Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Lylah : Effranger l’absence
 Publié le 19/09/17  -  15 commentaires  -  732 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur

Insomnie.


Effranger l’absence



Je ne suis plus

que moi



Éventuelle




Mémoire cernée de mots

à souligner de nuit





Que dire

puisqu’il faut taire

ce cri qui monte en torche

quand le sommeil des autres

ignore tout de l’urgence






Au large de la ville

des mains de solitude

effrangent le silence

oblique

des collines






Les yeux emplis de sable

j’accompagne l’absence

jusqu’au doute de l’aube

que l’horizon diffère

de fenêtre en fenêtre



 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Proseuse   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Votre poème est très beau et prenant et j' en ai apprécié la lecture, à une chose prêt .. la disposition qui nuit je trouve à l' entièreté du poème .. je sais, qu' une telle disposition peut par ailleurs montrer le temps - long- de l' insomnie, mais .. quand même , j' aurais préféré, comment dire ? que vous teniez cette insomnie plus en mains ! ... et nous la montrer ainsi, toute entière ! enfin, c' est peut-être un peu confus mais bon !
Merci pour le partage et à vous relire

   Donaldo75   
9/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Dès les premiers mots:
"Je ne suis plus
que moi"
le lecteur sent une forme de dépression.
Ce sentiment change un peu avec:
"Éventuelle
Mémoire cernée de mots
à souligner de nuit"
qui amène le thème de l'insomnie, celui mis en exergue dans l'incipit. S'il n'y avait pas ce dernier, alors le poème garderait un peu plus de mystère.

"Que dire
puisqu’il faut taire
ce cri qui monte en torche
quand le sommeil des autres
ignore tout de l’urgence"
Tout est là ! L'insomnie, c'est une forme d'angoisse, un cri inconscient dans le cerveau humain, un bruit sourd qui empêche de s'endormir, un mal existentiel, parfois. Ici, la souffrance est ressentie. Le lecteur lui-même la comprend, même si tous les soirs il s'endort tranquillement, d'un coup, sans jamais connaitre les affres des nuits blanches.

"Au large de la ville
des mains de solitude
effrangent le silence
oblique
des collines"
Une image très picturale, que je trouve adaptée.

"Les yeux emplis de sable
j’accompagne l’absence
jusqu’au doute de l’aube
que l’horizon diffère
de fenêtre en fenêtre"
La coutume tend à utiliser le sable dans les yeux pour définir une nuit blanche ou un manque de sommeil, ou le fait d'avoir envie de dormir. Ici, cette expression populaire est reprise pour introduire la source de l'insomnie, que ce soit l'absence ou autre chose, et la mettre en perspective avec la norme - de fenêtre en fenêtre - qui est bien sûr de dormir.

J'ai beaucoup aimé, à part la mise en forme avec ces sauts de ligne qui pénalisent la lecture, et, selon moi, n'apportent rien en termes de poésie, même visuellement.

   Ioledane   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'accroche pas spontanément avec ce type de poésie, et j'ai eu besoin de plusieurs lectures avant d'apprécier.

"Effranger l'absence" ou "effranger le silence" m'a paru un peu facile, un peu convenu - peut-être parce que j'ai dû écrire un jour un truc dans le genre.
Quant aux sauts de ligne, ils ne me semblent être là que pour 'meubler' l'espace.

Mais sinon, j'ai bien aimé :
"Que dire / puisqu’il faut taire / ce cri qui monte en torche / quand le sommeil des autres / ignore tout de l’urgence"
et
"l’aube / que l’horizon diffère / de fenêtre en fenêtre"

Au final, votre texte rend assez bien compte de ces longues insomnies trop pleine de pensées où vous vous retrouvez seul(e) avec vous-même.

   papipoete   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Lylah,
Ne pas chercher à comprendre, ne pas vouloir donner un sens concret à des vers ; mais en être frappé, émerveillé et envieux du maître de la plume, voilà ce que je dirais de vos lignes !
NB autant des averses, ou déluges de mots affalés sur le papier, m'effraient et je passe mon chemin ; autant ces touches délicates du bout d'un crayon bien taillé, m'émeuvent ; la dernière strophe particulièrement avec " ces yeux emplis de sable " !

   Marie-Ange   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui aurait mérité une autre présentation car celle-ci
lui nuit considérablement.

J'ai eu l'impression par instant que ma lecture hoquetait.
Aussi, cela ne m'a permis de complètement apprécier
votre écrit.

J'ai beaucoup aimé cette strophe-ci :

" Que dire
puisqu’il faut taire
ce cri qui monte en torche
quand le sommeil des autres
ignore tout de l’urgence "

Voilà, des mots frappants, qui tortillent mon ressenti,
ils sont prenants, être seule face à sa douleur.

Et puis de nouveau, cette strophe :

" Les yeux emplis de sable
j’accompagne l’absence
jusqu’au doute de l’aube
que l’horizon diffère
de fenêtre en fenêtre "

L'image retranscrite vous touche de plein fouet, les mots prennent toute leur signification, et amplifie cette impression de "douleur", de désarroi.

C'est un écrit qui ne laisse pas indifférent, il a ce côté prenant
qui crée l'émotion, des mots simplement poignants.

   FABIO   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour

Si la lecture est agréable, charmé par des mots qui sonnent, les métaphores sont un peu simplistes pour la plus part du poème.Et la disposition laisse a désirer.
Je ne ressens rien de particulier et l'émotion m"échappe, désolé je voudrais accrocher a vos lignes mais je n'y arrive pas , peut être sur un autre texte.

   Marite   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
La présentation dessert, à mon avis, la perception de l'expression poétique mais elle correspond tout à fait à ce mot du titre " Effranger" ... comme une nécessité de diluer " ce cri qui monte en torche " en la fragmentant.

