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Poésie contemporaine
Miguel : Une prière de pécheur
 Publié le 12/04/14  -  6 commentaires  -  979 caractères  -  163 lectures    Autres textes du même auteur

Trois sizains classiques. Le cri d'une âme tourmentée.


Une prière de pécheur



Les justes ont le cœur baigné de ta lumière,
Et tes regards, Seigneur, bénissent leur chemin.
Ils sont, forts de ta force et guidés par ta main,
Pleins à leur dernier jour de leur grâce première ;
Et lorsque ton amour leur a fermé les yeux,
Leurs corps vont à la terre et leurs âmes aux cieux.

Mais moi dont chaque pas, Seigneur, est une faute,
Mais moi dont chaque geste offense tes regards ?
L'arbre de la vertu s'offre à mes yeux hagards :
Sa branche la plus basse encore m'est trop haute…
Pourquoi ne suis-je pas de tes agneaux, Seigneur ?
Pourquoi suis-je si faible, et pourquoi si pécheur ?

Mais tu peux voir au moins combien mon cœur est sombre,
Combien je tremble enfin de me perdre à jamais ;
Ainsi que la vertu, la branche de la paix
Me refuse ses fruits et me jette son ombre :
Accorde-moi, Seigneur, la grâce du salut,
Puisque pour mes péchés ton Fils en croix mourut.


 
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   Robot   
23/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Donc pour cette âme tourmentée hors les dieux point de vertu !Elle s' avoue bien incapable de vertu si son Seigneur n'est pas là.
"Sa branche la plus basse (de la vertu) encore m'est trop haute ..." Elle succombe donc même au péché véniel le plus infime !
Je vois ici un bel hommage aux vertueux mécréants, aux "saints athées" qui n'ont pas besoin de croire pour avoir une éthique.
J'y vois aussi beaucoup de vanité, d'orgueil et d'envie. La supplique c'est:
- Fais moi "juste" seigneur, pourquoi les autres et pas moi !
Ben oui, seuls les justes iront aux paradis et l'âme inquiète sent sa prédestination pour la géhenne.
Reste que ce poème se tient à la rime et malgré qu'il soit quelque peu grandiloquent à mon goût c'est une profession de foi dont l'écriture ne laisse pas indifférent sans qu'on se sente contraint par le message et le questionnement de cette brebis abandonnée si faible face aux tentations.
Pas trop apprécié les "Mais moi et le mais" supplémentaire chevillé au 13ème vers. Vers d'ailleurs peu agréable
"Mais tu peux voir au moins combien mon...", c'est lourd à la diction.
Je ne me prononce que sur l'écriture pour l'appréciation et le moins est en raison de la grandiloquence et des défauts "techniques" précités que j’ai ressenti.

   Hananke   
24/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Non croyants s'abstenir pourrait être la devise
de ce texte.
Mais bon, ne refusons pas ce poème pour une affaire d'opinion
et d'idée.
Sur l'écrit lui-même :
Dans la 1 ére strophe, je n'aime pas tellement ce :
Pleins à leur dernier jour... ce pleins me déplait.

Deux beau vers dans la 2 ème :
L'arbre de la vertu s'offre à mes yeux hagards :
Sa branche la plus basse encore m'est trop haute ...

Au final, en faisant abstraction du message, que je ne partage
personnellement pas, ce texte reste joli.

   Anonyme   
12/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel, ô mon frère ! Comme tu le sais depuis fort longtemps, je suis un "cathosceptique", catho par le baptême, sceptique par expérience, mais après tout qui sait si dans un dernier souffle je ne me rallierai pas à la présente prière ?
Ici pas de prosélytisme mais la simple prière d'un pauvre pêcheur conscient de ses faiblesses tout en espérant que le sacrifice de Jésus suffira à son salut éternel... si j'ai bien compris. Un peu facile, non ? Bon, ça me rassure car ça me laisse aussi une petite chance !
Cela dit je trouve ces trois sizains fort bien écrits avec un léger bémol au vers suivant... "Mais tu peux voir au moins combien mon cœur est sombre", que j'aurais écrit ainsi... "Mais tu peux au moins voir combien mon cœur est sombre""... car plus fluide selon moi.
Seul Miguel pouvait écrire ce genre de poème... Il l'a fait et très bien fait !

   Anonyme   
12/4/2014
Salut Miguel

"Tu n'a pas de titre ni de grade
Mais tu dis "tu" quand tu parles à Dieu"

dans ce poème fort bien écrit et respectueux des canons de la poésie contemporaine.

"Mais moi dont chaque pas, Seigneur, est une faute,
Mais moi dont chaque geste offense tes regards ? "

Je n'avais pas lu l'incipit et, pensant que tu ne faisais qu'un avec le narrateur, je trouvais ces deux vers un tantinet excessifs.
Comment, un homme pieux et manifestement vertueux ne peut-il faire un geste sans offenser le Seigneur ?

Mais l'incipit m'a rassuré. Cette prière est celle de quelqu'un d'autre. Un pécheur qui se repent et, sous ta plume, le fait en termes soutenus.

Dans le genre, c'est vraiment bien tourné.

   RB   
19/4/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Le judéo-christianisme dans toute sa splendeur... la porte ouverte à toutes les dérives qui ont conduit les hommes depuis des siècles à accepter cette hébétude pérenne des peuples commettant le péché, ces guerres de religion et ce chantage du monde clérical...
Je ne dirai rien de la forme qui est manifestement forgée par un expert, mais me poserai la question au niveau du contenu : dans les deux derniers vers, l'auteur veut-il signifier qu'il peut se permettre de pécher impunément puisque Jésus fût crucifié ?
Ou est-ce écrit au second degré ? Puis-je me permettre de poser la question à l'auteur ?

   meryem05   
24/4/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
j'admire bien ce que vous avez écris ça parait pas claire au début mais quand on attaque et on lis jusqu au dernier ligne j'arrive bien à comprendre c'est parfait et c'est bien d'écrire de telle façon.


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