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Poésie contemporaine
Miguel :  À Copélie
 Publié le 27/12/21  -  12 commentaires  -  967 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur

Pour ma chatte Copélie, que j'ai tuée en manœuvrant mon automobile.


À Copélie



Je l’avais trouvée un soir,
Au creux d’un chemin de vigne :
Pelage blanc, roux et noir ;
Pas plus grosse qu’une pigne.

Elle tenait dans ma main,
Et miaulait sa détresse,
Me fixant d’un œil humain,
Plein d’espoir et de tendresse :

Petit être de douceur
Aux prunelles mordorées,
Qui devait boire à mon cœur
Tout au long de quinze années.

Elle ne connaissait pas
D’autre pays que moi-même,
Trouvant le bonheur suprême
À ronronner dans mes bras.

Mais le sort me l’a ravie
Comme j’y songeais le moins,
Et c’est moi qui pris la vie
À l’objet de tous mes soins.

Les pleurs piquaient ma paupière,
Mon cœur gonflé pesait lourd,
Quand j’ai répandu la terre
Sur ses trois kilos d’amour.

Où brille à présent la flamme
De son doux regard, Seigneur ?
Pouvait-elle avoir un cœur,
Et ne pas avoir une âme ?


 
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   papipoete   
11/12/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
néo-classique
je l'avais recueillie, petite boule de poil abandonnée loin de sa mère, ma petite chatte Copélie. Elle n'avait qu'à me regarder, pour tout me dire et nous nous comprenions, nous aimions si tendrement.
Je t'ai sauvée d'une mort certaine ce jour-là, comble de mon malheur te l'ai donnée aujourd'hui sous les roues de mon auto...
NB comment ne pas passer à côté de cette histoire dramatique, où maître et chaton se procurant mutuellement tant de bonheur, nous livrent cette fin trop malheureuse !
je connus même aventure avec un de mes canaris, ( un des rares à venir tout contre moi ) quand lui donnant du miel revigorant, le cherchais au matin dans la volière, je le trouvai englué dedans, mort d'épuisement !
je ne vois pas de passage inférieur à d'autres sous vos jolis vers, aussi m'est-il difficile d'en choisir un ? la seconde strophe peut-être ? je ne suis pas fada de chat, ni chien mais là...
des heptasyllabes très rares en poésie, sans aucun accroc ! si la forme " classique " peut concerner cette métrique, je la vois se justifier amplement !
papipoète

   GiL   
18/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hommage simple, sobre et sincère à un animal qu’on a – et qui vous a – aimé, ce poème m’a touché. J’ai particulièrement aimé : « Qui devait boire à mon cœur / Tout au long de quinze années.» ou encore « Quand j’ai répandu la terre / Sur ses trois kilos d’amour. », ainsi que les deux derniers vers.

À mon sens le choix de l’heptasyllabe convient bien au sujet. À part la rime « lourd/amour » (et encore!), je ne vois pas ce qui empêche ce poème de figurer en classique.

Merci pour le partage,
GiL en EL

   Vincent   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Miguel

Je sais

Je suis de tout cœur avec vous

Vos mots égalent votre douleur

C'est vrai qu'ils doivent avoir une âme

tellement ils savent nous le montrer

et ils ne connaissent pas la méchanceté comme l'homme

merci

   Vero   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel

Un choix de l'heptasyllabe original, dont je ne suis guère habituée, mais qui passe bien à la lecture de ce triste hommage à Copélie , une première fois sauvée, mais qui aura connu une fin dramatique après quinze belles années de bonheur réciproque.

"Pouvait-elle avoir un cœur,
Et ne pas avoir une âme ?"

Oh, si, Miguel, un cœur et une âme.
J'en suis convaincue, mais c'est un autre sujet.

Un très bel ensemble bien triste mais si émouvant.

   socque   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est je crois votre choix de l'heptasyllabe qui me décide à commenter ; très approprié au sujet, l'impair, et vous parvenez à le faire couler comme allant de soi.

Je l'avoue, en Espace Lecture j'avais trouvé l'ensemble mièvre, ce qui est pour moi à peu près rédhibitoire, et le dernier quatrain m'avait rebutée (j'y reviendrai).
À la relecture après publication, je suis touchée. Noël est passé par là. J'aime bien le récit simple de l'amour entre Copélie – quel joli nom ! – et son maître. Mon quatrain préféré est le quatrième, selon moi très émouvant.

