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Poésie néo-classique
Miguel : Se peut-il…
 Publié le 20/07/13  -  11 commentaires  -  725 caractères  -  302 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet ; les plaisirs de l'amour partagé.


Se peut-il…



J'entends chanter en moi, comme les voix d'un chœur
Dont l'hymne triomphal s'envole dans la nue,
Les mille accents nouveaux d'une joie inconnue
Qui s'est posée, ainsi qu'un oiseau, sur mon cœur.

Mes océans sans fond de peine et de langueur
Se sont évaporés depuis qu'elle est venue,
Tel un ange de chair, vêtir mon âme nue
De son amour, et m'a rendu rire et vigueur.

Se peut-il que de moi sa splendeur soit éprise ?
Elle éclaire ma vie, hier encore si grise,
D'une félicité digne d'envie aux cieux.

Dans ce dédale obscur qu'on appelle existence,
Pour assurer mes pas d'un flambeau plus intense,
Je prends mon étincelle aux rayons de ses yeux.


 
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   Anonyme   
20/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Salut Miguel... Je vais commencer par la fin car à mon avis le second tercet représente le meilleur de ce sonnet néo.
Premier quatrain, la césure du vers 4 est à mon goût mal située.
C'est un peu le même problème pour le vers 8. La virgule après amour fausse la lecture.
Le premier tercet est, quant à lui, un peu tordu dans sa construction.
Le "que de moi" est assez lourd et le vers suivant :
D'une félicité digne d'envie aux cieux... un poil bizarre avec son "digne d'envie aux cieux".

En conclusion je ne reconnais pas vraiment ici la belle plume habituelle de mon ami Miguel à qui je n'aurais pas attribué ce poème si je l'avais lu en EL.
Ce n'est qu'un avis personnel et peut-être ne suis-je pas aujourd'hui réceptif aux belles lettres...

Hasta luego Miguel !

   Mona79   
20/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Eh! bien j'ai aimé ce sonnet dédié à une femme, il est plein de délicatesse et de charme. Les poètes ont l'habitude des inversions et des syntaxes un peu bousculées, mais c'est permis, alors... D'ailleurs pourquoi ce sonnet n'est-il pas en catégorie classique ? "Encore" peut se lire sans e, c'est là une licence poétique souvent usitée. Seul le titre aurait mérité mieux.

J'ai préféré le premier quatrain et le dernier tercet qui est de toute beauté. Bravo !

   Hananke   
20/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Joli sonnet sur l'amour dont bien sûr le dernier tercet est
l'aboutissement.
Les nombreuses élisions des e muets rendent la lecture
et le rythme heurtés par endroit.

Comme je l'avais déjà remarqué dans vos poèmes, le meilleur
se mêle au moyen mais comme je l'avais déjà dit, il me semble,
difficile d'avoir un ensemble aussi régulier et beau que le dernier
tercet.

Pour répondre à la question de Mona : pourquoi pas en classique ?
Simplement parce que la direction du site considère Baudelaire,
Verlaine, Mallarmé, Rimbaud et bien d'autres comme des auteurs
néoclassiques.

Bien à vous.

Hananké

   Robot   
21/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel
a la réserve prés du premier vers du 1er tercet, votre poème construit en forme de sonnet m'a enchanté car on y trouve image, couleur et sonorité. Dommage pour moi ce "se peut-il que de moi" un peu lourd qui vient justifier le titre. Sinon, très beau second tercet et sa superbe chute. "Je prends mon étincelle aux rayons de ses yeux". Comme vous devez être amoureux pour écrire une si belle envolée.

   KIE   
21/7/2013
Je rejoins Alexandre sur son analyse.
Sauf sur deux points.
Pour le vers quatre qui peut se lire :
« Qui s’est posé, / ainsi / qu’un oiseau, / sur mon cœur. »
Ce qui rend ce premier quatrain tout à fait acceptable.

Quand au vers huit à trois mesures, il est bon, il réclame juste une légère accélération à la lecture.
Intéressantes sont ces ruptures de rythme que permet difficilement le classique pur jus.

   Ioledane   
24/7/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un sonnet bien réalisé, qui toutefois manque pour moi d'un véritable impact émotionnel.

Les rimes sont assez convenues, le thème également, les images ne brillent pas par leur originalité.

Seul le tercet final me paraît meilleur, avec ses deux premiers vers bien trouvés et gracieux ; mais le dernier me paraît déjà retomber un ton en dessous avec une image plus convenue.

