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Poésie classique
Miguel : Ma quiétude
 Publié le 09/06/19  -  23 commentaires  -  769 caractères  -  422 lectures    Autres textes du même auteur

Lorsque le désespoir nous impose sa loi.


Ma quiétude



Tant que brille le jour je domine ma peine,
Mais dès que le soir tombe elle écrase mon cœur.
Je vais parmi les gens, je viens, je me démène,
J’ai mon masque de fort et mes airs de vainqueur…
Mais elle attend son heure, et l’ombre la ramène.

Elle sait profiter de la pause des jours,
Tapie au fond de moi, patiente et rusée,
Quoique toujours présente et profonde toujours,
Et rend toute sa force, une fois reposée,
Au martyre sans fin du deuil de mes amours.

Je continue ainsi, porté par l’habitude,
Mais le mal qui m’étreint ne peut être apaisé.
Les fantômes d’hier hantent ma solitude.
La vie a ses écueils où mon cœur s’est brisé…
Mais je sais dans quel port trouver ma quiétude.


 
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   Provencao   
10/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Lorsque le désespoir nous impose sa loi."

Ce que j'ai beaucoup apprécié dans votre poésie est ce qui se montre. Ce qui se montre dans ce désespoir essentiel est cette pause de votre peine la plus intime qui se transforme la nuit dans des méandres qui semblent mêmes ne plus vous appartenir....

"Je continue ainsi, porté par l’habitude"
Beau vers où vous nous ouvrez cette possibilité et capacité à réellement faire attention à ce qui vous entoure, en le prenant pour ce qu'il est ...presque hors de votre portée.

Un texte d'une grande sensibilité, mais pas dans la sensiblerie, qui me, qui m'a posée question...

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Anje   
11/5/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Classique
Des quintils en alexandrins aux rimes croisées. Voilà une forme qui sort de l'ordinaire onirien. La force du dernier vers de chaque strophe, que deux "mais" ici détachent de la strophe, n'aurait-elle pas été plus flagrante grace à une forme layée ? Moi qui suis surtout là pour apprendre, vous me poussez à la réflexion et à la recherche documentaire. Pour la richesse de votre poème et sa forme particulière, je plussoie.
Quant au fond, on imagine bien le masque vénitien derrière lequel on tente de cacher sa douleur et tout le réconfort que l'on peut trouver à stationner sa gondole dans un lagon de quiétude.
Merci de ce partage enrichissant.
Anje en EL

   Hananke   
14/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Un bien joli texte classique parfaitement maîtrisé.
Eh oui, lorsque la nuit revient, elle apporte avec elle tous nos fantômes,
c'est joliment exprimé.
J'aime bien le vers : Quoique toujours présente.... je trouve
que la répétition de l'adverbe lui sonne une force supplémentaire.
J'aime moins le vers suivant avec ce : Et rend toute... je pense que
la conjonction et nuit un peu à ce début de vers, peut-être un peu loin du début de la strophe.

J'aime bien cet ensemble malgré un fin qui laisse présager du pire.

   embellie   
17/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quiconque a dû faire un jour le deuil de ses amours se reconnaîtra dans ce poème où est très bien décrite cette peine inapaisable. J'adhère totalement à cet exposé, mais le dernier vers me trouble énormément. Doit-on le comprendre comme une note d'espoir, le prenant au premier degré ? "C'est bon, notre délaissé a trouvé chaussure à son pied" ? Pour ma part, j'espère avoir tort, il m'est venu à l'esprit que ce mal aimé pouvait penser au suicide, pour effacer à jamais ce "martyre sans fin" et j'aimerais beaucoup connaître l'intention de l'auteur du poème. Qu'a-t-il voulu insinuer ? J'ai beaucoup apprécié la forme, de bons alexandrins, tous avec une impeccable césure et de bonnes rimes. Une fort agréable lecture.

   sympa   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,


"Tant que brille le jour je domine ma peine,
Mais dès que le soir tombe elle écrase mon cœur."

