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Poésie contemporaine
Luz : Seul
 Publié le 11/02/17  -  15 commentaires  -  735 caractères  -  262 lectures    Autres textes du même auteur

Sur l’amitié, la solitude, la mort…


Seul



Seul, brutalement seul, sur le chemin du temps,
Il efface un sanglot de mémoire qu’entraîne
Le sang de l’enfance bousculé dans ses veines ;
Son ami repose sous de frais graviers blancs.

Au soleil du matin, pendant l’enterrement,
La brise dispersa quelques paroles vaines
Entre l’odeur des fleurs et le bruit des fontaines.
Le ciel de l’église frémissait au printemps.

Longeant au soir venu la belle allée de buis
À l’entour de la ferme où ne court plus un bruit,
Les souvenirs affluent ; il pense à son ami

Qui, ne voulant vieillir et traîner jusqu’au bout
La triste solitude en travers de sa vie,
S’est tué dans l’étable par une chaine au cou.


 
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   Ramana   
24/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Même si vous ne présentez pas votre poésie en catégorie classique, je n'apprécie guère de devoir prononcer le (e) à la césure des alexandrins (vers 3, 4, 8, et 14), ce qui alourdit la diction.
Cette histoire est certes bien triste, mais les images poétiques sont présentes.
La ferme, l'étable, cela me ramène à la détresse de certains agriculteurs qui, terrassés par les effets de la mondialisation et par le dictat des semenciers, voient s'amenuiser leurs espoirs de vivre de leur terre. C'est de plus un métier où souvent l'on est très solitaire ("la ferme où ne court plus un bruit" depuis son décès). Les suicides sont fréquents dans ce milieu.
La tristesse de l'ami est d'autant plus grande que l'amitié n'a pas suffit...

   papipoete   
26/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
néo-classique
Son ami, sous le gravier blanc repose désormais . Ce matin, la brise dispersait au ciel des mots que l'on dît pour lui .
Ce soir, le silence gémit de tristesse près de la ferme orpheline ; son maître s'est pendu .
NB un texte émouvant sur un sujet qu'on a tous vécu un jour maudit !
Bien que la forme " néo-classique " le permette, je suis néanmoins gêné par la rime masculine/féminine de " ami/vie " .
le 14 vers compte 13 pieds
papipoète

   Donaldo75   
28/1/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Ce sonnet est plutôt sobre, pour évoquer un sujet aussi dramatique.
Le premier quatrain me semble un peu alambiqué pour dire des choses simples. Le second quatrain rétablit la sobriété, parce que c'est un enterrement, je suppose. Le premier tercet est neutre, même si je n'aime pas le point virgule du dernier vers. Enfin, le dernier tercet amène étrangement le thème du suicide, avec cette histoire de chaine au cou, pour respecter la métrique et la rime, je suppose. C'est alambiqué, à mon goût.

Néanmoins, ce fut une lecture intéressante.

Merci,

Donaldo

   Zorino   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz,
Un poème très poignant, qui retrace les souvenirs d'une forte amitié, se terminant tragiquement par une mort volontaire, certainement dû à la dure profession de l'ami disparu. Un sujet d'actualité et qui de par les tristes temps qui courent, le sera toujours davantage. Vive la mondialisation ! dit-il, d'un air sarcastique.
J'ai beaucoup apprécié les images et le côté poétique, donnant ainsi à l'ensemble de votre poème une dimension plus profonde et mélancolique. Il m'a ainsi permis de mieux pénétrer votre histoire et m'assimiler à son protagoniste puisque moi aussi j'ai malheureusement vécu ce genre d'histoire mais avec une finalité naturelle.
Merci pour ce partage

   Cat   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz,

De cette histoire tragique et trop banale, vous avez su dégager une mélodie qui lui colle à la peau sans être, ni cynique, ni arrogante, ni larmoyante outre mesure.

J'ai agréablement dévalé cet escalier de solitude, sans que pour autant ne se perde le mélodrame réaliste.

La rime et les pieds n'étant pas mes sentiers battus, je ne suis pas à même de considérer l'excellence de vos vers, toutefois, j'ai été très sensible à votre musique.

Merci pour cela.

Cat

   TheDreamer   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pour la forme : je sais, c'est de la poésie contemporaine, mais, j'avoue que dans un poème le mélange hétéroclite de vers classiques et de vers surnuméraires me gêne. Il heurte ma sensibilité et mon oreille. Tant, qu'en le lisant, j'ai l'impression de claudiquer sous une musicalité heurtée. Et, si en plus ce poème est présenté sous la forme d'un sonnet, cela accentue encore le ressenti dissonant. Je pense qu'il aurait mieux valu le présenter en prose que sous cette forme fixe.

Pour le fond : le thème du suicide parce que l'homme refuse la solitude de son existence est abordé avec une certaine "légèreté" presque teintée d'ironie au dernier vers. L'image véhiculée aux vers 6 et 7 me plait vraiment.

   Leverbal   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le style m'a plu, le vocabulaire simple est au service d'images fortes. Les approximations de rime et de métrique ne m'ont pas gêné. En revanche, j'ai trouvé dommage que le point de vue omniscient reste extérieur aux sentiments du personnage. Tel quel, un voisin pourrait vivre la même chose que cet ami d'enfance. Aucune douleur, pas de colère ni de culpabilité... Rien qui colore cette relation.