Mais le dernier quatrain ne fonctionne pas à mes yeux. Au-delà du fait que, ne pensant pas pour ma part posséder une âme, je trouve sans objet la question qu'il pose, j'estime carrément pataud le parallélisme de construction des deux derniers vers (parallélisme voulu, j'en suis consciente) qui vous fait répéter l'infinitif banal "avoir" exactement à la même place dans ces deux vers.

Je termine par une remarque de forme : cela me gêne toujours un peu quand une suite de quatrains se présente en rimes tantôt croisées, tantôt embrassées, sans que je distingue un schéma significatif dans cette alternance.

   Luz   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Miguel,

J'ai beaucoup aimé ce poème de tendresse et d'émotion.
Un passage m'a ému en particulier :
"Qui devait boire à mon cœur
Tout au long de quinze années.

Elle ne connaissait pas
D’autre pays que moi-même,"

Des larmes, presque, me sont venues. Comme à l'auteur, j'imagine en écrivant ces lignes.
Merci.

Luz

   Marite   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Très bel hommage poétique à cette boule de tendresse qui t'a tenu compagnie pendant quinze ans Miguel ! Le dernier quatrain pose les bonnes questions je pense car, pour qui a déjà vécu avec ces petits animaux il est difficile de ne pas le penser, ils répondent si bien, instinctivement, à nos attentes affectives.

   Lebarde   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel

Après avoir survolé le poème en EL sans le commenter ( manque de temps sur l'instant probablement ) je le retrouve et le redécouvre aujourd'hui avec plus de disponibilité et une émotion non feinte.

L'histoire touchante et triste est rapportée avec beaucoup de sensibilité et "d'humanité", celle qui unit très souvent un homme et un animal que les aléas malheureux et tragiques de la vie séparent sans prévenir.

L'écriture émouvante et tendre emporte le lecteur par la fluidité des heptasyllabes rares et bien calés et rythmés sauf en ce qui concerne le premier vers où ,trouvée/un, donne peut être lieu à "croche-pied"?

Un bien joli poème délicat qui me plait bien.

Bravo.

Lebarde

   pieralun   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime féliciter Miguel, avec d’autant plus de ferveur qu’il préfère l’impair pour cette petite chatte, sans rien qui pèse vu qu’elle a pris son envol vers le paradis des êtres.

Poème très doux, très fluide à l’image du pas de ces animaux qu’adorait Brassens.
Poème qui touche au cœur par tous ces petits quatrains, et l’avant dernier est particulièrement joli: belle trouvaille « quand j’ai répandu la terre sur ses trois kilos d’amour »
Une peine palpable mais délicate dans son expression.
Très très joli.

   Lariviere   
27/12/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Miguel

J'applaudis le travail de forme et l'axe de traitement de ce poème, il m'a permis d'éprouver un peu de la tendresse qui se dégage naturellement du narrateur pour ce chat, sans que je le connaisse réellement (les animaux ce sont toujours les nôtres les plus adorables...) et sans que je sois séduit "d'instinct" par ce genre de thème.

Un bien joli poème donc !

Bonne continuation

   Myo   
28/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un souvenir ému sur ces belles années de complicité.
Un poème touchant par sa simplicité et sa tendresse.

Copélie méritait bien ce bel hommage

Myo

   Donaldo75   
3/1/2022
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Désolé de casser l’ambiance mais je n’ai pas aimé ce poème. Déjà, le thème ne m’a pas passionné outre-mesure et je me demande souvent pourquoi le traiter en poésie mais bon, chacun ses goûts, après tout Freddie Mercury a bien écrit une chanson pour son chat siamois dans le dernier album du groupe Queen (https://www.youtube.com/watch?v=yEYRoXWmWYU&list=RDyEYRoXWmWYU&start_radio=1). Ici, la forme m’a paru manquer de souffle, rester dans la gentille image ou les conventions. J’ai trouvé beaucoup de bons sentiments, certes, mais peu de poésie dans ces vers. Sincèrement, j’attendais du lyrisme, de l’émotion, une dynamique qui me donnerait envie d’adhérer au thème, de m’émouvoir à mon tour pour cette chatte Copélie au destin tragique.

Une autre fois, je suppose.


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