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Poésie classique
Miguel : Une nuit sans repos
 Publié le 02/01/20  -  19 commentaires  -  1041 caractères  -  260 lectures    Autres textes du même auteur

Dans les affres de l'insomnie.


Une nuit sans repos




Le ciel impétueux m’a chassé d’un beau rêve
Plus fort que n’auraient fait les rayons du soleil,
Et j’ai vu s’approcher l’heure où la nuit s’achève
Sans pouvoir retourner au pays du sommeil.

Jeté hors de ma paix par ce fol tintamarre,
J’ai vu de grands éclairs aux fentes des volets,
Et la nef des soucis a largué son amarre
Sous l’effet détonant de ces feux violets.

Les pensers inquiets, frères de l’insomnie,
M’ont alors entouré comme une sombre mer,
Noirs instants où le cœur, toute grâce bannie,
Est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver.

Mille faits anodins que le jour minimise
Prenaient à mes yeux lourds des tailles de géants,
Et se dressaient, gonflés d’angoisse et de hantise,
Comme des lacs sereins devenus océans.

J’ai béni l’heure claire où l’Aurore prodigue
Sa lumière aux esprits reposés et dispos,
Et tout au long du jour j’ai traîné ma fatigue,
Enfant disgracié d’une nuit sans repos.


 
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   BeL13ver   
30/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bon texte sur l'insomnie, qui mérite à mon avis le classique (même si sur ce point je laisse à d'autres que moi le dernier mot), qui donne le sourire et me rappelle de nombreuses nuits passées sans parvenir à trouver le sommeil. J'aime un grand nombre d'images dans ce texte, inventives. Je regrette simplement le choix du quatrain qui donne une certaine lourdeur d'ensemble, surtout que l'auteur n'utilise pas de rejets ou de contre-rejets...
J'aime beaucoup les deux premiers vers de la quatrième strophe, absolument délicieux de magie, très poétiques, et qui ont la patte des plus grands !

Je me les laisse ici pour mieux les savourer :

"Mille faits anodins que le jour minimise
Prenaient à mes yeux lourds des tailles de géants,"

   Hananke   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Magnifique poème classique qui décrit bien la nuit et ses insomnies.
Eh oui, souvent lorsque l'on contemple le noir, les éclaircies
sont des soucis qui viennent nous hanter.
Beaucoup de métaphores égayent ce texte et c'est tant mieux :
Et la nef des soucis a largué ses amarres
Est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver,
Mille faits anodins que le jour minimise

Entre autres.

Oui, un très joli texte classique.

   Eclaircie   
3/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

J'avoue ne pas être sensible à la plainte d'un narrateur, surtout sur le sujet de l'insomnie, tellement évoqué.
Écrit en classique, la sensation de déjà vu, déjà lu se démutiplie.

Cependant, l'écriture est soignée, les rimes pourraient être plus systématiquement riches.
J'ai aimé trouver le mot "pensers" dont je ne connaissais pas l'usage.
Quant à la catégorie choisie, classique, je ne suis pas assez spécialiste pour dire si le poème en présente toutes les règles.
À l'oreille, rien ne choque.

Bonne continuation,
Éclaircie

   sympa   
9/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Magnifique poésie dont la forme classique me semble parfaitement respectée.
L'insomnie nous guette tous , pour de multiples raisons propres à tout un chacun .
Des "faits anodins le jour" se transforment en angoisse la nuit comme vous l'écrivez. On rumine, ressasse sa journée, ou bien l'on appréhende un lendemain inhabituel ( examen, entretien, etc...) et on "Est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver." : ce vers est très bien trouvé pour expliquer ces angoisses qui nous "pourissent "la nuit.

" Les pensers inquiets, frères de l’insomnie,
M’ont alors entouré comme une sombre mer,
Noirs instants où le cœur, toute grâce bannie,
Est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver."

Ce quatrain a ma préférence .

Une description de l'insomnie pour ma part réussie.

SYMPA EN EL.

   Alfin   
11/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un très beau poème avec un contenu et une narration parfaitement poétisée.
Pourquoi gâcher le plaisir du lecteur avec deux mots utilisés à mauvais escient ?
fol : Terme remplaçant le mot "fou" lorsque celui-ci est suivi d'un substantif commençant par une voyelle.
Exemple : Lorsque Jack sortit de l'hôpital, un fol espoir le prit : il avait encore le temps de regagner le champ de courses. (définition du dictionnaire français de "L'internaute" https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/fol/)

Le fol tintamarre ne fonctionne pas et il arrête immédiatement la lecture.

De même les pensers est un mot qui exprime la faculté de penser... mais ne convient pas dans le contexte (enfin ça c'est mon avis et je n'ai rien trouvé pour l'étayer).