La lecture de ces vers annoncent la couleur : le désespoir que le narrateur tente tant bien que mal de maîtriser la journée , en se comportant comme si tout allait bien....Jusqu'au soir où la solitude, la tristesse et les angoisses reprennent le dessus.
Une déception amoureuse, qui n'en a jamais conu?
Qui ne s'est jamais caché derrière ce "masque de fort"'' pour montrer que finalement, on s'en fiche , alors qu'au plus profond de soi, on souffre?
Je ne pouvais qu'aimer cette magnifique poésie .

   STEPHANIE90   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

le désespoir est ici fort bien transcrit en début et fin de chaque strophe :"Tant que brille le jour je domine ma peine, Mais elle attend son heure, et l’ombre la ramène.", "Elle sait profiter de la pause des jours, Au martyre sans fin du deuil de mes amours.", " Je continue ainsi, porté par l’habitude, Mais je sais dans quel port trouver ma quiétude."
Si l'on a soi-même connu le désespoir, on se reconnait de suite dans vos mots.
Personnellement, j'ai un peu plus de mal avec ce doublon de "toujours" dans le même vers, alourdissant ma lecture. Et après lecture du vers final, je me demande si "inquiétude" ne serait pas le titre adéquat ?
Mais, à part ces deux détails, c'est une très jolie poésie pleines d'émotions.

Merci pour la lecture,
StéphaNIe

   papipoete   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Miguel
La peine du deuil est comme les autres ; elle se cache alors que brille le soleil, mais quand vient la nuit, sournoise elle sort de sa cachette, pour comme en place de Grève nous tourmenter !
Un jour hélas, bourreau elle me fera tant souffrir, que je trouverai enfin la paix en fermant mes yeux à jamais...
NB l'amour, sa fin qu'un événement vient troubler, ou pire que la mort vient tuer, inspire les poètes depuis la nuit des temps ; les liaisons d'aujourd'hui, où l'on " s'essaie " comme un appareil électro-ménager, que l'on renvoie à la moindre panne, me laissent songeur sur cette maxime " unis pour le pire et le meilleur ".
L'auteur magnifie cet attachement à l'autre, comme hier ces 2 cygnes unis pour la vie !
Tel le clown que le rire vêt face au public, le héros ici a son " masque de fort et air de vainqueur ", mais un écueil trop pointu aura raison de son navire, et il finira par sombrer !
Connaissant l'esprit de l'auteur, je verrais plutôt la fin " au fond d'un couvent serait mon ultime port ", mais " la mort " me semble plus évidente ?
En 3 quintils d'alexandrins, la poésie classique en parfait alignement sert ce sujet avec brio !

   Queribus   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire devant une telle perfection d'écriture et d'un tel respect des règles de la prosodie. Toutefois, j'aurais mis une virgule après brille le jour, après mais dès que le soir tombe, un point après me démène, j'aurais supprimé la virgule après profonde toujours, de même après porté par l'habitude.; mais ce ne sont que petit détails.

Sur le fonds, vous avez su évoquer, en peu de mots, un vieux mal humain de tous les temps, ce qui le rend encore plus plausible que lorsqu'il est traité" au travers de grands phrases grandiloquentes.

En résumé, un superbe texte que j'ai lu avec beaucoup de plaisir mais essayez, quand même, la prochaine fois, de nous faire quelque chose de plus drôle, l'époque est assez morose comme ça.

Bien à vous.

   LenineBosquet   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel et bravo pour ce très bon poème, en particulier le dernier vers qui emporte tout, jusqu'à la tombe dans mon interprétation. Des mots simples, un texte court, pour ce final percutant.

   Annick   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Chacun(e) d'entre nous peut se retrouver dans ce poème. Le sujet est universel. Il est traité avec sensibilité, intelligence, pudeur, simplicité. Pas de lyrisme. Le ton est juste, les mots sobres. Avec l'impression qu'on n'aurait pu écrire les choses autrement. Concis, dense, ce poème de trois strophes se suffit à lui-même.

