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Poésie contemporaine
Miguel : Avec cette douceur
 Publié le 06/01/16  -  16 commentaires  -  1076 caractères  -  346 lectures    Autres textes du même auteur

Cinq quatrains d'alexandrins à rimes embrassées, expression de la nostalgie d'heures heureuses et enfuies.


Avec cette douceur



La voix des jours éteints chuchote à mon oreille.
Qu’il est doux à mon cœur, l’appel du souvenir !
Lorsque de mon passé la mémoire s’éveille,
J’oublie, un maigre instant, mes jours qui vont finir.

Mes jours, qui vont finir ! Et d’autres jours encore
Brilleront radieux, que d’autres jours suivront,
Tandis qu’évanoui dans ma nuit sans aurore,
Je n’aurai point ma part des fruits qu’ils porteront !

Mais je puis retrouver ces heures révolues,
Que mon sort habilla de joie ou de douleur,
Comme un lecteur revient aux pages parcourues
Qui charmèrent son âme ou troublèrent son cœur.

Rayons de mes chansons, nuages de mes larmes,
Amours faits de plaisirs, amours faits de chagrins,
Vous êtes maintenant parés des mêmes charmes,
Puisque vous avez fui vers les mêmes lointains.

Et vous me rappelez dans le soir qui menace,
Tout pleins de la douceur des visages aimés :
Azur de mes printemps dont la clarté s’efface,
Orages de jadis, que le temps a calmés.


 
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   Anonyme   
20/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
C'est un très joli poème.
Je vous dirais que je le trouve agréable et doux .
Un peu trop sans surprise à mon goût mais cela lui confère une harmonie qui me fait dire qu'il mérite sa place à la une.
:-)

   Anonyme   
21/12/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que peut-on dire ! C'est fort bien écrit, très plaisant à lire, les mots soyeux glissent magistralement en nous, cependant je formulerai une toute petite remarque, l'écrit est parsemé d'un peu trop de "qu', que, qui" , surtout dans la deuxième strophe, mais je sais qu'il n'est pas toujours facile de les éviter.

   Anonyme   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Miguel. Pour ce qui est du ton ce poème m'a fait songer à Du Bellay et à son Heureux qui comme Ulysse... sans doute parce que l'un comme l'autre évoquent le passé...
Ecriture parfaite, une belle suite de quatrains classiques avec le sérieux propre à l'auteur.
Quelques vers ou passages qui méritent qu'on s'y arrête...
Rayons de mes chansons, nuages de mes larmes,
Amours faits de plaisirs, amours faits de chagrins,
Vous êtes maintenant parés des mêmes charmes,
Puisque vous avez fui vers les mêmes lointains.

Et deux bémols :
-Le titre que je n'aime pas trop mais soit !

-et " Tout pleins' dont je ne comprends pas le sens, surtout avec pleins au pluriel ?

J'ai bien aimé l'ensemble en espérant toutefois avoir l'explication à la remarque qui précède car une consultation Wiki ne m'a pas vraiment apporté de solution.

Edit : j'ai commenté ce texte sans m'apercevoir qu'il était en catégorie Contemporaine. Pourquoi ? Je ne trouve pas la faille qui lui interdise le Classique...

   Robot   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'abondance des relatifs en "qu" à aussi rendu ma lecture un peu hachée. C'est dommage car il était aisé d'en remplacer ou d'en supprimer certains afin d'accentuer la fluidité du récit. Pour exemple le second vers fonctionne aussi bien sans le qu' car le ! final suffit à l 'exclamation.
Cependant on trouve dans ce beau texte des images douces amères et des métaphores bien intégrées au texte. La nostalgie et l'idée du temps qui rend le souvenir différent du vécu sont bien exprimées. Ma strophe préférée :la 4.

   Hananke   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour.

C'est un très beau poéme. L'auteur verrait-il déjà la sombreur
de l'horizon ? Car si ce texte est beau, il reste quand même bien noir
et triste à la fois.
De très beaux vers entre autres :

La voix des jours éteints chuchote à mon oreille.
Tandis qu’évanoui dans ma nuit sans aurore,
Je n’aurai point ma part des fruits qu’ils porteront !

