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Poésie classique
Miguel : Consolation au soleil de juillet [Sélection GL]
 Publié le 08/08/22  -  20 commentaires  -  832 caractères  -  291 lectures    Autres textes du même auteur

Pour un travailleur non syndiqué aux épreuves duquel on ne pense jamais.


Consolation au soleil de juillet [Sélection GL]



Tu veilles tard, soleil, et tu te lèves tôt.
L'été n'est point, pour toi, la saison des vacances ;
Car, outre les rigueurs de l'horaire, il te faut
Produire une chaleur, un éclat, plus intenses.

À quoi penses-tu donc lorsque, faisant chemin,
Tu dores tous ces corps allongés sur les plages ?
N'es-tu pas irrité de voir le genre humain
Paresser de la sorte alors que tu voyages ?

Si je te parle ainsi, c'est que l'autre matin,
En regardant monter ta belle flamme ronde,
Je crus ouïr ceci, qui me parut chagrin :
« Ah ! Quel rude métier que d'éclairer le monde ! »

Va, ne sois plus amer, janvier te vengera :
Tu ne devras alors que d'infimes journées,
Et ta clarté tardive à son tour trouvera
Nos foules avant l'aube aux travaux retournées.


 
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   Wencreeft   
24/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Petit poème léger, que j'imagine sans prétention, innervé d'humour. Le langage est assez moderne, efficace et concis.
Mais le problème est peut être là : c'est un poème sans poésie. Ce n'est pas forcément scandaleux, mais puisqu'ici la prosodie est impeccable (malgré la rime pauvre matin/chagrin), je trouve dommage de n'avoir utilisé qu'un ton badin quand on pouvait peut être un style plus imagé.

Par exemple dans le troisième quatrain, on a le droit à quatre occurrences de que/qui/quel : c'est trop prosaïque.

Cela n'enlève pas le plaisir que j'ai eu à le lire, mais hélas, il ne trouvera pas sa place dans l'armoire de mes poèmes préférés.

   Lebarde   
25/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je vois qu’on propose un poésie classique, alors j’accoure et je commente, même si l’exergue n’invite guère à le faire.

Sur la forme, à priori rien à dire tout y est, les rimes, les alexandrins bien rythmés, pas de fautes de prosodie qui m’interpellent, peut être un petit souci sur une césure? L’objectif me semble atteint.

Sur le fond, je serais plus réservé avec cette personnalisation du soleil, mais aussi certains propos tenus à son égard que je trouve un peu puériles et lourds dans l’expression.
La deuxième strophe et le dernier vers sur ce point me gênent particulièrement.
Le classique est rare, je vais me laisser convaincre malgré tout par ce joli poème qui ne manque d’intérêt et d’originalité.
Merci pour la lecture.
En EL
Lebarde

   poldutor   
30/7/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
Thème original, s'adresser au Soleil, il fallait y penser!
Paradoxalement le Soleil est plus proche de nous en hiver du fait de l'inclinaison de l'axe de la Terre et de son orbite qui est elliptique, de plus en été, les rayons sont perpendiculaires à la surface du sol d’où supplément de calories.

J'aime la réalité et la justesse du raisonnement dans le premier quatrain.

Il est vrai qu'au deuxième le Soleil à "bien sujet d'accuser la nature" de l'humain!

Le troisième révèle la plainte muette de l'astre!

Enfin le quatrième : revanche du Soleil, c'est l'humain qui retourne au travail !