Bravo !

   poldutor   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel
Voilà une poésie empreinte de désespoir.
Le titre "ma quiétude" me semble ironique, ce pourrait être :" mon inquiétude".
La dernière strophe est sublime de dignité et de courage.
Le 14eme vers "est incroyablement douloureux.
Le dernier vers laisse perplexe.
Belle poésie.
Merci pour ce moment de grâce.

   leni   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour MIGUEL
Faire son deuil Facile à dire Je jour peut-être plus facilement que la nuit Ce texte est écrit sobrement L'auteur ne larmiche pasDE beaux vers sonores!!!

J’ai mon masque de fort et mes airs de vainqueur…
Mais elle attend son heure, et l’ombre la ramène.

Au martyre sans fin du deuil de mes amours.

Je continue ainsi, porté par l’habitude,

Mais je sais dans quel port trouver ma quiétude.


TANT mieux CHUT Très bon moment Merci SALUT cordial LENI

   Vincente   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Quand la sincérité d'un malaise ou d'une émotion cherche à s'épancher dans le cadre engoncé d'une prosodie classique, certes appliquée et de bonne qualité, il se peut que la "réussite" de l'entreprise ne paraisse qu'une échappatoire. C'est ce que j'ai ressenti dans ce poème.

Exprimer un difficile état de vivre dans une formulation convenue, endiguée, policée, pousse à la négliger... J'ai trouvé que l'idée développant les deux états d'âme parallèles, celui du jour, celui de la nuit, chacun permettant à l'autre d'espérer ou de désespérer la venue du suivant, produit un intéressant sujet. Mais ce cadre-ci le bride et l'étouffe à mes yeux.

   Davide   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Miguel,

Une écriture agréable à lire, très fluide, musicale et légère malgré le propos. Un poème qui ne surprend pas, réutilisant quelques poncifs du genre (dont le "cœur" répété, "amours"/"toujours"...) mais la délicatesse de l'ensemble est touchante de par sa sincérité.

J'ai cependant été gêné par ce double "Mais", que l'on retrouve en début de vers dans les première et dernière strophes.
Le deuxième "mais" s'oppose au premier, ce qui, sans être incorrect, est tout de même très antipoétique.

De plus, la compréhension de la fin m'échappe en raison du rapprochement de ces deux vers, a priori inconciliables :
v.12 : "Mais le mal qui m’étreint ne peut être apaisé."
v.15 : "Mais je sais dans quel port trouver ma quiétude."
J'aurais pu adhérer à un questionnement final, comme :
"Saurais-je dans un port trouver ma quiétude ?"
A moins de suggérer le suicide du narrateur : quiétude = mort ?...

Cependant, j'ai beaucoup aimé certaines images, bien trouvées, comme cette personnification de "l'ombre" qui "ramène" la "peine", faisant écho aux "fantômes" qui "hantent [la] solitude" dans la dernière strophe.
De plus, n'oublions pas ce chiasme, très élégant :
"Quoique toujours présente et profonde toujours"

La peine, personnifiée tout au long du poème, embaume (dans le sens de recouvrir) le narrateur, l'emprisonnant dans une gangue d'impuissance et de désespoir sans issue apparente.
Quelle est donc cette quiétude mentionnée dans le titre et dans ce dernier vers ? J'avoue ne pas avoir compris...

Cela dit, j'ai bien aimé ce poème,

Merci du partage,

Davide

   TheDreamer   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une forme originale sur 3 cinquains d'alexandrins en rimes alternées ABABA CDCDC EFEFE.

Le titre est trompeur et le poème ne parle pas tant de quiétude, que du tourment des amours révolus. L'auteur s'y confie en exprimant que tant que la lumière demeure, il parvient à vivre avec sa tristesse et que dès que le soir point, celle-ci le domine. Tout est exprimé avec délicatesse et sentiment, le poème déroulant doucement son propos comme une confidence. Il faut souligner de vers en vers la lenteur du rythme qui participe à l'expression du sentiment qui étreint celui qui écrit. C'est doux et tendre.

