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Poésie classique
Meleagre : Le mobile
 Publié le 22/11/11  -  14 commentaires  -  721 caractères  -  331 lectures    Autres textes du même auteur

Hommage à un jouet.


Le mobile



Le bébé contemplait en rêvant son mobile
Au-dessus de son lit, qui s'agitait toujours.
Le calme mouvement de ce jouet fragile
Le berçait dans la nuit, embellissait ses jours.

Le garçonnet suivait, d'un regard malhabile,
Une voiture rouge, un navire au long cours,
Un gros hélicoptère ; et ce décor labile
L'amenait à rêver de départs sans retours.

Sans bouger de sa chambre, il traversait l'espace,
Et souriait sans cesse à l'univers qui passe.
Mais l'homme, une fois grand, ne s'en rappelle plus.

En laissant cet objet croupir dans une caisse,
Il oublie avec lui des morceaux de jeunesse ;
Tous ses rêves d'enfant lui semblent superflus.


 
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   Anonyme   
29/10/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Un sonnet: 2 premiers quatrains ABBA ABBA non respecté, il me semble.

Il oublie avec lui ( peut-être un hiatus)
Un garconnet qui rêve de départs sans retour, je ne suis pas convaincue...enfin!

J'aime bien la progression face à ce mobile: bébé, garçonnet et adulte mais la chute ne me surprend pas.
Le thème aurait pu être intéressant mais le tout me laisse sur ma faim.

   Damy   
17/11/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
"berçait...embellissait ses jours." Je ne trouve pas très heureuse la résonnance sé-sé-sé.
"En laissant cet objet": ces objets ?

Je trouve ce poème assez "gentillounet", sans plus. Bien sûr, il m'évoque: "Tous les hommes ont été des enfants mais peu s'en souviennent" ou "Qui a oublié son passé est condamné à le revivre" qui conseillent de garder la part d'enfant en soi. L'auteur a choisi au contraire, assez froidement, la fatalité: l'enfant en soi est "superflus" et c'est bien sûr son choix que je respecte. Mais dans ce cas, je ne sens que très peu l'émotion que j'aurais dû éprouver face à ce "superflus", ce poids lourd de l'enfance quand on est devenu adulte en quelque sorte.

   Raoul   
19/11/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Hommage à un jouet ?
Personnellement j'y vois les divagations d'un adulte qui se projette dans un bébé, le mobile n'étant pas le mobile…
Sur l'écriture en elle même, rien à dire, c'est tenu et bien que n'étant pas spécialiste, ça me semble birn fait. Ce qui me gêne c'est l'équilibre du texte, le positionnement de la rupture de ton et d'époque à la fin du premier tercet… Est-ce bien orthodoxe, je ne sais trop, ça m'a dérangé en tous cas.
Autre-chose, vous allez dire que vraiment je chipote mais encore une fois, ça m'a gêné, un enfant n'ayant pas de souvenirs avant l'âge de six ans, "les morceau de jeunesse" que lui évoquerait son mobile de berceau me semblent un peu capillotractés, (malgré la licence), j'ai du mal à adhérer à cette idée.
Pour moi, le tout se laisse lire sans déplaisir mais sans emballement non plus.

   pieralun   
22/11/2011
Commentaire modéré

   pieralun   
22/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bien sûr, on peut toujours se demander si un bébé est capable d'imaginer des départs sans retour: sans doute pas. Mais cela n'a que peu d'importance, et j'aime bien cette idée de l'adulte qui ne juge pas nécessaire de garder en lui ses rêves d'enfant.
Le traitement de ce poème est ultra simple.....peut-être à peine un peu trop.
Il n'y a rien à redire à la prosodie, les rimes croisées sont parfaitement admises dans un sonnet classique.
Quelques beaux vers:
- Le calme mouvement de ce jouet fragile
- Et souriait sans cesse à l'univers qui passe.
- ainsi que le dernier tercet
Le rythme est bon, le texte coule sans heurt.
Tout de même, il manque à ce poème un chouïa de magie que le fond, pourtant, devrait porter. Le réalisme des mots engendre la simplicité du texte, c'est une bonne chose; il manque quelques adjectifs ou autres en léger décalage avec la réalité. " choisit les mots avec quelque méprise" ou un truc du style " où l'indécis au précis se joint" disait Verlaine.
Il en manque un peu d'indécis à ce texte qui reste bon à mon goût.

   Anonyme   
22/11/2011
Ce sonnet ne m'est pas tout à fait inconnu.
Le sujet est sympathique et ne manque pas d'originalité.

