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Poésie néo-classique
misumena : De profundis [concours]
 Publié le 07/09/09  -  15 commentaires  -  1055 caractères  -  297 lectures    Autres textes du même auteur

Le personnage à découvrir est ce qu'a été cette femme.


De profundis [concours]



Ce texte est une participation au concours n°9 : Le personnage (informations sur ce concours).





Aux nerfs de vives notes
Hommage soit rendu
Pourquoi a-t-il fallu
Que roucoule une bigote

Paupières closes il me plaît
D'imaginer ardente
Cette bouche qu'édente
Le recueil des années

Et de sa triste gorge
Songer à la jeunesse
Et aimer de ces messes
Le cristal et la forge

La folie de la grive
Les trilles du rossignol
Les flûtes perdues en vol
Atteignent d'autres rives

Je m'éteins désormais
De ne plus aimer qu'elle
Et de n'aimer que celle
Qui n'aimera jamais

Pour l'éclat de ses ut
Rescapés des brumes rances
Des corps qui se balancent
De sa vie en volutes

Pour l'eau claire de sa voix
Mes yeux se ferment sur
Sa chair déjà trop mûre
Dieu me pardonnera


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   pieralun   
7/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les quatre premiers quatrains sont beaux, très beaux, après.....j'aime un peu moins
Bravo! pour l'ensemble

   Lapsus   
7/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il faut toujours se méfier de la puissance des cantiques. Intriguant et obscur - c'est normal dans ces lieux là - le texte ne manque pas d'une sensualité interdite.

Les octosyllabes sont fluides, les images sont surprenantes.

   brabant   
9/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une femme se penche sur son passé, quelque part elle s'est convertie et maintenant qu'elle a accompli son sacerdoce, elle songe à ce corps qu'elle a sacrifié pour les messes et leurs orgues, en vain.
Voilà pour les quatre premières strophes.
Aujourd'hui elle meurt et SE REGRETTE, elle, qui n'aimera jamais d'amour charnel, ces corps forcément imaginaires "qui se balancent/De sa vie en volutes". Ses yeux se ferment. Sa chair trop mûre dépérit et va passer sur d'autres rives.
Elle en demande pardon à Dieu. (Femme de peu de foi! -je plaisante-) "Du fond de l'abîme j'ai crié vers Toi, Seigneur!"
Je crois que oui, Dieu pardonnera comme il pardonnera à Soeur Emmanuelle ses légers excès de chair.
Ce texte est-il un pet-de-nonne où la nonne pour conclure pète malicieusement sur sa vocation?

Voilà, misumena, je me suis arraché pour dénicher la clé, arraché De profundis.

Mais, à la signification de ton texte, religieuse spirituellement défroquée, je préfère les images et la musique. Quelle invention! Quel style! J'aime tout! Les nerfs des notes, la bigote qui roucoule, la bouche qu'édente le recueil des années, les flûtes perdues en vol... Tout!
Tout! Tout! Tout!

Que Dieu me pardonne!

Edit.: J'avais d'abord pensé à George Sand en bonne dame de Nohan, puis à Colette, puis à Sarah Bernhardt.
A la Scarron devenue Maintenon, à la Sévigné.
Wikipédia exit!

C'est tout simplement Soeur Sourire...

   Bidis   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup la 2ème (Paupières closes...), la cinquième (Je m'éteins...) et la dernière strophe (Pour l'eau claire...). Surtout la cinquième d'ailleurs. C'est comme si ce quatrain-là me demandait de faire silence sur tout ce que je pourrais dire d'autre. Par exemple que l'identité du personnage, décidément, me reste obscure...

   Anonyme   
8/9/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Elle était chanteuse? Cantatrice?
(rapport au Ut, la bouche, le rossignol (qui chante), la messe?)

J'aime :

Aux nerfs de vives notes
Hommage soit rendu

Paupières closes il me plaît
D'imaginer ardente

Et de sa triste gorge
Songer à la jeunesse
Et aimer de ces messes
Le cristal et la forge

Je m'éteins désormais
De ne plus aimer qu'elle
Et de n'aimer que celle
Qui n'aimera jamais

J'aime moins le coté "édenté, bigote, rance..." qui viennent mettre de la noirceur dans un poème qui aurait pu rester juste lumineux... non pas que je n'aime pas l'intrusion de ces mots, juste que je les trouve un peu placés... étrangement... ça casse le rythme...