Peu d'efforts supplémentaires vous auraient porté vers une parution classique : disparues pour révolues et peut-être
voir du coté du train au lieu de lointains.

Mais cela n'enlève rien, bien sûr, à la qualité de ce poème.

   Vincendix   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une douce nostalgie nimbe ces quatrains, peut-être un peu de fatalisme aussi, c’est ce que je pourrais regretter.
Le temps ronge doucement mais surement les ardeurs, la vigueur mais il ne faut pas lui laisser le champ libre, il faut résister à l’érosion pour continuer à récolter les fruits de la vie.
Retrouver les heures révolues soit, mais surtout profiter pleinement de celles qui nous sont accordées.
Pour trouver quelques failles, c’est un peu le but du commentaire, je note le mot amours qui, au pluriel devient féminin et je n’aime pas trop le « je puis » trop passif à mon goût, pourquoi pas « je peux ».

   cervantes   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un magnifique poème sur la nostalgie du temps qui passe. Plus que de la nostalgie, de l'amertume et des regrets dans la deuxième strophe. Et puis, et puis, comme dans la vraie vie, le temps passe dans votre poésie et le calme de la fin revient en final de la dernière strophe...

J'aime vraiment beaucoup. Cette tristesse paradoxalement fait du bien.

   Francis   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Des alexandrins qui véhiculent une belle nostalgie teintée de sérénité.
Comme les nuages, les souvenirs défilent. Merveilleux nuages, tantôt gris, tantôt blancs, ils poursuivent leur voyage sur l'azur du temps. J'ai lu ce poème à plusieurs reprises et chaque lecture me procura un plaisir, une réelle émotion. Merci pour ce partage. Bravo !

   luciole   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un classicisme de bon aloi. C'est un plaisir de lire des vers qui coulent bien. Merci.

   Gemini   
6/1/2016
C’est une ode à la vie, bien qu’elle paraisse être teintée d’une fascination pour la mort ; cette façon que nous avons tous d’aller chercher toujours et plus loin dans le passé au fur et à mesure qu’elle s’approche me semble sonner juste. C’est un peu la figure de l’homme qui chantonne alors que le peloton d’exécution le met en joue. C’est aussi une base à son propre jugement dernier, une vérification de plus pour voir si on rentre bien dans les clous de la morale qu’on s’est donnée. Une école pour chasser les regrets.
Le maniement des temps est assez spectaculaire avec la première strophe au présent, pour caler le sujet sans doute ; la seconde au futur, qui évoque le post-mortem, les troisième et quatrième mêlent le passé et le présent pour souligner le voyage qu’effectue le souvenir entre ces deux temps, et la dernière qui revient au présent pour boucler la boucle (sauf le « a calmés » qui à mon sens est là pour la rime).
Le champ lexical donne le ton : éteints, souvenir, passé, finir, évanouis, révolues… et j’en passe et il y a quelques expressions qui rappellent les grands poètes, dont ce ‘tout plein’ qu’on retrouve chez Hugo et Musset.
En amateur de rimes, j’aime bien celles substantif / verbe conjugué, et celles participe passé féminin pluriel – ici révolues / parcourues, dont la consonne a dû te faire tomber la catégorie. Je dois dire enfin que j’ai une franche admiration pour la dernière, parce que l’idée d’aller chercher un participe passé pluriel conjugué avec avoir (dans le dernier vers) me semble un petit exploit.
J’ai apprécié les vers qui balancent : Qui charmèrent son âme ou troublèrent son cœur, Amours faits de plaisirs, amours faits de chagrins, Rayons de mes chansons, nuages de mes larmes (qui fait penser à Hugo). Dommage que « larmes » te vaille une rime obligée.
Voilà pour moi.
Bonne année.

