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Poésie classique
Miguel : La mort
 Publié le 26/09/19  -  21 commentaires  -  642 caractères  -  369 lectures    Autres textes du même auteur

Méditation sur la vanité de nos jours.


La mort



La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas.
Comme il paraît lointain quand on a la jeunesse !
Mais nos jours fugitifs le rapprochent sans cesse,
Et nous le franchirons au dernier de nos pas.

La terre avalera promptement notre cendre,
Et que restera-t-il du chemin parcouru ?
Lorsqu’aux yeux des vivants nous aurons disparu,
Dans l’oubli sans retour il nous faudra descendre.

Nos espoirs, nos fiertés, nos peurs, nos vains combats,
Sombreront pour toujours dans ce profond abîme ;
Tout nous mène au néant de la minute ultime :
La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas.


 
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   lucilius   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'apprécie pas trop la première strophe dont l'écriture des 1er et 4ème vers me semble trop tournée vers la facilité : "qui ne recule pas… au dernier de nos pas".

Fort heureusement les deux suivantes redressent la barre et la reprise dans le dernier vers est plutôt judicieuse.

   Lebarde   
5/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Encore la mort toujours la mort. Faut il que la mort soit incontournable ( elle l’est!) pour alimenter avec autant de constance la pensée humaine en général et l’inspiration des poètes en particulier.

Ici le sujet est traité sobrement avec des mots simples, sans emphase excessive en l’assimilant à un horizon fixe qui ne reculerait pas au fur et à mesure que l’on avance comme c’est le cas.
La métaphore est de ce fait osée et obsessionnelle au point d’en reprendre l’idée dans les premier et dernier vers.
« La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas »

Bon tout cela manque un peu d’argumentation à défaut d’originalité, mais il a tellement été écrit sur le sujet ....!

Sur la forme classique proposée, on dira que les vers sont correctement équilibrés mais on regrettera les trois rimes « pas » que les puristes relèveront sans doute.

Joli poème donc mais sans éclats, sur un sujet banal, que j’ai pris plaisir à lire.
Merci
En EL
Lebarde

   Corto   
6/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Belle image que ce premier vers répété en final.
Description originale aussi dans la première strophe où chaque jour qui passe nous rapproche de l'horizon fatal.

Mais le reste du poème semble faire fi des moments de vie parfois heureux ou même sublimes, parfois ratés ou malheureux.
On se précipite un peu vite vers la mort, ce qui est cohérent avec le titre.

"Lorsqu’aux yeux des vivants nous aurons disparu,
Dans l’oubli sans retour il nous faudra descendre."
relève d'un pessimisme exacerbé.

Charles Trenet chantait:
"Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
Leur âme légère, c'est leurs chansons
Qui rendent gais, qui rendent tristes
Filles et garçons"

Profitons de la vie pour chanter...

   embellie   
7/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce constat, énoncé avec grande simplicité, m'a émue aux larmes.
C'est si bien dit ! Les mots, les phrases coulent naturellement, sans heurts... Alexandrins sans faute. En trois quatrains, l'auteur nous invite à bien comprendre ce qu'est la mort, comme pour nous inciter à mieux apprécier la vie.
Et ce vers : La mort c'est l'horizon qui ne recule pas, répété comme des coups de marteau pour enfoncer un clou, représente bien l'aspect "définitif" du sujet traité. Carpe diem !

   Hananke   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

J'aime les textes classiques ou pas qui commencent par un très joli vers.
J'aime moins la licence : notre cendre, on parles, généralement,
dans ce cas précis de nos cendres au pluriel.
D'autres parts, dans le dernier quatrain, je ne pense pas
que combats rime avec pas en classique.

Malgré ces quelques bricoles, c'est un bon texte, un peu sombre,
peut-être, puisqu'il nous parle d'une inéluctabilité mais il en parle
bien et ses premier et dernier vers sont vraiment magnifiques

Edit le 26/09 : j'ai juste corrigé mes fautes d'ortho.

   BlaseSaintLuc   
8/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas.

Tout est dit, la poésie est bien présente, le thème bien traité, une structure en boucle, peut être le cycle de la vie,et de son éternel recommencement !

La brièveté du texte est une peu dommage , on aurait voulu "vivre" plus longtemps , le constat est évident , rien ne sert à rien , nous débattre est vain , puisque le gouffre nous emporte !

   myndie   
9/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un sujet immense et un choix de roi qui laisse le champ libre à la créativité, à l’originalité, au déplacement subtil de la réalité vers l’imaginaire.
Sur la forme, je n’ai pas grand-chose à dire. Il y a là une évidente maîtrise de la prosodie et une fluidité d’écriture bien agréable. Mais…
Il a beau être bien construit et bien écrit, je trouve que votre texte manque d’élévation et d’expressivité.

