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Poésie classique
Miguel : Le don de ce bonheur
 Publié le 30/03/21  -  17 commentaires  -  616 caractères  -  242 lectures    Autres textes du même auteur

Un éclair d'un instant peut illuminer une vie.


Le don de ce bonheur



Si peu de jours heureux que ma vie ait comptés
–Tant de rudes hivers, quelques furtifs étés,
Moins d’heures à bénir que d’heures à maudire –
Je ne rejoindrai pas l’asile du tombeau
Sans avoir vu du moins, dans un ciel clair et beau,
Rayonner un moment l’astre de ton sourire.

Ces matins enchantés auront duré bien peu,
Mais mon âme, à jamais réchauffée à ce feu,
A su porter ses maux sans nombre avec constance.
Et je rends grâce aux dieux qui firent à mes jours,
Loin de l’ennui serein d’insipides amours,
Le don de ce bonheur fugitif mais intense.


 
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   Ioledane   
14/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Un instant de grâce qui donne du sens à toute une vie ... Voilà ce que dépeint ce poème, que je trouve fluide et plutôt gracieux.
Mon seul reproche pourrait être le manque d'originalité, que ce soit dans le vocabulaire (avec des termes très rebattus en poésie) ou dans la rime (tombeau/beau, jours/amours).
Le plaisir de lecture est néanmoins bien présent.

   Hananke   
14/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Très beau texte classique que cet instant fugace qui marquera
l'auteur jusqu'à la fin de ses jours.
J'aime bien l'asile du tombeau même si ce serait plutôt les oubliettes.

Un texte court mais fort.

   Cristale   
14/3/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un superbe douzain décliné tendrement sur une partition classique du plus bel effet.

L'ensemble est romantique, le vocabulaire délicat, j'aime beaucoup la poésie où douleur et bonheur s'enchevêtrent pour finalement laisser place tel que le vers final l'exprime : "Le don de ce bonheur fugitif mais intense."

Magnifique aveu d'amour.

Merci pour ce plaisir de lecture dont j'ai hâte de découvrir l'auteur.
Cristale
en E.L.

   Lebarde   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel

On reproche souvent, aux auteurs de se complaire dans la nostalgie, le triste, le morose, et de ne voir que les mauvais cotés de l'existence, et vous étiez partis pour cela:

"Si peu de jours heureux que ma vie ait comptés
–Tant de rudes hivers, quelques furtifs étés,
Moins d’heures à bénir que d’heures à maudire –"

mais vous avez su trouver ce sourire avant de rejoindre "l'asile du tombeau":" Le don de ce bonheur fugitif mais intense."

"Ces matins enchantés auront duré bien peu,
Mais mon âme, à jamais réchauffée à ce feu,"

J'ai bien aimé le sujet et la façon dont vous l'avez traité, magnifiquement, avec délicatesse et beaucoup de poésie. dans une écriture classique remarquable et sans faille.

J'ai cité les plus beaux vers, mais il n'y a pas grand chose à jeter dans ce court et efficace poème.

Bravo

Lebarde

   papipoete   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Miguel
Je t'aurai connu le temps d'une éternité pour moi, hélas quelques lunes, des astres brillants qui ensoleillèrent le gris de ma vie.
Mais au clocher de mon coeur, a sonné le glas de ce bonheur ; je partirai avec le sourire que tu me rendis...je t'aime
NB " Il suffirait de presque rien pour... " et ce presque rien est passé, que la plume de l'auteur nous évoque de si belle façon !
Avec tous ces jours à maudire, le tombeau sera Asile, mais avant il aura fait si beau, l'espace de la présence de cette envoyée " des dieux " !
La première strophe est magnifique, et on voudrait souhaiter à tous ceux, dont le quotidien est le malheur, de traverser ainsi la lumière avant de partir.
je sais l'auteur très pieux, proche d'un seul dieu ; aussi ce " aux dieux " , me fait aimer cette vision oeucuménique porteuse de paix !
Techniquement, bien sûr que la prosodie est sans impureté !

   Ligs   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
Un poème gracieux, fluide et musical. J'aime particulièrement la note positive, certains moments, en particulier les moments de partage et d'amour, donnent du sens à la vie. Et aussi certaines personnes que l'on rencontre...
Merci pour ce beau texte.

Je regrette seulement deux petites choses : le titre, que je trouve maladroit, et l'expression "avec constance" que je trouve très heurtée car elle fait suivre deux sons [k].

   sympa   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Miguel,

Trés belle poésie douce et romantique magnifiée par des alexandrins élégants, fluides et gracieux .
Plus de moments difficiles qu'heureux, mais une belle histoire d'amour intense mais furtive dont le souvenir reste gravé dans la mémoire du narrateur nostalgique .

"Je ne rejoindrai pas l’asile du tombeau
Sans avoir vu du moins, dans un ciel clair et beau,
Rayonner un moment l’astre de ton sourire" : Magnifique !

   Damy   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il en faut parfois peu pour tout dire. J’ai particulièrement apprécié la concision de ce poème qui évoque « un bonheur furtif mais intense ». La forme sied bien au propos.
Bien sûr ce bonheur ne saurait s’apprécier sans les 3 premiers vers évoquant la souffrance avec beaucoup de pudeur, comme contenue. Nul besoin de s’éterniser pour en évoquer la profondeur.
Le vocabulaire simple ajoute à ce sentiment d’intensité dans la sobriété qui m’a beaucoup ému.

