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| Curwwod
30/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un poème qui me fait penser à "la naissance de Vénus" de Botticelli et bien sûr à la légende de la naissance d'Aphrodite de l' écume de la mer. C'est gracieux et fluide. Toutefois je m'interroge sur le caractère que vous prêtez à la déesse : "Elle voulait rester tout au fond de l'opaque,/Abyme du silence au creux paradisiaque,/Mais nul ne sut jamais tous ses songes amers." "Il ne pouvait cacher la déesse maudite.". Les deux dernières strophes rompent avec l'atmosphère éthérée des deux premières et l'on ne saisit pas trop ce changement de tonalité qui prête à la déesse des sentiments ou un caractère tranchant avec ce que l'on attend d'elle: la grâce, la beauté, l'amour.
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| jf2
5/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un poème très bien construit dans la forme néo-classique.
Les deux premières strophes sont plaisantes avec de belles images et métaphores du bord de mer (sirène, bergère, dentelle légère, soleil d'écume). On passe ensuite sur l’image de la déesse, joliment décrite (étoile d’argent) mais néanmoins ambiguë (déesse maudite, Mais nul ne sut jamais tous ses songes amers). Le reproche que je ferais est l’absence de prise de risque avec des images et métaphores très classiques. |
| Passant75
5/10/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime bien
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Le poème m’a d’abord séduit par son atmosphère marine et mélancolique. Les images de l’écume, de l’azur et de l’argent composent un paysage très visuel, qui évolue progressivement vers une apparition mythologique avec Aphrodite. L’ensemble possède une vraie cohérence d'atmosphère et une belle intuition centrale, faire progressivement surgir Aphrodite d'un paysage marin, puis révéler derrière sa beauté une mélancolie mystérieuse. On n’est pas chez Botticelli, mais il m’a été difficile de ne pas y penser. Mais pourquoi Aphrodite serait-elle maudite ?
J’ai apprécié la musicalité, la construction en mouvement et l'utilisation intéressante de l'anadiplose. J’ai moins apprécié une certaine tendance à l'image recherchée, avec quelques expressions qui m’ont semblé quelquefois dictées par la rime. Certaines images paraissent trop recherchées et nuisent à la fluidité, notamment « l’aimable bergère » ou « tissu diligent ». Le sens de certains passages m’est alors apparu obscur. Le poème est donc séduisant par son imaginaire et sa musicalité, mais je suis certain qu’il gagnerait en force avec des métaphores plus précises et moins artificielles. |
| Ornicar
7/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Poème de bord de mer ? Oui. Entre rêve et réalité ? Oui. Ce sont de belles "visions", en bleu et blanc, que nous offrent ces vers. J'ai bien aimé le mouvement de rêverie qu'ils dessinent : de la vague à l'écume, puis de l'écume au cil, enfin du cil à la déesse, avec ce joli vers final qui clot le poème sur un mystère : "Mais nul ne sut jamais tous ses songes amers". La construction rend sensible le voyage intérieur du narrateur. On voit le processus à l'oeuvre, l'esprit qui prend le relais des sens. Vision sensible au départ, vision mentale ensuite, et donc visions plurielles pour finir.
Ornicar |
| Donaldo75
7/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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De belles images dans une poésie inspirée, voici comment je pourrais je pourrais résumer mon impression de lecture. Les vers coulent bien, le pictural fait penser à des tableaux de la Renaissance italienne. La forme compose bien le fond. La rime elle-même invite à une sorte de musicalité.
C'est réussi. Bravo ! |
| LeChevalier
15/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Une seule synérèse (« paradisiaque ») et hop, néo-classique. Mais l'autrice le savait, puisque le poème avait bel et bien était proposé dans cette catégorie. Bon, personnellement, je trouve ce [zjak] moins beau, mais il est certain qu'à cet égard je suis dans une franche minorité.
Les rimes embrassées ne sont pas ici une simple frivolité dénuée de sens. Non, la même logique est respectée dans la construction du poème : très souvent, le début de la strophes fait écho à la fin de la strophe précédent. Un peu comme dans les vieux livres, où à la fin de chaque cahier de pages on retrouve, imprimé tout en bas, le premier mot du cahier suivant. En parlant de vieux livres, qui nous enivrent de leurs parfums et nous font d'autant plus détester tout ce qui est neuf et prétentieux, je ne peux pas ne pas admirer les références mythologiques de ce poème. Evidemment, il faut commencer par Aphrodite (j'en sais quelque chose), mais on retrouve également une sirène et, plus discrète, une bergère qui fait penser à la Chloé qu'aima Daphnis. Ici je prends une pause dans la rédaction de mon commentaire pour contempler quelques belles peintures du Siècle d'or. J'ai beaucoup aimé l'ultime strophe qui nous plonge dans l'intimité des pensées d'Aphrodite. C'est une manière très intéressante de renouveler le thème mythologique, d'autant plus qu'on a rime « opaque / paradisiaque » qui est rare sans pour autant nous faire sursauter de surprise, effet tout à fait indésirable dans le contexte d'un poème aussi élégant et calme, rempli de références à des matières nobles : azur, argent, dentelle... Merci et au plaisir de vous lire en publication ou en commentaire ! |
| Cristale
15/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour MarieL,
Une écriture agréable, riche en images et en sonorités, les éléments marins mêlés à la mythologie créent une atmosphère onirique et mystérieuse soulignée par la délicatesse de l'anadiplose strophique. Quelques expressions : "le cil bleu l'entourant", "en tissu diligent", me semblent quelque peu obscures et atténuent l'effet images poétiques mais j'ai sans doute une vision déficiente qui s'éclaircira lors d'autres lectures de ce très joli poème. Attention toutefois à l'usage redondant des "en" et des "au(x)" qui sont un tremplin de facilité appauvrissant le langage versifié. Le dernier vers me semble tiré vers la rime pour répondre à "mers" et tombe un peu à l'eau, si je puis dire. Bien sûr que oui, j'ai aimé ce poème comme on admire une aquarelle marine, et surtout, que mes quelques remarques n'en ternissent pas la peinture poétique. Au plaisir d'autres lectures de votre plume élégante. |
| Provencao
15/10/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour MarieL,
Sur ce rivage lent, imagé, crée alors de belles relations avec ce soir, perçu ou non, ainsi qu'avec les racines inconnues qui spontanément l'inspirent . J'ai beaucoup aimé cette réjouissance ou éparpillement, un déclin ou une lumière de la diversité de ses songes amers. Au plaisir de vous lire, Cordialement |
| Polza
15/10/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Dans l’ensemble, j’aime beaucoup votre poème.