La Mort ne mérite t-elle pas lyrisme et force suggestive, éclats et émotions ? Fantaisie onirique ou complainte lugubre et gothique ?
Le risque était que le thème traité ne devienne lieu commun. C’est pourtant ce qui s’est passé car vous avez érigé en vérités des choses convenues, comme si vous faisiez de la mort un exposé explicite.
J’aurais aimé un petit supplément d’âme à votre poème…
Mais quand même, bravo pour le style.

   Vincendix   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,
Un traitement réaliste sur un sujet qui touche tout un chacun.
Mais l'oubli n'est pas instantané, je me souviens encore des mas grands-parents et j'y pense souvent, ils sont pourtant partis depuis 50 ans et plus. A la pensée que mes petits-enfants se souviendront encore de moi dans 50 ans, je ne crains pas le grand départ.
Vincent

   Anonyme   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,


"La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas."

J'aime beaucoup ce rappel au premier et dernier vers de ce poème bien sombre mais réaliste, comme pour nous rappeler que la mort est inévitable.
Nous sommes tous amenés à finir en poussière ou en cendres , et vous exprimez justement que l'horizon paraît lointain quand on est jeunes .

La mort est un éternel mystère, oui que deviendrons nous aux yeux des vivants?
Personnellement, je ne veux pas croire au néant :
Je préfère imaginer de belles retrouvailles avec mes proches disparus.
C'est mon côté rêveur !

Merci pour cette lecture.

   Vincent   
26/9/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   krish   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Même si je ne partage absolument pas cette image de la mort, j'ai apprécié le thème difficile à traiter. J'y ai trouvé une représentation presque "Don Juanesque" où les sentiments et les sensations plongeraient dans les profondeurs de la terre, dévorés par le néant.
Un côté dramatique qui répond à une vision classique de notre changement d'état...

   Manuelent   
26/9/2019
J'ai lu quelques textes de votre plume. Celui-ci dépare. Certes, il respecte les traités de versification, mais il n'a pas l'envergure, d'autres. A mon avis vous avez traité ce thème difficile car récurrent, à la façon d'un exercice, d'un devoir. Les rimes évidentes ne sont pas votre habitude, d'après votre style. Là, elles sont majoritaires.
……….. Et nous le franchirons lors de notre trépas… (pas beaucoup mieux, mais quand même…)

Septième et huitième vers, n'embellissent pas le poème.
Vous êtes allé vers la facilité, du moins c'est l'impression que j'ai.

   papipoete   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
bonjour Miguel
La mort est dans l'air en ce moment ; Hananke hier, Chirac ce matin et Vous cet après-midi !
Je n'aime pas beaucoup cette vision de l'oubli, à travers ces cendres dispersées à tout jamais !
Nul n'est irremplaçable, même un tyran ; mais entendre parler d'un tel, citer ses tics et ses tocs en souriant, ses bons mots comme ses gueulantes, son savoir-faire jardinier ou professionnel... disparait-on vraiment à jamais ?
Et cet acquis de lutte, et cette liberté, et cette fraternité, et d'autres, même si elles ne sont pas gravées dans le marbre d'une pierre tombale, en oubliera-t-on le précurseur, voire même l'auteur ?
Bien sûr, que l'on ne peut pas rester sur Terre éternellement, encore moins ressusciter, où nous mettrions-nous ? Nos petits-enfants auront-ils envie de faire des enfants ?
Il faut savoir partir ( y'a rien qui presse, mais laisser un peu de place aux jeunes terriens... )
Je ne plaisante pas avec la MORT, d'autres crabes s'en chargent, et tourmentent les " appelés " ! si l'on pouvait comme une naissance attendue choisir une layette, comme ce serait bien d'acheter son dernier billet quand le rose disparait de notre palette !
Votre première strophe est la plus " raisonnable ", et nous concerna tous antan ! mais les 2 suivantes sont désespérément tristes... à mourir !

   Annick   
26/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas."

Ce vers me fait penser au conte d'Alice aux pays des merveilles.
Sauf qu'ici, on n'est pas dans un conte, dans le non sens ou l'absurdité où tout est possible mais dans la réalité. Dans le conte, l'horizon recule à mesure qu'Alice avance.
Ce magnifique vers débute et clôt le poème. Il tombe comme une sentence. On sait que le poète n'ira pas par quatre chemin et nous dira la vérité toute simple, presque crue, gênante certainement mais c'est ainsi.

