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Poésie néo-classique
Melenea : Ruines
 Publié le 28/06/08  -  3 commentaires  -  1604 caractères  -  19 lectures    Autres textes du même auteur

Chaîne humaine.


Ruines



Nous sommes tous les maillons d’une chaîne humaine
Bourgeon d’un bourgeon, assumant la permanence
Porteur de l’héritage que le temps égrène
Siècles après siècles, donnant acte de présence
Aux ouvrages des civilisations anciennes
Témoins multiples, des grandeurs et décadences
Vieilles pierres, que nos pas vifs, foulent sans gêne
Cherchant le répondant, de notre histoire dense

Nous sommes les trésoriers de notre mémoire
Aux jalons des ruines, fantômes du passé
Se déchiffrent les vies, dans les strates miroirs
En réflexion du pinceau, dégageant les faits
Les vestiges nous font, l’offrande provisoire
D’un riche patrimoine commun, partagé
Sur les édifices chantant toute la gloire
Des peuples aux us et coutumes révélés

Nous sommes chacun l’unique dépositaire
Du legs posthume des mortes générations
Soulevés par le flux, du testament des pierres
Touchés par les rémanences en impressions
Réceptacles intimes, des beautés transfères
Transcendant la frange du temps, des perceptions
Dans ces lieux immortels, vivent les tutélaires
Antiques gardiens en charge de transmission…

Nous sommes tous les maillons d’une chaîne humaine…
Graine d’une graine, minuscule entité
Au milieu des ruines, les titans se déchaînent
En souvenirs anciens, légendes de hauts faits
Reste le sillage de cités souveraines
Des arts perdus sur le fil des ombres perlées
Dans le babil du vent caressant son domaine
Recouvrant de sable les sibyllins secrets…


 
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   Anonyme   
30/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Fantastique dans l'écriture. C'est mon coup de cœur aujourd'hui... c'est très beau, on voit qu'il y a beaucoup de travail avec des rimes bien choisies et puis une parfaite construction même si j'ai eu peur au départ. Je te félicite j'ai vraiment aimé ce petit moment face à ce poème.

   marogne   
5/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui, le fond est généreux, et la forme maîtrisée. C'est quelque chose qui parle à notre fond de culture occidentale. La difficulté restera sans doute à atteindre, via les ruines, la pensée de leurs architectes.

Pourquoi "occidental"? Parce que j'ai été frappé de la facilité que j'ai constatée en asie, d'oublier, plutôt de ne pas faire grand cas de ce que l'on appelle chez nous le patrimoine architectural; sans doute parce que les constructions ayant été de tout temps en bois, il fallait accepter de les voir disparaitre dans les flammes de temps en temps. Bien sur celà change maintenant, mondialisation! et même en chine, on commence à donner des signes de respect....

   Anonyme   
28/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C'est texte fort bien écrit, très intense, dense, mais il ne pas communiquait de sentiments, seulement de la réflexion.

Ce poème, après lecture pousse à s'interroger, il pourrait donner lieu à un débat, mais qui serait bien trop long ici.

Je salue ici une forme de qualité, ainsi qu'un fond qui ne manque pas d'intérêt, captivant. J'en retiendrai la troisième strophe qui me semble plus appropriée à un certain ressenti :

" Nous sommes chacun l’unique dépositaire
Du legs posthume des mortes générations
Soulevés par le flux, du testament des pierres
Touchés par les rémanences en impressions
Réceptacles intimes, des beautés transfères
Transcendant la frange du temps, des perceptions
Dans ces lieux immortels, vivent les tutélaires
Antiques gardiens en charge de transmission…"


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