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Poésie classique
Miguel : La fleur de garrigue
 Publié le 18/03/20  -  14 commentaires  -  715 caractères  -  298 lectures    Autres textes du même auteur

La liberté malgré les racines.


La fleur de garrigue



Riante sous l’azur, solitaire et sauvage,
Je pousse en liberté loin du bord des chemins,
Et je laisse, ignorée, admirer aux humains
Les fleurs de leurs jardins écloses en servage.

Sur leur propre labeur exerçant leur ravage,
Ils cueillent celles-ci de leurs avides mains ;
Mais moi je ne crains pas ces trop courts lendemains,
Sœur de l’algue marine à l’écart du rivage.

Le Ciel, dans son amour, à nul autre pareil,
M’octroie également l’ondée et le soleil ;
L’aurore me bénit de gouttes de rosée.

Nul pas ne vient troubler mon paisible milieu ;
Et riche de lumière, et d’espace grisée,
J’exhale ma splendeur sous le regard de Dieu.


 
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   Lebarde   
5/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Classique sans faille, je pense.
« La fleur de la garrigue » vit loin de tout, des chemins, des pas, des cueillettes excessives et bénéficie du soleil, de la pluie et de la rosée matinale que lui offre la nature, sans recourir à des artifices.
Elle pousse seule, s’épanouit en liberté .
Doit on y voir la métaphore d’un ermite, d’un homme solitaire, d’un Robinson qui trouve et se satisfait de ce que la nature lui donne?

Le sonnet est bien écrit avec des images plaisantes, un rythme coulé et fluide à la lecture.
Il est frais, élégant, naturel dans l’expression, plein de poésie.
Bravo, j’ai bien aimé.

Merci de l’avoir présenté.

En EL

Lebarde

   Lariviere   
7/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

"Nul pas ne vient troubler mon paisible milieu ;
Et riche de lumière, et d’espace grisée,
J’exhale ma splendeur sous le regard de Dieu."

Quel dommage de casser la part de l'ange du lecteur avec ce créateur à la toute fin, comme si le narrateur ne pouvait pas nous laisser rêver sur son texte tranquille sans en profiter pour nous refiler un tract pour la messe de dimanche ?...

Plus sérieusement, j'ai aimé ce poème pour sa simplicité poétique, qui collait si bien, sur fond et forme, pour décrire cette jolie fleur et ce joli moment de grâce contemplative.

Paradoxalement, je trouve que l'intrusion de cette tierce personne à la fin, vient un peu s'immiscer dans le lien pourtant très intime et réussi par l'auteur entre le poème et le lecteur, et cela casse un peu la belle unité contemplative de cette fleur de garrigue qui, pour moi, se suffisait à elle même pour la poétique justement. D'ailleurs je me demande à quel point la présentation d'intention n'est pas antagoniste avec cette réduction du thème sur sa fin ?... quid de la liberté, une liberté, mais quand même sous surveillance ?...

En espérant que ce commentaire puisse être utile à l'auteur, je le remercie pour cette lecture et je lui souhaite une bonne continuation.

   Anje   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour une fois, je ne commenterai pas la prosodie qui me semble très bien maîtrisée. Je ne tenterai pas non plus de donner un nom de fleur à laquelle ce beau poème fait allusion. Ce n'est peut-être pas l'ode à une fleur en particulier mais aux fleurs de la garrigue en général.
Ce n'est pas l'inversion qui m'accroche un peu dans "leurs avides mains" mais le son "za". Mon oreille aurait peut-être préféré "cupides" qui aurait fait écho à "cueillent".
Comme Larivière, j'ai été surpris par l'arrivée soudaine de Dieu. J'avais l'impression que cette fleur de garrigue l'était elle-même.
Un plaisir de lecture et tout à fait le genre de sonnet que j'aimerais savoir écrire à un edelweiss. Merci pour votre exemple.

   papipoete   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Miguel
je ne connais pas la " fleur de garrigue ", mais elle ne semble pas intéresser ni les fleuristes ni le promeneur, qui se gardent de venir la cueillir ! Elle profite pourtant de tous les bienfaits du ciel, eau et soleil pour resplendir... Elle vit, libre ; libre et non asservie comme le sont ses cousines des jardins, que des mains avides bientôt ôteront à leur carré !
NB est-ce une fleur maudite ou dangereuse, sent-elle mauvais ? Elle qui ne craint rien...Ou ne la connait-on pas assez, pour ainsi la laisser tranquille !
Sur ce mystère, l'auteur nous montre avec habileté, la vie " dorée " dont bénéficie ce végétal !
Chaque strophe est égale aux autres, et ces vers se lisent avec grand plaisir !
J'aime bien ( je le fais souvent ) quand, parle qui n'est pas doté de la parole.
techniquement, vos alexandrins laissent croire ( comme certains de vos confrères ) que le " classique ", c'est si facile !

   Castelmore   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Encore un très beau sonnet de ta plume Michel.

La nature en liberté, sauvage, modeste est ici chantée avec un lyrisme modéré qui lui convient.

Ondées, soleil, rosée, lumière et espace complètent le tableau d’un monde « originel » bien loin de l’organisation et la cupidité humaine...

Est-ce là la main de Dieu?
Le poète le croit ... l’exprime avec talent ... et cela n’enlève rien à la beauté de son hommage ...

Sur la forme j’ai tiqué sur « admirer aux humains » que l’on peut lire soit
« admirer r-aux » ou « admirÉ au », inélégants à l’oreille dans les deux cas .
Je te propose
...  «Et je laisse, ignorée, admirées des humains » au sens légèrement différent... j’en conviens.

