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Poésie classique
Miguel : L'amour est en mon cœur
 Publié le 03/06/11  -  12 commentaires  -  855 caractères  -  394 lectures    Autres textes du même auteur

Poème plein de réminiscences de "L'Albatros" "... ce roi..." mais sur un autre thème, celui de l'amour et non celui du poète parmi les hommes. Humble hommage au grand Baudelaire.


L'amour est en mon cœur



L'amour est en mon cœur comme un oiseau sauvage
Que des enfants cruels serrent dans une cage ;
Il croit prendre son vol, rencontre les barreaux,
Et son effarement enchante ses bourreaux.
Recevant en son sein l'appel du ciel immense,
L'innocent se meurtrit chaque fois qu'il s'élance ;
Et, plein du désespoir des damnés de l'enfer,
Il use en vain son bec sur les tiges de fer.
Il fait des bonds si fous que le treillage en tremble ;
Sa plume frappe l'air et par moments il semble
Que le fougueux captif, pour regagner son nid,
Emporte sa prison dans l'espace infini.
Mais ce que les enfants retrouvent à l'aurore,
L'aile scellée au flanc, les yeux clos, tiède encore,
C'est ce roi que la nuit ne rendra pas au jour.
Tel, en mon cœur étroit, ce fils des cieux, l'amour.


 
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   pieralun   
10/5/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème très classique.
Vous le comparez à l'Albatros...., mais Baudelaire reste beaucoup moins lyrique dans ses vers. Cela me rappelle plutôt, dans son traitement, le célèbre passage sur la mort du pélican dans le nom moins célèbre poème de Musset dont je ne suis pas certain du nom.
Quoiqu'il en soit, ce sont réellement de très beaux vers qui, même s'ils ne feront pas l'unanimité chez nos amis plus modernes, portent un rythme, une fluidité indéniable. Les rimes sont un peu "juste", mais ce n'est pas grave, et même si la métaphore qui en fait le thème de fond semble surannée, elle est très belle tout de même.
Si c'était un plagiat, il n'y aurait pas une telle liberté dans l'écriture; les vers sont beaux et ne semblent pas sous contrainte.
Donc, même s'il s'agit d'une écriture inspirée des romantiques, les mots sont simples, les images le sont aussi, les vers sont tous beaux ou presque, et la chute magnifique clos une très lyrique métaphore.
On peut être en accord ou rejeter un retour à une telle écriture, mais force est de constater que le résultat est là.
Personnellement, si demain se lève un cinéaste qui fait du Sergio Leone et que le film est excellent, j'irai le voir et applaudirai comme j'applaudis cet auteur.
Qui donc a écrit ce poème?

   socque   
3/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je pense que le poème gagnerait à être découpé en quatrains. Une belle expression classique, très dix-neuvième siècle à mon avis... Mais je regrette, justement, qu'on puisse imaginer ce poème écrit au dix-neuvième siècle ; au vingt-et-unième, j'aimerais davantage de modernité dans l'écriture ou le sujet.
Cela dit, je trouve la métaphore bien filée.

Après publication du poème, j'édite mon commentaire pour signaler que la ligature "œ" a été oubliée dans le titre qui, du coup, s'écrit "L'amour est en mon coeur". Je trouve cela laid.

   Damy   
22/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien
En effet, en lisant votre poème, sans avoir lu l'exergue, j'ai pensé à l'Albatros de Baudelaire, d'un tout autre style.

Je me doutais bien avant d'avoir lu le dernier vers qu'il s'agissait bien d'une vertu humaine qui mourrait en cage: la liberté, la sagesse, la révolte... C'est l'amour.

J'ai apprécié cette façon originale, à mon sens, de traiter le sujet, déjà traité tant de fois.

   Charivari   
3/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très classique, mais très bien écrit et construit. Manque de fantaisie, hélas, à cause de la structure choisie mais aussi des images un peu convenues et des adjectifs, pas assez originaux. Néanmoins, la métaaphore est bonne, et ça "a de la gueule". Une belle envolée, si je peux m'exprimer ainsi.

   Mona79   
3/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe ! Je relis sans me lasser. J'apprécie lorsque la prosodie est ainsi parfaite sans l'ombre d'une erreur. Si l'on écrit en classique, à mon avis cela doit rester classique, tant pis pour la modernité ; il y a tant de formes où s'exprimer autrement que cela ne pose pas problème, je crois.

Seule petite remarque : vous auriez pu découper ce poème en quatrains pour alléger l'ensemble, mais ce n'est pas grave.

Il se trouve aussi que j'aime beaucoup les oiseaux et que, même si celui-ci est une métaphore, je déteste voir prisonnier un oiseau sauvage, alors l'Amour...

   David   
3/6/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour MichelMartinez,

Qui sont ces enfants, cruels, bourreaux, au début et qui reviennent à la fin, sont-ce les mêmes ? Je ne sais pas s'ils sont image ou personnage, s'il représente les désirs du narrateur, les tourments amoureux, ou bien s'ils sont juste là pour renforcer l'image de cruauté inconsciente, que certains enfants ont pour les animaux, mais dans ce dernier cas, que font-ils à la fin.

Il y a une nuit aussi dans ce vers :

"Mais ce que les enfants retrouvent à l'aurore"

L'amour serait un rêve ou cauchemar même, puisqu'il débute par une captivité, et ces enfants seraient peut-être un simple état conscient, ou cet amour est cloitré, par rapport à un état onirique, un sommeil peuplé de rêve, où il retrouverait sa liberté, à quelque prix d'emporter avec lui de malheureux bagages.

