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Poésie néo-classique
Miguel : L'automne
 Publié le 19/10/20  -  9 commentaires  -  1653 caractères  -  153 lectures    Autres textes du même auteur

Méditation sur la saison mélancolique.


L'automne



Le ciel encore est d'or des rayons de septembre.
Les bois, déjà rouillés et tout parfumés d'ambre,
S'effeuillent lentement sous le souffle automnal.
L'humidité des nuits remplit l'air matinal
D'une brume qui rend indécises les formes,
Fait des arbres transis des fantômes énormes,
Et de voiles dansants vient tout envelopper,
Mais que Phébus encor parvient à dissiper.
Hélas, de ces beaux jours la course se termine,
Nature vers le froid tristement s'achemine.
Déjà nombre de nids ont été désertés ;
Les oiseaux sont partis pour de lointains étés.
Bientôt viendra la bise et se mourra la rose ;
Les arbres seront nus et vers le ciel morose,
Élanceront, noueux, exposés à tous vents,
Comme pour l'implorer, leurs squelettes vivants.
Quoi de plus beau, quoi de plus grave que l'automne,
Précédant de l'hiver le siècle monotone,
Et la pluie, et le froid, et le gel du matin...
Oh ! Le splendide été, comme il semble lointain !
Pourtant, hier encor, sous la chaude caresse
Du soleil, invitant à la molle paresse,
J'aimais à rêvasser, allongé dans les champs,
Admirant les matins et les soleils couchants.
Tout est fini. Voici venir la saison triste
Où le papillon meurt, où l'oiseau ne subsiste
Que s'il est recueilli par les petits enfants.
Allons ! Mais les beaux jours reviendront, triomphants.
Tout mon hiver se va passer à les attendre,
Ces instants merveilleux où nous pourrons entendre,
Partout sous le soleil, dans l'arbre et les roseaux,
Les soupirs de la brise et le chant des oiseaux.


 
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   Anje   
28/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
En découvrant ce poème, surgit une impression de massivité. Comme un menhir au milieu d'une clairière lorsqu'on sort du bois. Ca peut surprendre et même freiner le lecteur. Pour ma part, j'aime bien quelques espaces de blanc, un peu d'aération.

Le vers 17 me semble fautif. En effet, l'hémistiche ne peut se trouver entre de et plus (quoi de plus beau, quoi de // plus grave que l'automne). Il ne peut non plus s'agir d'un trimètre car il trouverait une césure à l'intérieur d'un mot (quoi de plus beau, // quoi de plus gra//ve que l'automne). A mon avis, il s'agit d'un dodécasyllabes et non d'un alexandrin.
L'emploi de "encor" est quelque peu suranné mais passe mieux que "mon hiver se va passer" qui m'interroge.

La description de l'automne naissant est complète et l'oiseau omniprésent. Le narrateur trouve cette saison triste et se prépare à hiberner. D'autres iront cueillir des champignons, ramasser des châtaignes, des noix...

C'est un joli poème mais qui, finalement, n'a pas effacé ma première impression.

   socque   
28/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Voilà ce que j'appelle du classique costaud. Assuré, bien rythmé, propos net sans extravagance, rimes solides mais manquant d'invention ; automne/monotone, franchement, faudrait penser à l'interdire ! Elle me semble presque aussi éculée qu'amours/toujours.

La lecture m'a été plaisante, même si je trouve désormais dépassé d'idolâtrer l'été devant l'hiver. On crève de chaud l'été, c'est la sécheresse, les forêts crament, on se fait bouffer par les moustiques, les guêpes attaquent dès qu'on veut manger dehors, et c'est pas parti pour s'arranger dans les années qui viennent... Bon, et puis là :
l'oiseau ne subsiste
Que s'il est recueilli par les petits enfants
je dirais que vous galéjez. Les oiseaux traversent l'hiver comme des chefs à notre époque de réchauffement climatique !

Mais c'est agréable, de temps en temps, de revenir aux fondamentaux de la poésie française : du classique bien assis. C'est comme savourer un bon pot-au-feu mijoté dans les règles de l'art.

   Lebarde   
1/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème classique a priori sans faille ( belles rimes, beaux alexandrins ou presque!) sur un sujet lui aussi bien classique, l'automne, traité sur un ton mélancolique, sans éclats ni originalité dans le choix des mots et des images, avec une monotonie dans le rythme qui convient sans doute au thème mais donne une lecture pesante et "ronronnante" qui peut assoupir le lecteur.

Comme le texte est par ailleurs long, peut être aurait-il été préférable de le scinder en strophes, quatrains ou sizains par exemple, pour alléger et aérer le propos et créer des respirations qui auraient été bienvenues.

Sous cette réserve (" de poids") qui peut rebuter certains lecteurs, j'ai trouvé ce poème traditionnel agréable sans pour autant m'enthousiasmer.

A la relecture on peut relever ici ou là quelques césures aléatoires a l'hémistische.(v5, v17, v25, V29,). Rien de grave et je chipote.

Merci

En EL
Lebarde

   sympa   
19/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,

Tout d'abord, après plusieurs lectures, je ne comprends pas pourquoi un classement en néo: ces vers me semblent classiques.
Peut-être ais-je loupé la faille.

