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Poésie classique
Miguel : Jusqu'au fond de mon rêve
 Publié le 16/02/19  -  22 commentaires  -  622 caractères  -  466 lectures    Autres textes du même auteur

Un rêve qui donne à l'univers familier un nouveau visage.


Jusqu'au fond de mon rêve



De quelle étrange fleur se pare ma colline ?
Quelle étoile inconnue illumine les cieux ?
Un monde recréé se dévoile à mes yeux,
Plein du charme effrayant de la grandeur divine.

Quel air mystérieux me chantent les oiseaux ?
De quels parfums le vent charge-t-il son haleine ?
Voici qu’aux bords ombreux de ma vieille fontaine,
Je ne reconnais plus le murmure des eaux.

Là-bas, dans ces lointains où mon pays s’achève,
Qui donc a retouché l’horizon familier ?
Oh ! que rien à présent ne vienne m’éveiller,
Je veux m’aventurer jusqu’au fond de mon rêve.


 
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   Gemini   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ça a un goût de Lamartine. En mieux, parce que ça ne s'étale pas. Il n'y en a pas besoin d'ailleurs ; à mon sens, le propos est clair et garde un certain lyrisme malgré (bravo à l'auteur) sa concision.
Tout est juste dans ce texte : le titre (poétique), le ton, les mots, le style, la forme, la simplicité, le charme, la clarté, l’émotion, les rimes, l’orthographe, la ponctuation…
Tout m'a plu.

   Anje   
28/1/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique
Pour ne pas faire tomber le rêveur de son nuage floconneux, on murmurera que l'auteur dans une excellente maîtrise de la prosodie nous offre trois petits quatrains légers, légers, légers. Et nous refermerons doucement la porte en le laissant s'aventurer jusqu'au fond de son rêve, attendant, assis aux bords ombreux de la vieille fontaine, le plaisir de découvrir ses songes une prochaine fois.
Merci.
Anje en EL

   Corto   
1/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Les experts en alexandrins diront si tout est parfait.

Quand on cherche le sens du poème. On n'en trouve qu'un:
"Oh ! que rien à présent ne vienne m’éveiller,
Je veux m’aventurer jusqu’au fond de mon rêve".

Bien sûr il y a les oiseaux et la vieille fontaine.
Mais c'est assez limité pour enthousiasmer un lecteur.

A vous relire.

   Davide   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Miguel,

Ce poème est très bien écrit, c'est indéniable, et j'aime cette fluidité qui fait que tout s'enchaîne sans le moindre accroc. Je vois comme une aquarelle du XIXe siècle où s'invite un printemps vert et bleu, nouveau et frissonnant. La dernière strophe me fait penser, dans le fond, à "Invitation au voyage" de Baudelaire : "Là, tout n'est qu'ordre et beauté...", comme un décor de rêve qu'on se plaît à rêver, mais dont on sait qu'il n'existe pas.

Je regrette justement qu'il ne s'agisse que d'un rêve. Et j'aurais sans doute aimé être surpris par une chute moins convenue (si je puis dire). Ne pouvons-nous pas être réellement saisis par la beauté d'un paysage, touchés par le chant d'un oiseau ou le murmure des eaux ?

Si rien ne m'a vraiment surpris dans ce poème (peut-être un peu trop simple), je dois tout de même avouer que son écriture élégante m'a touché !

Merci du partage,

Davide

   FrenchKiss   
16/2/2019
On ne saura donc pas grand-chose de ce rêve. L’auteur veut garder pour lui le « charme effrayant de la grandeur divine ». Ma foi, j’avoue que je n’ai pas trouvé mon compte à cette esquisse de rêve. Je n’ai pas vu de monde recréé, ni les airs mystérieux des oiseaux, ni de quels parfums le vent avait chargé son haleine. A l’occasion, n’hésitez pas à nous en parler :)

« Qui donc a retouché l’horizon familier ? »
Là je crois que le mystère a été éventé dès la première strophe : « la grandeur divine », pardi !

Voilà une bonne idée de poème, reste juste à l’écrire.