   PIZZICATO   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" quand le sommeil des autres
ignore tout de l’urgence " j'aime beaucoup cette image, très expressive.

C'est à ce moment de la nuit, quand on voudrait dormir, que l'absence prend un malin plaisir à se manifester ; elle sait que c'est le moment où elle va nous harceler et que toutes nos pensées sont pour elle, longtemps... " j’accompagne l’absence
jusqu’au doute de l’aube "

   Pouet   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

Quel plaisir que de relire un peu de Lylah!

Peut-être pas la meilleure poésie que j'ai pu lire de l'auteur qui est en fort bonne place parmi mes préférés du site, mais cela reste très bon.

Une qualité d'écriture indéniable, comme toujours.

Je ne vais isoler aucun passage en particulier, l'ensemble est très cohérent, entre urgence et détresse.

Le ressenti est toujours aussi puissant.

Merci à vous.

   Brume   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah

La présentation ne me gêne pas du tout. J'aime ces moments de silence entre les mots.
Et puis j'ai lu et relu tellement les vers sont beaux, intenses, j'ai savouré leur douceur dans leur instant fragile.
Je n'ai rien à dire de plus.

   Damy   
20/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un régal de lecture.
Ah, si mes insomnuits pouvaient se livrer à l'écriture aussi féconde que la vôtre, leur blancheur se teinteraient peut-être de rose...

J'aime la présentation étirée de votre poème qui n'en finit pas de s'étirer.

La douleur de l'absence qui:
"effrange(nt) le silence
oblique
des collines"
jusqu'à douter de l'aube
m'a mis le cœur au bord des larmes. Elle est si bellement exprimée.

Il est 03h, ma muse est mon absente et la vôtre la comble.

Merci Lylah !

   Zorino   
20/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Lylah,
L'écriture a décidément ses mystères qui parfois m'échappent. J'ai lu une première fois votre poème, je n'ai absolument rien compris (bon, je dois souligner que je l'ai lu à 7h du mat, l'estomac et la tête vides) et malgré cela, j'ai adoré. La forme y est sans doute pour beaucoup mais l'atmosphère qui s'en dégage m'a, le temps de quelques instants, transporté je ne sais où.
Après une seconde lecture, tout le sens profond m'est alors apparu et j'en suis resté comblé.
Suite à ça je suis allé relire le texte que j'ai conclu hier, et bien figurez-vous que j'ai bien failli glisser le document à la corbeille. C'est malin ! :)
Je plaisante, bien sûr.
Quel talent ! Bravo !
Merci pour ce beau partage

   jfmoods   
22/9/2017
"Je ne suis plus
que moi"

La locution restrictive déroute tout d'abord la lecture. Écrire "Je suis moi", c'est s'éprouver comme un tout, comme une entité pleine avec laquelle on se confondrait. Pour la poétesse, s'éprouver, c'est éprouver un manque fondamental à être, l'impossibilité d'un comblement. "Je ne suis plus que moi" laisse entendre qu'en un jour lointain j'ai bien dû être moi, mais qu'au fil du temps, des épreuves traversées, un délitement s'est installé.

"Éventuelle"

Non pas réelle mais éventuelle. La locutrice ne saurait véritablement revivre qu'à la condition d'avoir recouvré ce manque. Pour l'instant, son existence se trouve suspendue.

"Mémoire cernée de mots
à souligner de nuit"

Bouée de sauvetage, la parole doit se libérer pour témoigner de cette expérience, douloureuse, marquée par la déliquescence.

"Que dire
puisqu’il faut taire
ce cri qui monte en torche
quand le sommeil des autres
ignore tout de l’urgence"

Cependant, s'éprouver dans l'échange c'est se confronter à la différence radicale, c'est s'exposer à l'incompréhension fondamentale de tous ceux qui s'éprouvent entiers, à qui le sommeil apporte la paix de l'âme. L'insomnie de l'entête n'est que l'un des symptômes d'une incomplétude qui vous immole comme un feu.

"Au large de la ville
des mains de solitude
effrangent le silence
oblique
des collines"

C'est donc bien en se positionnant hors du monde, en s'installant en écriture, que la locutrice va s'efforcer de défricher ses terres intérieures, d'attaquer de front ses zones d'aspérité.

"Les yeux emplis de sable
j’accompagne l’absence
jusqu’au doute de l’aube
que l’horizon diffère
de fenêtre en fenêtre"

Le sable métaphorique dont il est question ici n'est certes pas celui qui marque la fin d'un sommeil réparateur. Il est bien celui du désert que le regard arpente sans fin, dans un temps qui s'étire sans apporter, à celle dont la soif ne trouve à s'étancher, l'improbable oasis d'une complétude retrouvée.

Merci pour ce partage !

   Alcyon   
22/9/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour

un poème comme je les aime
des vers courts
sans ponctuation
des mots justes et forts
vous dites l'essentiel avec de très belles images
particulièrement

Que dire
puisqu’il faut taire
ce cri qui monte en torche
quand le sommeil des autres
ignore tout de l’urgence

je salue la performance

un grand merci pour ce partage

   jhc   
30/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Lylah,
Très bon.
J'isole le dernier tercet.
Dans la première partie, je comprends la présentation par rapport au titre. ça pourrait être discuté mais l'essentiel est là: l'absence est tangible.
Je ne vais pas tout citer. "Les mots à souligner de nuit". C'est superbe!

le dernier tercet pourrait être un haïku.
Grand écart. Passer de la plus égocentrée des souffrances à l'éloignement progressif. Une distance s'installe.
J'aime beaucoup.
jh


Oniris Copyright © 2007-2017