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Poésie libre
MFAYARD : Soleil
 Publié le 03/12/17  -  8 commentaires  -  463 caractères  -  166 lectures    Autres textes du même auteur

Soleil d'été sur son sommeil.


Soleil



Il est venu d'Orient dans un ciel sans nuages,
Il a traversé la fente du volet,
Il a dessiné sur ton corps nu la dentelle du rideau,
Il a accroché au duvet de ton visage des paillettes d'argent,
Il est descendu caresser le galbe de ton sein,
Il a serpenté aux reliefs de ton ventre,
Il s'est perdu au versant de ta forêt brune,
Il y a trouvé ta source et a bu ta rosée.

Ce matin, je suis jaloux du soleil.


 
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   Queribus   
16/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

je suis très agréablement surpris, en ce début de journée, par la qualité de cet écrit dont la forme, à mon avis, se rapproche plus de la poésie libre que de la poésie en prose. Le texte est court mais très dense avec un "vers" qui clôture très habilement votre écrit. Sa simplicité, ses images réalistes devraient plaire à tout le monde.
Vous l'aurez compris, j'ai tout de suite accroché à votre poème et je pense que beaucoup feront la même chose.

Bien à vous.

   socque   
18/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Tout simple, sensuel, évocateur. Je trouve réussie cette assimilation du soleil à un séducteur... L'anaphore "Il a" est peut-être trop insistante à mon goût ; c'est mon goût.

   Corvus   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte simple à la compréhension selon moi, évocateur, sensuel et chaud, mais le "Il a" récurent me semblerait peut-être trop lourd, à voir si l'on peut tourner cela autrement ? Merci pour la lecture !

   PIZZICATO   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Très coquin, le soleil ce matin !
Son... parcours est narré de façon élégante et sensuelle.

" Il a dessiné sur ton corps nu la dentelle du rideau,
Il a accroché au duvet de ton visage des paillettes d'argent "

Pour ma part, je trouve ce "il " trop présent ; il pourrait être éludé pour certains vers.

   papipoete   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour MFAYARD,
Il ne faut pas louper le 1er vers, car on pourrait prendre peur pour celle qui sur sa couche ne se doute de rien !
Mais comme c'est joliment amené ce rai de soleil, qui entre par la fente du volet, et fait comme " chez lui " dans la chambre de la belle alanguie !
Je suis toujours épaté quand un auteur parvient, en quelques lignes à raconter tant de choses, montrer tant d'images et créer autant d'émotion !
Vous êtes jaloux du soleil ? moi, je le suis de vous, en voyant ce que votre plume peut faire !
Le 4e vers ( même si les autres brillent aussi ) est mon préféré, et la répétition du " il " renforce la notion d'impertinence, dont fait preuve l'astre divin !
bravo à Vous !

   Ombhre   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème très sensuel, doux et agréable.
La répétition des "il" m'a toutefois un peu dérangé, cela alourdit inutilement le texte.
La chute et belle, et comme je comprend cette jalousie contemplative et presque espiègle.

Merci pour cette lecture.
Ombhre.

   Marie-Ange   
3/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Quel dommage tous ces "il", imposants, cela nuit considérablement
à ce poème prometteur.

Je n'arrive pas à occulter sa présence, placé ainsi en début
de phrase, ce "il" fait de l'ombre à ce qui le suit et pointe comme un manque de vocabulaire, le texte perd beaucoup en légèreté.

Libérez votre écrit de ces "il", qui l'écrasent, l'alourdissent, montrez-moi toute la délicate et sensible volupté de cet astre, qui se fait "polisson" à ces heures.

L'idée a beaucoup de charme, mais elle est bien mal exploitée.

   jfmoods   
4/12/2017
Ce poème en vers libres est composé d'un huitain et d'un monostique.

L'hommage impromptu (complément de temps : "Ce matin") rendu par l'astre du jour à la beauté de la femme aimée endormie devient, pour l'amoureux, par le caprice de l'inspiration poétique, la polissonnerie d'un rival.

Les verbes d'action, qui s'égrènent au fil des huit premiers vers, décrivent cette invasion, cette progressive prise de pouvoir.

La violation de l'intimité du couple ("Il a traversé la fente du volet") laisse bientôt place au débondement d'une sensualité (jeu de métonymies avec mouvement descendant : "ton corps nu", "duvet de ton visage", "le galbe de ton sein", "reliefs de ton ventre", "versant de ta forêt brune", "ta source", "ta rosée", toucher : "caresser", goût : "a bu").

La domination sans partage d'un adversaire à l'aura grandiose ("d'Orient dans un ciel sans nuages", "des paillettes d'argent") s'impose au locuteur (répartition des pronoms personnels : 8 "Il", 1 "je", poème présenté sous une forme clôturée : titre et dernier mot du texte).

En un dernier clin d'œil, l'homme amoureux simule alors la frustration ("je suis jaloux") devant ce concurrent entreprenant et insaisissable.

Merci pour ce partage !


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