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Poésie libre
Meaban : Les banquettes moleskine
 Publié le 15/02/10  -  11 commentaires  -  1194 caractères  -  185 lectures    Autres textes du même auteur

Solitudes, encore...


Les banquettes moleskine



Longtemps

Sur les banquettes moleskine
Des crème et rouges michelines
Le front collé, vitres qui tremblent
Lacis d’images qui s’assemblent

Lacis d’images.........Voie unique

Les poteaux noirs gercés de neige
Découpent en d’immenses tableaux
La croupe douce des montagnes
Sous la cambrure des sapins gris

Découpent en d’immenses tableaux. Hiver

Dans ce vaste compartiment
Un vieil enfant fuit en rêvant
Lancinement des roues métal
Martèlent mes années qui dévalent

Découpent en d’immenses tableaux.Hiver……..Voyage

Des gares hirsutes y flamboient
Où trottinent de vieux employés
Sifflet au bec, tremblants de froid
Sous des horloges arrêtées

Découpent en d’immenses tableaux.Hiver……..VoyageddddddStation

Peintures assourdies qui s’émaillent

Roides engelures

Solitudes


Sonnent dures les harmoniques

La neige en larmes m’adoucit…


 
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   Chene   
15/2/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour

C'est parti sur un poème T.E.R. : Un voyage qui s'annonce comme une réflexion sur soi et la solitude.
Tout le flux descriptif ne sert que de décor au ressenti solitaire du voyageur. Cette approche linéaire accentue la monotonie.

Quelques mots cependant concernant le rythme de ce poème.

Si le linéaire de la pensée et du voyage sont bien présents dans les mots, l'usage pour une lecture fluide de "e" obligatoirement élidés (pour cause de rythme des vers) donne une sensation de vocabulaire issu d'une conversation plus que d'un réel travail poétique. Alors qu'il y a visiblement une certaine recherche dans le choix des mots... Une simple lecture (ou relecture) à haute voix aurait permis de s'en rendre compte. Ou toutes les syllabes doivent être lues ou non... Ce choix n'a pas été fait... Dommage...

Un peu de travail complémentaire sur la métrique des octosyllabes et rythme et musicalité de ce poème "colleront" mieux au thème abordé.

Un ressenti général mitigé et un conseil : relire les principes d'accord des couleurs.

Chene

PS : merci pour la correction de "crème", invariant puisqu'il s'agit d'une couleur

   ristretto   
8/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
tout d'abord, le titre qui m'accroche :" moleskine" en fait j'adore ce mot - allez savoir ! un parfum d'enfance surement , un côté retro, -

puis ce voyage solitaire qui déroule une vie et ses ressentiments
même si le parallèle entre le train de la vie, la voie que l'on suit, peut paraitre déjà vu -- il me plait

les deux premières strophes sont mes préférées, avec leur musicalité - le tempo du train-

"Où trottinent de vieux employés " rompt le rythme, dommage
tout comme "Sonnent dures les harmoniques "

j'ai zappé à la lecture les mots isolés "voie unique, hiver, voyage, station" qui ne m'apportaient rien mis à part un arrêt obligé desservant le déroulé

une lecture émouvante - avec cette teinte de désespérance
que l'on retrouve sur le beau vers final
" La neige en larmes m’adoucit…"

   LeopoldPartisan   
8/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
beaucoup de délicatesse et de sensibilité dans cette évocation du passé. Beaucoup de musicalité aussi, cela m'a évoqué "les fontaine du casino" d'Yves Simon dont le père conduisait des trains et des michelines.
Il y a un délicieux parfum d'antan un peu à la manière des premiers films d'amateur en couleur ou comme Jacquo Van Dormal avait filmé son "Toto le héros". Suranné mais tellement fort que le temps s'est comme arrêté sur ces visions de nos paradis perdus.

   Anonyme   
9/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour ! Ca pourrait aussi s'intituler Le vieil homme et le rail...
J'ai bien aimé ce retour aux michelines d'antan, crèmes et rouges, et à leurs banquettes moleskine, le tout empreint de la mélancolie du temps qui passe rytmmé par les harmoniques des roues sur le rail... Peut-on qualifier une gare d'hirsute ? Après tout, pourquoi pas...

   domi   
15/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
la neige en larmes m'adoucit", quelle belle chute !...
une jolie recherche dans ce poème, à partir des sensations...
j'ai aimé les" horloges arrêtées"...
très bien rendu ce doux-amer... le paysage - et la vie - qui défilent, le froid qui pétrifie... et cette grâce à la fin

   ANIMAL   
15/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je crois qu'il faut avoir connu la belle époque des michelines pour savourer pleinement la portée de ce poème. C'est mon cas dans les Alpes.

Les images évoquées sont d'une exactitude de montre suisse et ne peuvent que m'interpeller, ramenant à ma mémoire mille souvenirs.

La forme libre convient à merveille. J'aime "Voie unique", comme la vie qui défile sur des rails sans possibilité de retour autre qu'un coup d'oeil par dessus l'épaule.

Un très joli poème au charme certain.

   bulle   
15/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une belle évocation que j'aime beaucoup.

Des images vives, un défilement servi par le découpage.
Des effluves certains qui remontent.

Je trouve les mots adaptés : "Lancinement des roues métal", comme ici, par exemple.

Un agréable ressenti pour moi. L'effet nostalgie est bien présent.

   Anonyme   
19/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un taxidermiste suisse affirmait: "Les banquettes de moleskine colorent nos palpitants du calque de Giacometti, en départ de moiteur" (il a été censuré pour des raisons qu'on ignore)

pas fan des "effets caligrammes", je dois dire avoir apprécié cet écrit.
en ersatz de cuir, au solstice des moites heures.

un paysage sympathique, une lecture agréable.

   jaimme   
19/2/2010
J'aime:
ce "longtemps" solitaire, et la fin "Sonnent dures les harmoniques - La neige en larmes m’adoucit…". Très beau.
Mais je suis resté en gare. Le thème sans dote. Cette monotonie, tout à fait réussie, certainement, m'ennuie.
Je préfère ne pas noter car c'est le fond plus que la forme qui me rebute; et laisse donc place à ceux qui prennent place dans ce train.
Merci Meaban.

   Anonyme   
20/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un regard pictural pour quelque chose d'assez personnel, plutôt inusité. J'apprécie ça. Cette façon de livrer la poésie dans un écrin peu habituel.

   David   
23/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Meaban,

Être à l'intérieur d'un train dans un paysage enneigé, pour un enfant et quelques autres, c'est assez féérique, peut-être les premières virtualités pour ces passagers immobiles, les yeux par une fenêtre, qui pourtant se déplaçaient.


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