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Poésie en prose
MonsieurF : Entrelacs
 Publié le 15/07/18  -  11 commentaires  -  1159 caractères  -  179 lectures    Autres textes du même auteur

Quelque part dans mes enfances...


Entrelacs



Pendus au soleil des nuages cyclopéens traversent les mondes vers l'ouest. Cohorte lente, moutonnement singulier, en rien ne dérange le ciel. Un peu avant le col, au havre des montagnes, quelques fermes gîtent dans les creux ; le silence envahit le vent.

Et le ruisseau a ce murmure semblable à ton rire.

La pluie attendra. Par les landes jaunies de canicule, des sauterelles en gerbe sous les pas, l'été brûle les chemins. Une croix frôle l'azur, seule sous la voûte des étoiles. Virage, des routes les entrelacs, damier des terres rouges à peine ornées de vert, parfois le jaune du blé attendant la faux. Une forêt de pins jette son ombre noire. Deux vieillards à la fontaine évoquent leurs morts.

Au loin le cri des milans contrepoint à tes yeux.

Les espoirs naissent avec la nuit, le bleu du soir où les martinets s'endorment quand les chauves-souris strient la lune. Il y eut ici tant de vies, de songes et d'amour, il ne reste maintenant que les photos un peu cornées, le sourire de la vieille figé pour toujours. Le monde est en son apogée.

Pourtant, dans la roche, patientent les serpents.


 
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   Eclaircie   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Première impression : une prose un peu étonnante d'emblée ; sa présentation doit comporter une coquille, en soi pas trop gênante, car la prose publiée la coquille disparaîtra.
Mais ce détail oriente l'état d'esprit du lecteur, peut-être : petite sensation désagréable.
Puis dès la première phrase, le lecteur est dérouté, il doit manquer une virgule après "Pendus au soleil".
la suite de cette prose est beaucoup plus harmonieuse et intéressante.
"Une forêt de pins jette son ombre noire. Deux vieillards à la fontaine évoquent leurs morts." : j'aime ce passage.
Ma partie préférée est celle-ci :
"Les espoirs naissent avec la nuit, le bleu du soir où les martinets s'endorment quand les chauve souris strient la lune. Il y eut ici tant de vies, de songes et d'amour, il ne reste maintenant que les photos un peu cornées, le sourire de la vieille figée pour toujours. Le monde est en son apogée.

Pourtant, dans la roche, patientent les serpents."

Globalement, une prose qui mériterait d'être un peu revue, même si présentés ainsi, elle ne manque pas de charme

Édit le 15 07 2018
Bien sûr ma première phrase est totalement inutile voire inappropriée, j'aurais dû penser aux correcteurs. Je relirai donc l'ensemble et éventuellement reviendrai.

   papipoete   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour MonsieurF
fermer les yeux et regarder une séance de notre passé, en ouvrant un tiroir des doux souvenirs ; et redevenu enfant, trouver des personnages dans les montagnes de nuages ...
La nuit va tomber, alors que les martinets poussent des pointes de vitesse, s'engouffrent dans les ruelles noires, où un banc retient encore deux vieillards ...
NB tendre évocation d'images cornées, un peu jaunies dans l'album virtuel d'un cerveau, qu'un enfant feuillette le sourire aux lèvres !
J'aime particulièrement la première strophe ( avec ses fameux nuages )

   Vanessa   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
J'ai été très gênée par vos choix de ponctuation et par certaines tournures de phrases dont certaines n'en sont pas.
"Virage, des routes les entrelacs,...."
Ici, non seulement il manque de la ponctuation mais de surcroît, ce n'est pas une phrase.
" Le monde est en son apogée "
Ne dit-on pas...à son apogée?
J'ai été déroutée par ces sauterelles en gerbe sous les pas...les pas de qui ?
Et puis, l'idée de marcher sur des sauterelles, je ne trouve pas cela poétique du tout.
:-(
La prose poétique mérite une grande attention sur la construction des phrases .
Et là, pour moi, ce n'est pas bon.

   leni   
15/7/2018
salut MF
j'ai cru comprendre il y a un moment quie vous partiez d'une photo pour écrire J'ai en effet trouvé des images MAIS je ne trouve pas le liant

Et le ruisseau a ce murmure semblable à ton rire. c'est beau


il ne reste maintenant que les photos un peu cornées, le sourire de la vieille figé pour toujours. Le monde est en son apogée. tout semble donc partir d'une photo

ce texte manque d'envol et je choisis de ne pas noter
Salut cordial leni

   Lulu   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
MonsieurF,

J'ai eu un peu de mal avec ce texte que j'avais d'abord lu en EL. Je pensais le relire plus tard, alors voilà.

