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Poésie libre
Luz : Rochers au bord de l'eau
 Publié le 28/04/18  -  9 commentaires  -  787 caractères  -  131 lectures    Autres textes du même auteur

Les rochers affleurent
entre pacage et ruisseau,
au loin la montagne.


Rochers au bord de l'eau



Les rochers affleurent dans cette frange incertaine,
mouvante,
entre pacage et ruisseau.

Mousses et lichens s’accrochent à la pierre,
par petites plaques vertes et blanchâtres.

Les odeurs se mêlent, changeant au gré des saisons et des nuages ;
mottes d’argile et de tourbe, aulnes, laîches, bruyères…

L’eau, inlassablement, creuse son chemin dans cette terre,
arrache des petits graviers qui peu à peu deviennent sable –
mémoire de la montagne ancienne,
et plus lointaine encore, mémoire de la densité du feu.

La nuit,
entre mille murmures,
on ressent l’oscillation lente de la roche,
désespérée comme une impossible parole.


 
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   Lulu   
8/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonjour,

Je suis émerveillée par cette lecture que je trouve magnifique...

Le poème suit son chemin dans une tranquillité extraordinaire, au gré de ses descriptions qui se cantonnent d'abord aux éléments de la nature "Les rochers" ; "Mousses" ; "L'eau"... qui entament chaque strophe.

Cela est présenté en relief avec une sensibilité qui affleure comme "les rochers", notamment du fait que les vers libres sont ici bien maîtrisés. Les retours à la ligne accompagnent le regard ou la mélodie des mots et du discours.

Puis, apparaît le pronom "on" à l'avant dernier vers, pour une implication plus forte, pour dire un sentiment : "on ressent l'oscillation lente de la roche", évidemment très beau, d'autant qu'il est complété par une vue singulière propre au poète "la roche / désespérée comme une impossible parole" que parvient toutefois à exprimer l'auteur de façon touchante.

Si je devais émettre un bémol, il serait infime. Dans l'avant dernière strophe, plutôt que "L'eau, inlassablement, creuse son chemin dans cette terre", j'aurais bien supprimé "dans cette terre" ou, à tout le moins remplacé le démonstratif "cette" par l'article "la", même si je comprends le sens donné par l'auteur ici.

   Ombhre   
16/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
De belles idées, mais qui, à mon humble avis ne sont pas assez exprimées.
J'ai davantage eu l'impression d'un descriptif que d'une vision poétique.

Deux vers se détachent de l'ensemble:
"mémoire de la montagne ancienne", et en écho
"l’oscillation lente de la roche,
désespérée comme une impossible parole."

L'auteur n'a, selon mon ressenti, pas réussi à exprimer ce paysage, cette vision, cette promenade. Ou en tout cas j'y suis resté étranger.

Merci pour la lecture.

   Papillon26   
17/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Belle description de la nature entre montagne et plaine.
L'idée de mémoire est fort bien venue et dite.

J'aime tout particulièrement les quatre derniers vers.

   Gabrielle   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème propose au lecteur un éveil des sens (trois premières strophes) puis renvoie à la mémoire multiple (quatrième strophe).

La chute nous propose une métaphore très réussie.

J'ai aimé vous lire.

Cordialement.


G. Michel

   papipoete   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Luz
l'auteur observe la nature qui ne dort jamais ; et l'eau qui ruisselle emporte avec elle roches, les sasse en graviers, puis le sable achève cette migration et la nuit ne sentez-vous pas osciller la roche ...
NB le va et viens de l'eau, les odeurs sauvages captivent le regard et le goût du terrien en contemplation !

   PIZZICATO   
28/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
De belles images parcourent ce tableau entre " pacage et ruisseau ".
J'aime bien celles-ci : " des petits graviers qui peu à peu deviennent sable –mémoire de la montagne ancienne ".

" on ressent l’oscillation lente de la roche,
désespérée comme une impossible parole "

Une poésie empreinte de sérénité.

   kreivi   
30/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonne idée ce rocher qui garde la mémoire du monde dans son disque dur
tout en surveillant son troupeau de vagues
et qui de temps en temps se dérouille les jambes

   Eclaircie   
7/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

Le départ de votre poème sur une note descriptive essentiellement, de belle facture certes pourrait laisser le lecteur sur sa faim d'originalité.
Puis le regard se détache petit à petit de ces éléments bien réels pour se projeter dans un passé lointain où le questionnement est de mise, où la pensée et la réflexion sur le monde et l'humain a toute sa place.

Et c'est pourquoi j'aime beaucoup ce poème.
Merci.

   Anonyme   
8/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'ensemble de ce poème est agréable à lire. Les images véhiculent des impressions, ainsi les sens sont en éveil.

J'ai suivi le tracé imperturbable de cette eau qui ne renonce jamais, et façonne son paysage, cependant cela est à mon goût un peu trop descriptif, seule la dernière strophe apporte une émotion plus particulière, plus singulière, elle marque davantage le ressenti :

" La nuit,
entre mille murmures,
on ressent l’oscillation lente de la roche,
désespérée comme une impossible parole.


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