En dehors de ces deux mots, on atteint la perfection du poème de l'insomnie. Comme disait ma grand-mère (une femme avisée) le mieux est l'ennemi du bien. Et son mari, mon grand-père, disait : point trop n'en faut...

Le poème aurait mérité un petit "passionnément" sans ces défauts, il faut sortir de cette obligation de prendre des tournures de phrases alambiquées pour que cela soit plus poétique. Pire si vous le saviez, alors vous avez déprécié votre travail.

Voilà pour les esprits chagrins...

Maintenant ce que j'aime dans votre poésie :
D'abord
"Sous l’effet détonant de ces feux violets". Magnifique, simple et à double sens par le jeu de mots

" Noirs instants où le cœur, toute grâce bannie,
est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver"
Également de quoi être fier, nous avons là deux vers qui sont d'une fluidité admirable (de la jalousie pointe sous cette phrase, croyez-moi :-)

Dans le vers "Prenaient à mes yeux lourds des tailles de géants" le "des" est un peu lourd, mais je ne sais pas pourquoi, je lui préfère le plus léger "la" à la place.

" Sans pouvoir retourner au pays du sommeil" est pour moi un peu faible par rapport au reste du poème.

" Et se dressaient, gonflés d’angoisse et de hantise,
comme des lacs sereins devenus océans."
Là on sent particulièrement bien la force des pensées qui enflent horriblement dans la nuit interminable alors que le narrateur aimerait étouffer cette logorrhée interminable.

Personnellement je n'ai jamais eu de vraie insomnie, mais grâce à vous je ressens ce que cela représente.

Merci beaucoup pour ce partage

Alfin en EL

   Michel64   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il me semble que la classification en classique est respectée. Les experts jugeront.

L'insomnie qui maximise, comme à travers une loupe, les soucis, est très bien rendue dans ce poème.

Mon quatrain préféré :
"Mille faits anodins que le jour minimise
Prenaient à mes yeux lourds des tailles de géants,
Et se dressaient, gonflés d’angoisse et de hantise,
Comme des lacs sereins devenus océans."

Je n'ai pas compris pourquoi l'Aurore avec un A majuscule et "Enfant disgracié" ne me paraît pas du plus bel effet ni le plus adéquat.

Mais l'ensemble m'a beaucoup plu.

Au plaisir de vous relire.

Michel64 (en EL)

   pieralun   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Poème très très fluide, très musical.
Le rythme colle à la majeure partie du propos, mais peut être que l’orage aurait mérité quelques vers plus endiablés.
Le propos est simple, agréable ( même si je ne suis pas fan de « fol tintamarre ») et on relève quelques très beaux vers: 10, 13, 17 et dernier
Miguel, je n’oublierai jamais ton poème sur La mouche, et si certains me lisent qu’ils aillent découvrir ce petit chef d’œuvre.

   Queribus   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un superbe texte sur l'insomnie avec de très belles images poétiques qui seraient longues à énumérer avec un respect quasi parfait des règles classiques; j'aurais toutefois bien vu ce thème de l'insomnie sous forme de sonnet: description de l'insomnie dans les deux quatrains, résultats sur la journée qui suit dans les deux tercets mais ce n'est qu'un avis personnel.

En ce qui concerne la forme pure, toutes les règles (j'allais dire le carcan) sont respectées. Je me permets toutefois la remarque suivante: plusieurs fois, vous avez mis des rimes à la sixième syllabes, ce qui n'est pas vraiment une faute mais est plutôt déconseillé:

Plus fort que n'auraient fait
Et j'ai vu s'approcher
Sans pouvoir retourner

Les pensers inquiets
M'ont alors entouré

Noirs instants où le cœur
Est rongé par nos peurs

Mille faits anodins
Comme des lacs sereins

Ceci dit, votre poème est plutôt une belle réussite et mérite un grand bravo.
Je vous envoie mes vœux de très bonne année 2020 avec, bien-sûr, de nombreux et superbes poèmes.
Bien à vous.

   papipoete   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Miguel
je dormais, et en plus je faisais un doux rêve, quand au dehors le ciel s'est mis en colère, zébrant la nuit et " roulant ses tonneaux " à n'en plus finir ! J'eus ainsi tout loisir de retrouver mes idées noires, mes soucis écrits à travers les lames des persiennes ! Quelle délivrance quand enfin l'aurore chassa la nuit, et interrompit ce film !
NB j'entends parfois dire " le tonnerre me berce, surtout quand il éclate la nuit ! " pas moi et non plus l'auteur qui dans ses vers nous dit combien l'on peut songer, quand un feu d'artifice céleste nous plonge au milieu d'un marécage où l'on perd pieds, et toute sérénité !
le récit est fort bien illustré, et ne puis choisir un passage particulier tant le poème abonde d'un décor éblouissant !
" et la nef des soucis a largué son amarre " et vous devîntes un galérien attendant de reprendre sa rame !
la dernière strophe vous sauve la mise, mais que ce jour nouveau sera long !
Prosodiquement, je ne vais pas vous " vérifier ", de fameux auteurs vous ayant lu ( sans reproche avant moi )

   hersen   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème dans lequel beaucoup peuvent se retrouver !

