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Poésie classique
Miguel : Dans l'abîme de ma douleur
 Publié le 14/07/12  -  16 commentaires  -  833 caractères  -  450 lectures    Autres textes du même auteur

Quand le désespoir appelle à son secours une forme de spiritualité.
L'aspect litanique et le caractère de rumination des reprises du triolet expriment ici la nature lancinante d'un profond chagrin et la présence d'une attente forte. Ce pourrait être Allah ou Bouddha ; c'est Jésus et Marie.


Dans l'abîme de ma douleur



Dans l'abîme de ma douleur,
L'espoir me demeure, et je prie ;
Jette une parole, Seigneur,
Dans l'abîme de ma douleur ;
Prends pitié de ton serviteur,
Et mon âme sera guérie.
Dans l'abîme de ma douleur,
L'espoir me demeure, et je prie.

J'ai vu s'effeuiller mon bonheur
Ainsi qu'une rose flétrie ;
Dans la tempête de mon cœur,
J'ai vu s'effeuiller mon bonheur ;
Objet chétif de sa rigueur,
L'âme de mille coups meurtrie,
J'ai vu s'effeuiller mon bonheur
Ainsi qu'une rose flétrie.

Consolatrice du pécheur,
J'espère en vous, Vierge Marie ;
Venez sécher mon dernier pleur,
Consolatrice du pécheur ;
Dans l'abîme de ma douleur,
Que votre grâce me sourie.
Consolatrice du pécheur,
J'espère en vous Vierge Marie.


 
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   Anonyme   
12/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est agréable de lire des formes peu courantes, surtout lorsqu'elles sont bien maitrisées.
L'exergue écartant le prosélytisme (ainsi que Jésus, me semble-t-il, on prie le seigneur, pas son prophète), j'ai trouvé bien exprimé le désespoir qui amène l'humain à se tourner vers les cieux.
On a cependant ici ce qui me semble plutôt être un chagrin d'amour.
Alors, autant je respecte ceux qui, humainement, ont tout entrepris avant de lancer leur requête, autant ce respect se mue en aversion envers ceux qui viennent (en toute facilité) au patenôtre pour ne pas s'avouer leurs inconséquences.
C'était mon point de vue sur le sujet.
Pour la forme, je trouve que le registre (liturgique) est bien rendu avec ses mots simples (espoir douleur serviteur pêcheur etc), et je répète, qu'hormis le triolet central qui me parait pleurnichard (alors qu'il devrait être une prière à mieux se comporter), le ton est juste et la prière sonne vrai.
Bon choix de rimes (eur/rie) dont les sonorités s'harmonisent bien.

   Pimpette   
15/7/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime assez
C'est courageux ce genre de petit texte qui pourrait passer pour catho un peu niais, mais il ya une pureté qui sauve tout....la forme, le vocabulaire, tout fait penser à une âme pure dans le chagrin....c'est peutêtre un charlot qui se fout de ma gueule? eh! bien! Tantpis!!!

'Venez sécher mon dernier pleur' me va droit au coeur!
'J'ai vu s'effeuiller mon bonheur' n'est pas mal non plus...

Risquons le coup!

   Marite   
12/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ces vers me font penser aux psaumes qui se trouvent dans la Bible et me mettent mal à l'aise car je trouve que cette référence réduit le champ des possibilités de surmonter la douleur du coeur dont il est question ici sauf à s'abîmer sans fin dans les pleurs et le désespoir à travers des formules devenues banales.
En ce qui concerne la forme j'aurais mieux apprécié si la première strophe traitait de la douleur, la seconde d'un espoir entrevu et la troisième de l'équilibre fragile retrouvé mais sans référence religieuse aussi ciblée. Il aurait été intéressant de suivre la progression de la recherche intérieure sans recours à des personnages qui abondent dans 'histoire de l'humanité.

   socque   
13/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Dans la mesure où les rimes sont peu nombreuses à trouver, je trouve dommage ce "cœur"/"bonheur" qui me paraît trop facile. Sinon, je trouve en effet que la litanie convient bien au sujet.
Dans le vers "Objet chétif de sa rigueur", je ne comprends pas bien à qui renvoie "sa" : grammaticalement, le terme possible le plus proche est "bonheur", mais le plus logique est "tempête", un peu plus haut. Du coup, le propos est un peu moins limpide, il me semble, et c'est dommage vu le sujet qui appelle à mon avis la plus grande transparence.

