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Poésie libre
Luz : Lunes
 Publié le 27/06/20  -  11 commentaires  -  646 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Lunes de passage.


Lunes



La lune gorge
pleine
verse le silence de son lait
entre les lèvres
noires
de l’étang.

La lune rousse
roule
sur la lande
tourneboule s’enroule
à la rosée des bruyères.

La lune du froid
boit
devant le bec de l’oiseau d’eau
plonge
se noie contre le souffle
du poisson-nuit aux yeux de sable.

La lune de paille
tremble
à la porte de la grange
longe l’étable
chaude de vaches.

La lune de givre
déborde
d’un halo bleu-gris
au-delà des trois étoiles
de l’aube.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Lebarde   
27/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
La lune dans tous ses états s’invite magnifiquement dans les tableaux nocturnes de la campagne apaisée.
C’est délicat, c’est doux, c’est reposant, c’est beau, c’est surtout joliment écrit avec des images tellement originales et poétiques.
Une atmosphère onirique qui imprègne le lecteur et l’absorbe dans les nuits avec lune.
Superbe poème libre qui m’a séduit, c’est assez rare en ce qui me concerne.

Bravo
En EL
Lebarde

   Eclaircie   
11/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un poème aérien, nature et naturel.

Le premier paragraphe peut surprendre, cette "lune gorge" m'évoque un sein féminin, suivie du "lait".
J'ai aimé la progression de ces 'lunes" jusqu'à l'aube.
L'évocation ne me semble pas vraiment avoir un ordre chronologique, je le regrette un peu.
Très proches de la nature ces évocations présentent des images originales.
Cinq délicats tableaux.

Merci du partage,
Éclaircie

   Gabrielle   
12/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un très joli tableau dépeint ici et qui se réfère aux différentes vies lunaires (ou différentes étapes d'une existence... lunaire).

Le décor renvoie à un ensemble de couleurs vivantes que sont les différentes tranches de vie ou étapes.

Chaque strophe renvoie à un décor et la représentation que le lecteur se fait de chaque "séquence" est un spectacle qui frôle le merveilleux car vivant..

Les saisons semblent rythmer le texte et le lecteur peut faire le rapprochement des différentes strophes avec les différentes étapes de la vie (naissance, adolescence, âge adulte et mariage, vieillesse, mort).

Merci à l'auteur(e) de ce texte pour cet agréable instant de lecture.

   Angieblue   
27/6/2020
Bonjour,

C'est très poétique et inattendu ces différentes descriptions ou personnifications de la lune.
Les scènes sont très visuelles et il y a à chaque fois un ou deux verbes d'action. Cependant la construction n'est pas identique car parfois la description s'étend sur 5 vers, et parfois sur 6.
La construction en quintil me séduit assez, c'est plus fluide au niveau du rythme.
J'apprécie aussi le jeu sur les allitérations et les assonances.
Mes passages préférés sont la première et la dernière strophe.
En tout cas, bravo pour l'originalité, la technique et l'imagination poétique. J'aime quand la poésie m'emmène dans un ailleurs un peu magique et fantastique.

   hersen   
27/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un très beau poème qui court au fil du libre.
J'aime beaucoup le regard du poète sur la lune et ses états, et l'on n'a aucun mal à deviner que l'auteur l'a regardée, tant et tant de fois, s'en est imprégné.
Il n'y a pas de début, pas de fin, et cela donne l'impression très agréable de flotter avec elle, d'être en dehors du monde.

Merci pour ce très joli moment !

   Donaldo75   
27/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Luz,

Que dire ? J’aime beaucoup la forme libre, en particulier quand elle prend cette dimension, celle d’un poème où la lune incarne toute la poésie. Cette figure poétique est un classique de la littérature ; la Lune a inspiré bon nombre de poètes et d’écrivains de par le monde et quand je la regarde le soir, je me dis que le 384 000 kilomètres qui nous en séparent sont finalement bien peu au vu de ce qu’elle nous inspire. Ici, les images de ses lunes sont profondément humaines, terrestres, nous rappelant que nous sommes fermement ancrés sur le sol avec notre seule imagination pour voyager aux confins de l’infini. Et quand nous nous réveillons, les trois étoiles de l’aube nous rappelle notre place dans l’univers. Ce poème est une ode – dans ma compréhension – à ce qui rend l’être humain aimable quand il ne passe pas son temps à dépouiller son voisin.

Bravo !

Don

   apierre   
27/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De jolies variations sur l' astre cher aux poètes !
Le thème est éculé mais les images sont originales dans ce poème.
J ' ai particulièrement aimé la première strophe avec cette lune gorge pleine qui verse le silence de son lait ...
Merci pour cette agréable lecture.