Une vision de l'amour teintée de liberté et d'abandon, pas si "canonique" que cela.

   Meleagre   
3/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime quand un poète réussit à faire du neuf avec du vieux, à écrire un poème personnel, expressif, nouveau, avec des images héritées de la tradition poétique ; j'aime quand la modernité s'inspire du romantisme.
Ce poème en est un bon exemple. S'il reprend certains éléments de l'Albatros, c'est de façon assez lointaine, en en changeant la portée, le sens, mais aussi l'atmosphère et le traitement des images. C'est loin d'être un pastiche, une pâle imitation.

Le phrasé est mélodieux, le poème sonne bien à haute voix. J'observe notamment une belle allitération en "f" / "v", presque un par vers tout au long du poème. Comme d'autres, je préférerais une disposition en quatrains (déjà marquée par la ponctuation), qui améliorerait la structure et laisserait des respirations.
Quelques très beaux vers, notamment "Et son effarement enchante ses bourreaux", l'ensemble du 2e quatrain (enfin, les vers 5 à 8), "Emporte sa prison dans l'espace infini" (avec l'antithèse prison / espace infini, le jeu sur les sonorités).

La métaphore se développe de façon assez intéressante : l'oiseau veut s'élancer hors de sa cage, se heurte aux barreaux, se blesse, et meurt. Tout cela est dit de façon remarquable.
Mais quand je réfléchis au sens de la métaphore, ce poème soulève des questions sans y répondre : qu'est-ce qui emprisonne l'amour ? Quels sont ces barreaux, cette cage ? Qu'est-ce qui le blesse ? Quel est le rôle de ces "enfants cruels" ?
Il me semble que la chute aurait pu présenter, sinon quelques réponses, du moins quelques pistes, quelques indices. Ici, la chute ne me satisfait pas, elle répète avec moins de force le premier vers. Le poème commence et finit par le même mot ("l'amour") : l'identification du comparé n'est donc pas une surprise. "en mon cœur étroit" reprend "en mon cœur". Le seul élément nouveau est une périphrase qui n'apporte pas grand chose, "le fils des cieux". Pour conclure en beauté, il aurait fallu du nouveau, et (désolé si je me répète), quelques clés supplémentaires pour comprendre la métaphore.

   Anonyme   
4/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
En lisant ce poème à haute voix, j'ai apprécié sa musicalité. L'amour rend toujours le coeur captif. Un thème connu mais j'admire la manière classique de l'exprimer. De pouvoir encore traiter ce sujet de si belle manière ne trahit en aucun cas ce cher Baudelaire. Bravo à l'auteur.

   Pascal31   
4/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème bien rythmé, à la métrique impeccable.
J'ai beaucoup aimé cette métaphore avec l'oiseau prisonnier dans sa cage. Par contre, j'aurais aimé une présentation plus aérée (mais peut-être souhaitiez-vous ainsi illustrer la sensation d'étouffement du volatile ?). Quoi qu'il en soit, c'est un poème impeccablement écrit, que j'ai vraiment apprécié. Bravo !

   Anonyme   
5/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est vrai, à mon avis aussi, que ce texte ressemble plus à l’Albatros qu’au Pélican (qui, pour moi, reste un des plus grands chefs-d’œuvre de la poésie). Il faut dire que le lyrisme de l’albatros n’a pas (en sus) le symbolisme (religieux) du pélican. Il n’a pas cette envolée que, croyant ou pas, on est obligé de suivre (c’est la magie du symbolisme). Le thème central de l’amour, ne peut amener une double métaphore, ou un sens secondaire (ou une vision croisée). C’est l’inconvénient du choix, mais c’est aussi le respect qu’on doit lui témoigner à partir du moment où il est assumé comme tel.
C’est le cas de l’auteur, qui témoigne de l’amour dans le thème (donc, sans symbolisme possible) et qui assume un pur classicisme dans l’écrit (et donc dans l’esprit).

   kamel   
17/6/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

La définition de l'amour reste toujours à dénoter selon le thème.Aussi dans ces passages,l'auteur l'intègre d'une façon implicite métaphorique en le comparant à l'Albatros de Baudelaire.
Une analyse sémiotique prouve le charmant paysage de l'oiseau qui n'arrive pas à utiliser ses longues ailes. Une très forte sensation se dégage de ces vers pour qualifier cet amour qui n'arrive pas à "voler".
Très étroitement,il s'engouffre dans son cœur,l'amour mais cependant il existe tel un oiseau captif,pris au dépourvu,il perd son vol.La lecture de ce poème vous emmène à vous souvenir du poème de Baudelaire qui est remarquable au niveau de son thème.Voir même les images qui se confondent pour désigner "l'amour en mon cœur".
Belle conception de la forme non semblable à celle de Baudelaire,des rimes embrassées et non croisées .Son thème explique vainement la dualité de l'homme cloué au sol et inspirant vers l'infini.
Quand l'amour tend vers l'infini,il se conserve dans le cœur.
Bonne continuation.

   Eponine   
23/7/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un poeme de facture non point classique mais romantique, ne
serait-ce que pour le lyrisme qui en émane.
La forme est tres belle mais le fond me semble quelque peu triste:
il me semble qu´un amour n´est prisonnier que si l´on s´évertue á rester emprisonné dans de fausses illusions: par exemple, le fait de
rêver á la réciprocité d´un sentiment alors que l´on sait, au fond de nous, qu´il n´y aura jamais réciprocité.
Bonne continuation á vous, il y a du talent derriere tout cela.


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