Merci pour cette "récréation" astronomique!
Cordialement.
poldutor en E.L

   Donaldo75   
1/8/2022
 a aimé ce texte 
Pas
En fait, maintenant que je relis l’exergue avec son « duquel » si lourd à la digestion, je me dis que mon cerveau était prévenu. Il y a de l’application dans ce poème en alexandrins, j’en conviens. Côté versification, oui, ça versifie sur un thème intéressant même s’il ne m’a pas marqué outre-mesure. Pourquoi ? Peut-être à cause du manque de profondeur dans le traitement ; je ne peux pas dire que l’ensemble m’incite à la réflexion ou demande autant de vers pour dispenser son propos. En deux quatrains, à mon avis, c’était réglé, ficelé vite fait bien fait. Là, on allonge la sauce juste pour le plaisir de versifier, me semble-t-il, comme si la versification seule signifiait poésie – de poésie, entre nous, je n’en ai pas vu des masses ici – et quitte à garder ce ton alors peut-être aurait-il été plus judicieux – mais qui suis-je pour dire à l’auteur comment écrire son texte ? – de le décliner sous la forme d’une fable qui elle permet la longueur, la versification à foison, l’humour, j’en passe et des meilleures.

Bref, pas convaincu ni par le traitement du fond, ni par la forme.

   senglar   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Miguel,


J'aime bien ce vers :
"Ah ! Quel rude métier que d'éclairer le monde !"

Et le deuxième tercet que je n'attendais pas forcément ainsi. Je m'étais même dit "Comment ce poète va-t-il s'en sortir ?" Eh bien en imaginant un soleil mesquin, vengeur et à son tour paresseux.
L'astre royal est devenu ici un vulgaire travailleur. Un râleur ?

Pas même syndiqué alors je lui dénie le droit de se plaindre.

J'ai lu ici un souriant sonnet de vacances.

   papipoete   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Miguel
" Ah Sire, Votre Majesté Vous qui éclairez le monde, de bonne heure jusqu'à bien tard le soir, votre peuple ne vous épargne rien, à se dorer la pilule pendant que Vous nous éclairez de toute votre grandeur "
Ainsi put-on parler de ce roi, qui se prenait pour le Soleil ?
Mais aujourd'hui, c'est bien l'astre divin qui fait des journées à rallonges ; il aura tout Janvier pour ne point forcer !
NB je ne sais quand l'auteur écrivit son poème, mais sans doute avant que le Grand Forgeron ait poussé les machines à fond ?
Il est vrai que le " gaulois " n'est jamais content, et que certains se plaisent à faire le lézard, pour plus tard mourir de la peau tannée... pur hasard ! Phoebus ne voit-il pas aussi les couvreurs sur les toits, les goudronneurs, les pompiers harassés ?
Quel rude métier d'éclairer le monde, cette question me porterait davantage vers un SAGE, dont l'éclairage put refroidir les ardeurs belliqueuses ; mais ceci est une autre histoire !
Sinon, ce dialogue avec RÂ me fait sourire.
la première strophe a ma préférence.
je viens d'avoir l'audace de vérifier la prosodie... rien, non pas de fautes !

   AnnaPanizzi   
9/8/2022
Hello Miguel,

Le gros piège de la poésie dite « classique », c’est de souvent n’avoir qu’une seule cuillerée d’idée, de l'étirer à l’envi pour souvent finir par une tartine de platitudes. Le tien a frisé la correctionnelle mais je reste carrément sur ma faim. Tu as fait des rimes parfaites mais elle ne disent rien ou peu, si ce n’est que le soleil est plus présent l’été et qu’il fait bronzer… Beuh…

Au regard de ton talent et te verve habituels, je te ferai grâce d’une quelconque notation.

Anna

   Hananke   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un poème classique sur un thème original : le gros travail du soleil
en été.
Une bricole, ce n'est pas tellement le soleil qui voyage en été mais
plutôt la Terre qui, en se déplaçant, crée les saisons.
Et même si pour nous en hiver, il brille moins, il bosse dans d'autres
contrées aux antipodes.
Donc, tout cela est aléatoire mais peut être permis en poésie.

   Anje   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Un salarié qu'EDF aurait omis de déclarer ? Je ne sais pas trop qu'en penser. Bien sûr la dénonciation est régulière, sans faute, bien rimé. Bien sûr l'idée est originale. Mais quel intérêt, le jeu en vaut-il la chandelle ? Regardez tous ces ingrats sur le sable. Ils se moquent bien de savoir combien, sans verser un sou, ils reçoivent d'UV, ni ne s'intéressent à ce travailleur assidu qui les leur fournit, des deux côtés de leur planète !