   Anonyme   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Luz,

Vous avez fait le choix de l’alexandrin, merci pour lui. Mais s’il vous contemple du haut de son millénaire, il doit se retourner dans la tombe de votre ami.

Je peux comprendre l’agacement de ceux qui en ont marre de discuter prosodie, et qui voudraient bien renverser les barbelés de la rigueur. Mais ici je ne veux parler que de la musique des vers.

Pour des raisons évidentes de rythmique, et sans donc même évoquer les règles de la prosodie classique, l’alexandrin ne peut en aucun cas souffrir d’un e caduc (e situé et prononcé, devant une consonne) à la césure. Pour éviter cette distorsion phonique, le e doit être « avalé » par une voyelle au début du mot suivant, pour être transformé en e muet (la fameuse élision). En fait, l’important n’est même pas la chose écrite, mais la chose entendue. L’important vocalement n’est pas qu’une voyelle soit autorisée ou non à la césure, mais que le milieu du vers porte l'accent tonique. Votre vers bancal 7/6: « S’est tué dans l’éta/ble par une chaine au cou. » qui marche en claudiquant sur ses treize pieds, serait au moins recevable vocalement par : « S’est tué dans l’éta/ble par sa chaine au cou. » où l’on retrouve bien la tonique au milieu. Quatre vers sont concernés par ce défaut à la césure.

Voilà, je ne veux pas insister davantage sur cet aspect, au cas où vous le trouveriez accessoire.

Sur le plan de la forme, le poème est encombré de métaphores ou de formules un peu éculées ou plates : « le chemin du temps », « un sanglot de mémoire », « où ne court plus un bruit », « la triste solitude », « s’est tué dans l’étable »…

Pour moi, vos plus beaux vers sont :
« La brise dispersa quelques paroles vaines
Entre l’odeur des fleurs et le bruit des fontaines. »
Je les trouve même magnifiques dans leur simplicité au premier degré et leur exactitude mélodique.

Ludi
marchand de poil à gratter

   Vincendix   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz
Comme d’autres intervenants, je regrette quelques entorses à la prosodie qui pourraient, je pense, facilement disparaitre.
Je retiens le fond, le drame de la solitude ajouté au désespoir d’un agriculteur confronté à la faillite de son exploitation. Sans généraliser, trop souvent, le paysan n’écoute pas les conseils et se fourvoie en achetant des machines trop importantes pour son exploitation, des investissements impossibles à amortir. Certains petits exploitants s’en sortent bien, ils ont pris le tournant qu’il fallait, quand il fallait.
On pourrait regretter un manque de compassion dans ces vers mais au contraire, j’estime que les sentiments sont bien exprimés, dans une réserve qui correspond à l’esprit « rural », sans extériorisation, avec sincérité.

   PIZZICATO   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Perdre un ami engendre une peine et solitude profondes ; de sucroît dans les conditions telles que décrites.

J'ai plus apprécié le deuxième quatrain et ce vers : " La brise dispersa quelques paroles vaines ".

   Anonyme   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Luz... Votre poème m'a rappelé la chanson de Pierre Bachelet...
Un ami qui s'en va
Ça met le cœur en bas

C'est du contemporain et je ne vous parlerai donc pas de métrique et autres carcans classiques. Restons-en sur le fond !
Le tercet final explique le pourquoi de ce départ prématuré... La solitude !
Pour ce qui est du dernier vers j'aurais mieux vu corde que chaine... mais le résultat est le même.

Au final, un bon poème sur l'amitié et la solitude...

   Tadiou   
11/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très émouvant. Pudeur et retenue. Délicatesse.

Et c'est terrible.

La chute est comme un énorme coup de massue, totalement inattendu.

Grandeur et misère de l'homme.

Petites perles distillées sur du noir. Mots ciselés.

Merci.

Tadiou

   Proseuse   
12/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Luz

Un thème difficile et l' aborder n' est pas chose aisée non plus !
votre texte s' y emploie bien , nous laissant dans la mélancolie, la nostalgie et peut-être aussi le regret du narrateur ( ami) de n' avoir pas pu anticiper cette solitude qui a fini par engendrer le désespoir et la mort !
Un poème touchant et lancinant, tout en douleur et tristesse !
Merci pour ce partage

   Anonyme   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien écrit, sans rimes forcées.
Le ton est juste et sans pathos.
J'aime notamment la deuxième strophe et plus particulièrement les vers suivants :
"La brise dispersa quelques paroles vaines
Entre l’odeur des fleurs et le bruit des fontaines."
La troisième strophe est peut-être un poil redondante par rapport à la toute première. Je pense particulièrement au vers suivant : "Les souvenirs affluent ; il pense à son ami"
Mais je chipote.
Un bonne lecture dans l'ensemble.

   Anonyme   
20/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une très belle composition sur un sujet lourd de conséquence mais à l'esthétique parfaite.

Le traitement de ce sonnet en catégorie contemporaine ne m'a pas dérangé tant la beauté des vers l'emporte sur la technique, presque inutile ici.

Un grand bravo !

Wall-E


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