Merci beaucoup pour ce bol d’air en avance sur le printemps

   sympa   
18/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Bonsoir Miguel,

Très beau sonnet mettant à l'honneur les fleurs de guarigue qui n'ont nul besoin des mains de l'homme pour s'épanouir.

"Le Ciel, dans son amour, à nul autre pareil,
M’octroie également l’ondée et le soleil ;
L’aurore me bénit de gouttes de rosée".

C'est aussi simple que ça, elles se contentent uniquement des bienfaits de la nature et nul pas ne vient troubler leur paisible milieu , comme vous l'écrivez si bien.

Rien à dire concernant la forme maîtrisée, si ce n'est ce vers" Et je laisse, ignorée, admirer aux humains" que je trouve maladroit et pas très agréable.( admirer aux humains).

Malgré ce vers un peu plus en dessous des autres, c'est un très bel écrit.

   Mokhtar   
19/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà une fleur sans collier, qui vit sa vie dans la discrétion, comblée par la nature, bienheureuse loin des humains coupeurs de tige.

La belle envolée des tercets est superbe. L’auteur, qui est croyant, délivre une véritable action de grâce dont la force poétique, comme sublimée, devrait séduire le plus agnostique des lecteurs.

Ce texte révèle une bonne maitrise de l’alexandrin, mais je me range sur deux points aux observations déjà mentionnées ici.
- « avides » n’est pas très euphonique. J’aurais bien vu « cruelles ».
- Le vers 3 manque de clarté et de fluidité. C’est surtout à l’oreille qu’il se perçoit avec difficulté.
Castelmore propose un joli vers : « et je laisse ignorée, admirées des humains », mais qui laisse côte à côte « ignorée et admirées », termes se rapportant l’un à la fleur de garrigue, l’autre aux fleurs humaines.
J’y vais de ma petite proposition :
« Et je reste ignorée, étrangère aux humains
Dont les fleurs aux jardins éclosent en servage »

Mais on doit pouvoir faire mieux.

Joli thème, bien propice à de la belle poésie. Merci Miguel.

   Hananke   
19/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un beau sonnet classique pour cette fleur sauvage.

J'aime bien les écloses en servage.
Et le premier tercet que je trouve particulièrement réussi.
Tout comme la médaille très forte et concluant de bien belle
façon ce poème.
J'aime moins le vers 3 même si je le comprends.
Je trouve leur ravage un brin excessif (sf pour la rime).
J'aime moins les avides mains (sf pour la rime).

Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, cet excellent sonnet
se lit avec plaisir.

   Michel64   
19/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un poème comme je les aime, avec une musique caressant l'oreille grâce à ses alexandrins impeccables.
C'est la version botanique de la fable "Le loup et le chien".
Même si "Le Ciel, dans son amour, à nul autre pareil," pourrait envoyer une longue sécheresse à cette fleur tandis que le jardinier pourrait dans le même temps sauver sa plante domestique par quelques arrosages, la référence à Dieu n'a pas gêné l'agnostique que je suis. Chacun sa vision du monde.

Une très agréable lecture.
Bravo Miguel

   Provencao   
19/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Le Ciel, dans son amour, à nul autre pareil,
M’octroie également l’ondée et le soleil ;
L’aurore me bénit de gouttes de rosée."

Quel magnifique don appartenant à l'ordre du beau. Dans le silence, dans l'écoute et dans la lumière , belle richesse que la beauté de la nature vraie.
J'ai beaucoup aimé votre posture de juste témoin communiant avec la source de la vérité.

Derrière le visible se cache l'invisible en ces vers:"Nul pas ne vient troubler mon paisible milieu ;
Et riche de lumière, et d’espace grisée,
J’exhale ma splendeur sous le regard de Dieu"

Belle grâce en votre poésie ou le paisible embellit la vérité du poème.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Melusine   
19/3/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Il y a beaucoup de maîtrise dans ce poème cadencé à la perfection.

"Mais moi je ne crains pas ces trop courts lendemains,
Sœur de l'algue marine à l'écart du rivage"

Ce texte classique me semble à la fois olfactif, musical et profond

"Et riche de lumière, et d'espace grisée,
J'exhale ma splendeur sous le regard de Dieu"

Il est porté par tout ce qui ne se voit pas.

   Cristale   
19/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette fleur qui nous parle semble être un don divin sous la plume de Miguel.

Mais j'imagine le tendre liseron qui caracole sous et sur le sable des garrigues.

Une poésie harmonieuse, dans le genre prosopopée, où tout semble quiétude dans la libre expression d'une nature qui se passe parfaitement de l'intervention humaine.

Merci Miguel pour ce joli sonnet.
Cristale

   Curwwod   
22/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un fort joli sonnet chargé de sens où la fleur sauvage glorifie sa liberté et son indépendance des "soins" jardiniers qui conduisent inexorablemement la tulipe et la rose vers le vase sur le buffet.
Cette réflexion qui n'est pas sans rappeler celle de La Fontaine (le loup et le chien) est exprimée dans un langage poétique , imagé et fluide respectant à la lettre les canons du sonnet classique.
Il se lit avec aisance et au total beaucoup de plaisir.
Un beau travail au service du talent.

   Myo   
31/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une éloge à la beauté d'une nature sauvage, simple et discrète mais qui émerveille ceux qui gardent les yeux ouverts.

Une belle écriture, un travail minutieux.


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