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Poésie libre
myndie : L'oiseau
 Publié le 02/11/17  -  16 commentaires  -  1006 caractères  -  293 lectures    Autres textes du même auteur

"La peinture est une poésie silencieuse et la poésie une peinture qui parle."


L'oiseau



aaaaaa




Passent les aubes claires
sur les débris de vers,
mots de bruine légère.
Oiseau-lire.
Passent les ombres graves
sur les pigments ardents qui boivent le soleil,
les lavis délavés, les chromos de nuit noire.
Oiseau de paradis.
Dans un reste de ciel un oiseau suspendu
chante le sang du peintre et le feu du poète.
Dans la douceur de l’infinuit,
larmes et flammes s’invertissent ;
alors l’oiseau prend son envol.
Oiseau-phénix.


 
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   Cat   
9/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les trois premiers vers m’emportent dans une légèreté bien vite atteinte en plein vol par ses « débris de vers » « mots de bruine légère ».

J’assiste ici à l’union du sang et du feu, de la plume et du pinceau, âmes mêlées du poète et du peintre.

Je reconnais cette plume, un instant libérée pour accompagner le tableau du vol de « l’oiseau-lire » « dans le reste de ciel, un instant suspendu ».

C’est beau, c’est doux, c’est terriblement tendre…

A te relire encore, Myndie. :))


Cat

   margueritec   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poème qui m'entraîne par un rythme souvent binaire tel un bercement où les images-mots prennent de la puissance tant par leur évocation que par les "jeux de mots" et néologisme. Bel envol poétique.

   Provencao   
13/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Passent les aubes claires
sur les débris de vers,
mots de bruine légère.
Oiseau-lire."

On devine ce tableau qui se profile au fur et à mesure que le pinceau l'effleure.
J'aime cette effervescence quand la douceur de la nuit nous inonde de ces mots et couleurs en véritables outils de l'artiste en sa plume.

Doux envol au gré des émotions qui éclatent en métamorphose et ces mots qui s'expriment en rêveries sans fin.


Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Louison   
15/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne voulais pas commenter car j'ai deviné l'auteur grâce au tableau. Mais, je retrouve à nouveau ce poème et comme je suis sous le charme de cette peinture que sont ces vers, ces lavis délavés, cette douceur de l'infinuit... eh bien je dis que j'aime ce parallèle peinture/poésie, les deux s'enchevêtrent pour mon plus grand plaisir.

Louison

   papipoete   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
libre,
Je ne lis pas un poème, je suis le geste du pinceau-plume qui trace chaque vers, sans trembler et nous offre la réverbération du tableau plus haut !
NB je voudrais relever un vers particulier, mais tous me plaisent et me rendent jaloux de leur auteur ! ( sur les pigments ardents qui boivent le soleil ) n'est " pas mal " oserais-je dire ! Ces 3 oiseaux invitent au rêve, car ni l'un ni l'autre ne niche sous nos cieux !
Papipoète

   Absolue   
2/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Passent les aubes claires
sur les débris de vers,
mots de bruine légère.
Oiseau-lire."

Ma strophe préférée, légère et harmonieuse.

"Dans la douceur de l’infinuit,
larmes et flammes s’invertissent"

J'aime moins ce passage, peut-être à cause de l'infinuit qui me semble moins élégant dans sa forme que l'infini...

Dans l'ensemble, beaucoup de douceur et un dessin en prime, plus l'écriture de l'auteure...

Un poème qui vous vaudra sûrement quelques plumes...

   PIZZICATO   
2/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des vers aussi légers que le vol des oiseaux.
La plume devient pinceau, et les mots s'assemblent en images pour nous offrir un joli tableau.

Juste quelques passages pour le plaisir :
<< Passent les aubes claires
sur les débris de vers >>
<< Passent les ombres graves
sur les pigments ardents qui boivent le soleil >>

<< les lavis délavés >>

   Luz   
2/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé, le poème et le tableau.
Cependant le mot oiseau répété 5 fois m'a un peu surpris, ainsi que les mots "infinuit" et "s’invertissent" qui tranchent avec la belle poésie générale de l'ensemble.
Merci en tout cas pour ce tableau-poème.
Luz

   solo974   
2/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Myndie,

J'aime beaucoup votre poème, dont le rythme fluide et aérien m'a séduite.
Les inversions du sujet ("Passent les aubes"/"Passent les ombres"/"chante le sang") mettent en valeur ces trois verbes et contribuent beaucoup (selon moi) à accentuer le caractère liturgique de votre poésie.
J'ai par ailleurs beaucoup aimé les néologismes "oiseau-lire" et "infinuit".
Bonne continuation à vous et au plaisir,
Solo974

   silver   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Toujours le meme enchantement a lire et relire ce poeme-oiseau, libre et qui va liberant ce qui sublime et emporte par-dela les ombres...la poesie en son envol, en sa clarte, en son essence

Au plaisir de vous lire encore

   Brume   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Coucou Myndie

"Passent les aubes claires
sur les débris de vers,
mots de bruine légère.
Oiseau-lire."

