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Poésie néo-classique
Miguel : C'est pour toi
 Publié le 13/11/12  -  13 commentaires  -  758 caractères  -  437 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet. "Les cathos parlent aux cocos" : quand la divergence de vue n'empêche pas la tolérance et le partage.


C'est pour toi



Dieu le sait, mon ami : les hommes tels que toi,
Toujours préoccupés, dans leur ardeur d'apôtres,
D'équité, de partage et du bonheur des autres,
Pour être généreux n'ont pas besoin de foi.

De ses commandements vous faites votre loi,
Sans réciter jamais Credo ni patenôtres ;
L'Éternel, qui sait bien quels vaillants sont les vôtres,
Soutient de son secours les faibles tels que moi.

Si la grâce du Ciel n'éclairait point mon âme,
Où seraient ces vertus dont mon cœur se réclame ?
Peut-être que la crainte inspire mon amour…

Toi, dans ces grands combats tu vas brûlant ta vie,
Et si ton dévouement n'attend point de retour,
Bien souvent c'est pour toi, mon frère, que je prie.


 
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   domi   
26/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un très bon sonnet ! parfaitement classique (pourquoi est-il posté en néoclassique ?)
je partage le fond, les hommes de bonne volonté n'ont pas besoin de religion pour pratiquer les "commandements"...
(une coquille au vers 13 ; poiNT)
l'auteur se remet lui-même en question, ce qui est tout à son honneur, et au final ce poème apporte un bel apaisement entre deux visions de la vie pas si différentes que ça...
et la chute est belle !

   stellamaris   
31/10/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème qui fera pousser des cris d'orfraie à tous ceux pour qui le nom de Dieu est un gros mot ! Je ne me joindrai pas à eux, pour moi, indépendamment de mes convictions, que je garde pour moi, cette question n'a aucun rapport avec la qualité littéraire d'un texte.

De ce point de vue, que vois-je : Un sonnet très bien construit, impeccablement du point de vue de la forme - à part la rime pauvre "vie/prie", il aurait tout à fait pu être posté dans la catégorie "Poésie classique" - Mais sans grande émotion ni originalité à mon sens...

De la belle ouvrage, mais qui se rapproche plus du devoir scolaire, de qualité, d'un étudiant aux beaux arts, que du trait de génie de l'artiste dans son atelier

Avec toute mon amitié.

   leni   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Joli sonnet dédié à la tolérance:les hommes tels que toi....pour être généreux n'oint pas besoin de foi.....sans jamais réciter Credo ni patenôtres...J'aime le ton serein de ce sonnet Et chacun reste soi-même Bien souvent c'est pour toi mon frère que je prie...
Et Dieu reconnaitra les siens Miguel! Je vous remercie pour ce texte Je l'ai beaucoup apprécié Leni

Edit
Quant à la crainte qui inspire l'amour:je ne commente pas j'entends
un point de vue et je le respecte

   Damy   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Peut-être que la crainte inspire mon amour…". Je savais que la paix peut s'établir par la peur, mais que celle-ci puisse engendre l'amour, permets-moi d'en douter.
Je trouve un peu dommage d'infliger à un sonnet une forme néoclassique.
3 rimes en ôtre avec un acent circonflexe, c'est pas mal mais, étant très sensible à la musique, j'ai un peu de mal avec les approximations phonétiques des autres: "autres" et "âme/réclame".
Pourquoi ne pas avoir tenté un vrai sonnet ?

Sinon, le poème coule bien, le message est clair (grâce à l'exergue) et la lecture est agréable.

   Anonyme   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sujet d'envergure pour lequel je trouve dommage de n'être pas passé par Peppone et Don Camillo, croustillants de vie, et coupables d'amitié pour avoir eu tout deux foi en l'Homme.
Je ne sais toutefois si La Croix et l'Huma apprécieraient de la même manière.

   Labrisse   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Assurément vous avez de la technique, mais combien il est difficile d’entrer dans cette histoire… Je me suis donc référé à la petite présentation en exergue sans quoi, je n’aurai rien su des tenants de l’intrigue…

Et là enfin je comprends, que la première strophe hèle des athées communistes dans leur générosité. Il me faut quelque peu appuyer ma lecture pour en retirer la substantifique moelle… Où le poète, bariolant le lecteur de rouge, lui rappelle l’apostasie de sa condition au regard du sacré, mais aussi l’ardeur possible aux hommes débarrassés de la foi en matière de… de…de… euh ! ! ! !

Bon ! On va dire de générosité… d’accord… Mais, j’ai quand même le sentiment d’une béance… Bref.

