Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Miguel : Le grand Dante
 Publié le 06/03/11  -  15 commentaires  -  706 caractères  -  345 lectures    Autres textes du même auteur

...


Le grand Dante



Exhalant en beaux vers sa douleur créatrice,
Le grand Dante écrivait pour l'immortalité :
De son étoile éteinte il chantait la beauté,
Afin que sa mémoire à jamais ne périsse.

"Celle pour qui je meurs se nomme Béatrice."
Et sans doute bientôt, par ses pleurs emporté,
Il eût rejoint la belle en son éternité,
Sans le front séducteur d'une consolatrice...

Non qu'un esprit si noble, un si fidèle amant,
Comme un être vulgaire eût cédé promptement
Aux frivoles appâts d'une nouvelle flamme ;

Mais il voua son cœur, tout de deuil revêtu,
À la Philosophie empreinte de vertu,
Déesse dont l'amour guérit les mots de l'âme.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
21/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour ! C'est très beau et de plus ça remet en mémoire Dante et son oeuvre pour le moins oubliés de nos jours...
La prosodie est parfaitement respectée, les alexandrins de bien belle facture, la perfection en quelque sorte... si un seul vers ne me chagrinait un peu, le premier du dernier tercet, ou plus exactement le second hémistiche ce vers :
Mais il voua son coeur, "tout de deuil revêtu",... sans que je puisse vraiment dire pourquoi !
Quoi qu'il en soit, c'est un sonnet qui devrait réconcilier les plus réticents avec la poésie classique.
Merci au sculpteur de ce petit bijou...

   Arielle   
26/2/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une beauté sévère, presque glaçante dans sa perfection.
L'immortalité de l'artiste, la noblesse, la vertu, les mots (maux ?) de l'âme... un champ lexical qui me laisse un peu indifférente même s'il s'agit d'admirer le grand Dante. Désolée, je ne suis pas émue !

   Pascal31   
27/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne suis pas spécialiste de poésie classique, je ne me prononcerai donc pas sur le côté "technique" du poème, que je ne maîtrise pas (et dont je me fous un peu, à vrai dire).
L'essentiel, pour moi, est le plaisir que je retire de ma lecture, et je peux dire que ce poème m'a beaucoup plu : les rimes et le rythme sont bien tenus, l'histoire est bien contée et la fin amenée de façon plaisante et surprenante. Bravo !

   Lunastrelle   
27/2/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le sujet ne m'accroche pas plus que ça, dans la manière dont il est traité. Mais la musicalité des vers, ainsi que certaines images, ont retenu mon attention, et ont rendu ma lecture assez agréable.

"De son étoile éteinte il chantait la beauté" : très chantant à mon goût, j'aime beaucoup.

   Lunar-K   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ce texte me laisse froid. Comme souvent en poésie classique, j'ai l'impression d'un gouffre infranchissable entre l'auteur et son sujet, une distance objectivante qui ne me plait guère dans un poème. Certes, elle est de marbre la Vénus ; mais je ne m'extasierait pas devant elle pour si peu...
Je respecte les choix esthétiques de l'auteur et sa prosodie impeccable, mais je ne suis pas du tout touché par son poème.

   Lhirondelle   
6/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Michel Martinez

Moi qui viens de lire le roman "Autumn" de Delerm, me voici replongée dans cette passion dantesque. La Béatrice de Dante Alighieri suivie de la "Béa Béatrix" peinte par Dante Gabriel Rossetti sous les traits de sa défunte épouse et modèle "Elisabeth Siddal". Admirant l'œuvre de Dante ce dernier traduisit certains des poèmes d'Alighieri.
Cinq siècles les séparent dans cette quête de l'immortalité... Mais je m'égare, revenons-en à votre sonnet "Le grand Dante".

En ce qui concerne la forme :
- Les rimes. Il est un peu dommage que dans le premier quatrain, la console d'appui de la rime "trice" ne soit pas présente au dernier vers, alors que dans le second, l’ensemble se conclut, pour chaque rime, avec la même consonne d'appui.
Globalement, les rimes sont suffisantes (selon Sorgel) et auraient mérité un peu plus de richesse.

Dans le sixième vers, il manque, d'après moi, une virgule après "ses pleurs" à cause de l'inversion du complément du participe passé.

Le premier vers d'entrée en matière m'a un peu déçue en raison de la sonorité peu agréable du premier hémistiche.

Le romantisme naissant du grand Dante est, à mon avis, pas assez présent dans le vocabulaire et le phrasé.

Si la métrique ne souffre d'aucun reproche, le phrasé manque un peu de souffle poétique.

Cependant, ce sonnet demeure agréable à lire et me donne l'envie de me plonger dans « La vita nuova » et ses 35 poèmes, voici donc un point positif.

Au plaisir d’une prochaine lecture.
Lhirondelle

   Charivari   
7/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte aussi froid et aussi bien poli qu'une statue de marbre. C'est à la fois le reproche et le défaut que je fais à ce texte d'ailleurs : d'un côté, c'est figé, inerte, sans vraie émotion, mais d'un autre, le sujet s'adapte bien à ce style, et retranscrit parfaitement la noblesse du grand homme.

J'aurais tout de même aimé une once de folie.