Merci.

   jfmoods   
9/6/2019
Ce poème, porté par un jeu d'allitérations (f/v, b/p, m) et d'assonances (é/è), est composé de 3 quintils en alexandrins, à rimes croisées, suffisantes et riches, l'alternance des féminines et des masculines épousant la thématique amoureuse à l'oeuvre.

Au coeur du texte, un chiasme (vers 8 : "toujours présente et profonde toujours") appuie sur la lancinante douleur du locuteur. Notre homme, qui n'a pas pu, pas su, se construire une vie de couple ("deuil de mes amours", "Les fantômes d’hier hantent ma solitude"), n'apparaît plus que comme un naufragé de l'existence ("La vie a ses écueils où mon cœur s’est brisé").

Les marqueurs d'opposition ("Mais" × 4) soulignent les phases d'un farouche combat ("Tant que brille le jour je domine" / "dès que le soir tombe elle écrase mon cœur") dans lequel le locuteur s'est engagé tout entier ("Je vais parmi les gens, je viens, je me démène, / J’ai mon masque de fort et mes airs de vainqueur", "Je continue ainsi, porté par l’habitude") contre une redoutable ennemie ("ma peine") présentée comme une prédatrice au long cours ("attend son heure", "Elle sait profiter de la pause des jours, / Tapie au fond de moi, patiente et rusée", "rend toute sa force, une fois reposée") dont seule la mort pourra le délivrer ("martyre sans fin", "le mal qui m’étreint ne peut être apaisé", "je sais dans quel port trouver ma quiétude").

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I) Un homme épuisé

1) Le champ de ruines de l'existence

"La vie a ses écueils où mon cœur s’est brisé", "Au martyre sans fin du deuil de mes amours"

2) Surjouer le bonheur

"Je vais parmi les gens, je viens, je me démène, / J’ai mon masque de fort et mes airs de vainqueur"

II) L'invincible ennemie

1) Un éternel combat

"Tant que brille le jour je domine ma peine" / "dès que le soir tombe elle écrase mon cœur"

2) Chronique d'une mort annoncée

"le mal qui m’étreint ne peut être apaisé", "je sais dans quel port trouver ma quiétude"

Merci pour ce partage !

   Lebarde   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le soir, tapis dans l'ombre les vieux démons resurgissent et envahissent les coeurs et les âmes.
Puisse l'aurore les éloigner enfin définitivement.
Et pourtant pour les esprits tourmentés, les fantômes, ceux là ou d'autres reviendront hanter les prochains crépuscules.

Pas gai tout cela, mais je veux croire que ce n'est que le sujet
( tellement classique dans la poésie de toutes les époques) d'un magnifique poème et que l'auteur n'est pas pris dans cette tourmente infernale et saura où trouver "sa quiétude".
Le dernier vers laisse planer un doute; sera ce la bonne et la plus sage?

Ce poème en alexandrins parfaits est tout en simplicité, sobriété, efficacité et émotions.

Au milieu des bruits de tondeuses et des tournois de foot sur le stade d'à coté, la flamme de la Pentecôte flotte au dessus de ma tête, ( lointain souvenir d'enfance maintenant oublié).

Bravo Miguel, j'adhère et j'achète comme dans la pub.

Lebarde

   Hiraeth   
9/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel beau poème, plein de vérité, de maîtrise et de sobriété. Ça paraît simple mais c'est très travaillé. Le seul bémol à mes yeux se trouve dans l'image des écueils de la vie sur lesquels se brise le coeur -- je la trouve un peu éculée.

Mais je suis fan de tout le reste, et surtout du rythme, que je trouve très bien dosé et articulé, avec notamment ce beau chiasme au vers 8, dont la forme close reflète habilement ce désespoir invincible et étouffant.