Une question reste en suspens. Ce travailleur est aussi employé les dimanches et jours fériés ? En tout cas, janvier réduira ses horaires sans toutefois le rémunérer. Maigre consolation pour toutes les insolations de panneaux.

J'aime bien la maîtrise de la forme et bien aussi le sourire qu'alluma l'astre.

   StephTask   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien
L’incipit est malicieux même si la tournure avec « duquel » me semble un peu alambiquée.
Le poème est léger et plein d’humour et je ne vois rien à dire sur la versification. La personnification du soleil est très sympathique.
Ce poème de saison, un brin espiègle, sera sans doute validé par la CGT (Confédération des Girasols Torrides).
Je le verrais bien diffusé dans des écoles :-)

   Ornicar   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Miguel,

Voilà un p'tit poème tout mignon, qui ne se prend pas au sérieux, mais fait avec sérieux. De la fantaisie pure, un coté volontairement naïf, enfantin qu'on imagine plus volontiers en contemporain ou en figure libre, qu'en catégorie classique. Comme un pied de nez ou un caillou lancé dans la mare et qui éclabousse au passage les badauds.
Voilà qui me plaît, comme si l'auteur voulait se moquer un peu de lui-même et/ou du lecteur. Un côté plaisantin, garnement insupportable mais sympathique. Parfait en cette période estivale.

J'ai donc aimé l'idée de départ ( un soleil condamné à travailler sans relâche l'été ), ce dialogue totalement farfelu qui s'instaure entre le narrateur et notre étoile, ainsi que l'humour présent dans l'exergue. Ce n'est pas une "grande" poésie, bien sûr, mais dès le départ elle ne prétend pas l'être, avec cette adresse et ce tutoiement du narrateur au soleil. Il n'empêche que ça reste une poésie que l'on avale d'un trait, sans prise de tête. Plutôt agréable en cette période estivale de relâchement relatif.

Sur la forme, pas grand chose à en dire. C'est bien tourné.
Peut-être un peu de relâchement dans l'expression au premier vers de la troisième strophe ("Si je te parle ainsi, c'est que l'autre matin"), rend-t-elle ce vers un poil inélégant ( phénomène de répétition : Si ...ainsi, c'est que... ). Sans dénaturer le propos et le fond, j'aurais écrit pour ma part : " Je te parle ainsi car, vois-tu, l'autre matin". Mais peut-être que la catégorie classique ne l'admet pas.
Le temps d'une lecture, merci de m'avoir permis de retrouver mon âme d'enfant car, poursuivant sur la lancée de votre texte, je crois savoir maintenant la cause des canicules à répétition que nous subissons : un olibrius mal intentionné, quelque part dans l'univers, a cru bon devoir défiscaliser les heures suplémentaires de Phébus ! Résultat, nous cuisons.

Ornicar ( sous le soleil de Satan )

   Annick   
8/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que j'aime ce petit bonbon de poème, sucré amer ! Il a l'élégance d'un compliment. Il est si bien tourné.

Le narrateur s'adresse au soleil personnifié. Cet astre lui est familier puisqu'il le tutoie et le plaint. Et c'est toute une revue (courte) des déboires de ce travailleur infatigable et de son seul privilège, l'hiver venu.

Certes, ce n'est pas le soleil qui voyage. Qu'importe ! La candeur l'emporte sur la vérité.

C'est ce genre de poème que je lis le soir, pour m'endormir, le sourire aux lèvres.

Merci Miguel !

   Hiraeth   
9/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Comme d'habitude, une belle petite promenade en terre classique par le guide Miguel. Un poème qui se lit bien, et qui a le mérite je crois de rafraîchir notre vision du monde, fût-elle naïve. Car enfin nous savons, grâce à l'héliocentrisme et la rotation de la Terre, que le soleil ne chôme jamais !