   Ramana   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli poème, juste deux broutilles dans mon humble ressenti :
Dans la deuxième strophe, je trouve les deux premiers vers un peu capilo-tractés. Le mot "jour" répété trois fois m'alourdit la lecture, et le lien entre "d'autres jours encore brilleront radieux, (et) que d'autres jours suivront", ne me semble pas aller de soi. J'aurais peut-être rédigé ainsi le premier vers :
Mes jours qui vont finir ! Et bien d'autres encore
Brilleront radieux....... (Et après je savions point trop)
Sinon pour le reste, rien à redire, le thème s'entend parfaitement, la maîtrise de la prosodie est bien là, et le lecteur plonge facilement et très agréablement dans cette escale de nostalgie.
Merci à vous.

   papipoete   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Miguel; qu'il est bon de pouvoir se retourner sur son passé, surtout s'il est riche de joie, d'insouciance, mais aussi de chagrin.
Du rayon des chansons, ressortir un air à fredonner;
De la boîte à rires, s'amuser d'une blague au lycée, de sorties entre bidasses;
De la pile de mouchoirs, verser une larme en songeant à cette Belle qui me laissa.
Mais aujourd'hui, il n'y a plus qu'un seul paquet, face à mes jours qui bientôt, vont finir. Et je me rappelle, pêle-mêle mes visages aimés, mes printemps azurés, et ces orages à présent calmés...
Les 15e et 16e vers sont mes préférés.
Je suis un peu déçu que votre poème n'ait pas atteint la forme classique; est-ce volontaire, ou bien des "fautes" l'ont-elles relégué en contemporain?

   Anonyme   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir,

Ce poème révèle les prédilections et influences de l'auteur : la poésie romantique.

A lui seul, le deuxième quatrain est une réécriture (inconsciente, j'entends bien ) des "Soleils couchants" hugoliens de 1831 :

"Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !

(...)

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde immense et radieux ! "

Ne blâmons pas l'auteur : nous subissons tous, à des degrés divers, ces influences-là.

Je suis sensible à la nostalgie du narrateur, assez puissante pour sublimer et rendre finalement charmants les bons comme les mauvais souvenirs.

Rien à dire, selon ma sensibilité, sur la qualité des vers, tout à l'honneur de leur auteur. Point de surprise, un classicisme absolu, mais c'est charmant.

A.

   Curwwod   
6/1/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte au ton noble, respirant la nostalgie voire l'angoisse devant ces sujets éternels d'interogation : la fuite du temps, la disparition des aimés, l'absurdité de la mort, les souvenirs, souvenirs. Sans doute votre catégorie de prédilection commande-t-elle ce ton un peu compassé qui en dépit de la parfaite signifiance du texte le fait quelque peu manquer de naturel, de vibration, de chair. L'écriture est belle, plutôt fluide, si l'on peut regretter quelques rimes un peu faibles pour une ambition classique : révolues/parcourues, chagrins/lointains... Dommage!

   jfmoods   
7/1/2016
Une personnification (« La voix des jours éteints ») ouvre le bal du passé. Doucement, les moments traversés, comme une confidence (verbe à connotation discrète : « chuchote »), reviennent à la surface. Une exclamative assortie d'un pronom cataphorique (« Qu'il est doux à mon cœur, l'appel du souvenir ! ») manifeste alors l'incommensurable plaisir du locuteur à ouvrir ce sas le ramenant à des moments anciens et chéris. La conjonction de temps (« Lorsque ») signale le caractère occasionnel, impromptu, de l'événement décrit. L'inversion des deux parties du groupe nominal élargi met en relief son élément central (« de mon passé »). La forme pronominale (« la mémoire s'éveille ») suggère que le flux qui s'active n'est pas maîtrisable. La métaphore à connotation déceptive (« un maigre instant ») traduit la frustration du locuteur face à l'impossibilité de prolonger l'évocation. Métonymie (« mes jours ») et futur proche (« vont finir ») accréditent une espérance de vie relativement restreinte.

L'anaphore, agrémentée d'une virgule et d'un point d'exclamation, fait basculer le propos vers des considérations tragiques, une prise de conscience douloureuse. Un effet de gradation (« Et d'autres jours encore », « que d'autres jours »), le recours au futur (« Brilleront », « suivront », « aurai », « porteront ») et à la négation (« n'... point ») amplifient encore la perspective d'une finitude des choses, du prolongement de la vie hors de soi. Appuyé par le marqueur d'opposition (« Tandis que »), le jeu antithétique des diérèses (« radieux », « évanoui ») signale une rupture violente avec le monde des vivants, l'euphémisme (« ma nuit sans aurore ») s'efforçant d'adoucir la dureté de cette mort qui s'annonce.

