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Poésie classique
Miguel : Ô mon Ève (Comme nous regardions un aigle dans les cieux)
 Publié le 30/12/10  -  11 commentaires  -  584 caractères  -  333 lectures    Autres textes du même auteur

Texte extrait du recueil "Poèmes pour un amour"...


Ô mon Ève (Comme nous regardions un aigle dans les cieux)



Mon cœur fut cet oiseau sauvage,
Solitaire sur les sommets ;
Il a suffi de ton visage :
Le voilà captif à jamais.

Ce roi des glaces éternelles,
Prêt à gîter moins qu'à mourir,
N'a plus que faire de ses ailes,
Puisque voler serait te fuir.

Que de bonheur en son servage !
Comme les cieux lui semblent vains !
Le prisonnier bénit sa cage,
Puisque les clés sont dans tes mains.

Et je te contemple, ô mon Ève,
Sans me lasser de mon émoi ;
L'éternité me sera brève,
Si je la passe auprès de toi.


 
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   bulle   
15/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un très joli rendu entre images et rythme.
Le fond se prend à cette cadence heureuse, qui délivre de belles sensations.

"N'a plus que faire de ses ailes,
Puisque voler serait te fuir."

"Le prisonnier bénit sa cage,
Puisque les clés sont dans tes mains."

Je regrettais un peu ce même schéma, et la reprise de "puisque", mais, détail minime, après nouvelle écoute, cette reprise fait office de refrain central.

L'application est bien là, le trait est maîtrisé, pour une écoute fort agréable.

   Anonyme   
19/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour ! Un bien beau poème d'amour tant par sa forme que son contenu... Quatre petits quatrains octosyllabiques fort bien tournés ! Quelle femme n'aimerait pas recevoir une si tendre déclaration ? Je ne trouve aucun reproche à formuler concernant ce texte, si ce n'est... peut-être la rime sommets/jamais, pas sûre qu'elle soit admissible mais, dans le doute, je passe au dessus !

   Lunastrelle   
25/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce poème peut paraître "simple", même après plusieurs lectures... Mais aussi assez musical, léger, envolé... Et il y a une belle fluidité, une écriture qui séduisent et qui donnent quelque chose à ces vers...
J'aime moins les deux derniers par contre, je les trouve assez convenus...

   Leo   
26/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Très joli poème d'amour, certes quelque peu convenu, mais dont l'arythmie du premier vers de la dernière strophe change complètement l'approche et transforme une litanie par ailleurs un peu monotone en un véritable cri d'amour. Ce vers à lui seul sauve la pièce et lui donne une portée et une élévation intéressantes.

   Anonyme   
30/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bien agréable sensation de liberté dans ces vers qui touchent les cieux, et la perfection.
J'ai un peu l'impression de planer.

joceline

   thea   
30/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
très joli poème

un style fluide et chantant pour parler d'amour, d'un amour qui semble rimer avec toujours

la simplicité est parfois si belle qu'elle en est émouvante alors ne boudons pas un si bel objet, la belle poésie est si rare

bravo l'ami et merci.

   Anonyme   
30/12/2010
D'un point de vue technique, ce poème est presque irréprochable (mise à part, en effet, l'emploi de deux fois le même procédé avec "puisque", qui, même s'il c'est délibéré, me plaît moyennement).

Fluide et musical (aérien, comme l'oiseau sauvage dont il est question), c'est un texte de très belle facture.

Je suis moins emballée par contre par l'ultra-classicisme du vocabulaire ("ton visage", "captif", "les cieux", "mon émoi", "l'éternité"...), l'excès d'emphase (à mon goût uniquement, je précise) ainsi surtout que par le fond. On lit l'amour en effet, mais on lit "servage", on lit "cage" et "clés"... personnellement un amour qui fait renoncer à ses ailes n'en est pas vraiment un pour moi :)
Le message d'amour ne fait donc pas mouche en ce qui me concerne, je reste un peu en dehors, désolée.

Bravo par contre pour l'équilibre de l'ensemble, cela reste néanmoins un fort joli poème.

   Anonyme   
30/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien
La forme est respectée, la métrique a l'air impéccable. J'apprécie l'idée d'une ode très douce, un poème très amoureux. L'imagerie classique, l'oiseau, l'envol est bien utilisée.

"Puisque les clés sont dans tes mains". Venons-en au contenu : un peu facile de s'en remettre à l'autre déifié pour la cause ou presque. Mais il s'agit d'amour et cet amour semble absolu.

