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Poésie en prose
MonsieurF : La ronde
 Publié le 07/11/18  -  14 commentaires  -  606 caractères  -  194 lectures    Autres textes du même auteur


La ronde



Nous sèmerons la nuit avec, au creux des paupières, le doute des étoiles. C'est presque toujours ainsi que tout commence : une vie alourdie, l'écho des voix et cinq secondes de musique. Puis un baiser, et le parfum de tes yeux. Commence la ronde des volcans, ta main sur mon épaule, l'oubli des années.

Il y a, bien sûr, des certitudes et la mort en filigrane.
Il y a, aussi, les forêts clairsemées et des étés épouvantés.
Il y a, enfin, ton rire un peu absent et les peaux sans cesse ébréchées.

Mais les matins de brume naissent dans la valse des papillons de nuit.


 
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   Brume   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

L'amour est toujours là malgré les ans. Et il est exprimé avec des images magnifiques. Votre prose est charnelle et de plus transpire de tendresse.
Et pourtant rien de glamour, un soupçon d'angoisse se mêle au sentiment amoureux.
Le ton est posé, le rythme un peu trop lent.
Poème touchant qui débute merveilleusement avec ces vers d'une puissance évocatrice.

   Anje   
20/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une prose magnifiquement imagée, un texte qui aurait peut-être supporté la versification. Mais j'aime sans condition.
Merci du plaisir de votre parfum sur mes yeux.

   lucilius   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Oui cette ronde est bien décrite ; oui l'ensemble est harmonieux ; oui le langage poétique y reflète… mais : encore un texte beaucoup trop court et qui en dit si peu.
J'en veux davantage, de la même veine, du même trémor, avec de belles et généreuses coulées.

   Eki   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Se souvenir de tout dans la ronde existentielle...C'est bien le résumé de ce poème.

C'est concis tout en étant harmonieusement détaillé.

Dès la première phrase, la poésie nous éclabousse avec cette belle image que nous offre l'auteur.

Le texte est contrasté avec ses nuances douces/amères :

Le premier paragraphe est lumineux, nous parle de certitude.
Le deuxième nous entraîne plus loin dans l'obscurité avec les aléas que comporte la vie.
Le troisième ouvre la voie à l'espoir.

Un petit ruban de nostalgie empaquette le tout et donne vraiment une émotion particulière à la peau des mots.

Parfois, le coeur se repose comme ces interlignes que l'auteur a choisi de poser au bon endroit. C'est le rythme du texte.

Ainsi, glisse la poésie...nulle monotonie dans cette ronde.

Eki a aimé cette ronde

   solo974   
25/10/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
J'aime moyennement votre poème.
Si j'ai aimé le passage central et la reprise de "Il y a", je n'ai pas apprécié - en revanche - la façon dont ce leitmotiv est modulé ("bien sûr", "aussi", "enfin") car elle est trop didactique selon moi.
Votre texte aurait par ailleurs beaucoup gagné à être davantage développé - ne serait-ce que pour justifier le titre choisi.
Mais ce n'est là, bien sûr, que mon point de vue.
Bien à vous.

   papipoete   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour MonsieurF
Ta main sur mon épaule, je regarde dans le miroir de tes yeux, tourner, virevolter les danseurs que nous fûmes toi et moi .
J'y vois des étés que tes rires égayaient, mais aussi des hivers glaçant la peau et le coeur !
NB j'aime l'écriture en liberté quand elle ose le " court ", mais en prose, l'exercice lui convient moins en quelques lignes seulement .
Mais votre photographie de ces " matins de brume " qui naissent, et re-naissent est plaisante, et fort touchante !

   MissNode   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hello MonsieurF !
Je n'ai rien compris aux mots, à leur agencement, au sens des phrases... mais pourtant je suis profondément touchée par la poésie de ta prose, très imagée (et qui s'en étonnerait, pour un auteur-photographe ?)... qui a fait surgir devant mes yeux précisément de nombreuses images de tourbillons amoureux et tendresse partagée. C'est vif, comme une esquisse créée à grands traits. J'applaudis à hauteur de l'émotion éprouvée. Merci pour ce texte.

   jfmoods   
8/11/2018
Un poème (a fortiori, un poème non versifié), c'est d'abord une musique, une partition. L'impression de clarté qui émane de celui-ci n'est pas étrangère à la présence forte de deux assonances en écho (é/è). Un jeu d'allitérations (d/t) semble bien battre, aussi, de-ci de-là, la mesure. Bref, d'une manière ou d'une autre, l'oreille est captée.

Le lecteur assiste à l'entame, d'abord incertaine ("au creux des paupières, le doute des étoiles"), d'un cycle ("tout commence", "commence") qui s'inscrit dans un processus général de fécondation ("Nous sèmerons la nuit...", "... les matins de brume naissent"). Ce cycle est celui de la vie amoureuse (titre : "La ronde", "un baiser", constructions à rythme ternaire : "une vie alourdie, l'écho des voix et cinq secondes de musique", "la ronde des volcans, ta main sur mon épaule, l'oubli des années", synesthésie : "le parfum de tes yeux", métaphore à la fois aérienne et terrestre : "la valse des papillons de nuit").

L'anaphore ("Il y a") balise chronologiquement le terrain de la relation. Au fil du temps s'impose, en trois constructions binaires, le délitement inexorable du couple ("des certitudes et la mort en filigrane", "les forêts clairsemées et des étés épouvantés", "ton rire un peu absent et les peaux sans cesse ébréchées").

Quelques éléments grammaticaux ("presque toujours", "Puis", "bien sûr", "aussi", "enfin", "Mais") mettent en évidence le fonctionnement habituel de l'ensemble de ce processus.

Merci pour ce partage !

   Cristale   
8/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est beau, je ne saurais dire pourquoi mais ma lecture laisse derrière mes paupières des images de plénitude et un sentiment de sagesse.
La dualité doutes/certitudes s'évapore dans "Mais les matins de brume naissent dans la valse des papillons de nuit"
Et oui, c'est très beau.
Merci MonsieurF.

   hersen   
8/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un fond top, très évocateur; à la fois de la sensibilité et aussi une forme de lucidité, ce qui donne de la densité au thème, à mon avis;

Sur la forme, bien que je l'aime, trop de virgules alourdissent un peu ma lecture. comment dire ? ce n'est pas qu'elles soient mal placées, ni que les virgules soient prohibées, mais certaines gagneraient à petre évincées, quitte à formuler un peu différemment.

C'est simplement mon avis, dont je te fais part, en ayany tout à fait conscience de sa subjectivité.

   Donaldo75   
9/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour MonsieurF,

J'avoue que j'ai été scotché par ce poème. Je ne vais pas rédiger un commentaire composé sur le sujet parce que rien dans une approche logique n'expliquerait ce que j'ai ressenti.

C'est de la poésie telle que je l'aime, avec ses images inconscientes et conscientes, son puissant champ lexical et surtout sa portée universelle, au-delà même des convictions du lecteur.

C'est très réussi.

Bravo !

Donaldo

   MonsieurF   
9/11/2018

   Raoul   
12/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
De la "jolie" prose que cette chronique d'une histoire, du temps qui passe dessus et l'émousse. Linéaire plus que circulaire, ce petit manège. La distanciation de l'écriture joue avec une sorte de pudeur très bien venue.
Merci pour ce très bon moment bref ( & je crois que cette brièveté est une des qualités du texte) de lecture.

   JcJaZz   
12/11/2018
Un poème comme une évidence : profond, sobre, intime
L'amour et son chemin de braises et de cendres
Superbe
Juste le dernier vers qui me l'aise perplexe
Merci


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