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Poésie contemporaine
MFAYARD : Goûts et odeurs
 Publié le 30/09/17  -  9 commentaires  -  883 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Tempête avant échouage.


Goûts et odeurs



Tu as le goût suave et puissant
Des sucs exsudés de ton sexe
Quand tu exploses en jouissant
À l’extrême de ton vertex

Tu as le goût d’une eau sauvage
Celle qui perle à ton aisselle
Et qui maquille mon visage
De gemmes à saveur de sel

Tu as le goût chaud du péché
J’ai l’odeur froide du remords
Qui échoue à me détacher
De nos lubriques corps-à-corps

Lorsqu’après je retourne au port
Ainsi soûlé de senteurs fauves
Je prends effroi de nos transports
Et je conduis comme on se sauve

Dans l’habitacle de l’Opel
Je sens mes mains, je sens mon corps
J’ai l’affection des infidèles
Pour qui l’odeur naît du remord

Donc je fume des cigarettes
Et souffle la fumée sur moi
Mais nom d’un chien que j’ai l’air bête
Et ce que j’ai honte de moi


 
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   Provencao   
10/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Veritable tempête fortement bien écrite. ..pas facile...il fallait oser.
Moi j'y ai lu, après plusieurs lectures, l'écho d'une histoire humaine, ayant pour mobile: la liberté, les défis et peut-être même à son extrême une forme d'idéale.

Les mots :" péchés, remords, fauves..." expriment une liberté, une compétition, une course au toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort....assez destructeur, assez dechirant comme la tempête.

Tableau assez pessimiste où: "Donc je fume des cigarettes
Et souffle la fumée sur moi
Mais nom d’un chien que j’ai l’air bête
Et ce que j’ai honte de moi"
Peut-être pour contenir et repousser cet "echouage"

Fort cheminement presqu'irrésistible.
Au plaisir de vous lire.
Cordialement

   socque   
12/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je trouve bien vu le contraste entre la sensualité, la jouissance des premiers quatrains et le morne remords qui empare le narrateur ("soûlé") ensuite. Je regrette que le mot "remords" apparaisse deux fois dans le poème, je pense que c'est une de trop, l'insistance devient trop évidente à mon sens.

Le rythme d'octosyllabes est peut-être trop régulier, trop tranquille pour exprimer les orages traversant le narrateur... Je me dis que ç'aurait pu être intéressant de bousculer un peu tout ça pour mieux suivre ces tourments, plutôt que de répéter le mot explicitement central au thème. Cela dit, j'aime beaucoup les deux derniers vers, dont la trivialité se pose en contraste avec le lyrisme des deux premiers quatrains : après l'évasion, le retour à une réalité désespérément banale. Au final, pour moi, un texte expressif qui dit avec efficacité ce qu'il a à dire, mais sans chercher suffisamment, à mon goût, à lier forme et fond.

   Louison   
13/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Je trouve les choses dites trop crûment :

Tu as le goût suave et puissant
Des sucs exsudés de ton sexe
Quand tu exploses en jouissant
A l’extrême de ton vertex

pour moi, la poésie est plus belle quand les idées sont suggérées, là ça ne me plaît pas.

Dans la dernière strophe, la conjonction donc est lourde.
Pas terrible non plus les deux derniers vers, trop de conjonctions.

Je pense qu'il y a matière à quelque chose mais trop de lourdeur

   leni   
30/9/2017
MFAYARD

Dés les premiers vers j'ai pensé à LA MARINE de Paul Fort
Y a dans la chambre une odeur d'amour tendre et de goudron
Vos quatre premiers vers parlaient autrement

Tu as le goût suave et puissant
Des sucs exsudés de ton sexe
Quand tu exploses en jouissant
À l’extrême de ton vertex

Je n'ai pas accroché du tout

et tout est à l'avenant ce texte n'est pas pour moi

désolé à une prochaine fois

LENI

   PIZZICATO   
30/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
A la lecture des deux premières strophes, le côté " lubrique " un peu trop ...détaillé à mon sens, a manqué me faire décrocher.

Puis ces deux vers : "Tu as le goût chaud du péché
J’ai l’odeur froide du remords " m'ont incité à poursuivre.

"Je sens mes mains, je sens mon corps
J’ai l’affection des infidèles "
Une fois le désir assouvi, naît le remords". Je pense qu'il est question ici d'adultère (?).
" Donc je fume des cigarettes
Et souffle la fumée sur moi " Il est préférable de dispenser l'odeur du tabac plutôt que celui de la luxure, lorsque " l'on retourne au port "...

   papipoete   
30/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour MFAYARD,
Les 4 premières strophes sont " ohhhhhhhh " et l'on savoure vos vers avec délectation, relatant cette nuit de folie ...
NB mais soudain, on croirait qu'une autre main que la vôtre a pris votre plume pour écrire la suite, et fin !
C'est étonament " prosaïque, tout d'un coup ( dans l'habitacle de l'Opel ... ) et cette partie est très décevante .

   Damy   
1/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Pour moi, ce poème m'envoûte d'abord dans une belle sensualité, mais à partir de l'Opel, j'ai l'impression malheureuse de tomber dans la vulgarité.
Est-ce un effet recherché par l'auteur ? Peut-être mais je n'en saisis pas l'intention: je n'arrive pas à m'asseoir sur la place du passager.
J'en reste aux magnifiques premiers vers:
"Tu as le goût suave et puissant
Des sucs exsudés de ton sexe"

   Cat   
3/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour MFAYARD,

J’aime ce poème fauve. Dans sa première partie, il exalte les goûts et les odeurs d’un corps à corps puissant emporté dans des transports qui fatalement vont finir, dans la deuxième partie, par cultiver les senteurs et les vapeurs du péché.

J’aime la passion exacerbée qui émane de vos mots. Quelle meilleure métaphore, que le plaisir charnel, pour mettre en exergue la fulgurance d’actes touchant au sublime avant de s’abîmer dans le remord et la culpabilité.
Cruel dilemme.

La première strophe est belle. Elle parle du plaisir poussé à son paroxysme. Et seulement du plaisir.

Après, vient le dégoût de s’être laissé aller.
Cela me donne des envies fortes de consolation.

Un poème tempête, qui dit les choses comme elles sont pour qui est habité de passion et d’extrême, où il ne faudrait jamais avoir besoin d’écran de fumée…

A vous relire
Merci

Cat,
passionnée, of course

   Antinoos   
3/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une vision réaliste de la chose sexuelle, du remords d'un probable adultère, ou au moins de la conscience d'un manque de sincérité, dégagés des habituels poncifs sentimentalo-romantiques : c'est bien vrai qu'il y a des aspects déplaisants dans l'acte amoureux (la sueur, les odeurs fortes, les matières exsudées...) ! ; en outre, le locuteur n'est pas tendre pour lui-même. Il y a une volonté de contempler les choses fixement (la femme transie par le désir assouvi, la part de lâcheté de tout homme qui prétend aimer) telles qu'elles sont : voilà qui m'a intéressé dans ce petit poème pas mal ficelé, pour moi.

Le rajout de la ponctuation renforcerait le propos, selon moi.

A.


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