Le poème me paraît dans l'ensemble approprié à son sujet, avec ce mélange de plainte et d'espoir.

   kamel   
14/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour
Un titre qui jette son auteur dans l'abîme de sa douleur, lui marque une profonde cicatrice dans le cœur en priant mais le choix n'étant fait que pour prendre pitié de son âme.Faut-il s'évader vers Allah? vers la Vierge-Marie? Un choix difficile est en train de se conjuguer dans ces vers pour sauver un humble serviteur, un appel du fond de son cœur se lance en petits caractères qui s'achèvent par des rimes croisées,des répétitions sans cesse établissent des images claires de son pleur et de son désespoir,une supplication règne dans ce contexte et se heurte uniquement à une forme de spiritualité toujours hasardeuse.

   Anonyme   
14/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Quand la poésie prend un virage mystique elle ne m'intéresse plus. J'attends d'abord de lire des sentiments personnels, des émotions intimes et non pas une dévotion béate devant une divinité quelle qu'elle soit. J'ai l'impression de parcourir un livre de prière, quelque chose qui ne vous appartient pas mais que vous récitez comme un automate.
Je respecte vos croyances mais pense qu'elle n'ont pas leur place ici, du moins pas sous cette forme.

En parlant de forme, peu d'originalité dans ce rythme répétitif aux images éculées : "J'ai vu s'effeuiller mon bonheur ".

   leni   
14/7/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Tout le monde a ses croyances Elles sont infiniment respectables Un poème peut devenir une prière Celui-ci est assez réussi mais alourdi par des répétitions Deux derniers vers et deux premiers les images sont assez banales..s'effeuiller mon bonheur...objet chétif...Mais le tout se tient Leni

   domi   
14/7/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Michel,
Loin de moi l'idée de reprocher l'aspect religieux de ce poème, bien au contraire! mais comme je crois que toute poésie est par essence "personnelle", les mots que l'on trouve habituellement dans les prières me font l'effet d'un copié/collé qui me gêne vraiment...
pour exprimer cette douleur, que l'on ressent si bien, ne pourriez-vous pas trouver vos propres mots, sortis de votre âme...?
ex: " prends pitié de ton serviteur", "et mon âme sera guérie", le mot "grâce", associé à Marie...
la deuxième strophe échappe à cela et j'aime beaucoup mieux..
mais peut-être ai-je tort d'être braquée par cela et que c'est moi qui n'arrive pas à me laisser aller à cette simplicité, à cet abandon.. ? peut-être une résistance cachée, qui sait ?.. sourire...
merci en tous cas pour la fluidité de ce poème et les refrains, très expressifs

   Arielle   
15/7/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Le triolet est une forme ancienne qui remonte au Moyen Age, époque dans laquelle l'art était profondément religieux. Son utilisation sous forme de prière me paraît donc bien choisie et d'autant mieux que comme le dit l'exergue sa forme litanique illustre bien le genre. Le choix du vocabulaire et des expressions :
"Prends pitié de ton serviteur "
"Dans l'abîme de ma douleur"
"Objet chétif de sa rigueur"
"Consolatrice du pécheur "
... qui n'ont guère évolué au cours des siècles font de cette supplique quelque chose d'intemporel qui aurait pu être écrite quelques siècles en arrière.
Je n'y vois malheureusement rien de très original et quelques litanies à la Vierge ou psaumes de l'ancien testament me paraissent renfermer plus de poésie que ces quelques lignes.

   Anonyme   
14/7/2012
Commentaire modéré

   Miguel   
14/7/2012
Bonjour, j'invite les commentateurs de ce poème à lire mes réponses sur le forum "Discussions sur les récits". Cordialement.

   Anonyme   
15/7/2012
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Mon commentaire ayant été modéré, je voudrais quand même exprimer mon avis à mots édulcorés.

Ce texte est un prêchi-prêcha qui s'adresse à des ouailles. Pourquoi pas chanter aussi, et faire la quête.
Je dois dire que je suis assez remonté à la lecture de cette plainte béate, Je ne pensais pas en venant ici, trouver un texte avec un prosélytisme aussi provocateur,
Que le désespoir appelle à son secours une forme de spiritualité, c'est le problème du narrateur, et il est respectable. Que le texte suggère une main tendue pour me mettre à genoux, on est hors champ, très peu pour moi.
Les messages de ce type n'ont rien à faire en poésie, et le narrateur serait bien inspiré de lire Paul Claudel pour donner forme à sa recherche de spiritualité.
Concernant la Vierge Marie, le 15 Août me semblait plus approprié. On aurait gagné un mois.