Une très belle lecture, si fluide et riches d'images (j'ai vraiment aimé la nef des soucis et l'effet détonnant de ses feux violets)

Un petit rien habillé de la lumière du jour devient un gros point sombre au coeur de la nuit, qui écrase le sommeil.

L'insomnie est très bien décrite dans ce poème et on redoute de faire sienne cette expérience !

merci de la lecture.

   Lebarde   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Miguel bonjour,

Joli poème classique irréprochable sauf que, mais je chipote et me trompe peut être, au risque de me faire bastonner par les spécialistes:
synérèse pour "ciel" et "lumière", diérèse pour "violets"et"inquiets".

Je sais bien je chipote!
Ed: et même que je me trompe sans doute et j'en suis confus!!!

Sinon le sujet ( l'insomnie provoquée par un orage nocturne) est plaisant et bien traité avec des mots simples sur un mode descriptif qui s'alourdit et s'embrouille un peu dans les troisième et quatrième quatrains.
" Les pensers inquiets frères de l'insomnie"....

La lecture reste néanmoins fluide et agréable, j'y ai trouvé mon plaisir.

Merci

Lebarde

   Davide   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Miguel,

Si le style classique engonce en certains endroits le poème, la richesse de l'évocation est en revanche bien appétissante.

J'ai beaucoup aimé la métaphore du ballotage en pleine mer, dans les tourments de la tempête, pour figurer l'inquiétude assaillant le narrateur ("ciel impétueux", "pays du sommeil" (métaphore du port que l'on a quitté), "grands éclairs", "détonant", "sombre mer", "océans"...), la narration est soutenue, quasi fantasmatique, l'intensité dramatique allant crescendo jusqu'au réveil.

J'ai donc - un peu - regretté les quelques prises de liberté, hors contexte, comme :
- le passage "Est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver" ;
- les trois premiers vers de la 4e strophe ;
- toute la dernière strophe, mise à part la mention du lever du soleil, que l'on se représente aisément après la tempête nocturne. Pourquoi d'ailleurs une majuscule à "Aurore" ?

Le vocabulaire religieux de cette fin ("béni", "claire", "prodigue", "lumière, "esprits", "disgracié") esquisse une dimension supplémentaire pour notre compréhension : le retour de l'enfant prodigue, la métaphore de l'enfer et du paradis, des tourments de la tempête à l'arrivée difficile au port…

Je ne prends pas le temps de vérifier, mais il me semble que le substantif "penser" était très employé par Baudelaire comme un synonyme du mot "pensée". Pour ce qui est de "fol" devant un nom commençant par une consomme, nous dirons qu'il relève d'une licence poétique, mais j'imagine que beaucoup d'auteurs se sont amusés à cette originalité, d'autant plus que la musicalité s'en trouve accrue.

Un bien bel écrit.

   STEPHANIE90   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour miguel,

une nuit sans repos qui vous a laissé les idées assez limpides pour en faire une bonne poésie classique, en tout cas, il me semble. Mais je n'en connais pas encore tous les rouages.
"Et la nef des soucis a largué son amarre", j'aime beaucoup ce vers et ceux-ci :
"J’ai béni l’heure claire où l’Aurore prodigue
Sa lumière aux esprits reposés et dispos"

J'ai apprécié cette lecture, alors merci à vous ; n'étant pas spécialiste du classique je ne jugerai pas sur la prosodie.

Stéphanie90

   Cristale   
2/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau poème classique à la prosodie parfaite
mais avec cette plume il ne peut en être autrement.
Le spectre de l'insomnie se présente sous ses formes
les plus perturbantes bien connues par ceux qui les vivent.

J'aime bien cet osé "fol tintamarre" et "les pensers inquiets"
de jolis mots tombés en désuétude mais tellement gracieux
en poésie.

"Mille faits anodins que le jour minimise
Prenaient à mes yeux lourds des tailles de géants,
Et se dressaient, gonflés d’angoisse et de hantise,
Comme des lacs sereins devenus océans."

Oh que c'est bien décrit ! Je vais offrir votre poème
à un proche insomniaque, vos mots traduisent si bien les siens.

Bravo et merci Miguel.

Cristale

   BernardG   
4/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Avec ce thème original (pas si souvent traité), un poème fluide à la lecture agréable.....

