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Poésie néo-classique
Miguel : Une rose éphémère [Sélection GL]
 Publié le 21/07/19  -  18 commentaires  -  1029 caractères  -  251 lectures    Autres textes du même auteur

Méditation sur la fragilité des joies terrestres.


Une rose éphémère [Sélection GL]



La joie et la douleur se partagent nos jours ;
Le bonheur brille une heure, une autre heure le tue.
Qu’ils sont lourds à porter, pour une âme abattue,
Ces deuils qui suivent nos amours !

Nul ne peut espérer de bonheur éternel ;
Parfois, sans qu’on y songe il surgit des ténèbres,
Puis s’envole et nous perd sur nos routes funèbres ;
S’il existe, ce n’est qu’au Ciel.

Mais il n’est ici-bas de veille sans sommeil,
Non plus que sans réel il n’est en nous de rêve,
Non plus que sans flots noirs il n’est de blonde grève ;
Il n’est pas d’ombre sans soleil.

Il faut que les chagrins instruisent notre cœur :
Que serait un bonheur ignorant de lui-même ?
Ce ne serait qu’un faux, qu’un masque, un spectre blême,
Un pâle frère du malheur.

Songe, pour bien priser un si riche trésor,
Qu’après le doux nectar viendra la lie amère,
Que ta joie est sans doute une rose éphémère,
Que tes pleurs couleront encor.


 
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   poldutor   
25/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très belle poésie sur la relativité des choses, ce n'est pas : après la pluie le beau temps, mais le contraire...
S'adressant à l'être aimé (?), le narrateur est plutôt pessimiste, le dernier quatrain en est la preuve.
Prosodie parfaite.
Beau travail.
Bravo.

   Anje   
28/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
C'est le principe du verre à moitié vide ou à moitié plein. L'auteur adopte le premier quand je préfère le second. C'est très personnel bien sûr mais çà situe le contexte de lecture.
Je ressens une certaine monotonie dans ces vers. J'imagine que cette sensation est peut-être due à la répétition de tonalités proches de huit rimes (èbres, ève, ême, ère). Il me semble que çà retire du relief mais c'est peut-être un effet recherché qui sied assez au thème. Si c'est le cas, grand bravo pour ce choix.
La clausule résume bien chaque strophe et le rythme (12-12-12-8) lui confère une force accrue.
Une très bonne lecture malgré ce désaccord de principe.
Anje en EL

   Gabrielle   
30/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une réflexion profonde sur le bonheur terrestre...
Un sujet intéressant abordé ici.

Qu'est le bonheur ? le ying et le yong ?

Existet-il un moment de douleur pour avoiir accès au bonheur ?

Un sujet brûlant qui fera des émules.

Bien à vous.

   embellie   
30/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Méditation sur la fragilité des joies terrestres", oui mais pas seulement.
Ce poème nous dit qu'il n'existe pas de bonheur éternel, et surtout qu'il n'y a pas de médaille sans revers, que pour chaque chose il existe nécessairement son contraire."Il n'est pas d'ombre sans soleil".
Et là je pense : apprécierait-on la beauté si la laideur n'existait pas?
Ces idées énoncées avec des mots simples donnent un texte très agréable à lire, bien que la fin, très réaliste n'encline pas à la gaieté.

   Corto   
30/6/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Qu'avons-nous ici: un poème ? une méditation ? une prière ?
Etant plus sensible au sens d'un texte qu'à ses normes techniques (ici on nous dit "classique") je n'en sens pas son invitation à un échange ou une vraie réflexion.

"La joie et la douleur se partagent nos jours", c'est parfois vrai, parfois faux.
"Nul ne peut espérer de bonheur éternel...S’il existe, ce n’est qu’au Ciel." Ah c'est vrai, il me manquait ce ciel !

La troisième strophe mérite le premier prix des banalités.

La quatrième relève du catéchisme.

Les spécialistes applaudiront sans doute le "classique".

Que l'on me permette de rester à distance d'un tel discours.

La finale me navre.

   Davide   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Miguel,

Sur le fond, ce poème énonce quelques assertions auxquelles j'ai parfois du mal à prendre part : "nul ne peut", "il faut", "il n'est pas"... J'aurais préféré partager les doutes d'un narrateur sur un thème aussi évanescent ("la fragilité des joies terrestres") plutôt que ses certitudes...

Dans le deuxième quatrain, les vers "Nul ne peut espérer de bonheur éternel" et "S’il existe, ce n’est qu’au Ciel." ne sont-ils pas en contradiction ? Par définition, si le bonheur est "éternel", c'est qu'il ne pourra jamais se soustraire à la brièveté d'une vie humaine.