Je ne sais pas si la forme poétique choisie (trois quintils en rimes croisées dont une triple qui encadre la strophe) est une invention de l'auteur ou non mais en tout cas c'est très bien trouvé là encore, suggérant à la fois un conflit et un retour incessant au même -- la victoire vespérale du désespoir.

Quant au fond, personnellement, c'est l'inverse pour moi : le jour m'écrase et ne fait guère qu'exposer mes handicaps sous sa lumière crue, alors que la nuit a une aura d'éternité qui m'apaise et me redonne espoir. Ses ténèbres me lavent, comme une douche de silence hydratant mon âme.

"Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci."

   Mokhtar   
10/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est quand revient la nuit de solitude et de désœuvrement que remontent les chagrins et les blessures, que l’esprit libéré est disponible pour ressasser la douleur qui le tenaille, quand on ôte le « masque du fort et du vainqueur » et que l’on est nu.

Et c’est le grand mérite de ce poème, par son rythme et ses mots, d’avoir su si bien traduire ce qu’il y a de lancinant dans ce désespoir sans solution.

La forme choisie est très intéressante. Elle semble ajouter à des quatrains, dont la forme est familière, un vers « résumé », de conclusion, marquant les thèmes.

Le premier exprime la récurrence indéfectible de la douleur nocturne.

Le second traduit le caractère définitif de la blessure du désespéré.

Quand au troisième, il me semble fortement improbable qu’il suggère la mort ou le suicide comme « port » de recours. Pour qui a un peu lu Miguel ici, il est difficile d’imaginer que désespoir se confonde avec désespérance. Et que pour lui n'existent pas d’autres voies (ou voix) qui offrent l’apaisement.

   troupi   
10/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'acceptation; il n'y a pas d'autre issue mais c'est plus facile à dire qu'à faire et le parcours est long qui conduit au repos de l'âme tourmentée par la solitude.
Les chemins de promenade à deux deviennent des chemins de croix quand l'autre à disparu et souvent le courage s'amenuise au fil des jours.
Cette triste expérience est bien transcrite dans ce poème classique pour lequel je n'ai pas la compétence pour juger de la forme mais dont le fond me touche évidemment.

   emilia   
10/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quand le désespoir s’installe très prégnant illustrant le célèbre distique de Musset : « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux. Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots »…, ainsi, « Au martyre sans fin du deuil de (ses) amours », la « peine tapie », toujours prête à resurgir ne peut être apaisée dans « le cœur brisé » du narrateur ; aucun masque ne peut le protéger des « fantômes d’hier » (qui) « hantent sa solitude », mais, face à cette affliction, « un port » cependant peut offrir sa « quiétude » : image métaphorique que j’espère, quant à moi, rassérénante et protectrice…

   Morpheus   
12/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien
La dualité entre le mal qui habite et la volonté de le vaincre. Des sentiments que j'ai mainte fois ressenti.

Une étrange ambivalence, je montre ce que je voudrais être et non qui je suis au plus profond. La tristesse au plus fond que seul je partage et de la quiétude que l'on aimerait retrouver. Mais, le feu de la peine est toujours là, tapis quelque part en soi.

Il n'est pas toujours facile d'oublier.

   Cristale   
14/6/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une jolie composition parfaitement versifiée.
Cacher sa peine aux yeux du monde et sentir son poids dès l'ombre du soir quand plane le silence et la solitude.

"J’ai mon masque de fort et mes airs de vainqueur…
Mais elle attend son heure, et l’ombre la ramène."

Des mots qui me parlent et suscitent cette émotion tellement humaine qu'est l'empathie.

Le dernier quatrain est prégnant :

"Je continue ainsi, porté par l’habitude,
Mais le mal qui m’étreint ne peut être apaisé.
Les fantômes d’hier hantent ma solitude.
La vie a ses écueils où mon cœur s’est brisé…
Mais je sais dans quel port trouver ma quiétude."

Je n'en dirai pas plus, juste que je reviens de ma lecture le coeur serré. J'ai adoré ce poème.

Merci Miguel.
Cristale


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