Sur le plan phonétique, "fol tintamarre" coince un peu .

Le vers suivant:
"Et la nef des soucis a largué son amarre" contredit la suite du poème et ces pensées inquiètes provoquant l'insomnie.
En effet, "larguer les amarres" implique une notion de départ et une idée d'éloignement.
En lisant ce vers, j'ai plutôt "vu" les soucis partir et en tous les cas s'éloigner de l'auteur.

Cordialement

Bernard G.

   Vincendix   
4/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel,
Une nuit sans sommeil particulièrement agitée mais qui a un côté positif, permettre l'écriture d'un poème de qualité. Les affres de l'insomnie sont difficiles à vivre, ces quatrains expriment parfaitement la situation.
Vincent

   jfmoods   
5/1/2020
Ce poème est composé de 5 quatrains en alexandrins, à rimes croisées, suffisantes et riches, tour à tour féminines et masculines, vocaliques et consonantiques offrant une belle répartition au fil des strophes. Seules les semi-vocaliques des vers 2 et 4 troublent l'équilibre.

"Plus fort que n’auraient fait les rayons du soleil" -> Mieux que ne l’auraient fait les rayons du soleil

"Sans pouvoir retourner au pays du sommeil" -> Sans pouvoir retrouver le pays du sommeil

Le premier quatrain expose les circonstances d'un échouage nocturne. Des circonstances météorologiques particulièrement violentes ("Le ciel impétueux") ont brusquement interrompu le sommeil apaisé du locuteur (pronom personnel complément et verbe : "m’a chassé d’un beau rêve", comparatif de supériorité : "Plus fort que l'auraient fait les rayons du soleil") et ce dernier s'est trouvé dans l'incapacité de se rendormir (verbe de perception assorti d'une périphrase appuyant sur l'étirement du temps : "j’ai vu s’approcher l’heure où la nuit s’achève", modalisation et métaphore : "Sans pouvoir retourner au pays du sommeil").

Les trois quatrains suivants s'attardent sur l'infernale traversée de cette nuit. Après le douloureux réveil (forme passive : "Jeté hors de ma paix par...", démonstratif et image assourdissante : "ce fol tintamarre", circonstances météorologiques : "de grands éclairs aux fentes des volets", "l’effet détonant de ces feux"), l'homme est saisi d'un effroi grandissant (jeu de gradation : "soucis", "Les pensers inquiets, frères de l’insomnie", "gonflés d’angoisse et de hantise", comparaison : "Noirs instants où le cœur [...] / Est rongé par nos peurs comme un fruit par le ver", jeu antithétique : "minimise" / "des tailles de géants", imparfait de durée : "Prenaient", "se dressaient"), se comparant à un bateau dépourvu de gouvernail, à la dérive sur un territoire immense et inhospitalier (thématique de l'errance maritime : "la nef [...] a largué son amarre", "une sombre mer", "des lacs sereins devenus océans").

Au fil du dernier quatrain, le lexique de la rédemption ("béni", "l'heure claire", "l'Aurore prodigue", "Sa lumière", "Enfant disgracié") marque la sortie de l'enfer, de l'interminable tunnel temporel, le ralliement métaphorique au port d'attache du jour. Encore s'agit-il de tracter, jusqu'à la nuit suivante, jusqu'au comblement espéré, attendu, du sommeil à venir, l'incommensurable poids de la lassitude (marqueur temporel : "tout au long du jour", verbe : "j’ai traîné ma fatigue", titre et derniers mots du poème : "une nuit sans repos").

Merci pour ce partage !

   Quidonc   
8/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que voila une nuit difficile. L'orage nous réveille dans la nuit et impossible de se rendormir.
L'atmosphère est superbement rendue et le malaise de la nuit communicatif.
Pour ce qui concerne la forme classique, je ne peut-être qu'admiratif, mais je ne suis pas certain d'être le mieux placé pour en parler.
Quoi qu'il en soit ce poème m'a séduit et m'a permis à défaut du sommeil de trouver le sourire

Bonne continuation
Quidonc

   nelson   
14/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut.
c'est fou comme ce poème me parle. les souvenirs encore frais des nuits blanches, insomnies et qui font encore mon présent. la deuxième strophe était plus dure à comprendre pour moi (simple problème de vocabulaire). les 3e et 4e strophe sont les meilleures à mon avis, et ce sont ces elles qui résume la beauté du poème.
le summum étant la strophe disant :"Mille faits anodins que le jour minimise
Prenaient à mes yeux lourds des tailles de géants,
Et se dressaient, gonflés d’angoisse et de hantise,
Comme des lacs sereins devenus océans."

j'ai pris du plaisir à lire en tout cas.


Oniris Copyright © 2007-2020