Cependant, au cœur de cette tourmente qui le secoue, le locuteur ne tombe pas dans l'abattement. La conjonction de coordination (« Mais »), la modalisation (« je puis ») et le verbe réduplicatif (« retrouver ») invitent, au contraire, à un brusque ressaisissement. S'il n'y a plus véritablement d'après, la volonté est en mesure de ressusciter le temps d'avant (métonymie : « heures révolues ») avec toute sa palette d'émotions contrastées (alternative : « de joie ou de douleur »). La comparaison (« Comme un lecteur revient aux pages parcourues »), en assimilant la mémoire à un livre aimé, ouvre la perspective d'une traversée apaisée des moments forts d'une existence (utilisation du passé simple : « charmèrent », « troublèrent », métonymies complémentaires : « son âme », « son cœur »).

Au fil des deux dernières strophes, le recours à l'apostrophe (« Vous » x 3) alimente un retour serein du locuteur sur son passé par le jeu adouci des antithèses construites sur des coupes à l'hémistiche (« Rayons de mes chansons, nuages de mes larmes », « Amours faits de plaisirs, amours faits de chagrin ») et par le recours au parallélisme (groupes nominaux : « des mêmes charmes », « les mêmes lointains » reliés par une conjonction de subordination indiquant la cause comme évidente : « Puisque »).

Le moment le plus émouvant de ce poème se situe ici, au vers 17. La conjonction de coordination (« Et ») imprime un effet de relance particulièrement efficace. Au mouvement d'éloignement du souvenir (passé composé : « avez fui ») répond, gonflé par l'hyperbole (« tout pleins de la douceur des visages aimés »), son resurgissement soudain (« me rappelez ») au moment critique (euphémisme : « le soir qui menace »). Les deux derniers vers, construits parallèlement, avec deux subordonnées relatives à l'hémistiche, opèrent un équilibrage de la perspective par nivellement des contrastes (« Azur... clarté s'efface », « Orages... calmés »), explicitant ainsi la charge de plénitude fixée par le titre (« Avec cette douceur »). Un peu à l'image d'un livre de comptes que l'on prendrait soin de tenir à jour pour le dernier terme, pour la dernière échéance.

Merci pour ce partage !

   Pouet   
13/1/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Certainement une forme parfaite, je n'en doute pas.
Mais un lire un texte certifié par le Bescherelle ne me suffit pas.

Et pourtant que de clichés, que de poncifs... Le premier quatrain est un modèle du genre.

"les voix qui chuchotent à l'oreille", "doux à mon cœur","l'appel du souvenir", "la mémoire qui s'éveille"... Un peu de La palice avec "Mes jours qui vont finir" etc etc...
"Heures révolues", "pages parcourues", tout cela sonne plat, commun et pour tout dire désespérant. Je pourrais pratiquement citer le texte dans son entier.

Sinon je m'interroge sur la répétition de "jour", cinq fois??? Cela doit être une composante du "classique" probablement c'est pourquoi cela m'échappe...

"doux" et "douceur" aussi. Ainsi que "cœur". Personnellement ce genre de répétitions dans un poème court me gêne bien plus qu'un pied de trop.

Mais je crois qu'on atteint des sommets avec "Amours faits de plaisirs/Amour faits de chagrins" qui à mon goût frise le ridicule.

Bref, vous l'aurez compris un bon poème pour moi n'est pas un texte "parfait" au niveau de la métrique encore faut-il que j'y trouve un intérêt dans l'expression ou qu'il me surprenne, par son inventivité, ses tournures, ses métaphores, ses associations de mots... Et là franchement, on est vraiment loin du compte.

Ce que j’exècre c'est d'avoir l'impression d'avoir déjà lu un poème cent fois. Ce fut le cas ici...


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