J’ai moins apprécié certaines choses, je vais tenter de vous signaler ce qui m’a plu et moins plu… D’habitude, je n’aime pas trop les répétitions en poésie (pour les poèmes courts et bien que certaines répétitions soient quasi indispensables à certains poèmes). Dans votre poème, j’ai grandement apprécié la reprise d’un mot en début de quatrain qui apparaissait en fin de quatrain : « un soleil d’écume/L’écume dansait » « cil bleu l’entourant/Le cil bleu semblait » « la déesse maudite/La déesse rêvait ». J’ai moins apprécié d’autres répétitions, comme : « Le cil bleu semblait/Semblait surgir » (très proches, 2 vers les séparent) « Semblait surgir/en surgissant » (idem) J’ai également moins apprécié les « aux » et les « en » d’autant plus qu’ils se trouvent presque tous à l’hémistiche ! « lent aux montagnes/d’azur, en sirène/fière au détour/presque en/l’onde en/rêvait en/tout au/silence au » « Elle s’envolait presque en aimable bergère, Et le regard suivait le cil bleu l’entourant. » Je n’ai pas bien saisi à qui appartenait ce regard, pourquoi pas « Et mon regard » me suis-je demandé… Le troisième quatrain commence par « ô divine Aphrodite » pour finir par « la déesse maudite », je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher de penser à Woody (Woodpecker) Allen… Je n’ai pas vraiment compris (à part pour la rime) ce changement. Ou alors, maudite parce qu’inaccessible, le narrateur, la narratrice est frustré (frustrée) par la vision de ce rêve insaisissable… À part ça, je trouve que votre poème oscille assez bien entre rêve et réalité comme annoncé dans l’exergue. Certains passages me semblent peut-être énigmatiques, mais ce n’est pas un défaut en soi, c’est intrinsèque aux rêves après tout… J’oubliais, j’ai vraiment beaucoup apprécié « La déesse rêvait » il y a là une sorte d’inversion des rôles, on peut penser au début de ce poème que c’est le narrateur, la narratrice qui est dans un rêve (et c’est peut-être le cas), mais cette « déesse rêvait » vient joliment et intelligemment ébranler cette certitude, peut-être y a-t-il un rêve dans le rêve ou alors deux rêves qui se croisent ! |
| tome15545
17/10/2026
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"en sirène inlassable"
"en aimable bergère" "en tissu diligent" L'emploi de telles épithètes prépositionnelles me paraît ici abusif, même si on peut concevoir que ce soit un effet de style voulu. On retrouve souvent ce genre de formulation chez les poètes récréatifs parce que cela permet à l'auteur de produire une métaphore en remplissant le vers sans avoir à élaborer une syntaxe rigoureuse. Cela permet également d'aller aisément chercher sa rime, élider comme il faut à la césure, mais nous pouvons remarquer une quasi-absence de ce procédé dans nos anthologies poétiques. On peut lire, chez Cristale (dans Les sentinelles de l'aube) : "La roche éructe en brasiers ravageurs, Et l’océan libère ses dentelles" Qui tient du même procédé, à l'énorme différence qu'il n'y intervient qu'une fois et semble faire preuve de maîtrise, mais c'est cocasse, puisque les deux poèmes comparent la mer à de la dentelle. Il faut croire que l'écume des vagues, avec ses bulles, évoque de la dentelle pour plusieurs d'entre nous, et je n'y avais jamais pensé. Il faut dire que la mer devient un dépotoir envahi par les algues vertes qui pullulent parce qu'on gaze des cochons pour les manger. Le "soleil d'écume" est une très belle image du poème, légèrement affaiblie par "le flot d'azur" qui reprend la même structure un vers avant. Mais, pour moi, la grande trouvaille de ce poème, c'est "le cil bleu". Souvent longs, souvent grands, on les qualifie trop peu, ces cils, d'une manière qui active l'imagination. Ici, on sent que c'est d'abord une analogie qui a permis cela, une métaphore, mais les cils bleus tiennent encore quand ils se rattachent à un être, malheureusement ici incarné par un personnage encore et toujours mythologique. Les déesses, les dieux, les héros, n'a-t-on que cela pour rêver et voir une mer rêvée ? Je pense que c'est la façon la plus facile d'activer un imaginaire commun, parce que c'est du prêt-à-rêver, mais je préfère les vers sur mesure, la poésie de haut vertige. |





