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Poésie contemporaine
Miguel : La porte
 Publié le 23/05/14  -  19 commentaires  -  407 caractères  -  326 lectures    Autres textes du même auteur

Mornes et brèves réflexions d'un objet personnifié.


La porte



Victime du sort inégal,
Vous me voyez constituée,
Par assemblage minimal,
D'une planche et d'une poignée,
Et pivotant d'un quart de tour
Sur l'étroitesse d'une cour.

Si la grâce des destinées,
Multipliant mes éléments,
M'eût donné, par des soins charmants,
Quatre planches, quatre poignées…
Alors j'ouvrirais, mes amis,
Sur des mystères infinis !


 
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   RB   
5/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Oui ! bon sang mais c'est bien sûr ! Mais comment pivoteriez-vous ?

J'aurais choisi un autre "horizon" que "des mystères infinis" ... mais c'est totalement personnel, je cherche de la lumière... si vous en trouvez derrière l'une de vos portes....

Merci pour cette belle pirouette !

   Robot   
10/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai apprécié l'humour et la légèreté de ce texte d'autant que l'écriture est soignée et que la simplicité des rimes s'accorde bien avec l'objet du poème.
A propos de porte, je craignais du grinçant, c'est tout le contraire que j'ai découvert. Un court moment de lecture, mais un passage agréable.

   Anonyme   
14/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème ne manque pas d'humour un peu grinçant.
J'aime beaucoup le procédé d'anthropomorphisme, (je pratique, sans doute pas si poétiquement)
Tout est soigné dans ce court texte, précis. Avec un petit air classique dans la forme (vocabulaire compris) très agréable.
La similitude des notions évoquées dans certains vers dans les deux paragraphes (le sort-la destinée, l'étroitesse-infinis, minimal-multipliant) est du plus bel effet.

Et bien sûr, une porte rêvant d'être cercueil, belle trouvaille !

   Hananke   
27/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Malgré quelques faiblesses que je pointerai plus loin, cette réflexion
de ce petit poème ne manque point de charme.

Victime du sort inégal : je ne comprends pas le sens de ce vers.
Si la grâce des destinées : le sens du mot grâce m'échappe.

Après ces quelques remarques, j'aime bien la fin et le message
de ce petit texte.

Il est bien dommage que l'écriture pêche un peu par endroit.

   Anonyme   
23/5/2014
Bonjour Miguel

Je suis de ceux qui prêtent volontiers des états d'âme aux objets.
J'ai donc tout de suite été charmé par ceux de cette porte.

Mais mon plaisir s'est accru à la seconde strophe où se mêlent habilement l'humour (noir) et la spiritualité (au dernier vers)

Merci Miguel et un grand bravo pour ce poème bref, mais jubilatoire.

   chVlu   
23/5/2014
net et percutant comme une porte au nez........

sources de réflexions sans fin, universel et personnel, d'une lecture suave.

bref trouvé bon.

   Anonyme   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,

Comment une simple porte qui s'ouvre vers l'eau d'ici peut se transfomer en porte vers l'au-delà.
Concis, éfficace dans l'explication, touche d'ironie.
Je suis conquis !

Merci pour le partage !
Olivier

   David   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Miguel,

Il faut six faces pour fermer un cube, un cercueil de quatre planches et d'une porte laisserait la tête ou les pieds prendre l'air, ou encore le derrière. Je crois qu'il y a une expression qui dit "finir entre quatre planches" ou au moins "entre quatre murs" qui font la même abstraction. Mais l'histoire de cette porte rêvant d'une autre vie est assez poétique, plutôt que d'ouvrir sur une cour que j'imagine sans mystère, elle préfèrerait ouvrir sur l'énigme du décès.

   Anonyme   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une porte bien simple qui renferme néanmoins des secrets...Un poème très original quoique un peu court selon moi. Qui sait, peut-être mène-t-elle à travers le temps ?

   Anonyme   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Miguel ! Vous avez dit prosopopée ? En voici un bien bel exemple, concis et grinçant à souhait...
Juste un léger bémol, j'aurais mieux vu "par ses soins charmants", même si "charmants" n'est pas vraiment à mon goût...
Pour le reste, et bien que ça soit une poésie contemporaine, on retrouve la patte du classique que tu resteras "ad vitam aeternam" et c'est très bien ainsi !
Un poème sympa et sans prise de tête comme dirait mon petit voisin... Muchas gracias

   Edgard   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Miguel
Ça sent l’sapin !
Les planches qui manquent c’est pour le croque-mort puisse attraper le gros orteil ?
C’est un petit poème rigolo. Faut bien s’amuser un peu…et en plus c’est drôlement bien « tourné »
Une fois de plus, on n’apprendra rien sur ce qu’il y a après ! Tant pis.
Merci pour ce court moment agréable.

   Sansonnet   
23/5/2014
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Vu le thème proposé, premier bémol, je n'ai pas été transporté.(moins qu'avec le jeu des éoliennes d'un autre auteur)
Certes, la proposition finale est intéressante, mais à mon gout mal retranscrite au cours de la lecture.

De plus, il aurait été intéressant de travailler davantage la forme (les rimes surtout qui ne m'ont pas vraiment emballé)
Oui, le fait de jouer en octosyllabe ne suffit pas à rendre automatique la beauté d'un texte !