Le déroulé du poème est fidèle au premier vers. Le poète peut paraître pessimiste, il est seulement lucide.

Pas de fioritures, d'images recherchées. Où faut-il alors chercher la poésie ? Dans l'harmonie, la pureté, la sobriété des vers et bien sûr la puissance évocatrice de ces deux mêmes vers qui enferment le texte et nous enferment du même coup dans notre destin inexorable.

   Anje   
27/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un peu comme les orages qui se sont succédés sur Oniris, ce poème subit peut-être une répétition lassante. Il est beau, il est écrit de plume de maître mais, sauf à se retrouver pleinement dans le fond, il peut ne pas accrocher le lecteur.

Pourtant, il est parfaitement ciselé. En seulement douze vers, il dit ce qu'il à dire. Il ne déborde pas, il ne manque rien.

Le premier vers offre une image magnifique que son rythme crescendo (2/4//6) fortifie, avant que le second (6/6) se dise dans un soupir souligné d'un point d'exclamation presqu'en forme de lamentation. C'est ce passage qui donne d'emblée la force de ce poème. Et l'épistrophe lui donne l'effet insistant du coup de poing qui vient par surprise après un pénultième vers tout en allitérations douces de m et n.

Même si je ne traitais pas le sujet de façon aussi sombre, j'ai beaucoup appris en essayant de décortiquer ce poème et aimé le travail.
Merci.

   TheDreamer   
28/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Trois quatrains de rimes embrassées. La mort avec l'amour est un thème maintes fois travaillé dans tous les âges de la poésie et n'est pas un thème si aisé à composer qu'il y paraît.

Je retrouve une vraie linéarité de pensée en vos mots (ce n'est pas le cas de tous les auteurs) et un souci de vraisemblance qui ne se dément pas de vers en vers.

Merci !

   Provencao   
28/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"La terre avalera promptement notre cendre,
Et que restera-t-il du chemin parcouru ?
Lorsqu’aux yeux des vivants nous aurons disparu,
Dans l’oubli sans retour il nous faudra descendre."

Cette terre, comme l'ensemble de votre poésie laisse autant de questions ouvertes que résolues.

Les apories sont toujours là, mais j'en comprends mieux leur complexité et j'apprécie vos tentatives qui ont pu être faites pour les résoudre

. Cette poésie, pour moi, est comme un labyrinthe : il est difficile de trouver le fil d’Ariane qui permet d’en sortir. Mais une fois sorti, on apprécie d’autant plus tous ses couloirs et cet horizon dans l'ensemble.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Ioledane   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Miguel,

J'aime assez l'alexandrin qui ouvre et clôt le poème. Cet horizon qui ne recule pas, alors que nous avançons ...

Dans le reste du poème, les images sont peu présentes, hormis la terre qui avale la cendre, et l'abîme où sombrent nos espoirs, nos peurs, etc. Du coup cet écrit manque à mes yeux un peu de relief, avec des vers plus 'plats' comme :
"Comme il paraît lointain quand on a la jeunesse"
"Et que restera-t-il du chemin parcouru"
ou celui-ci qui manque d'originalité :
"Sombreront pour toujours dans ce profond abîme"

En revanche, j'aime beaucoup "Tout nous mène au néant de la minute ultime", pour son message et ses sonorités.

Dans l'ensemble, je trouve ce poème un tantinet trop 'sage' ; cela dit j'ai apprécié ma lecture. La plume est impeccable, comme toujours.

   troupi   
30/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La vraie trouvaille de ce poème est sans conteste le premier vers, l'autre bonne idée est de l'avoir utilisé en clôture.
Entre les deux il est bien difficile de faire preuve de nouveauté et c'est confirmé par le titre qui ne laisse aucun doute sur le sujet traité.
Malgré tout le texte est servi par une plume sans faille ce qui en fait l’intérêt.

   BernardG   
9/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
3 quatrains incisifs et percutants sur un thème éternel.

Le premier vers et a fortiori le dernier est fort bien trouvé.

On ne peut que sourire à cette discrète morale sur "nos fiertés" qui, peut-être amènera à la réflexion ceux qui prétendent laisser une quelconque trace de leur passage ici bas......

Merci

   nelson   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La mort, c’est l’horizon qui ne recule pas.

c'est un poème simple et qui présente simplement une triste réalité. J'aurais bien aimé être plus emballé que ça avec un peu plus de métaphores. mais j'aime déjà beaucoup. bravo


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