FrenchKiss
Auteur de scénarios poétiques

   domi   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Rêve nocturne, ou rêve éveillé, l'auteur ne veut pas être ramené à la réalité tant ce rêve est beau, tout est nouveau, lavé, régénéré...
Qui, ou quoi, est à l'origine de ce changement si profond ? cela reste sans réponse, et mystérieux, (sacré) pour l'auteur et pour le lecteur..
Un état qu'on ne veut pas déflorer par trop de réflexions peut-être, et, par exemple, en ajoutant des strophes ?
Même si, personnellement, je suis un tout petit peu frustrée, j'aurais aimé que ce rêve dure, dure encore un peu...!

   Hananke   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

L'auteur a-t-il rêvé une nuit de se retrouver à l'aube de l'humanité ?
Avant que l'homme ne saccage tout.
Peut-être qu'un incipit un peu plus expressif nous aurait donné
quelques clés pour appréhender ce texte.
Autrement c'est bien écrit même si j'ai quelques doutes
pour la rime familier/éveiller en classique ?
Si c'est ce que je suggère plus haut, nul doute que l'auteur
tienne à rester endormi.

   sympa   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
C'est beau, fluide, écrit avec une très bonne maitrise de la prosodie classique.
Je n'en demande pas plus...je prends tout et me laisse embarquer au fond de votre rêve.....

   Hiraeth   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Avec tout le respect que j'ai pour les Oniriens, je trouve que trop d'entre eux ne font pas l'effort de vraiment lire un texte poétique.

S'ouvrir à un poème, ce n'est pas tant y chercher un sens figé (et encore moins un "message") qu'écouter et voir son fonctionnement. Quand il a été bien travaillé, c'est avant tout un objet d'art, ou comme j'aime bien dire, une machine étrange avec des mots pour roues dentées et des rythmes pour engrenages, à la mécanique souvent obscure, mais qui intrigue et fascine néanmoins par sa beauté (on dit que l'oeuvre "nous parle", sans pouvoir dire quoi exactement), et recèle des mystères même pour son inventeur. Cette machine peut être plus ou moins complexe (elle est souvent plus complexe qu'elle n'en a l'air), et son but plus ou moins évident, mais il n'en reste pas moins que la signification (souvent multiple et instable) d'un poème compte moins que la façon dont elle est produite.

Il en va de même pour ce poème, une machine lyrique dont la simplicité, réelle ou apparente (je pense pour ma part qu'elle est un peu plus complexe qu'on ne le pense, car rien ne dit par exemple que la voix lyrique est littéralement endormie -- on parle bien, n'est-ce pas, de rêves éveillés, et la vie n'est-elle pas elle-même une sorte de songe?) nous invite à l'essayer, à y insérer notre voix, pour synchroniser notre souffle et notre cœur et redécouvrir notre propre vision en même temps que le "je" du poème redécouvre cet univers familier. J'y vois, pour ma part, l'effet rajeunissant de l'amour. J'y verrai sans doute autre chose plus tard.

Qu'il n'y ait, au fond, rien de nouveau sous le soleil, cela importe peu ; écoutons plutôt le son mélodieux de cette machine, comment elle arrive à renouveler ici ou là notre perception du monde et du langage qui nous sont familiers. Il en va du miracle de la poésie comme du miracle du vin et des saisons : d'année en année, c'est toujours la même chose, et pourtant c'est toujours différent. Oui, il n'y a que des mots simples et connus dans ce poème, mais leur assemblage est parfois inédit, et les fait rayonner de manière singulière, tout comme certaines couleurs prennent des teintes différentes en fonction de leur voisinage. Ainsi l'article défini du v2 fait-il contraste avec les déterminants possessifs qui l'encadrent aux v1 et v3, pour un effet heureux à mon sens, contrebalançant le singulier avec l'universel : MA Colline, MES yeux, mais LES cieux. Comme pour rappeler l'universalité de la condition humaine malgré la singularité des rêves de chacun. L'auteur échappe ainsi au piège du solipsisme, qui menace parfois dangereusement les Romantiques.

En bref, et pour changer de métaphore : ne cherchez pas à soutirer des informations aux mots du poème (on n'est pas au commissariat), mais écoutez-les plutôt discuter, entre eux ou bien avec leurs copains de l'extérieur. J'entends par exemple "charme effrayant" discuter avec le français "sublime" et l'anglais "awe" ; j'entends les couples de rimes des deux premiers quatrains parler de leurs ressemblances sonores et visuelles respectives (illustrant ainsi le thème de la variation sur le même) et, à l'insu de leur auteur, envisager une soirée échangiste. Sans forcément comprendre ce que les mots se disent (mais pourquoi devrais-je dédaigner mes impressions, quelles qu'elles soient ? Il n'y a pas d'accusation de "masturbation intellectuelle" qui tienne en poésie, lieu de jouissance par excellence), j'aime le son de leur voix.

   senglar   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Miguel,


Si j'ai bien compris il s'agit de déisme... Vous voilà donc damné Miguel !