De plus, contrairement à ce qu'avance le quatrième quatrain, je ne crois pas qu'un bonheur ignorant de lui-même ne puisse être qu'un "faux" si l'on considère la joie qu'éprouvent naturellement les jeunes enfants et leur capacité d'émerveillement.
Sinon, que voudrait dire "un bonheur ignorant de lui-même" ? Si le temps et/ou la résilience nous permettent de panser nos douleurs, de les laisser derrière nous, parfois de les transcender, la sensation de paix (ou de joie) ainsi éprouvée ne peut pas être vécue dans l'ignorance. N'est-ce pas ?

Et puis, je trouve le dernier quatrain franchement pessimiste. Si la dualité (lumière/obscurité, joie/peine...) est inhérente à notre condition humaine, le regard du narrateur me paraît moins réaliste que désespérant.

Cette confession jouant sur les antithèses est touchante, bien sûr, l'écriture lissée - peut-être un peu trop ! - est délicieusement musicale, agréable, mais le propos ne m'a pas vraiment convaincu.

Je retiendrai tout de même la beauté parfumée de ce dernier quatrain, et de cette rose éphémère que Ronsard aurait aimée cueillir...

Désolé Miguel,

Merci pour la lecture,

Davide

   Marite   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une réflexion très intéressante qui traverse, je crois, chaque être humain à l'un ou l'autre des moments de sa vie. Pour la forme je laisse le soin aux spécialistes d'en parler, pour ma part rien ne m'a arrêtée au cours de la lecture que ce soit dans le vocabulaire choisi, le rythme ou la succession des rimes. Par contre en ce qui concerne le fond, si je reconnais la justesse des propos, j'aurais aimé que le poème se termine sur l'ébauche d'une solution positive pour éviter de sombrer dans la mélancolie.

   sympa   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Très belle" méditation sur la fragilité des joies terrestres" et surtout très juste.
Un très beau premier quatrain qui annonce bien la réflexion sur la fragilité du bonheur, toujours suivi par la douleur.
Oui, le bonheur est bien une rose éphémère.
Après la joie, les pleurs, ce sont les aléas de la vie.

   papipoete   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Miguel
un poème dont les paroles sont écrites, à l'intention de toutes les âmes de la Terre ; pauvres ou riches, le sort pourra être heureux ou triste, ( même si l'on croit que le " haut de gamme " ne connaîtra que la félicité ! à vous lire, on voit bien que la spiritualité habite votre être, et que le bonheur sans son contraire, existe bel et bien mais là-haut !
NB si certaines lignes me font grimacer ( en songeant à ces morts que l'on dit injustes, alors que le tyran mourra parfois tout en douceur ) mais cela est un autre débat !
Dans l'ensemble de votre texte, je suis en accord avec vous, et depuis toujours sais qu'à une joie succède une peine, et réciproquement !
La dernière strophe est si vraie pour l'ordinaire mais l'essentiel de votre poème m'évoque des moments de catéchisme, c'était il y a très longtemps !
Je ne ferai pas l'affront au poète " classique " de vérifier sa construction !

   senglar   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,


Un mal pour un bien et un bien pour un mal. C'est bien calculé Miguel, peut-être trop construit. On n'est pas, dans ce qui se rapporte au sentiment, bienheureux/heureux/malheureux, derrière un comptoir d'épicier. On est dans le volatil et l'hélium s'élève ou se délaye, emportant ou balayant l'aéronef. Pas de juste ou injuste milieu comme vous le sous-entendez, pas de loterie non plus du barillet. Peut-être des périodes où alterne le plus, alterne le moins.

Heureux ceux qui croient qu'un céleste arbitre peut juguler le sort.

En fait cet arbitre-là propose avant tout sa propre auberge !

C'est pas de la concurrence déloyale ça ?


Et Marc Veyrat qui ne peut s'enlever du Michelin, il le clame pourtant bien haut non quand il s'écrie : "Je ne veux plus de vos étoiles !"
Ô cieux ! Obscurcissez-vous que je retrouve la lumière !


Ceci dit "rose éphémère" est redondant non ? Tautologique...

"... sans flots noirs il n'est de blonde grève"
Très beau ça. D'où l'usage de la mouche...


Senglar

   Hananke   
25/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Connaissant la qualité habituelle de l'auteur en poésie, je reste un peu mitigé sur ce texte.
Mais ce qui me dérange dans ce texte sont ses questionnements
perpétuels.
Pourquoi, mon Dieu, le bonheur n'existerait qu'au ciel ?

Également, pas mal de répétition de son dans ce poème :
veille avec les rimes sommeil et soleil, bonheur avec les rimes
coeur et malheur.

Au final, un peu déçu par cette production, ce n'est certes pas
le meilleur texte de son auteur.