J'ai eu beaucoup de mal à accrocher au premier paragraphe. Or, il est vrai qu'il est un point de départ et qu'il laisse une impression qui n'est pas forcément favorable pour la suite.
- J'aurais aussi mis une virgule après "Pendus au soleil". Sans cela, on ne comprend pas.
- "des nuages cyclopéens" : là, j'ai trouvé la formule bizarre tant au niveau de l'image qu'à celui de la sonorité. Je crois qu'en prose comme dans les vers, la musicalité importe pour aller vers ce qui me semble être poétique. Là, c'est juste un exemple marginal dans le texte, mais comme il est au début, il donne impression qui ne favorise pas la lecture.
- L'expression "en rien ne dérange le ciel" me paraît aussi étrange dans le contexte de la phrase…
Il faut attendre la dernière phrase pour voir apparaître une image plus claire sans bizarrerie, j'entends.

Ensuite, le ton est intéressant. Il t'est propre et j'ai du plaisir à le retrouver ici. Le troisième paragraphe est, à cet égard, beaucoup mieux construit. Plus fluide, plus simple.

Je n'ai pas compris "le cri des milans contrepoint à tes yeux"..., mais comme je suis inculte, et curieuse, je suis allée chercher à quoi pouvaient ressembler ces milans… Comme j'aime bien les virugles, j'en aurais aussi mis une après "Au loin".

"en son apogée", là aussi ça sonne un peu étrangement…

Enfin, je n'ai pas saisi pourquoi ce terme d'opposition "Pourtant". Sans lui, c'était aussi cohérent. Mais il y a forcément des non-dits dans tout ça que, bien sûr, nous serons incapables de percevoir au travers de ces quelques lignes…

J'ai l'impression que tu as écrit ce texte avec un peu moins d'application que tes autres poèmes en prose…, mais je peux me tromper…

   MissNode   
16/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
J'aime beaucoup ces "entrelacs" entre une nature chérie, autrefois parcourue à deux, aujourd'hui vécue en solitaire.
Je trouve particulièrement poétiques ces phrases qui n'en sont pas, mais grâce auxquelles le lecteur est justement projeté dans l'émotion de celui qui annone, comme pris par des pleurs.

Je retiens notamment la poésie et les images suggérées de :
"des sauterelles en gerbe sous les pas"
"quand les chauves-souris strient la lune"

J'aime aussi la discrétion des va-et-vient entre la nature et le souvenir de "l'autre", qui n'est suggéré que par petites touches pour attirer l'attention du lecteur sur le chagrin éprouvé :
"Et le ruisseau à ce murmure semblable à ton rire"
"Au loin le cri des milans contrepoint à tes yeux"
"Pourtant, dans la roche, patientent les serpents"
Cette dernière phrase qui constitue la chute du poème confirme pour moi le côté insidieux du souvenir douloureux.

   MonsieurF   
16/7/2018

   fried   
16/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Hello Monsieur F,
Je me suis laissé emmener par cette promenade dans les entrelacs du soir.
J'ai aimé la proximité de la nature la simplicité du texte.
Moins "le cri des milans contrepoint à tes yeux."

   Donaldo75   
19/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour MonsieurF,

Même si je conserve une impression mitigée de mes différentes lectures de ce poème en prose, je dois reconnaitre la qualité de l'écriture.

Je ne suis pas un fan de la poésie composée d'instantanés, même quand les images sont belles. Ici, ça passe. Par contre, le langage frôle parfois l'artifice: "Au loin le cri des milans contrepoint à tes yeux"

Pourtant, dans l'arrière boutique de mon cortex cérébral, quelque part entre des milliers de petites cellules grises, j'ai l'impression d'avoir aimé ce poème, peut-être à cause de sa fin: "Pourtant, dans la roche, patientent les serpents"

Félicitations

Donald

   Pandelle   
18/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé cette balade qui commence au petit bonheur la chance et qui finit "au petit bonheur de la fatalité" (comme disait Jules Laforgue dans "Les complaintes", justement) ; je dis ça à cause des serpents.
Comme si "l'argent"(et tout ce qu'il représente) prenait, petit à petit, le dessus non seulement sur l'Homme mais sur la nature toute entière.
Le choix de l'écriture "surréaliste" est plaisant pour évoquer ce constat on ne peut plus réaliste.
Un texte bien en accord avec son époque, donc.

   myndie   
19/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour MonsieurF,

j’ai trouvé beaucoup de matière superbement poétique dans votre texte. Sensation brute et puissance de certaines de vos images, pleines de cette grâce onirique et surréaliste que j’aime tant :
« pendus au soleil, les nuages »
"le silence envahit le vent"
« les sauterelles en gerbes sous les pas »
« les chauve-souris strient la lune »
et j'en passe.

J’ai lu les précédents commentaires. Pour ma part, l’aspect décousu de cette phrase «Virage, des routes les entrelacs...le jaune du blé attendant la faux »  ne me dérange pas ni ne m’apparaît comme un manque de rigueur dans l’écriture.
Je n’en retiens que l’aspect descriptif apporté par les petites touches d’un peintre pointilliste : les mots comme des pattes de mouche, retenus par de surprenantes virgules…

Et puis j’ai un coup de coeur pour la fin, cette chute abrupte que l’on sentait un peu arriver et qui laisse le champ libre aux imaginations.

Un très joli moment de lecture pour moi.


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