Merci, Miguel.

   dream   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Miguel, bonsoir

« Je ne rejoindrai pas l’asile du tombeau
Sans avoir vu du moins, dans un ciel clair et beau,
Rayonner un moment l’astre de ton sourire. »

C’est dit avec tant d’amour, de grâce et de délicatesse que ce serait pêcher que de ne pas s’arrêter à de si beaux vers.

CLAP ! CLAP ! CLAP ! pour ce petit bijou de poésie.
dream

   inconnu1   
30/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo pour ce poème délicat. Reste à savoir de qui vous parlez. Une dernière maitresse, un enfant voire un petit enfant? je parierais pour la dernière hypothèse.

Personnellement, j'aime moins l'asile du tombeau. J'y trouve un petit côté excessif, mais c'est un détail

Bien à vous

   Provencao   
31/3/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
" Loin de l’ennui serein d’insipides amours,
Le don de ce bonheur fugitif mais intense. "

J'aime sincèrement et profondément ce don de ce bonheur où la simplicité s'apparente à ce "rayonnement un moment de ton sourire".


Cette qualité de l'enchantement et de grâce en cette présence au monde suffisamment détachée de soi pour opérer l’air de rien de véritables petits dons dans le cœur de la pensée.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Hiraeth   
31/3/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La mention des dieux au pluriel devrait suffire à prouver aux Oniriens que Miguel n'utilise la divinité dans ses textes que comme une fiction poétique, tantôt mono- tantôt polythéiste.

Comme toujours j'admire le classicisme épuré, quasi racinien des vers, sur un thème qui nous parle à tous. A partir de quand la vie aura-t-elle valu la peine d'avoir été vécue ? Pour notre locuteur, c'est le moment où il a posé ses yeux sur le sourire de l'être aimé (on espère que l'amour fut réciproque, mais comme le dit si bien le poète anglais Auden : "If equal affection cannot be, let the more loving one be me"). C'est simple et beau. Mais il manque quelque chose, un je-ne-sais-quoi d'originalité, pour emporter totalement mon adhésion.

La fin me paraît un peu faible : l'adjectif "intense" coule de source, mais il rend le dernier vers un peu trop prosaïque et explicite. Ceci dit, c'est pour pinailler plus qu'autre chose. Un peu plus problématique, je n'ai pas compris l'emploi du mot "serein", dont la dénotation est positive et s'accorde donc mal a priori avec la notion d'ennui et d'insipides amours. Mais j'ai peut-être manqué quelque chose.

Le poème dans son ensemble m'a fait penser à ces vers de Goethe (je n'ai trouvé que la traduction anglaise, désolé) :

"The Gods, who are infinite, give everything
entirely to those whom they love:
all joys, which are infinite,
and all griefs, which are infinite - entirely."

   Quidonc   
31/3/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nostalgique, mais pas désespéré. Un amour fugace, certes, mais avec un grand A. Un amour inoubliable et tellement fort qu'il a accompagné le narrateur jusqu'à aujourd'hui. Et finalement ce seul et unique moment de bonheur a donner sens à une vie et que grâce à lui la vie valait la peine qu'elle soit vécue

Merci pour ce partage

   Castelmore   
1/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’aime ce texte ou l’auteur maîtrise à la fois la richesse du classique et l’économie de mots pour apporter au sujet qu’il présente la puissance d’une évocation riche mais sans ostentation.
De la très belle ouvrage.
Nous sommes bercés dans l’univers tendre et nostalgique d’un seizième siècle courtois.
Merci Miguel
Castelmore

   Francois   
2/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau poème classique, remarquablement bien écrit, à la fois concis et pudique.

Les trois derniers vers sont particulièrement réussis :
"Et je rends grâce aux dieux qui firent à mes jours,
Loin de l’ennui serein d’insipides amours,
Le don de ce bonheur fugitif mais intense."

Bravo !

   Myo   
2/4/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tant de tendresse et de reconnaissance dans ces quelques lignes.
C'est d'une grande pudeur et pureté à la fois.

Des vers qui se lisent sans heurt, dans un état d'âme qui a le parfum de l'éternité.

C'est tout simplement, superbe et délicieux.

Un grand bravo et merci pour ce moment..de vrai bonheur.

Myo

   raaide   
7/4/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Poème parfaitement exécuté dans la forme : métrique classique contrôlée
Mais encore mieux exécuté dans ce que doit être un poème, simple et évocateur. L'auteur maîtrise parfaitement la simplicité et la naïveté qui découlent de n'importe quel beau poème, qui sont si compliquées à atteindre, et qui sont d'une efficacité implacable. J'apprécie beaucoup l'absence de prétention et de fioritures, qui donnent un sentiment de pureté et de légèreté et qui offrent un très clair aperçu du sentiment exprimé.

Le vers le plus beau à mon goût est sans doute : "...Rayonner un moment l'astre de ton sourire."
Un texte beau et solide qui m'a rappelé les poètes classiques comme Tristan L'Hermite.

Bien à vous


Oniris Copyright © 2007-2020