En fait, c'est surtout le début qui peine un peu, avec cet à peu près, et quand on commence à se projeter, c'est déjà la fin du poème... Dommage !

Bonne continuation !

   Cat   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Miguel,

Le thème de la porte ouvre un bel horizon de rêves et de perspective.

Le contraste est bien joué dans ce court poème, entre la porte que l’on devine clore un sort et en même temps peut s’ouvrir sur des mystères infinis. J’aime la vie qui s’en dégage.

Je lis et relis le premier vers : « Victime du sort inégal » et ne peux m’empêcher de penser que c’est plus que la porte qui réfléchit.^^

Une poésie contemporaine aux empreintes classiques qui claquent bien l’humour.

Merci Poète

Cat

   Lulu   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je n'ai guère été emballée à la lecture de votre poème, ayant trouvé la première strophe aussi plate qu'une porte..., mais en définitive, j'apprécie assez l'idée transmise dans la seconde strophe, mieux écrite, aussi, il est vrai, d'une ouverture sur l'ailleurs avec tous les mystères que l'on peut imaginer.

   Arielle   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'humour du "parti pris des choses" n'est pas loin quand on se saisit de la poignée de cette porte.
Rien de tragique dans sa transformation éventuelle, l'étroitesse d'une cour s'ouvrant alors sur des mystères infinis ... Diable ! Ne m'en veuillez pas mais je préfère rester encore un peu sur le seuil de ma petite cour et suivre de loin vos sympathiques démultiplications.
Merci pour ce clin d'oeil !

   Anonyme   
24/5/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Miguel,

Je suis heureux de constater que la religion fabrique des cercueils à quatre planches. L’escroquerie remonterait-elle à Joseph, charpentier de son état, qui un jour aurait voulu se lancer dans le business de l’au-delà ? Ou alors faut-il y voir que « finir entre quatre planches » lui laissait une porte de sortie vers d’autres théories.
Si la vie donne sur une petite cour, c’est que les nantis n’ont pas d’imagination et que les démunis sont enfermés. Que vous proposiez un cercueil comme seul moyen d’agrandir la cour me semble une lubie d’architecte défaillant. J’ai déjà cru comprendre que vous étiez fâché avec les maths… mais laissez-nous agrandir nous-mêmes notre cour. On a besoin de bras, pas de croque-mort.

Le texte quant à lui tient largement debout sans poignée. Un monolithe.

Ludi
qui retourne jouer dans sa cour

   Ioledane   
3/6/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un peu tardivement, j’ai poussé la porte que voici, et ne le regrette pas car c’est fort joliment troussé.

Une porte en quatre dimensions, il fallait l’imaginer ! En tout cas rien que sur une seule, elle est ici joliment poétisée en deux sizains inventifs et savoureux.

J’ai juste une interrogation sur l’emploi du plus-que-parfait du subjonctif dans « M’eût donné », qui me semble-t-il eût dû donner lieu ensuite à un « j’eusse ouvert » au lieu de « j’ouvrirais » ; ou plus simplement, je me dis qu’un humble « M’aurait donné » aurait pu faire l’affaire, nonobstant l’équilibre du vers. Mais c’est une observation que je formule ‘à l’instinct’ car je ne suis pas du tout spécialiste en la matière.

EDIT :
Après lecture d'autres commentaires, je me rends comte qu'à ma grande confusion je n'avais pas compris l'allusion au cercueil et à l'ouverture sur l'au-delà ; mon esprit peut-être trop terre-à-terre ayant sans doute refusé l'exercice mental de convertir en 4 les 6 planches nécessaires pour la chose ... J'étais vraiment partie dans les "mystères infinis" de la 4ème dimension !

   Anonyme   
30/6/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,
J'ai du mal à comprendre en quoi il s'agirait d'un cercueil dans la seconde strophe. Que l'on se réfère à l'expression : "finir entre quatre planches", oui. Mais dans ce cas pourquoi quatre poignée ? Ou bien alors le cercueil représenterait ici une ouverture (comme une porte) vers la mort, même si il symbolise généralement une fin...

Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un bel exercice de style, d'une poésie moderne et rythmée qui nous invite à nous poser des questions sur ce qu'il y a après la mort.
Cordialement.

   jfmoods   
30/11/2015
Les marqueurs de personne (pronom personnel sujet : « Vous me voyez », adjectif possessif : « mes amis ») prennent à parti les lecteurs, conférant une dimension humaine particulière à ce poème de deux sizains en octosyllabes. Le titre, au singulier (« La porte »), assimile comme point de passage les deux objets qui vont être décrits. Le champ lexical de la providence (« sort », « grâce des destinées », « mystères infinis ») sert de clef de voûte au poème. La longueur des deux périphrases (quatre vers pour la première, un vers pour la seconde) est inversement proportionnelle à la portée symbolique conférée à chacune d'entre elles. En effet, « une poignée » n'engage que la banale traversée d'un espace circonscrit, balisé. « Quatre poignées » imposent la traversée d'un cérémonial ouvrant sur la charge incommensurable d'inconnu de l'outre-tombe (points de suspension, point d'exclamation).

Merci pour ce partage !


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