Une poésie d'un seul bloc sans division par quatrains ou strophes ( 2 par ex) est assez laborieuse à lire d'une seule traite, il y a sûrement une raison .
Peut être pour accentuer la mélancolie et cet effet pesant, lassant et triste de la saison .

Les inconvénients de l'automne sont ici bien exprimés ( le gel du matin, l'humidité, la brume, les nids désertés) ...et tant d'autres belles images et vers que je ne peux pas citer intégralement.

Personnellement, j'aurais peut-être laissé un espace à partir de" allons" avec ce côté plus optimiste qui aurait pu être une strophe jusqu'à la fin du poème.

Edit: peut-être que ce vers :

"Tout mon hiver se va passer à les attendre"

Serait la cause du passage en néo?

   Hananke   
20/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un texte sur l'automne, c'est de saison. Si l'impression générale
est bien rendue, je trouve ce texte beaucoup moins fluide
que d'autres précédents : il est empli de petites anicroches qui heurtent la lecture.
Déjà le premier vers avec son écho en ore annonce la couleur.
J'aurais évité l'inversion indécises formes quitte à trouver une autre rime.
Le la course se (se se) n'est pas heureux.
Ce Nature toute seul au début de vers ne me sied pas.
Le siècle monotone ???
Je ne vois pas beaucoup l'oiseau subsister parce qu'il est recueilli
par des petits enfants.
Tout mon hiver se va passer à les attendre, une formulation
plus que bizarre.

Dommage, je pense que ce, quand même bon texte, aurait
mérité quelques élagages, pour être rendu plus dense, poétiquement. Car il possède de belles choses.

Vous nous avez habitué à plus de minutie dans vos poèmes
et c'est bien l'une des premières fois que, si j'ose me permettre, je vous reprend tant que cela.

   Davide   
19/10/2020
Bonjour Miguel,

Je trouve ce poème élégiaque beaucoup trop "classique", dans le fond comme dans la forme. Entre les rimes mille fois entendues ("rose"/"morose", "automne"/"monotone", "enfants"/"triomphants" etc.), le vieil "encor" ou la présence de "Phébus" (référence mythologique), rien ne m'a réjoui dans ces vers monotones, pourtant joliment composés.

De plus, j'ai été surpris par certaines formulations, dont cet hiver qui "se va passer". Mais je me suis tout de suite rappelé avoir déjà croisé le verbe pronominal "s'aller" dans certains anciens poèmes, sans doute époque Renaissance. Information à vérifier.

Enfin, si je puis me permettre, ces dernières années, la chaleur des étés nous accable plus qu'elle ne nous caresse, à moins de vivre en altitude ou en bord de mer (et encore...) !

Oui, difficile de renouveler le genre, mais peut-être n'est-ce pas la volonté de l'auteur ? Une bien belle écriture en alexandrins, mais trop académique pour vraiment me séduire... Désolé.

   papipoete   
19/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir Miguel
l'auteur redoute l'arrivée de la morte-saison ; quand les arbres sont tout nus, les oiseaux de leurs nids enfuis, le froid forçant à regarder par la fenêtre ce nouveau et triste habit d'hiver.
NB je suis un peu surpris ( on me dira : tu t'es pas r'gardé ! ) par le côté narratif du poème, surtout vers la fin quand " les oiseaux survivront s'ils sont recueillis par de petits enfants... "
Certes de jolies phrases dans l'ensemble, mais je reste un peu sur ma faim !
En outre, j'ai l'impression que l'auteur évoque hiver et froids d'avant... car le froid est bien léger maintenant ; les oiseaux trouvent encore à manger par terre, et le gel comme la neige n'est plus que souvenir !
De plus, avec le chaud de nos étés actuels, je rêve moins en décembre janvier à juillet aout !
" les arbres exposant leurs squelettes " devient davantage une image de " belle-saison ", quand Phébus et autres scolytes les a fait suffoquer !
vers la fin du texte ( l'hiver SE VA passer ) est-il un parler de chez vous ?
Les dodécasyllabes me semblent bien chaussés

   Angieblue   
19/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello,

J'aime beaucoup toute la première partie jusqu'à "squelettes vivants".

C'est très inspiré avec de belles images poétiques.

Le premier vers est superbe avec "le ciel est d'or des rayons de septembre". C'est une très belle construction.

j'aime aussi : "les formes indécises", "les voiles dansants" et tout ce passage qui est très visuel avec les squelettes qui implorent le ciel.
"Les arbres seront nus et vers le ciel morose,
Élanceront, noueux, exposés à tous vents,
Comme pour l'implorer, leurs squelettes vivants."

Après, ça devient moins éthéré, plus lourd, plus personnel, plus explicité, et un peu répétitif aussi.
J'aime quand la poésie, suggère, effleure...
Mais, l'ensemble reste une très belle composition.

   SaulBerenson   
23/10/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime la musique de ce poème et ces couleurs mordorées.
Aimant chaque saison, j'ai plus de mal avec ce manichéisme été/hiver.
Mais bon, les gouts et les couleurs des saisons...ne se discutent pas :-)


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