   Vincente   
21/7/2019
Si l'expression poétique offre sa largesse d'esprit, elle peut s'en trouver captive, comme par exemple dans ce poème, et, à mes yeux, s'en affecter. Ici la rigueur requise pour la prosodie semble avoir pris le pas sur celle, toute aussi nécessaire pourtant, de la pertinence de son propos.

À part la jolie métaphore de la joie telle une rose éphémère, l'ensemble résonne en noir et blanc. On se regarde, nous humains, par le prisme de nos sensations, dont la "joie" est une des plus séduisantes, mais la couleur et ses nuances y sont absentes. Le parti pris est assertif (oui c'est plus facile…), mais la réalité est-elle si simple ? La seule question qui s'immisce dans la démonstration, " Que serait un bonheur ignorant de lui-même ?" trouve une réponse autant affirmative que discutable, voire erronée dans certains cas où la conscience (cette sensation si difficilement saisissable, donc peu circonscrite) "consciente" n'est pas "consciente"..., celle des enfants par exemple. Et puis le bonheur qui ne trouverait une éternité "qu'au ciel", … oui ça peut rassurer, en désespoir de cause, mais comme "argument" pour aider à mieux vivre, il me semble qu'il faut absolument trouver mieux, au risque de se fourvoyer dans la démarche des illuminés (dont certains sont bien dangereux).

La lecture à l'agréable scansion (à part le dernier vers qui s'efface assez brutalement) dévoile des poncifs, j'ai pensé au nourrisson qui se masque le visage de ses mains et regarde entre ses doigts ce qu'il se persuade pourtant d'éviter, d'autres auraient dit "à l'insu de son plein gré".

Par l'exergue, l'auteur posait pourtant son intention de nous faire part d'une méditation. L'ambition, avant d'écrire un beau poème, était donc bien de réfléchir, pas d'affirmer ; je n'ai pas été convaincu par la pertinence de cette réflexion.

   Robot   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte que je prends pour ce qu'il est: Une poésie et non pas un traité de philosophie.

Ce point acquit, je me sens à l'aise pour dire que j'ai apprécié de parcourir ses vers et ces quatrains rompus aux vers 4. Cela donne un rythme qui va bien avec chaque conclusion que le narrateur exprime.

Si, "il n'est pas d'ombre sans soleil" est un peu trop marqué par l'évidence, je me suis plu dans ce parcours de lecture qui coule sans heurt pour nous faire ressentir ce balancement entre sérénité et douleur qui semble étreindre et angoisser le narrateur.

   Lebarde   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Miguel

Ce poème classique ( je fais confiance au spécialiste en prosodie) voudrait montrer qu’il n’y aurait pas sur cette terre, de joie sans peine, de bonheur sans malheur, de lumière sans obscurité , «  de blonde grève «  sans «  flots noir » et l’on pourrait continuer la liste : de beau sans le laid, de silence sans bruit, de bon sans méchant etc...

La théorie qui voudrait qu’il n’est pas possible d’apprécier quelque chose sans avoir connu son contraire, est un sujet philosophique un peu court, qui n’aurait peut être pas, avec les arguments développés, fait recette dans une dissertation du bac!
C’est comme cela que personnellement je l’ai pris.
Une philosophie simpliste que seule l’éternité pourrait satisfaire! Bon !

Pourtant côté poétique j’ai pris plaisir à lire ce poème somme toute agréable.

Lebarde

   Cristale   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les pensées méditatives du narrateur lui sont personnelles. Qui suis-je pour lui confronter mes propres opinions ? Personne. Alors je prends le poème dans son ensemble en découvrant ces quatrains layés : trois alexandrins soulignés par un octosyllabe.

Concernant la versification régulière, le manque d'alternance rimes masculines, rimes féminines, entre chaque strophe, empêche la catégorie classique.
Éternel/Ciel : un jeu de rimes que j'aurais évité. À part cela, le panachage est bien travaillé.

Le blanc le noir, le vrai le faux, la vie la mort, le bonheur le malheur et toutes ses questions existentielles qui restent souvent sans réponse me laissent coite.

En vous lisant, j'imagine "Le penseur" de Rodin.

Merci Miguel.

Cristale

   jfmoods   
22/7/2019
Ce poème est composé de 5 quatrains en alexandrins et octosyllabes, à rimes embrassées, suffisantes et riches, presque exclusivement consonantiques, les masculines encadrant toujours les féminines.

