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Poésie en prose
MonsieurF : Une vie immobile [Sélection GL]
 Publié le 08/09/18  -  12 commentaires  -  778 caractères  -  160 lectures    Autres textes du même auteur


Une vie immobile [Sélection GL]



Tremblements, ondes étranges dans la pénombre des mots, les matins traînent à l’arrière des jours. Au loin résonnent des prières, murmures de grâce où le mystère naît du chant des pierres.
Deux pas dans le silence. Tu dors.
Les routes érodent les astres, laissent les orgues gracieuses aux confins des étoiles. Vestiges de l’aube, les songes s’effilochent un à un.
Plus tard, il faut atteindre une vie immobile, attendre le chant des grillons, foisonner les orges sous le vent. Puis, quand les persiennes fermeront les cœurs, des enfants sonneront les clochettes. Deux fois. Juste avant qu'un orage d’acier ne les emporte. À la fenêtre la lune tintinnabulera et tu auras cent ans à peine.
Mais bien avant le bleu, il y a tes yeux dans le ciel mouvant.


 
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   Vanessa   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Je n'ai pas lu l'immobilité dans vos mots.
Bien au contraire, chaque phrase donne du mouvement à l'expression.
Penser, c'est déjà agir...non ?
En tout cas, c'est très beau !

   Eclaircie   
20/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

"Une vie immobile" mais dense de phrases images, faisant naître d'autres images. J'aime et apprécie.

Un poème qui me fait songer à Pierre Reverdy, où les personnages sont flous, les décors improbables et les poèmes très intenses pour le lecteur. Ce poème en prose est de ceux là.

Merci du partage
Éclaircie

   eskisse   
22/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une poésie au caractère paisible, à la musicalité douce ( les sons "on" et "an" croisés dans la première phrase.) aussi contemplative et biblique qu'énigmatique tant ce "tu" reste dans les limbes.

L'emploi du futur , dans la seconde partie, contribue à rendre solennelle cette "vie immobile" recherchée, les indications de temps, de nombres dramatisent l'accès à une forme de sagesse et d'absolu. Le retour au présent dans la dernière phrase, et le présentatif " il y a" donnent toute sa force à la présence envoûtante de ce "tu".

Un parfum d'éternité émane de votre poésie qui mêle le minéral, le végétal, la terre, l'eau, la spiritualité dans de très belles formules : les mots " vestiges de l'aube" , " la pénombre des mots", l'"orage d'acier" , " avant le bleu" .

Un très bon moment de lecture

   izabouille   
24/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai pas tout compris, mais c'est très beau. Je n'ai pas compris quelle est cette vie immobile qu'il faut atteindre ? L'orage d'acier va emporter qui? Je n'arrive pas à me fabriquer des images... c'est confus mais c'est peut-être fait exprès et puis ce n'est que mon humble avis...
Il y a de belles phrases, comme "ondes étranges dans la pénombre des mots, les matins traînent à l'arrière des jours." "Les songes s'effilochent un a un", il y a de belles trouvailles.
Merci

   papipoete   
8/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir MonsieurF
Quand tu seras en route, jamais il ne faudra te retourner, et avant qu'un orage d'acier n'éclate, tu n'auras plus qu'à fermer les yeux, tu seras arrivé !
NB une prose fort poétique nous emmène en voyage, tout au bout de la vie, là où se ferment à jamais les paupières .

   Brume   
8/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour MonsieurF

Poème énigmatique, et pour reprendre un commentaire plus haut, pas du tout immobile bien au contraire.

Ha oui qu'il y a de la vie. Elle n'est pas bruyante, ni frénétique. Elle est paisible, un sentiment de paix se trouve partout où le narrateur m'emmène.

Tout respire la sérénité.

   Luz   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour MonsieurF,

J'ai lu plusieurs fois et je n'ai pas compris, mais ce n'est pas un problème puisque la poésie est là, à la limite du réel ou au-delà, dans le "je ne sais où". Chaque morceau de phrase est surprise poétique.
Orage d'acier : étonnant dans ce texte serein, car je pense au livre terrible d'Ernst Jünger "Orages d'acier" sur la guerre de 14-18.
Merci.

Luz

   Fowltus   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup les échos de votre prose, ses inflexions, la 'politesse' des mots qui ne se bousculent pas les uns contre les autres mais s'épaulent et se soutiennent pour aller vers où vous voulez.
Des égards et de l'élégance pour transcrire des impressions faites d'inquiétudes, de tendresse.
De la poésie, quoi...

   Donaldo75   
9/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour MonsieurF,

Ce poème est vraiment beau, sa poésie coule de source à la lecture comme si les mots se chargeaient d'images, de sons, d'odeurs, envahissant le cerveau du lecteur pour l'emmener dans un voyage onirique.

Bravo !

Donaldo

   MonsieurF   
11/9/2018

   Adienog   
15/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Quand la prose est poésie, l'ordinaire devient unique : "chant des pierres", "pénombre des mots"...

Merci MonsieurF.

   Castelmore   
17/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un moment hors du temps...

ou plutôt un espace irréel dans ce temps... quand (?)...où (?) sortant des songes d'un dernier sommeil, déjà debout , gnous constatons que tout dort encore paisiblement autour ...
l'être aimé, les enfants... nous marchons seul mouvement au coeur de cette vie (?) immobile.
Au même instant...dans un autre espace , un autre temps , une autre vie nous envoie quelques signes ... quelques murmures...et nous tire inexorablement vers l'avenir ...

quel avenir ?
L' ouverture des persiennes aura fermé les coeurs...un orage assassin frappera nos enfants ?..à peine quelques lunes et tu auras cent ans ...à peine, certes mais ...

Un espoir ? ..avant le bleu immobile et froid d'un ciel éternel, la vie est encore dans tes yeux et le ciel , la vie... la seule, qui n'est autre que mouvement ...!

Un instant unique saisi ...et oserais-je dire "statufié" dans un bronze enchanteur que la lune caresse et éclaire tendrement.

Merci


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