Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Miguel : Mon cœur
 Publié le 26/09/11  -  11 commentaires  -  951 caractères  -  299 lectures    Autres textes du même auteur

Poème intimiste, un brin nombriliste, expression d'un caractère un peu cyclothymique, mais si commun...


Mon cœur



Que j'ai de peine à connaître mon cœur !
C'est vainement qu'en lui je lis sans cesse :
Je ne sais pas d'où lui vient sa liesse,
Je ne sais pas d'où lui vient sa langueur.

Je le sens là, tapi dans ma poitrine,
Gros quelquefois et d'autres fois léger,
Par un motif à moi-même étranger,
Qui me gouverne et que je ne devine.

Le jour funeste où je fais la moisson
De tous les maux et soucis de la terre,
Dans ce roncier - ne sais par quel mystère -
J'entends mon cœur chanter comme un pinson.

Le ciel est bleu, l'air est doux, c'est dimanche ;
Elle m'enlace et m'appelle son roi ;
J'en vois plus d'un qui rêve d'être moi...
Mais dans mon cœur quelle douleur s'épanche ?

Que puis-je, hélas ! Rien que subir l'humeur
De ce tyran qui n'en fait qu'à sa tête,
Qui jette en moi le calme ou la tempête,
Que tant je peine à connaître : mon cœur.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
8/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un thème connu, en effet, mais traité ici avec une distance ironique pas désagréable du tout, je trouve. Le propos est net, le mouvement du poème bien dessiné lui aussi, les vers coulent comme de source... un poème réussi pour moi, mais non inoubliable : les vers me paraissent solides et bien balancés, pas bouleversants.

   Anonyme   
13/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir ! Voilà un joli poème décasyllabique respectant parfaitement la prosodie classique...
Un genre retour sur soi-même en utilisant son cœur comme bouc émissaire, il fallait y penser !
C'est clair, guilleret, bien enlevé, que demander de plus ?
Juste un détail, j'aurais pour ma part commencer le dernier quatrain par "Qu'y puis-je", question de goût !
En tout cas, merci pour cette rafraichissante lecture classique...

   wancyrs   
24/9/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Je ne sais pas pourquoi ce texte ne suscite pas en moi l'émotion nécessaire à l'aimer, pourtant le sujet prête au laisser aller, au rêve. Je vois cinq strophes totalement indépendantes l'une de l'autre et la quatrième strophe n'a - selon moi - aucune raison d'être au milieu de toutes les autres, et je ne sais pourquoi j'ai cette bizarre sensation qui me dit que celle-ci n'a vu le jour que pour le dernier vers, juste pour employer le verbe épancher(bon, ce n'est qu'une impression hein ?)

"gros quelquefois et d'autres fois léger" Pourquoi pas "lourd" à la place de "gros" ? il exprime mieux le contraire de léger.

   Anonyme   
26/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est étonnant de voir comment la lecture de certains textes peut éveiller en nous l'expression de vertus surannées, sûrement empreintes de classicisme.
J'aimerais exposer celles qui me viennent à l'esprit à la fin de ce poème:
sobriété, humilité, politesse, lucidité, élégance, maîtrise.
C'est peut-être laudateur, car Michel est un ami, mais c'est pourtant exactement ce que je ressens.
Valéry disait : la conscience règne mais ne gouverne pas. Je pense que le vers 8 nous en donne la raison.

   Anonyme   
26/9/2011
"Le cœur a ses raisons que la raison ne connait pas"
Ce poème élégant illustre cet aphorisme avec un humour en demi-teinte .

La légèreté des décasyllabes convient à celle du propos.
Émotif, sans doute, parce qu'il nous le dit ici, l'auteur n'en est pas moins rigoureux dans son écriture.
Les quatrains 1 et 2 présentent le "personnage"
Les 3 et 4 se répondent.
Au 5, le poète se résigne.
Comment faire autrement ?

Un petit bijou de classicisme, à consommer sans modération.

   Mona79   
26/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Interrogation subtile : le coeur a ses raisons, comme le dit Tizef... Ces vers d'un pur classissisme coulent parfaitement à la lecture et l'on entend ce coeur, notre meilleur ami, dit-on, battre au gré de ses envies, chagrin ou léger, selon son humeur à lui, pas celle de l'esprit, bien que cela soit contradictoire, en fait.

Pour le vers final je n'aurais pas mis les deux points : Que tant je peine à connaître mon cœur. Mais ce n'est qu'un détail. Agréable lecture.

   brabant   
26/9/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MichelMartinez,


Bon, ben tout est dit dans l'incipit : "un brin nombriliste".


Métrique impeccable d'un texte qui pourrait paraître monocorde à première lecture.

Mais non, si le rythme/ton des 1er et derniers quatrains embrassent pareillement le poème, la musique est différente d'un quatrain à l'autre dans le coeur de ce dernier :
2ème : "Je fais souvent ce rêve étrange..."
3ème : Poésie du XIIè
4ème : Chanson "Rossignol de mon amour..."

Pardonnez-moi, je le ressens ainsi, empli d'influences variées.


L'exercice peut paraître un peu lisse dans la mesure où il est 'léger' et 'ripoliné' (lol, ça n'est pas péjoratif ici).

