce cette rivière ! On ne saurait pas dessiner ces " visages flous ", ni trouver le bon mélange des couleurs pour les enluminer, mais l'auteur nous dresse ce tableau " invisible " où ondoient des cheveux de ceux et celles qu'il aimait .
Oui, de beaux vers que ceux-ci, à boire sans modération !

   TheDreamer   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Luz,

Je me souviens de votre texte "Les eaux du pré" que j'avais remarqué parmi la production du site. Je vous lis à nouveau et je retrouve cette même écriture intimiste et délicate.

Le passé c'est l'autre côté du miroir du temps. L'eau ici sert de porte où entrevoir éphémèrement ceux qui ne sont plus auprès de nous.

Merci.

Marcel.

   Robot   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette manière originale de faire ressurgir des souvenirs comme la remontée d'une rivière m'a vraiment été agréable.

J'ai apprécié cette impression d'images aux contours incertains indiquant l'imprécision de la mémoire au fil du temps.

   PIZZICATO   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'avais déjà apprécié votre précédent texte relatant les souvenirs d'un lieu.
Cette fois ce sont les visages qui apparaissent au " milieu des roches noires ".

" Faibles lumières, ils luisent au-dessus du sable doré.
L’un, parfois, surgit d’un remous de rocher,
porté par un tourbillon de bulles bleues." Beau passage.

" Ils se sont rassemblés vers mes sources d’enfance
et maintenant dérivent sous ce crépuscule de cendres orangées."
Ce passage suffit à renseigner le lecteur.
Je trouve que le quatrain qui suit- explicatif - n'était pas utile.

   Donaldo75   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Luz,

A la lecture de ce poème, je me suis dit que c'était très psychanalytique, avec pas mal d'images dans cette remontée de souvenirs, de visages.

Ô le beau cas ! l'oncle dirait Sigmund.

En tout cas, c'est agréable pour le lecteur qui n'a pas forcément à se torturer les neurones mais juste à apprécier l'ensemble.

Merci pour le partage.

Don

   Lulu   
16/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Luz,

Voici un texte très intime, où le soi, le "je" apparaît très discrètement dans le regard des autres ou porté sur les autres…

J'ai beaucoup aimé ce lien avec cette étrangeté qui court dans cette relation à autrui "Ils murmurent en s'accrochant à mon regard, / Mais je ne comprends pas ce qu'ils disent", comme si le rêve venait s'imbriquer dans la réalité des impressions, et du vécu.

J'adore votre manière de rendre compte de cette relation, dans un rythme en vers libres que vous maîtrisez parfaitement.

On remonte vers l'enfance "Ils se sont rassemblés vers mes sources d'enfance" et pour moi, la poésie, c'est quelque part, cela, puiser dans nos rêves ou nos aspirations innocentes… Alors je suis doublement touchée.

Si l'on ne sait plus si l'on évoque ici des êtres encore vivants, on sait qu'ils sont aimés, et cela touche en profondeur.

Ce que j'aime, dans cette poésie, c'est notamment, cette impression de vérité générale, d'aimer des êtres qui soient là ou qui ne soient plus, mais qui sont aimés encore. Qu'ils soient fantômes, ou simplement des "visages du courant", ils sont…

Bien amicalement.

   Willis   
16/8/2018
J'ai cherché, recherché, une once de poésie, un peu de sensibilité, en vain.
J'espère trouver une meilleure inspiration de votre plume, bientôt.

   jfmoods   
17/8/2018
Ce poème est-il issu d'un songe, d'un rêve prémonitoire de l'au-delà ? C'est en tout cas l'impression profonde que laisse cette lecture.

L'eau figure, par son mouvement ("court", "dérivent", "déroule") et par sa trajectoire ("La rivière court entre les roches noires", "le fleuve [...] ses lourdes eaux sombres"), le passage du temps, de la jeunesse à la vieillesse et à la mort.

Le locuteur, à présent disparu, suit, au fil de leur existence, le parcours des personnes chéries.

Celles-ci apparaissent comme des figures vagues (vue : "des visages flous", "Faibles lumières, ils luisent au-dessus du sable doré", "les yeux vivants, les cheveux, de celles et ceux que j'aimais") et lointaines (ouïe : "murmurent", "je ne comprends pas ce qu'ils disent", "parlent très doucement entre eux") sur lesquelles se greffent de douloureuses appréhensions (constat : "Ils ne sourient pas, / ils paraissent indifférents, puis un peu tristes").

Le vers 16...

"Avec eux, il semble que ma vie s’écoule"

... est sans nul doute le plus déchirant du poème. Il met en perspective la distance infranchissable qui sépare les morts des vivants.

Merci pour ce partage !

   Gabrielle   
17/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte qui se présente comme un texte intimiste traitant du souvenir avec mélancolie.

Les visages sont associés à la peine qui évolue le long du texte avec, dans la dernière strophe "ils passent" comme pour symboliser le recul pris par le narrateur/trice à la fin du poème vis à vis de ce souvenir vivant qui évolue.

Un exercice réussi : le lecteur rentre dans l'intimité du narrateur sans effort. La peine, symbolisée par "Les visages du courant" est ressentie de la même façon que vécue par le narrateur dans son intimité.

Merci à vous pour ce partage.




G. Michel

   MonsieurF   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte comme une méditation au bord de l'eau, le long d'une rivière ou d'un ruisseau. (thème récurrent chez toi Luz, le ruisseau).
On y cherche des visages dans ces remous, des souvenirs, des choses oubliées ou non.

J'ai globalement apprécié ce texte, mais je lui trouve un certain manque de concision: "et maintenant dérivent sous ce crépuscule de cendres orangées." "Faibles lumières, ils luisent au-dessus du sable doré." c'est presque trop bavard (notamment à cause des adjectifs). Tu dois pouvoir élaguer un peu Luz pour te rapprocher du rythme du courant. Mais ça reste un bon texte.


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