   David   
7/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour MichelMartinez,

Dante m'est toujours inconnu au-delà du nom de ce personnage, mais ce poème lui rend une humanité délicate, la disparition des proches dérange souvent de voir le monde comme un théâtre ou jeu, la philosophie peut y prendre place. J'ai remarqué l'alternance plus appliquée que ne le demande les règles, pour donner un meilleur balancement aux vers.

   Chene   
10/3/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Michel Martinez

Quelques petites remarques avant de vous donner mon impression d'ensemble.

Sur la prosodie classique pas grand chose à rajouter à ce qui a déjà été dit. Je ferai juste une remarque sur quelques tournures de phrases qui dans quelques vers ne me semblent pas à la hauteur de votre propos. Notamment les "Afin que", "Celle pour qui", "Non qu'un" qui véhiculent des sonorités plutôt dures et en décalage avec le vocabulaire plus recherché et plus soutenu des fins de vers et rimes et de l'emploi des subjonctifs.

Cet hommage au grand Dante Alighieri, à ses amours impossibles ou de circonstance, à l'homme d'esprit, au poète, m'a semblé plutôt bien mené.

En tout cas, ce sonnet est bien plus abouti d'un point de vue prosodique que l'opus précédent "Ô mon Ève".

Bonne continuation
Chene

   socque   
19/3/2011
"flamme" et "l'âme", ça rime en classique ? Ce n'est pas tout à fait le même "a", me semble-t-il... mais je chipote, le travail est réel et abouti. Cela dit, le sujet m'intéresse peu et je trouve l'ensemble du sonnet hiératique, trop raide pour éveiller l'émotion. (Ce qui, du reste, correspond bien au sujet.)

"Philososphie", c'est exprès (une graphie archaïque) ou c'est une coquille pour "Philosophie" ?

   Mona79   
25/3/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un sonnet presque parfait sur le plan technique : mettons à part quelques échos césur/césure : meurs, séducteur, coeur et la mauvaise sonorité de "tout de deuil" (mais à vrai dire je ne sais pas comment tourner le vers d'une autre façon sans en altérer le sens).

C'est de la belle ouvrage, bien ciselée, comme je l'aime.

   scoulibri   
20/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
comme d'habitude, il me faut 3 lectures pour comprendre la poesie classique.
J'apprécie certain vers comme "Sans le front séducteur d'une consolatrice..."
J'aime le thème, et les émotions malgré la posologie classique

   Meleagre   
31/3/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Du grand Michel Martinez.
Ce poème m'a rappelé le tombeau de Dante à la Santa Croce de Florence, sur lequel je me suis recueilli.
Ce sonnet a une grandeur, une élévation, dans le rythme et le vocabulaire, qui rendent un bel hommage à cet immense poète (que j'ai lu il y a très longtemps, sans doute faudrait-il que je m'y replonge). La prosodie est parfaite ; les vers s'arrêtent en même temps que les phrases, les propositions ou les groupes nominaux (pas d'enjambement, pas de rejet), ce qui donne une impression de régularité, de calme, de solennité, de hiératisme. C'est assez agréable à lire à haute voix, ça donne de la majesté au texte.

J'aime beaucoup les deux premiers vers. Les deux suivants m'ont demandé plursieurs relectures pour comprendre le sens : Dante chantait la beauté de son étoile éteinte (Béatrice morte), pour qu'on se souvienne toujours d'elle (ce qui est le cas, d'ailleurs).
L'effet d'attente est intéressant : quelle est donc cette "consolatrice" au "front séducteur" (v. 8) ? Est-ce une femme (1er tercet) ? Non, c'est la "Philosophie".
Admirable dernier vers "Déesse dont l'amour guérit les mots de l'âme" : c'est beau, dans le rythme, les sonorités (discrets retours des "d", des "l", des "m", du son "am"), et ça donne une belle définition de la Philosophie.

Oui, vraiment, il faut que je relise Dante.
Merci Michel, et bravo.

   Anonyme   
4/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Parfait sonnet pour moi mis à part le premier vers dans lequel - si je ne m'abuse -se trouve un hiatus : "exhalant en". Il suffirait d'inverser : "en beaux vers exhalant", non ? Peut-être n'y a-t-il pas hiatus si l'on fait la liaison, mais ce n'est guère heureux pour l'euphonie. Prière de m'éclairer sur ce sujet.
En tout cas le sonnet coule bien. Vu la difficulté d'écrire un sonnet classique cohérent ,bien construit et pas trop chevillé, je note très bien.

   jfmoods   
7/11/2015
Ce sonnet est doué d'une belle architecture. L'horizon d'attente est habilement ménagé par les points de suspension qui séparent quatrains et tercets.

Parmi les éléments qui concourent à la réussite de l'ensemble, on peut mentionner...

- l'inversion, très évocatrice, au vers 3, du complément d'objet direct (« De son étoile éteinte il chantait la beauté »)
- l'utilisation, au vers 5, du discours direct (« Celle pour qui je meurs s'appelle Béatrice. ») qui ancre le lecteur dans l'intériorité du poète
- la construction virtuose, au fil des 6 derniers vers, en un équilibre majestueux des tercets, de la causale (« Non qu'... / Mais »)

Merci pour ce partage !


Oniris Copyright © 2007-2018