   Vincente   
28/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des "lunes de passage" se présentent à nous comme au travers de souvenirs marquants, ainsi se déclinent les visages variant de notre astre le plus proche. L'on sent dans ce poème que la proximité n'est pas que géographie, elle est aussi, très affective. La lune nous touche et nous influence, autant la regarder… et l'apprécier !

Ces"lunes" de souvenances sont singulières, une même source, un même lieu originel et des projections diverses, comme autant de variations de ses expressions, de ses différentes façons de nous parler. J'ai bien aimé l'idée de ce regard multiple, la Lune en lunes toutes plus originales, non par ce qu'elles seraient des entités différentes, mais multiples par les effets qu'elle crée, elle dans son unicité agissante. Ce poème s'adresse à la lune créatrice de champs fantasmatiques.

En fonction de conjonctions temporelles, elle devient ceci et offre cela… Ici dans cinq occurrences, que l'on devinera non exhaustives des "possibilités" quasi infinies de l'objet, l'on appréciera des états physiques se convertissant alchimiquement en état émotionnel. Les images sont belles, "surnaturelles", elles n'en sont pas moins vivantes, physiquement ancrées dans la réalité, j'ai trouvé les variations inspirées, et d'une appréhension aisée portée une forme d'écriture adaptée.

Ainsi, alors que le principe de l'anaphore par le mot "lune " en début de chaque strophe aurait pu donner une impression d'une systématisation un peu lourde, le mot qui l'accompagne dans chaque premier vers lui apporte l'originalité nécessaire. En particulier, j'ai bien aimé l'enjambement du premier vers, qui sans l'adjectif "plein" placé au second vers, semble buter mais de fait produit cette intrigante association de "lune gorge"… joli ! J'ai trouvé savoureux "le silence de son lait", la lumière blafarde, très diffuse a en effet un côté laiteux dans la coloration qu'elle crée sur ce qu'elle touche, quand bien même ce serait "les lèvres noires d'un étang"…
Le deuxième vers est ainsi toujours décliné en un seul mot, un verbe dans les quatre strophes suivantes, orientant vers l'éclairement lunaire de l'événement particulier s'y dessinant.

Par ce que suggère chaque premier vers, le poète a aussi joué avec l'alternance lunaire du chaud et du froid. Passé celui de la première, qui envahit "expectativement" l'espace de sa "gorge pleine" (dans la chaude froideur du lait et du noir), la "rousse" couleur chaude précédera la "froide" qui verra se réchauffer de "paille" la suivante pour finir par se figer dans une de "givre". Ainsi s'affirme, l'étendue formidable des manifestations de l'astre tant de fois chantée, mais de fait jamais circonscrite.

   papipoete   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Luz
L'astre solaire rayonne quoi qu'il arrive ; darde des rayons la terre ou les nuages. La lune elle, peut se montrer sous maintes apparences ; tendre, souriante ou triste sous son voile.
L'auteur décline chaque figure de la lune, de façon fort illustrée ; dans la première strophe particulièrement, quand " l'étang de ses lèvres noires, tête le lait de l'astre lunaire !
NB quand les vers libres jouent une partition, sans croche ni anicroche, que voici une agréable musique pour les yeux...

   Pouet   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Saluz!

J'ai bien aimé cette petite évocation lunaire, ma foi très imagée et onirique.

Voilà, de jolis jeux sur les mots, des métaphores sympathiques.

J'avoue un petit faible pour la première strophe, mais l'ensemble est agréable.

Merci.

   Davide   
29/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz,

Mystérieux portraits-paysages, envoûtants, où le regard du poète colore l'astre de la nuit de son imaginaire onirique pour l'enchâsser majestueusement dans le décor qu'il (= l'astre) sublime de ses lueurs d'opale.

Ces cinq tableaux impressionnistes au pastel, évocateurs, nous offrent cinq petites scènes ordinaires magnifiées par le regard de l'artiste, qui sait, lui, comment transfigurer le réel, qui a l'art de le poétiser...

Ainsi, j'ai été charmé par les strophes 1, 2, 4 et 5, l'originalité des images, leur singularité, leur fantaisie entière, de cette "lune gorge [qui] verse le silence de son lait..." (lune nourricière) à la "lune rousse [qui] roule sur la lande" en passant par la "lune de paille [qui] tremble à la porte de grange" et cette "lune de givre (...) de l'aube".

La 3e strophe, quant à elle, m'a paru moins suggestive, et sans doute trop affiliée à la "lune de givre" de la dernière strophe. En tout cas, le "froid" caractérisant cette lune ne s'est, pour moi, pas fait ressentir dans les images choisies, dont celle de "l'oiseau d'eau" et du souffle du "poisson-nuit" (belles au demeurant)...

Un joli poème donc, que le traitement du sujet - sa vision personnelle et inattendue ! - rend très atttayant. Merci !


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