Ensuite, plait/année, c'est un peu pauvret...comme elle/celle, désormais/jamais, sur/mûre...
Dommage...

Les images que je reprends plus haut me semblent belles, les autres nettement moins... j'ai pas vibré, ni en ut ni en sol, mais j'ai trouvé ça original dans le traitement, ce qui est déjà bien.
Maintenant d'un point de vue purement technique (pour le peu que ça me parle) je reste en dehors.
Le personnage me semble mort, ex-chanteuse ou quelque chose lié au chant... et je la trouve plus morbide que nécessaire... sauf si un truc m'a échappé... mais l'association rossignol rance ne me plait pas... entre autre...

Une petite grenouille de bénitier peut-être? LOL

Merci en tout cas, pour les jolies images et à une prochaine fois...

   Anonyme   
9/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
La deuxième strophe aura ma préférence, la sixième n'est pas mal non plus. Sinon, le poème coule convenablement et les images fonctionnent.
Donc le perso est une "Soeur"?... Pas forcément d'une limpidité exemplaire alors, je n'ai pas trop compris par exemple le rapport que la quatrième strophe entretenait avec le sujet (cela vient de moi évidemment).
Et s'il s'agissait de "deviner", des indices comme "bigote" dès le début paraissent superflus. Mais bon.
L'auteur a manifestement des facilités d'écriture, l'ensemble est bien tourné.

   David   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Misumena,

La strophe centrale a quelque chose d'infini dans l'interpretation qui peut en être faite, avec ou sans la clef je crois. Il faut compter les oiseaux en poésie, ça mène toujours quelque part.

   Anonyme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Des images très réussies. Parfois une musique. J'ai moins aimé les "brumes rances" qui viennent au milieu des notes. Une dernière strophe très plaisante, tout comme la première, elle dit l'amour abnégation.

   Melenea   
14/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
j'avoue ne pas trop savoir quoi penser, j'en ai lu l'explication, donc j'ai une meilleure appréhension du texte, mais je ne suis pas plus emballée que ça.... je le trouve bien écris, les vers courts donnent un bon rythme mais l'image ne vient pas vraiment...

   Anonyme   
19/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte aux verts courts et au rythme prenant, dont le sujet m'interpelle, mais où je n'arrive pas à tout cerner. J'apprécie en particulier le 2ème quatrain, le 5ème et le dernier.
Plutôt imagé et réussi, ce poème qui m'a intriguée.

   Flupke   
9/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour misumena,

J'ai beaucoup aimé l'avant dernière strophe mais surtout la quatrième.

La dernière ligne semble intéressement antithétique en ce sens que cette "cigale" semble s'en remettre au jugement de Dieu alors qu'elle a l'air de pouvoir prendre un certain recul pour se juger elle-même avec une distance presque objective.

Amicalement,

Flupke

   beth   
31/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime bien votre poème, tout en délicatesse
Peut être s'agit-il de Théo Sarapo à l'enterrement d'Edith?
Je ne sais. Toujours est-il que c'est un bel hommage. Bien écrit, en retenue. Les vers enlacés correspondent au contenu. Le vocabulaire est simple, comme je l’aime et les mots sont au service du sens et de l’expression émotionnelle.
Merci et… merci si vous voulez bien me dévoiler de qui il s’agit.

   Mona79   
23/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il me semble qu'il s'agit d'un nonne déjà âgée mais qui possède une voix d'ange capable de susciter une telle extase.
Attention au hiatus "et aimer" qui est déplaisant à l'oreille.

   Lagomys   
22/12/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ça me plait : "Pourquoi a-t-il fallu Que roucoule une bigote".

Et que j'aime :
" Je m'éteins désormais
De ne plus aimer qu'elle
Et de n'aimer que celle
Qui n'aimera jamais". C'est simple et c'est beau !

La conduite parfaite, le thème richement honoré et les images tantôt évocatrices, tantôt voilées, suscitent mon indicible engouement.

"Et aimer de ces messes Le cristal et la forge", "Pour l'éclat de ses ut Rescapés des brumes rances" : je savoure dans une informulable compréhension.

Peut importe le personnage en question (sœur sourire ?) qui a inspiré le bel ouvrage.

Merci pour ce bon moment.

L.

   Anonyme   
6/5/2013
j'ai beaucoup aimé ton poème surtout la 5éme strophe m'a paru excellente .


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