Au final, une lecture agréable pour moi, sans plus.

   merseger   
24/7/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cher Miguel, voici un sonnet parfaitement maîtrisé dont le thème éternel ne peut que toucher tout amoureux qui s'émerveille d'être payé de retour. L'éveil du sentiment intense de félicité qui étreint lorsque la révélation du partage survient, est rendue avec bonheur ajoutant cette nuance subtile d'étonnement qui porte la joie à son comble (on retrouve là le thème du balcon de Cyrano, du ver de terre amoureux dune étoile, qui établit la hiérarchie entre "l'objet désiré" et le prétendant à un amour impossible). Ici, miracle, le désir est comblé et se traduit par un magnifique dernier tercet.
Les rupture du rythme de l'alexandrin mettent en valeur avec bonheur des comparaisons, rejets et métaphores expressives. A la différence du classique le néo permet ces effets de l'art qui traduisent au plus près l'émotion du poète (V3/4, V7/8...)
Bravo et merci.

   TheKid   
6/8/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Miguel, j'ai fortement apprécié ton sonnet, de par sa fluidité principalement.

Le 4e vers, qui donne en rythme un 4/5/3 ne me gêne aucunement, (il est des libertés qui me sont chères), d'ailleurs cela renforce le mouvement de l'oiseau se posant sur ton coeur. (je n'imagine aucun oiseau se posant sur une branche sans ralentir avant)

Mais si c'est agréable à lire il me manque quelque chose...cela me semble un peu "propret", malgré tes "océans sans fond" et "ce dédale obscur". Sans doute une passion plus exaltée eut transformé ton "étincelle" en brasier.

Rien que pour la musicalité de tes vers je mets très bien

   Anonyme   
12/9/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Sonnet ravissant, aux images riches et très plaisantes, et un message d'amour servi par une prosodie de qualité. J'aime beaucoup l'ensemble.

   Dyonisos   
3/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un sonnet qui aurait pu être parfait si le onzième vers n'était pas bancal... A mon goût tout du moins...
Dommage car l'auteur a dû travailler beaucoup à la réalisation... Sans doute est-ce le manque de spontanéité que j'ai ressenti à la lecture, qui me fait dire cela...

A retravailler à mon humble avis.

______________________

Après discussion (même pas acharnée), il s'avère que le onzième vers que j'estimais bancal, ne le serait finalement pas... Toutefois je trouve que dans l'ensemble du sonnet parfaitement réussi, il accroche à la lecture...
Mais soyons indulgent et surtout honnête, en admettant que puisque le vers incriminé est lavé de tout soupçon et qu'il était motif unique à sous-évaluer l'ensemble, je me raviserais en notant à nouveau et cette fois à la hausse...

   Dyonisos   
3/3/2014
Commentaire modéré

   jfmoods   
26/12/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées et croisées, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

D'abord, il n'y a rien sans doute. Ou si peu. Un simple point, perdu dans le temps, figurant les contours d'une existence. Une entité vide, solitaire (métonymie : "mon âme nue"), vouée à l'échec (marqueur d'intensité : "ma vie... si grise", métaphore : "Mes océans sans fond de peine et de langueur").

En trois petits mots ("elle est venue"), cet univers aride, enténébré, enkysté, devient lettre morte.

Ébloui, interdit, le locuteur s'interroge ("Se peut-il que de moi sa splendeur soit éprise ?"). Cette créature qui s'intéresse à moi est-elle un cadeau du ciel (comparaison : "Tel un ange de chair") ?

Celui qui, jusque-là, végétait dans une intériorité morne, répétitive, maladive, se voit soudain puissamment investi par la vie (verbe pronominal : "Se sont évaporés", image de la légèreté : "une joie inconnue / Qui, ainsi qu'un oiseau, s'est posée sur mon coeur", image de l'enveloppement : "vêtir mon âme... / De son amour", image de l'offrande : "m'a rendu rire et vigueur", image du comblement absolu : "une félicité digne d'envie aux cieux").

Notre homme se voit doté d'une énergie tonitruante (comparaison : "comme les voix d'un choeur", adjectif qualificatif : "l'hymne triomphal s'envole dans la nue", hyperbole : "Les mille accents nouveaux").

Comme Thésée fut, au labyrinthe, guidé par le fil d'Ariane, il suit la clarté salvatrice de l'Aimée (métaphore : "Dans ce dédale obscur qu'on appelle existence", complément circonstanciel de but : "Pour assurer mes pas", champ lexical de la lumière : "éclaire ma vie", "un flambeau plus intense", "mon étincelle aux rayons de ses yeux").

"Le verbe de la femme donne naissance à l'inespéré mieux que n'importe quelle aurore." (René Char, "Feuillets d'Hypnos").

Merci pour ce partage !


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