C'est bien le problème avec les rêves, on ne va jamais jusqu'au fond. D'ailleurs c'est pour nous éviter de le toucher - je plaisante - que notre cerveau - 'ébullitif' - nous réveille.

Les "bords ombreux" sont bien rebattus, il est vrai que la Divinité n'a à nous offrir que de l'archi connu, y compris marcher sur l'eau. Je ne me permettrai pas de mettre ici un 'lol' mais je fais tout comme :)

Ceci dit ce poème est d'une belle tenue.

"Epectase" me semble-t-il ferait aussi un bon titre ;)


Puis-je vous offrir ce vers de Ronsard pour conclure mais vous le connaissez sûrement, je sais votre culture :
"Par les ombres myrteux je prendrai mon repos."


senglar

   papipoete   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonsoir Miguel
heureux de vous lire ici, plutôt que sur un certain forum, où l'on vous étripa...
"Je rêve, je sais bien que je rêve ; c'est si beau que retrouver la réalité en ce bas-monde, me ferait tant de peine en sachant que hors les songes ce pourrait aussi être si beau !
Je rêve, ne me réveillez surtout pas ! Il y a des mystères, des parfums inconnus et " voici qu'aux bords ombreux de ma vieille fontaine " / " je ne reconnais plus le murmure de l'eau " ...mais cet univers me grise, ne me réveillez pas ! "
NB je ne crois pas me tromper, en songeant qu'au Paradis, ou sur son seuil, se déroule cette épopée merveilleuse, et l'endroit vous plaît !
Moi, je fais des rêves horribles, dont je me souviens du scénario à la lettre près ; mais d'un songe magnifique, rien, le néant, alors tout éveillé, je m'en invente un !
Les 2 derniers vers me séduisent particulièrement .
Venant de Vous ( comme d'autres brillantes plumes oniriennes ) je ne vous ferai pas l'offense de vérifier votre prosodie !

   INGOA   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Pas
L'hermétisme de ce rêve est sans doute l'ingrédient recherché par l'auteur pour magnifier son texte ! A mon niveau, je patauge pleinement dedans et ne peux me contenter d'une suite d'interrogations sans la moindre piste de réponse. L'écriture partagée n'est pas une tare, bien au contraire. Encore faut-il le vouloir.

   Jostan   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Beau, très beau. L'instant ultime, la lumière divine qui nous attire vers l'au-delà. On ne veut pas retrouver la fadeur, lorsqu'on voit la lumière.
Bien que -Bords ombreux- me dérange un peu, je trouve ce poème superbe. Mon regret est qu'il soit trop court.
Félicitations.

   VictorO   
16/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un tableau très… onirique. Des images simples et douces, accessibles. La petite touche qui permet de dénicher la poésie dans le quotidien. Ni trop, ni pas assez. Une forme classique irréprochable.

   bardamu   
17/2/2019
Commentaire modéré

   Lulu   
17/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Miguel,

J'ai trouvé une musique douce à ce texte, du fait du choix de composer de façon régulière, et classique, mais je n'ai pas ressenti de musicalité suffisante pour être touchée. Le choix d'interroger par ce questionnement d'un vers à l'autre est intéressant, mais je n'ai pas réussi à y adhérer. Trop de questions, peut-être, pour moi...Ces questions m'ont empêchée de suivre ou de trouver un rythme plaisant.

Cependant, j'ai aimé percevoir, comme dans un rêve qu'on vit et qu'on oublie presque, ces quelques images qui sillonnent le poème. Ainsi, par exemple, cette fleur qui pare la colline du narrateur, même si le singulier, pour le nom "fleur" m'a retenue, questionnée, à la première lecture.

Ce que j'ai le plus apprécié dans ce poème, c'est la partie plus affirmative, "Voici qu'aux bords ombreux de ma vieille fontaine, / Je ne reconnais plus le murmure des eaux."

Merci du partage, et bonne continuation.