Seconde strophe : Ben ça alors ? J’ai l’impression (mais c’est tout personnel) de relire la première strophe …sauf que… mais oui ! Ce quatrain n’est pas rouge, il est blanc, ou plutôt transparent (comme l’éternel) Et dès le premier vers nous découvrons des hommes ayant fait loi des (fameux) commandements, une dizaine à peu près… et c’est là que je comprends le problème moteur de ce sonnet bien carrossé. Il est indéniablement composé d’un hénaurmeuh contresens distingué, ou l’homme de religion serait hors credo et patenotre… ???? C’est faux et archi faux, et, cher, je pense que l’on peut reprocher à ces masses murmurantes, les yeux au plafond gothique en architrave et arcs croisés, leur sectarisme et leurs psalmodies interminables dans un même paquet de … Silence.

Nous, poètes, sommes ailleurs et pour reprendre la lettre de Rimbaud à Isambart concernant ses retrouvailles avec Verlaine …La Loyola s’est ramenée avec un chapelet aux pinces, dix minutes plus tard, on avait fait saigner les cent plaies du Crist !
( edit: la vraie phrase de rimbaud...Verlaine est arrivé ici l’autre jour, un chapelet aux pinces… Trois heures après, on avait renié son Dieu et fait saigner les 98 plaies de Notre Seigneur )

J’y rajouterai (mais c’est tout personnel) Alléluia !

Les tercets sont du même acabit, du même tonneau que les quatrains précédent … A cause de ce psittacisme oiseleur, on a bien le sentiment d’un discours religieux a contre-croisées de voussures en cintre plein… d’une escroquerie sentimentale, ou vous vous proposez de prier pour nous, pauvres âmes, un peu comme ces bourgeois qui vont faire « charité le vendredi » et qui le reste de la semaine écrasent les même pauvres bougres sous les affres de leur système, principal et intérêts compris.

Votre technique est bonne, comme le disent nos amis poètes précédents, ce poème aurait très bien défendu son rang en classique, tant qu’au regard de Sorgel, que de celui de De Banville, ou sous les auspices de La Fontaine dont vous avez de fameuses affiliations, pas tant animalières, mais surtout musicales, il coule quelque chose de séduisant, de robé dans cette rythmique, les mots choisis sont à portée d’oreille et je salue, chapeau bas, cette performance.

C’est donc sur le volet moraliste que je vous aurais aiguillonné, n’en prenez pas ombrage, puissiez vous y trouver la réponse d’un homme qui n’attends plus de secours de rien dans ce monde divin.

Amitiés.
Labrisse.

   Anonyme   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut, ô Miguel, le Bon Samaritain ! Rassure-toi, je suis sincère car par les temps qui courent, une main tendue est toujours la bienvenue. Ceci dit, la compréhension de ce texte tient à l'incipit sans lequel je me serais égaré dans ce dédale d'alexandrins sur lesquels je reviendrai.
Me permets-tu une question ? Ne peut-on être à la fois "coco" pour reprendre ton expression et catho ? J'ai connu quelques personnes encartées au PCF et fréquentant l'Eglise chaque dimanche que dieu faisait.
Pour ce qui est de la forme, deux petites remarques :
-Au vers 6 j'aurais mieux vu... Sans jamais réciter
-Au 7, vaillants étant un adjectif, je pense que la tournure... "quels vaillants sont les vôtres" n'est pas correcte.
Pourquoi pas ... "que vaillants sont les vôtres", bien que ça ne soit pas non plus très élégant.
Je suppose que la catégorie néo est due aux rimes en "oi" et "ie"(pauvres) et à celles du premier quatrain en autres et ôtres.
Classique ou néo, qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.
Ici pas d'ivresse mais de beaux sentiments servis par une plume qui ne se renie pas. Muchas gracias, Miguel !

   Anonyme   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Décidément, voilà encore un sonnet qui ne va pas me réconcilier avec la foi.

" Si la grâce du Ciel n'éclairait point mon âme,
Où seraient ces vertus dont mon cœur se réclame ? "

Traitez-nous de bourrins pendant que vous y êtes! On n'a pas tous besoin du ciel pour s'éclairer; la plupart du temps il suffit d'ouvrir les yeux.
Surtout quand vous poursuivez par :

- " Peut-être que la crainte inspire mon amour…"

Ça fait juste froid dans le dos.
Je comprends maintenant pourquoi les femmes battues adorent toutes leur maris.
Est-ce à dire que le jour où vous serez apaisé ou que vous aurez négocié des " indulgences " , vous deviendrez un serial-killer libéré de l'obligation d'aimer?
Moi c'est l'amour qui m'inspire l'amour, et un tas d'autres choses, mais certainement pas la crainte.
Alors franchement, vous me rendriez service à ne pas trop prier pour moi...des fois que je me mette à cogner ma femme pour son anniversaire. Si vous pouviez aussi éviter de parler de moi à votre chef!

Bon, même si vos dogmes ne sont pas très élégants vis à vis de vos concitoyens, vous auriez pu au moins écrire un vrai poème, quand on prétend à une catégorie où figure le mot " Classique " .
En effet, je ne sais pas quel hurluberlu classique a bien pu vous conseiller d'utiliser six rimes monosyllabiques (toi / foi / loi / moi / vie / prie) + quelques autres des plus douteuses (apôtres / autres - âme / réclame ), mais le type vous a roulé dans la farine. Si çà c'est du classique, je ne risque pas de m'abonner à votre revue.

