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Poésie néo-classique
Miguel : Paresse
 Publié le 03/11/21  -  15 commentaires  -  629 caractères  -  294 lectures    Autres textes du même auteur

Autoportrait.


Paresse



Je me suis levé tard ; ce qu’il restait du jour,
Je l’ai laissé couler sans trop en faire usage ;
J’ai rêvé, musardé, lu peut-être une page.
Enfin je suis sorti, comme on dit, faire un tour.

Mais à peine immergé dans le flot de la rue,
Et parmi tant de monde en tous sens affairé,
Me croyant spectateur d’un film accéléré,
J’ai fui ce tourbillon qui me blessait la vue.

J’ai regagné la paix de mon appartement,
Où m’attendait mon cher concubin, le silence ;
Et, las de tant d’efforts et lourd de somnolence,
J’ai retrouvé ma couche avec ravissement.


 
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   socque   
20/10/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bah, la vie bien comprise, ai-je envie de dire. Le nonchaloir du narrateur a quelque chose de reposant à mes yeux, et je ne le vois pas malheureux ; pas tellement heureux non plus du reste : tranquille.
Vous ne vous êtes pas trop foulé pour les rimes me semble-t-il, des valeurs sûres à part rue/vue où, je crois, vous n'assurez pas le minimum syndical.

Les vers se déroulent pépouze, en accord avec le propos. Pas de bousculade dans le rythme sauf au vers 10 où la césure intervient incongrûment entre l'adjectif et le substantif qu'il qualifie, un vocabulaire simple, guère d'affect, bref une bonne adéquation selon moi entre forme et fond. Avec l'inconvénient d'un tout un poil soporifique à mon avis.

   EtienneNorvins   
25/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Autoportrait générique !! Si bien croqué sur le vif... Et ô combien déculpabilisant !! Il n'y a pas grand chose à ajouter, sinon que le concubin est un peu discordant : compagnon ? Merci pour ce délicieux moment !

   Vero   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel,

En voilà un beau portrait mêlant auto-dérision et humour bienvenu.
Ce n'est pas banal.
Dommage que la césure du vers 10 ne soit pas conforme aux règles de la prosodie classique.
J'aurais bien vu un trimètre du style :

Où m’attendait mon concubin, ce cher silence .

Bon, il y a forcément mieux, beaucoup mieux même, mais, comme vous, je souffre de flemmingite aigüe.

Une belle lecture distrayante.

   Lebarde   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Miguel ou « Alexandre le bienheureux « , je glande, tu glandes, il glande.
Pour fuir le bruit et l’agitation de la rue, il suffit de s’organiser, se réfugier dans son appartement et s’acoquiner avec « le silence ».

Drôle de philosophie diront les zebulon, mais sujet plaisant, très original qui invite à la nonchalance et la somnolence.

Pas d’excès de zèle, pas de mots compliqués, pas d’esbroufe dans l’écriture, pas non plus d’erreur de prosodie gênante donc pas trop d’effort de compréhension pour le lecteur qui se laisse doucement aller et apprécie volontiers.
Beau sujet, beau texte, je m’en vais de ce pas « retrouver ma couche avec ravissement » pour une sieste méritée.

Bravo et merci
Lebarde

   papipoete   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
bonjour Miguel
" oh le fainéant ! "
Déjà que j'nétais guère vaillant, j'me suis poussé jusqu'au dehors où ça courait de tous les bouts ! ça m'a donné mal à la tête... que fait-on lorsqu'on souffre autant ? On rentre et on se recouche !
NB un sujet léger ( il en faut heureusement ), écrit d'une plume légère, si légère que notre cher auteur ne visa même pas le " classique ! "
Je ne sais pas si je vais vous commenter ? il me prend soudainement comme un coup de barre !
Bien sûr, l'on sourit devant ce cossard, et l'on songe à l'immense fatigue d'une nuit aux manettes d'une console... mais là, je m'égare !
le dernier quatrain me fait bailler de plaisir ( moi qui ne me couche que la nuit ! )
au 10e vers, la césure après " cher " est-elle la coupable qui vous prive de la perfection ?

   GiL   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bravo Miguel, pour ces vers propres à désagréger les quelques atomes de culpabilité qui pourraient subsister dans l’esprit du bienheureux retraité que je suis !

La forme, plaisante, est à l’image du fond : cool.
J’aime bien la chute (en douceur, sur un accueillant matelas).
Un petit souci avec le v10 : bien qu’amateur d’« alexandrins disloqués », j’ai eu quelques difficultés à le scander ; je me rallie à la suggestion de Vero.