Ces vers glissent comme de la soie. Comme certains passages qui sont d'une telle douceur. Sauf..."s'invertissent" qui déraille.
En général j'ai du mal avec les répétitions sur un poème court, mais la manière dont le mot "oiseau" est exprimé c'est à dire en totale légèreté qu'il ne m'a pas sauté aux yeux au premier abord. 2× oiseau n'a pas une sonorité lourde, en plus des dérivés : Oiseau-lire, Oiseau de Paradis, Oiseau-phénix. Tout est si léger.

Et puis ton poème est un beau tableau avec de jolis contrastes, une histoire qui se raconte en une mélodie.

Merci pour la douceur des sonorités, la lecture est agréable.

   Narco   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Au risque de plagier un autre commentaire, un si beau texte dédié à un oiseau mérite sans doute de nombreuses plumes ... Puisse son vol porter très loin les mots soyeux qui l'accompagnent !
Merci pour ce moment tendre et mélodieux

   Fowltus   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'infinuit' est un beau néologisme, une belle envolée (que je verrais bien comme titre d'un recueil) mais que viennent contrebalancer, ou mettre à terre, des expressions comme 'les débris de vers' ou encore 's'invertissent'.
Il y a cependant de l'élégance dans votre poème, une dimension d'écriture révélatrice.
Merci.

   Mokhtar   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Fin et élégant, vocabulaire en liberté, comme l'oiseau.
On aurait pu prolonger en évoquant "l'oiseau de feu"...
Resservez-moi. Je suis un gourmand.

   MissNeko   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème virevoltant à la plume sûre et délicate.
Vous avez réussi à créer un rythme intéressant
À la première lecture je n avais pas lu " infinuit" mais infini. Mélanger la notion de nuit et d infini est certes peut être pas le plus original mais d en avoir fait un néologisme oui !
Ce qui pour moi ressors le plus c est la délicatesse des vers : il caressé le lecteur telle une plume d oiseau.
J ai aimé " débris de vers" et "oiseau-lire" ( oiseau-lyre) : quel joli parallèle d fêter l'animal et la lecture.
L oiseau en fond qui suit l artiste ( le poète ou le peintre)à chaque moment, un oiseau comme symbole.
Une belle lecture

   jfmoods   
4/11/2017
Bien que de forme libre (longueur des vers oscillant entre 3, 4, 6, 8 et 12 pieds, rimes suffisantes aux vers 1 à 3, pauvres aux vers 8 et 11), ce poème s'apparente étrangement, par la logique de sa structuration, à un sonnet.

Composé de 14 vers, il développe la thématique de l'écriture poétique sur ses 4 premiers vers (double sens : "débris de vers", "Oiseau-lire", métaphore : "mots de bruine légère"), celle de la composition picturale sur les quatre suivants (synesthésie : "les pigments ardents qui boivent le soleil", jeu antithétique : "les lavis délavés" / "les chromos de nuit noire") avant de fondre les deux thématiques en une seule sur ses 6 derniers vers (parallélisme : "chante le sang du peintre et le feu du poète", effet miroir : "larmes et flammes s’invertissent"). Les trois oiseaux scandent les étapes de ce parcours, de cette grille de lecture (vers 4, 8 et 14).

Reposant sur d'apparents contrastes ("les aubes claires" / "les ombres graves"), mais étanchant toutes deux leur soif à une même source, inépuisable, galvanisante (métaphore assortie d'un néologisme : "la douceur de l'infinuit", image du phénix), qui ouvre l'imaginaire (gradation : "un oiseau suspendu", "l’oiseau prend son envol"), poésie et peinture se répondent (citation de l'entête : "La peinture est une poésie silencieuse et la poésie une peinture qui parle.").

Le tableau-poème qui accompagne le texte signe sa mise en abyme.

Merci pour ce partage !


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