   Anonyme   
14/7/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Dans la catégorie poème/supplique à Marie je préfère nettement ceux de Francis James. Ici c'est forcé, plaintif, et je ne trouve pas d'élan.
C'est dommage parce que le triolet est une forme qui se prête bien à l'exercice.
Malheureusement le titre avec ses accents bibliques ne laisse pas de place au suspens, le texte est une longue plainte (j'allais dire jérémiade ...) qui sonne quand même bien mal en ce XXIème siécle que je trouve moins obscur.

Dieu est un refuge, mais il n'a pas permis un miracle cette fois-ci malheureusement.

   Anonyme   
14/7/2012
Salut Michel ! Trois en un, je parle des triolets, il fallait le faire…
Pas spécialiste de cette forme classique, je me suis donc renseigné via Google et je reconnais que ce poème respecte parfaitement la norme définie au XIIIème siècle. Ce n’est pas pour autant que j’aime ces triolets que je trouve un poil répétitifs quoi que le sujet que tu as traité s’y prête plutôt bien.
Pour ce qui est du fond, qui semble faire polémique, et bien que n’y voyant pas à vrai dire de prosélytisme, je dois avouer que cette lecture me met quelque peu mal à l’aise, particulièrement le troisième triolet et sa supplique à la Vierge…
M’étant depuis fort longtemps forgé pour religion de ne pas en avoir, je suis toutefois respectueux de toutes les croyances et de toutes les religions mais totalement insensible à toutes invocations liées à ces dernières, d’où qu’elles viennent et quel que soit leur destinataire…
Dans ces conditions je m’abstiendrai donc d’accoler à ce commentaire une quelconque appréciation tout en reconnaissant l’excellente mise en forme de ces triolets plutôt rares sur Oniris…
Bonne soirée et au plaisir de lire la suite de ton œuvre classique… quel que soit le sujet !

   matcauth   
18/7/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
grâce au résumé, au début, vous prévenez le lecteur. Il sait à quoi s'attendre.

Car si vous aviez voulu écrire un texte purement religieux, vous n'auriez pas utilisé ce support. Toute l'intelligence de ce texte vient de cette astuce.

Car ce texte retranscrit, pour moi en tout cas, une époque ou le caractère religieux était simplement vital pour une communauté.

Après tout, la "variété", autrefois, se jouait dans les églises, principalement. Citons les chants grégoriens.

c'est pourquoi je trouve, pour ma part, une dimension autre que l'aspect catholique. Ce texte me renvoie à une époque lointaine, je lui trouve beaucoup de force, comme un rappel sur la façon de voir les choses et de les exprimer, je l'ai apprécié comme j'aurais apprécié la vue de vitraux, ou d'une église, que je trouverais beaux sans que, pour autant, j'aie l'impression de tomber dans le mystique.

Alors bien sûr ce n'était peut-être pas le but mais c'est comme ça que moi j'ai perçu ce texte.

   stellamaris   
30/9/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Contrairement à beaucoup, je ne commenterai pas le fond ; ce serait, à mon sens, "hors sujet", et qui plus est, l'expression religieuse touche à l'intime de la personne... Je me contenterai donc de commenter la valeur littéraire de ce poème, et donc l'adéquation de la forme à ce fond. Car qu'est-ce qu'un oeuvre littéraire, si ce n'est une oeuvre dont la forme est telle que le contenu est offert au lecteur, non seulement via sa compréhension (intellect), mais aussi, plus subtilement, via les sentiments inconscients que le rythme, la forme, le choix des mots... induisent en lui ?

De ce point de vue, le caractère litanique des triolets est une vraie réussite, et le choix d'expressions convenues, ancrées dans l'inconscient collectif depuis des millénaires, qui aurait pu paraître lourd, est au contraire parfaitement justifié !

Avec toute mon amitié.

   CharlesVerbaud   
20/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Comme quoi une expression simple, dépouillée de grands effets, est plus poétique que bien des poèmes que j'ai lus ici. Excellente réussite dans cette forme pas si facile.
Le thème vous appartient, je ne le juge pas, mais on y retrouve la ferveur naïve de Verlaine dans ses poèmes chrétiens, ou celle des psaumes traduits à la Renaissance en français par Marot. Et c'est très agréable.


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