[edit] Dans un premier temps j'avais compris que chacun des quatrains évoquait un âge différent du petit garçon. Ce qui perturbait un peu la fluidité de la lecture.

Par la suite j'ai compris que la voiture, le navire et l'hélicoptère étaient des éléments du mobile. Dès lors le texte apparait fluide et bien construit.

La méprise vient de ''garçonnet'' qui peut être utilisé aussi bien pour désigner un âge différent du personnage que pour éviter la répétition de "bébé". Peut-être "enfançon'' eut en ce dernier cas mieux convenu en évitant l'ambiguité.

J'ai bien aimé l'apparente banalité de ce vers
"Mais l'homme, une fois grand, ne s'en rappelle plus."

Il faut lire et relire ce poème pour en apprécier la simplicité douce-amère.

   Anonyme   
22/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Meleagre ! Tout d'abord la prosodie classique est ici parfaitement respectée y compris les rimes alternées dans les quatrains et l'absence de hiatus.
Pour ce qui est du fond, je suis plus réservé ; je comprends très bien le cheminement du berceau à l'âge adulte mais, tu voudras bien m'en excuser, je trouve que ça manque pour le moins de poésie. Il y a quelques expressions un peu simplettes qui demanderaient à être retravaillées : au dessus de son lit, sans bouger de sa chambre, une fois grand... pour les principales.
Enfin le titre n'est peut-être pas non plus très bien choisi. Pourquoi plus le mobile que la voiture rouge ou le navire ?
Je suis bien en peine d'accoler une appréciation quelconque à ce poème. Très bien pour l'emballage, moyen pour son contenu !
Au plaisir de lire ton prochain sonnet en sachant que tu peux faire bien mieux.

   Anonyme   
22/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La lecture de ce sonnet me fait faire quelques remarques :
Le « contenant » : Je note deux rimes obtenues à partir de mots parents : « toujours » (contraction de « tous les jours ») et « jours », ce qui n'est pas très heureux. Et j'ai une question, le ABBA ABBA des quatrains est-il, oui ou non, une contrainte du sonnet classique ?
Le « contenu » : l’idée globale est assez intéressante, qui voudrait montrer que l’adulte oublie ses rêves d’enfants, les jugeant superflus, alors qu’ils ont enchanté son jeune sommeil et sa vie balbutiante. Et qu’il y aurait peut-être beaucoup à gagner de les préserver de l’oubli. Bien sûr, c’est là une gentille vue de poète, car ces rêves de très tendre enfance sont irrémédiablement voués à l’effacement de la mémoire.
En ce qui concerne l’écriture et le style, je note quelques petits défauts :
- Il manque des virgules, dans le premier vers. D’abord, pour séparer « en rêvant » de « son mobile ». Le bébé ne rêve pas son mobile. Et une autre afin de cloisonner clairement le complément de lieu « au-dessus de son lit », car la phrase, telle qu’articulée ici, est un peu ambiguë quant à « qui s’agitait toujours ».
- Le son calmeu-mouvement sonne mal à mon oreille.
- « Un regard malhabile » ne paraît plutôt mal dit. Ce me semble surtout une nécessité de rime.
- En inversant « voiture rouge » en « rouge voiture », le son voitureu-rouge aurait pu être évité.
- Au second tercet, je pense qu’il aurait fallu écrire :

« En laissant « ces » objet croupir dans une caisse,
Il oublie avec « eux » des morceaux de jeunesse ;
Tous ses rêves d'enfant lui semblent superflus. »

Car, auparavant, plusieurs objets ont été énumérés (voiture rouge, hélicoptère, bateau au long cours).

   Anonyme   
22/11/2011
Commentaire modéré

   David   
22/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Meleagre,

J'ai compris que "un" mobile supportait en fait la ronde des divers objets cités : Le mobile serait constitué d'une voiture, d'un navire et d'un hélicoptère, suspendus et tournant pour endormir l'enfant. C'est trois moyens de locomotion, déjà comme une promesse des merveilles du monde dans lequel il vient de naitre, sans doute depuis peu de temps. La berceuse, même mécanique, renvoie au tous premiers âges de la vie.

Il y a un équilibre, funeste, entre la fin des quatrains et des tercets. Si un enfants peut rêver de départ sans retour, c'est aussi un exil ce genre de voyage, qu'un adulte n'entreprendrait pas à la légère. C'est le même exil, de l'enfance cette fois, qui ressort à la fin des tercets.