   Ithaque   
17/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Voici le type de texte (à la fois obscur mais cependant suggestif) qui devrait livrer davantage encore de son potentiel imaginaire en le déclamant sur une musique de film : "City of Angels" par exemple. Et , plus électivement, j'y entendrais la voix de Sarah Mac Lachlan entrant dans le jeu musical après l'intro grave du piano, sur le titre "Angel".
Sinon,livré à sa lecture seule, il me semble lui manquer une aura qu'il me parait pourtant contenir.
Ithaque

   leni   
17/2/2019
salut MIGUEL

DE quel rêve s'agit-il Le texte n'est pas explicite
il est Plein du charme effrayant de la grandeur divine.là je comprends encore moins Peut-être l'auteur nous mettra su la voie
Moi je suis in the middle of nowhere
J'attends un commentaire de l'auteur

SALUT cordial LENI

   Castelmore   
17/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Miguel,

Oh comme l’envie nous porte d’aller encore et encore plus loin dans nos rêves...éveillés ou non ...
Surtout que rien ne vienne interrompre le cheminement de notre esprit qui se fait un monde, son monde ... l’esprit se fait créateur doté de l’effrayant pouvoir de Dieu ...

L’univers onirique que l’auteur nous propose n’est cependant pas extravagant. Il reste même peut-être trop modeste pour nous emporter puissamment...

Une fleur, une étoile, le murmure des eaux ou les parfums du vent sont nouveaux... un chant d’oiseaux , l’horizon...
mais tout ceci nous est décrit avec délicatesse et une légèreté qui nous porte dans un champ émotionnel que l’on a du mal à abandonner, la lecture ( trop courte ) finie.

Merci beaucoup !

Un bémol à mon oreille :
La sonorité de « charge » et son association avec haleine me transportent dans un univers beaucoup moins onirique...

   Mokhtar   
18/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Que l’on rêve de voir sublimer son décor quotidien, c’est presque banal…
De quelque chose dont on a très envie, ne dit-on pas : « j’en rêve » ?
Après, que l’on joue sur Dieu, ou qu’on espère en le loto, chacun son pari (comme disait l’autre).

Mais en lisant et relisant ce poème, je n’ai vraiment pas envie de cogiter. Je préfère me laisser bercer par l’élégance de la versification. Et me rallier à Hiraeth quand il écrit : « ne cherchez pas à soutirer des informations aux mots du poème (on n’est pas au commissariat) : très bon, je note cette réflexion qui pourrait être étendue à l’œuvre d’art en général.

Oui Gémini, j’entends aussi un peu de la musique de Lamartine dans ce poème. M’étonnerait que le rêveur s’en offusque, à son réveil.
Mais non, Gémini , Lamartine ne s’étale pas : il s’épanouit…

   emilia   
18/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un rêve qui métamorphose le réel et apporte de l’étrangeté, de l’inconnu et du mystère à ce qui était familier, son pouvoir recréateur évoque la grandeur divine, source à la fois de charme et d’effroi générant la volonté de s’aventurer davantage vers ce nouveau pays, cet ailleurs, « là-bas » que le narrateur souhaite découvrir et que le lecteur peut imaginer à son tour, à son gré, avec ses propres interrogations … A quoi peut bien ressembler cette fleur étrange ? Quels oiseaux entonnent leurs trilles ? Quelles senteurs souffle le vent ? en se laissant bercer par le murmure de la vieille fontaine et son eau qui parle à la matière inconsciente, selon peut-être l’analyse de Bachelard pour puiser aux profondeurs de l’intime… ; merci à vous pour cette belle et subtile écriture et son invitation onirique qui compose le poème dans sa trilogie créatrice…

   Vincendix   
23/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel,
La nostalgie transpire de ces vers bien ciselés.
Aller au bout de son rêve, c'est souvent avoir une déception quand on retombe dans la réalité.
Vincent

   Gouttes-de-Vie   
25/2/2019
Bonjour,
Comme quoi les rêves ne sont pas des actes inventés pour l'instant T. Ce sont les intermèdes du théâtre de notre vie, de notre ressenti. Les fragments d'un passé, du présent, d'un futur. Ce sont des scènes vécues, des scènes du jour réinterprétées la nuit, des scènes espérées. Des scènes prêtes à jouer leur rôle, si l'on accorde aux rêves l'importance qu'ils ont pour notre présent et notre devenir.
Dans ce poème, chaque vers est une tirade à lui seul. Un poème que je ne manquerai pas de relire.


Oniris Copyright © 2007-2019