I) La précarité de la condition humaine

- pronoms personnels et adjectifs possessifs soulignant le caractère universel de l'expérience : "on", "nous", "nos jours", "nos routes", "notre cœur"
- jeu nourri d'antithèses : "La joie et la douleur", "deuils" / "amours", "surgit" / "s'envole", "au Ciel" / "ici-bas", "veille" /"sommeil", "réel"/ "rêve", "flots noirs" / "blonde grève", "ombre" / "soleil"
- tournure catégorique : "Nul ne peut espérer de bonheur éternel"
- locution restrictive : "ce n’est qu’"
- formes négatives : "il n'est" × 2, "il n'est pas"
- allégorie : "La joie et la douleur se partagent nos jours"
- chiasme : "Le bonheur brille une heure, une autre heure le tue"
- champ lexical du tragique : "lourds à porter", "une âme abattue", "ténèbres" et "funèbres" à la rime
- exclamative des vers 3/4
- pronom cataphorique : "ils" -> "Ces deuils"
- anaphore : "Non plus que sans"

II) Apprendre à savourer l'instant

- modalisation : "Il faut"
- interpellation du lecteur : "ta joie", "tes pleurs"
- impératif : "Songe"
- allégories : "les chagrins instruisent", "un bonheur ignorant de lui-même", "Un pâle frère du malheur"
- complément de but : "pour bien priser"
- marqueur d'intensité : "un si riche trésor"
- question / réponse : "Que serait", "Ce ne serait"
- gradation hyperbolique : "qu'un faux, qu’un masque, un spectre blême"
- antithèse : "le doux nectar" / "la lie amère"
- métaphore : "ta joie est [ ..] une rose éphémère"
- rythme ternaire des subordonnées complétives (vers 18 à 20)

Merci pour ce partage !

   cherbiacuespe   
22/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie qui glisse bien à l'oreille. La construction est bien faite, on se croirait sur une vague, et les rimes chantent bien.

Pour ce qui est du thème, je ne suis pas forcément en accord avec Miguel qui semble déjà penser à l'obscur, la lumière à peine passée.

Et c'est là ma seule objection à ce texte plaisant.

   VDV   
27/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Voilà un poème qui plonge effectivement l’esprit dans la méditation. Une méditation toute simple, sans grande révélation, sonnant joli dans le genre « discours triste et pessimiste ». En ce qui me concerne tout personnellement, cette « jolie » forme est peut-être le seul bienfait que trouve mon âme dans un fond aussi morose.

Quoi qu’il y ait bien ce vers : « Il faut que les chagrins instruisent notre cœur ».

Sublime ! « Il faut que… » ! Peut-être que, guidés par l’auteur, nous sommes entrés sur les territoires sombres de la morosité, des heures qui tuent le bonheur et des deuils lourds à porter, afin d’en méditer et d’en discerner le « pourquoi » ? Eh bien non… Après un moment de lumière semblant apporter la chaleur d’une douce vérité, je me sens à nouveau tomber dans la tristesse et le pessimisme, n’apportant rien d’autre que… ben la tristesse et le pessimisme…

Pourquoi faut-il que les chagrins instruisent notre cœur ?
Pourquoi un bonheur qui s’ignore ne serait qu’un spectre blâme, un pâle frère du malheur ?
Et après le « pourquoi », je ne parle même pas du « comment », qui aurait aussi toute sa place dans ce voyage.

Comme il aurait été doux pour mon âme, de lire de telles réponses dans ce poème. Car à cette lecture, nuls fruits ne germent en mon cœur. Seulement les horribles vérités de nos vies terrestres qui finissent toujours avec la lie amère et les pleurs qui coulent. L’auteur fait pourtant mention « du Ciel » dans le deuxième quatrain … Qu’en est-il ?

D’ailleurs, ce quatrain me dérange un peu : « Nul ne peut espérer de bonheur éternel ; s’il existe, ce n’est qu’au Ciel. » Seulement, l’éternité fait forcément et uniquement référence au Ciel. Je trouve donc le mot « éternel » mal choisi, mais l’idée très belle : « Sur cette terre, nul ne peut espérer jusqu’à sa mort un bonheur continu. »

À mon sens, ce poème aurait pu être magnifique s’il avait été plus long. S’il avait, dans sa clairvoyance des douleurs et des tristesses de l’existence, apporté des mots d’espoir. Des mots qui raniment les cœurs, qui leurs donnent beauté, consolation, force et courage.

Ici, il semblerait étrangement que l’auteur soit averti d’une douce vérité, mais qu’il en garderait le miel pour lui uniquement. À ses lecteurs, il conclurait en disant sans autre forme de procès ni d’explications : « Après le nectar viendra la lie amère, ta joie est une rose éphémère et tes pleurs couleront encor ». Pas très gaie pour moi… L’auteur chercherait-il à me bousiller le moral ? Finalement, quelle a été son intention en s’arrêtant à ce stade du poème ?


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