Ce poème m’a fait penser à celui de Saint-Amand, Le paresseux…
Merci.

   Virou64   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
De la poésie comme j'aime en lire. Un fragment de vie, des états d'âme, décrits en toute simplicité par le biais de vers harmonieux, bien construits, fluides, pour un moment de lecture des plus agréables. J'en redemande !

   Cristale   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Pareil que Vero pour le vers 10 ^^
Un poème aussi paresseux que les propos tenus. Miguel vous avez fait fort dans l'art de la farniente et c'est très bien ainsi. Une fracture de la diérèse ou infarctus du hiatus eurent été fatals pour votre renommée.
Moins on en fait mieux l'on se porte et c'est encore plus facile quand on est un chouïa agoraphobe à tendance ochlophobe.

Mais on peut aussi cesser de plaisanter sur l'éloge de la paresse car il existe une vraie maladie qui est le syndrome de fatigue chronique, un réel handicap, sans causes connues et sans traitement, qui présente un peu les mêmes symptomes que ce qui est encore à l'étude puisque très récent : le Covid long. Là également le lit reste le plus grand réconfort, mais je m'égare...

J'apprécie la fluidité du discours et la bonhommie employée, tout cela sans précipitation (forcément), le fond est en harmonie avec la forme.

Bravo Miguel !

Cristale

   Annick   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Miguel,

Un autoportrait qui est universel car chacun de nous peut se retrouver dans cette évocation au moins quelquefois : une langueur, une torpeur qui s'emparent de nous sans raison. Ne rien faire, n'avoir envie de rien, ne pas s'en trouver malheureux.
Cocooner, être bien dans sa bulle, fuir l'agitation et se réfugier, se complaire dans une sorte de flottement qui nous satisfait.
Faire couple avec le silence et implicitement la solitude.

Dans ce poème, je vois un être en dehors de ce cercle social qu'est la rue et s'en trouver bien.
On peut tout de même penser que le locuteur privilégie d'autres cercles sociaux qui puissent le sortir d'une paresse ou d'une solitude toute relative et que cet autoportrait n'est qu'un trait de caractère de celui-ci.
Un état ponctuel, sans doute...

J'ai beaucoup apprécié ce texte simple mais écrit avec justesse et profondeur.

   Myo   
3/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème plein de cette douce nonchalance et du bien-être d'une bulle qu'il est quelquefois difficile de quitter.

C'est écrit dans ce même état d'esprit, sans prise de tête ni complication. Et surtout pas de culpabilité, la paresse est souvent bien méritée...

Même petit regret pour ce 10e vers
Que pensez-vous de : " Où m'attendait, serein, mon ami le silence."

Merci du partage.

   Atom   
4/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Est-il vraiment ici question de paresse ?
Je n'en suis pas si sûr. Un dégoût, assurément de se lever pour aller vers quoi ? Les autres ? Le bruit et la vitesse pour ne pas dire la fureur... ?
Autant donc se la jouer à la - Oblomov -

Je trouve par contre un peu maladroite la relation - concubin / silence

et pour ce qui est de la paix de l'appartement... ça reste à voir.
Mais j'aime beaucoup ce qui est évoqué ici dans son ensemble.

   pieralun   
4/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce texte me laisse un sentiment bizarre…
J’en aime la simplicité, la musique volontairement douce et sans relief.

J’aime beaucoup le 2ème vers et donc la seconde moitié du 1er qui l’accompagne
Je n’ai pas aimé: « blesser la vue »
Excellent dernier quatrain
Ce texte aurait pu être écrit par Jean d’Ormesson..
Non, j’ai beaucoup aimé

   Marite   
4/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Tellement bien décrite cette nonchalance qui parfois prend possession de nous dès le début de la journée. J'ai toujours pensé que les alexandrins permettaient d'exprimer une quantité infinie de sensations, d'émotions et pourquoi pas de banalités même ... c'est un peu le cas ici.

   assagui   
11/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Emporté dès la fin du premier vers, je me laisse couler dans cette flânerie. Le charme est envoûtant par sa bonhomie, sa simplicité.
Un mode "pause" face à la fourmilière des humains et une seule envie: dormir encore!
Hormis " blessait la vue" où je sens plutôt "brûlait" et "concubin" que je n'aime pas...davantage "compagnon", ce fut un ravissement!
merci du partage

   ericboxfrog   
17/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Miguel,
Texte agréable que le vôtre, la rime est plaisante, la construction semble solide. J'aurais voulu en lire davantage. Félicitations et merci pour ce poème.

ericboxfrog


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