J'ai apprécié cette pause poétique.

   misumena   
30/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime le rythme de la poésie classique, qui est ici sans faute.
C'est un joli poème, mais dont le lexique sonne "vieillot". L'amour et sa conception, l'idée de l'emprisonnement choisi et heureux, tout cela est très rebattu. C'est dommage, j'aime dans la poésie trouver un souffle qui me colle à mon siège et me hante. Si j'avais reçu ce poème de la part de mon amoureux, je pense que j'en aurais été un peu gênée (car, dans un sens, déçue). Exigeante ? Oui, très.

   tibullicarmina   
2/1/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le pétrarquisme n'est donc pas mort ! La plupart des idées de ce poème sont en effet issues de la poésie pétrarquiste dont Ronsard fut l'un des plus illustres défenseurs en France. La captivité de l'amant, le bonheur dans le "servage" d'amour, l'éternité brève auprès de l'aimée... Rien de cela n'est bien neuf.
Mais la finesse de la diction, l'élégance des vers, le juste dosage entre musicalité, images, métaphores, tout cela confère à ces vieilles idées comme une jeunesse. Et quel classicisme, toujours !

Je me contenterai donc de lire, de goûter et de méditer sans plus de glose.

Quand même, je ne reviens pas du dernier quatrain. L'équilibre atteint à la perfection.
Une petite critique négative, tout de même : la césure constamment à l'hémistiche dans les deux quatrains centraux est monotone à la longue. Il est vrai que par contraste, le dernier quatrain et son premier vers (coupé en 5/3), n'en paraissent que plus beaux...

Edit :

En poésie rigoureusement "classique", "sommet" et "jamais" ne devraient pas rimer ensemble. Cependant, dans la langue française moderne et sauf peut-être pour des personnes d'un certain âge, le e long ouvert est le même dans les deux mots. La nuance phonétique a totalement disparu, en tout cas pour les jeunes générations. D'où un aménagement conseillé des règles "classiques", sous peine de les voir se transformer en un carcan débile.
Pour ce qui est de la rime mourir/fuir, Chène a raison. Voila ce que dit le Quitard : "les noms en -ir riment sans lettre d'appui. Mais il n'en est pas ainsi des verbes en -ir. L'usage des bons poètes est de ne les accoupler, du moins dans la poésie soutenue, qu'autant qu'ils sont articulés de même". Le tout est donc de savoir si ce poème appartient ou non à la poésie "soutenue". C'est une rime suffisante pour la poésie légère, et pauvre pour la poésie dite soutenue.

Pour ce qui est du rythme des octos, je me permets de rappeler que seuls les vers de 10 et 12 syllabes sont astreints à une césure obligatoire et conventionnellement fixée. Une critique concernant la césure des octos relève donc de l'appréciation personnelle, et non de la conformité ou non aux règles dites classiques. La question ne se pose même pas.

   Chene   
31/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonsoir

Un poème que j'ai pris plaisir à lire, sans aucun doute. Pourtant, je m'étonne de son classement en poésie classique. Si la contrainte de la métrique est respectée (ce sont de vrais octosyllabes), deux aspects me semblent tangents quant au respect de la prosodie classique :
1°) Les rimes, elles, sont tout juste suffisantes voire à la limite de ce qu'il est admis en "classique", exemple : "sommets" et "jamais" ne sonnent pas pareil (un son long assez fermé pour "sommets" et un son long et ouvert pour "jamais"). Je rejoins Alex dans son commentaire ; de plus la rime "visuelle" est limite. De même concernant les rimes "mourir" et "fuir", est-ce vraiment une rime ?).
2°) Le rythme est variable d'une strophe à l'autre et d'un vers à l'autre : certains vers ont une césure nette et franche (en 4/4), d'autres 5/3. A voix haute ou "soto vocce" ce rythme variable est perceptible et amoindrit le plaisir de la lecture.

Bref, si le fond m'apparaît fort bien écrit, le respect de la prosodie classique bien moins. Je n'aurais rien dit sur ce point pour un classement en "poésie néo-classique" ou "contemporaine"... Ou alors les règles du "classique" auraient-elles changé sur Oniris et ne s'appliquent-elles plus pour "tout le monde" ?

Au plaisir d'une autre lecture
Chene

   tibullicarmina   
31/12/2010
Commentaire modéré


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