Le titre est aussi curieux, quelle est le "mobile" de l'adulte, qu'est-ce qui le fait tourner, lui, ou s'endormir. S'il n'a ni navire ni hélicoptère, une voiture est plus courante, et il en est bien libre d'aller où bon lui semble.

Je trouve que c'est un poème sur les contradictions de la liberté, que des objets peuvent matérialisé un temps, sans jamais l'incarner véritablement et totalement : l'adulte a les machines mais n'a plus les rêves de ce que l'enfant voulait en faire d'après leurs miniatures.

   Eskimo   
22/11/2011
Commentaire modéré

   Miguel   
23/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème qui me parle. Qu'importe qu'un bébé n'ait pas encore de rêves d'évasion : ils les aura bien vite. Bonne idée que ces moyens de locomotion, pour évoquer l'ailleurs. Belle évocation de l'ingratitude de l'adulte pour les objets qui charmèrent son enfance. Je me souviens d'avoir, à douze ans, sous la pression d'une grande personne, jeté mon nounours d'enfant, qui dormait depuis longtemps dans un coin mais qui du moins était là. Pour ne pas le mettre à la poubelle, je l'avais déposé sur le siège arrière d'une vieille auto abandonnée dans un terrain vague, comme dans une sépulture ; il ya longtemps que tout cela est bétonné, et je regrette encore ce geste d'abandon. Voilà ce que ce sonnet me rappelle, pardon de radoter.
Je ne suis gêné que par la construction "s'en rappelle" : le verbe "rappeler" exige un COD et n'accepte pas de COI, contrairement à "se souvenir". Peut-être le futur "ne s'en souviendra plus", anticipant la suite, résoudrait-il ce problème de grammaire.

   Mona79   
26/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Méléagre. J'ai apprécié ce gentil sonnet, frais comme un souffle d'enfant. La prosodie est bonne, car les rimes embrassées des quatrains sont tout à fait permises.

Tu aurais pu mettre "mais l'homme, une fois grand, ne s'en souviendra plus" au lieu de "ne s'en rappelle plus". Mais ce n'est qu'un détail.
"Au-dessus de son lit, qui s'agitait toujours."
On peut aussi penser que c'est le lit qui s'agitait toujours. Même si l'on sait que c'est le mobile, il aurait peut-être été plus explicite de mettre : Au-dessus de son lit, il s'agitait toujours.

J'aime particulièrement ces deux vers :
"Sans bouger de sa chambre, il traversait l'espace,
Et souriait sans cesse à l'univers qui passe."

La chute est nostalgique, comme il se doit. Qui ne regrette pas ses rêves d'enfant ?

   Meleagre   
27/11/2011
Quelques réponses à vos commentaires ici

   Anonyme   
29/11/2011
Dans ce poème c'est une tranche de vie qui passe du bébé au garçonnet et enfin l'homme. C'est curieux ici le constat qui est fait sur les souvenirs de jeunesse. Il semble ne pas avoir le sentiment de s'être construit dans sa jeunesse. Un poète trop rêveur qui tire un passé amer sur l'univers merveilleux qui a été le sien. Que peut-on espérer de mieux? Sinon quoi proposer d'autres?
J'aime moyennement dans la mesure où le poème propose rien et n'explique pas le pourquoi! Sinon, il est bien construit.
merci pour le mot "labile "que je connaissais pas.

   Anonyme   
28/1/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
"Bébé" est un terme vraiment familier !
Deux première strophe sans aucun "donné à voir" - On s'ennuie .
La fin est une morale, elle ne donne pas plus à voir.
Nous avons réellement deux mondes distincts, celui de l'enfance et de l'adulte. Une corrélation entre les deux - même si elle gâche le message original - laisserai le lecteur d'avantage en rêverie

   Anonyme   
29/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai lu et relu, mon impression reste même, votre écrit est froid, pesant.

Vous semblez bien "désabusé" dans vos propos.
Il apparaît que l'enfant devenu adulte a bien du mal avec cette vie.
Reviens souvent l'opposition "En rêvant" et la réalité "Toujours
ses rêves d'enfant lui semblent superflus".

Il y a ce mal être récurant, comme un leitmotiv, qui laisse son empreinte dans vos écrits, elle s'impose sempiternellement
comme une obsession.

Vous employez de même en vocabulaire particulier pour parler des objets abandonnés de l'enfance (en laissant cet objet croupir dans une caisse), cela m'a interpellé.

La forme est toujours aussi plaisante à lire. J'ai moins accroché
sur le fond.


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