Donc je l'ai laissé entendre au début, un peu futile parce que narcissique et bien sûr délicatement complaisant (re-lol) ou consciemment aristocratiquement désabusé avec juste ce qu'il faut d'humour auto-satisfait distancié, léger auto-apitoiement distingué. Dandy ?


Bel exercice en tout cas.

J'ai apprécié.

ps: Etes-vous réellement favorable à l'emploi des deux points dans un poème intimisite ?

   Meleagre   
26/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème de bonne facture classique, d'une forme maîtrisée, avec des décasyllabes bien rythmés, des mots simples et clairs : le tout est harmonieux.
Sur le fond, le poète tente une introspection, une connaissance du cœur : ce n'est pas nouveau, le cœur, les sentiments, l'épanchement étant un sujet assez rebattu de la poésie, que l'on peut considérer comme une forme par excellence pour l'expression du moi. Ce qui est un peu plus nouveau, c'est que cette tentative se solde par un constat d'échec ; comme l'a rappelé Tizef, "le cœur a ses raisons..."

J'aime bien le 1er quatrain, qui introduit le sujet avec brio et harmonie ; la répétition des vers 3 et 4 ne rompt pas le rythme, au contraire. Par contre, le 2e quatrain répète à peu près la même idée que le 1er, et de façon moins heureuse. Dommage de mettre "quelques fois" et "d'autres fois" dans le même vers ; je ne sais pas si l'expression "par un motif" est grammaticalement correcte, et l'inversion "à moi-même étranger" alourdit ce passage.
J'aime bien l'opposition entre la 3e et la 4e strophe : quand j'ai toutes les raisons d'être malheureux, mon cœur pourtant est joyeux, et réciproquement. "Le ciel est bleu, l'air est doux, c'est dimanche ; / Elle m'enlace et m'appelle son roi" : beaucoup de légèreté, de vivacité dans ces vers, qui rassemblent en quelques mots tous les motifs d'allégresse : le rythme mime la joie que l'on pourrait attendre. La "douleur" ressentie est d'alors d'autant plus forte qu'elle est surprenante.

Le dernier quatrain est une conclusion logique et assez bien exprimée du cheminement du poème. Assez savoureux, de qualifier le cœur de "tyran qui n'en fait qu'à sa tête" (la tête d'un cœur ?). Comme d'autres, je bute sur "Que tant je peine à connaître" : l'inversion de l'adverbe est assez lourde, et ne semble pratiquée que pour le rythme 4/6 ; le rapprochement de "que tant" n'est vraiment pas heureuse à l'oreille, d'autant plus qu'on peut prendre "que" pour un intensif ("que je peine à connaître mon cœur !), même si l'analyse grammaticale montre que c'est bien un pronom relatif, qui introduit la 3e relative déterminant "tyran". Cette lourdeur est dommage pour un vers final.
Je verrais plutôt quelque chose du genre "Que je connais avec peine : mon cœur". Ou "Et que je peine à connaître" (une coordination entre les 3 relatives serait la bienvenue).

Bref : un point de vue un peu neuf, un échec de l'introspection, avec des qualités d'écriture, même si certains vers peuvent être améliorés. Mais il y a un je-ne-sais-quoi qui me chagrine. Ce poème est peut-être trop structuré (introduction, développement par antithèses, conclusion), il se présente comme une démonstration logique de l'incapacité à connaître son cœur, alors que le cœur justement s'affranchit de la logique. J'entends ici le langage de la raison dissertant sur le cœur, et assez peu le langage du cœur.
"J'entends mon cœur chanter comme un pinson" : j'aurais bien aimé entendre chanter ce cœur...

   Anonyme   
27/9/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Pour ce qui concerne le contenant, je ne puis qu'être séduit par une métrique et une prosodie parfaitement maîtrisées. Les rimes ne sont jamais moins que suffisantes. Il s'en trouve aussi des riches. Donc cet aspect du poème est très bon.
Le contenu... Le style est assez élégant, tout est bien dit, quelque fois même avec une recherche de bel aloi. Et pourtant... pourtant ce poème m'a fait un peu l'effet d'un examen quasi médical (j'allais écrire biologique), comme si le poète s'était totalement détaché de lui même pour observer son coeur réagir. Et donc un peu froid ce texte. Dommage.
Autre point qui m'a un peu décontenancé : au quatrième quatrain, cette apparition soudaine de "elle" juste pour deux lignes. Il me semble que, dans les épanchements d'un coeur humain, "elle" joue un rôle souvent capital. Deux lignes, ce n'est pas assez, je crois, pour "elle".

   Anonyme   
4/10/2011
Commentaire modéré

   David   
7/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour MichelMartinez,

C'est bien étrange d'être triste quand on a tout pour être heureux comme de sentir léger quand au contraire la peine peut-être lourde, mais c'est peut-être bien le secours de ce second cas qui expliquerait le premier, l'insécurité du bonheur.

   Anonyme   
20/4/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je vais commencer par les défauts que présentent ce texte, trop de "que, qu', qui", surtout dans la dernière strophe, il n'y en a pas moins de quatre, beaucoup de "et, où", aussi. La répétition de "je ne sais pas d'où lui vient", n'est pas très heureuse.

Je comprends bien, je partage les tourments de ce "cœur", je sens toute sa fragile sensibilité, mais le texte ne m'a pas plus que cela transporté.


Oniris Copyright © 2007-2018