Votre thème m'a rappelé Aragon "La rose et le réséda" (extrait ):

" Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra "

Sur ce coup je vous sens abandonné...

   Mona79   
13/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bon, je ne commenterai que la forme puisque le fond chatouille quelque peu les consciences convaincues ou non.
Je comprends que ce sonnet soit en néo-classique puisque les consonnes d'appui en sont absentes et les rimes souvent approximatives. Les vers restent fluides et les consonnances agréables. On sent la maîtrise du poète classique qui s'est avant tout attaché à transmettre ici un message, plutôt qu'à rechercher une prosodie parfaite. Un peu plus de travail y serait parvenu sans peine, j'en suis certaine.
Le vers de chute est très beau.

   Anonyme   
14/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Il me semble que Miguel a voulu dire que c'est la crainte de mourir qui inspire l'amour de Dieu.Ben oui,ça peut être rassurant de savoir qu'on continue de vivre après la mort.

   wancyrs   
14/11/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Miguel !

"L'insensé dit : il n'y a pas de Dieu !"
Ainsi s'exprimait le roi David dans l'un de ses psaumes. Il est plaisant de voir, en ce siècle où l'on est plus attiré par les théories Kantiennes et le cartésien, des hommes afficher leur foi en un Dieu qui relève de L'absurde pour certains.

Ici il est question de ces hommes qui forts des actes de bienfaisance qu'ils posent, oublient de prier. La Bible dit : la foi sans les actes est morte, tout comme le sont les actes sans la foi. Voilà pourquoi cet être faible de chair croit bon de prier, de prier pour que continuent d'exister ces êtres qui par leurs actes aident les autres.

Dans ce texte, on retrouve cette relation d'interdépendance entre les hommes, relation que prône l'enseignement biblique.

Merci Miguel, merci de partager avec nous ta foi. Le Christ disait : si tu me renies devant les hommes, moi je te renierai devant mon père. Merci pour ce témoignage.

Wan

   fugace   
19/11/2012
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Dieu le sait, mon ami: les hommes tels que toi,...
Pour être généreux n'ont pas besoin de foi".
Qu'y a-t-il de plus beau que la générosité anonyme, la seule qui soit authentique, sans compteur de reccords comme on le voit trop souvent.
La bonté, l'entraide sont le plus souvent de petits actes quotidiens, de peu d'importance, sauf pour le bénéficiaire.
Alors, pourquoi ne pas le dire d'aussi belle façon, sans y voir une référence à une quelconque religion?
Merci Miguel,pour tous les anonymes, qui veulent le rester, croient encore en la bonté.

   Titato   
23/11/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Ce poème, je l'ai lu et relu des tas et des tas de fois, et me demandant où cela fait l'arbre tombé par la tempête sur la route, en quoi il y a écluse.

Il y a, au-delà du précepte religieux, en effet, tout l'altruisme, le don de soi, la générosité, dont l'humain est capable, et dont il fait preuve - et certains, il est vrai, bien plus que d'autres. Et ce poème est un bel hommage à ces personnes qui savent qu'en donnant de soi, on reçoit beaucoup pour autant ( mais elles en parlent bien mieux que je ne pourrais le faire ).

Là, est un des viviers de ressentis et d'idées du poème.

Ensuite, ce poème vient "fustiger" mais sans jugement ou belle morale à deux balles en remplaçant une autre - et ce qui déjà est devenu quasi exceptionnel chez l'humain et donc dans la littérature - disons, les gentils dévots de la religion qui ne suivent leurs beaux préceptes que durant la prière du vendredi ou la messe du dimanche.

Là est une autre vivier du poème.

Après, ce poème se veut, à mon sens, un hommage à ce que l'homme porte de bon en lui, et en ce qu'il le partage, ce bon.

Encore un autre vivier.

Et au final, voilà, c'est un poème riche, condensé...et peut-être bien trop pour la forme du sonnet qui si elle en demeure belle, on ne peut pas non plus en pousser les murs.

Lors, su lr fond, ce poème m'a beaucoup plu, et j'ai eu lors du plaisir à y plonger, ce qui pour moi lui accorde valeur.

Après, l'idée de condensé se retrouve dans l'écriture, la syntaxe qui sont, ben parfaites, et lors, c'est carré de chez carré et tant que pour un esprit et un coeur comme les miens, cela n'est pas évident à appréhender, étant plus à l'aise avec des formules que d'autres qualifieraient d'éthérées mais bon, là, c'est tout personnel, juste de mon fait de lecteur. Pour autant, de lecture en re-lecture, je suis finalement arrivé à en appréhender le style et l'écriture.

Pour autant, pourt moi, et c'est encore tout personnel, ça manque d'organique.

Ce qui n'enlève pas à la valeur du poème que j'ai aimé suivre.

Avec toutes mes amitiés.


Oniris Copyright © 2007-2018