   Vero   
9/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,

J'aime l'originalité du thème proposé, le propos un peu naïf, un peu décalé aussi par le fait de s'adresser au soleil.
Ce pourrait être des propos tenus par un enfant.
La forme classique est parfaite, les alexandrins d'une belle fluidité font une lecture agréable.

   Angieblue   
9/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai trouvé ce poème charmant et plaisant à cette période de l'année.
C'est fluide et bien écrit. De plus c'est une bonne idée cette personnification du soleil et le fait d'avoir imaginé que l'été c'est lui qui travaille alors qu'aux autres périodes de l'année c'est l'inverse et qu'il peine à se lever et se couche plus tôt.
L'interpellation un peu familière amène aussi quelque chose de plaisant.
Ces vers sont très réussis:

"Je crus ouïr ceci, qui me parut chagrin :
« Ah ! Quel rude métier que d'éclairer le monde ! »"

"Et ta clarté tardive à son tour trouvera
Nos foules avant l'aube aux travaux retournées."

Je trouve objectivement ce poème parfait dans son style. C'est chaleureux et agréable comme un doux rayon de soleil, et il y a un côté "fable" que j'apprécie beaucoup.
Bravo!

   Puzzle   
9/8/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime bien cette idée de faire parler le soleil moi qui le salue chaque matin et fais parler les arbres, les pierres et autres choses dites sans conscience. Que savons nous de la conscience du soleil, qu'y a t-il derrière ? Je partage cette évidente difficulté à gouverner le monde bien qu'il l'arrose de ses rayons inconditionnels.
Merci Miguel.

   Ioledane   
9/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est de l'impeccable prosodie classique, comme toujours, même si certaines rimes eussent pu être un tantinet plus riches (tôt/faut, matin/chagrin). Quant au sujet, bon, pourquoi pas ; cela m'a fait légèrement sourire, sans plus.
En fait, j'aurais beaucoup aimé que ce poème soit mené avec un brin de mystère, de manière à ne révéler qu'à la fin qui est ce travailleur non syndiqué auquel on ne pense jamais ... Là, il y aurait eu l'avantage de la surprise !
En l'état, cela n'en reste pas moins une agréable lecture.

   Bodelere   
10/8/2022
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Miguel,
Prenons un exemple pour une fois avec la peinture.
Vous avez peint un paysage impeccable avec un beau soleil bien rond et lumineux au dessus d'une belle plage avec du sable fin etc...
Certes l'image est belle et bien réalisée.
Prenons le même paysage peint par Van Gogh le soleil aurait des ramifications dans le ciel avec une pâte épaisse qui viendrait déborder dans une mer au bleu profond avec des reflets puissants.
Pourquoi ? Parce que l'homme était torturé de l'intérieur et comme il peignait dans le frais sans s'occuper de certains points académiques, sa peinture ne correspondait à aucune règle de l'époque. La preuve il n'a jamais vendu un tableau.
Mais sa peinture est reconnue aujourd'hui parce qu'elle nous parle sans qu'un seul mot soit écrit.
Miguel, vous êtes un as de la versification mais il vous manque à mon humble avis ce brin de folie qui ferait franchir un cap à votre poésie.
Pour moi, il faut lâcher les mots et qu'ils nous prennent à la gorge et la vérification demande une telle maîtrise que parfois peut être à moins de s'appeler Racine ou Corneille elle peut nous empêcher de franchir certains seuils.
La rigueur certes mais pourquoi faire s'il n'y a pas d'émotions.
Bon la parenthèse étant fermée, votre poésie est bien structurée, bien écrite mais sans véritable intérêt pour moi.
Désolé

   EtienneNorvins   
10/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Miguel,

J'y entends pour ma part comme une réplique souriante (avec tout le métier qu'il faut pour cela) au Midi de Leconte de Lisle :

Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le coeur trempé sept fois dans le Néant divin.

   Myo   
22/8/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Miguel,

L'idée est intéressante mais votre façon de l'aborder me semble trop prosaïque et manque de... lumière.

La poésie me parle davantage dans les 2 derniers quatrains et notamment le 3e qui est mon préféré.

Bravo pour le travail de versification.


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