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Poésie contemporaine
Nan : Ferme tes yeux sur la beauté
 Publié le 14/10/18  -  10 commentaires  -  875 caractères  -  337 lectures    Autres textes du même auteur

La guerre est finie.


Ferme tes yeux sur la beauté



Vous qui doucement partez, où que vous soyez,
Je dépose sur vos joues parchemin un baiser.
Bien sûr, nul faiseur d’ombres ne se souviendra
Que l’intérieur de vos bras sentait parfois le lilas.

Il me souvient d'avoir avalé le scintillement de vos pas,
Mes regards chaînés à vos breloques, à l'acajou de vos cheveux.
J’ai dû pardonner tous vos silences, tous vos gestes las,
Cette drôle de mélancolie que vous aviez pour deux.

Ça n’intéresse personne ces écrasantes rêveries,
C’est entre vous et moi, entre des chiffons d’étoiles et la vie.
Aujourd’hui, vous n’êtes plus une admirable étrangère.

Elle fut pourtant douloureuse cette errance jumelle,
De gouffres en marécages aux os tendres et souillés d’une tête nouvelle,
Pour l’obole d’un mot doux, la caresse d’une bise légère, ma mère.


 
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   izabouille   
23/9/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
C'est très beau, on dirait que vous nous invitez à feuilleter un vieil album de photos en noir et blanc, aux bords dentelés... c'est en tout cas ce que ça m'a évoqué. C'est plein de nostalgie, j'ai vraiment bien aimé.
Merci pour le partage,

   Gemini   
28/9/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Cette disposition en sonnet est un peu gênante. Il y a bien une recherche de rime (par assonance) et parfois de métrique, (sauf quelques vers beaucoup trop longs). Mais, fait rare pour du libre, la ponctuation est d’une justesse rigoureuse.
Je crois que, vu la catégorie, il y avait moyen de découper autrement. Jugement personnel, cela va de soi.
Ces mots de fils (ou de fille) à sa mère sont chargés de tendresse (et sûrement de regrets de ne pas s’être mieux connus).. Ils sont aussi chargés de poésie, ce qui rend le texte différent d’une « lettre à ». À ce sujet, le titre est peu évident avant d’avoir tout lu. Je me suis un peu perdu entre son impératif au singulier suivi, dans le texte, d’un vouvoiement de politesse. Jusqu’au dernier vers qui m’a éclairé.
On sent une plume assurée, qui maîtrise sa langue, qui dit son amour filial avec douceur et avec force, avec délicatesse et avec assurance. Cela ressemble à un non-dit refoulé qui, enfin, se libère.
Tous ces mots sonnent juste à mes oreilles et, sans vouloir en rajouter, je trouve qu’il faudrait seulement revoir la forme ; soit en rabotant quelques vers (aux grands pieds), soit en déstructurant.

   Castelmore   
1/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Trois personnages
La mère autrefois très belle ( trop), toujours très distante ( trop )
L'enfant en admiration, ( en sidération ?) En attente de l'amour qu'elle ne lui donne pas
L'adulte devenu toujours en manque de cet amour jamais donné, en souffrance du silence , de l'indifférence, l'incompréhension ... qui vient poser un dernier baiser au moment de l'agonie ,

dire adieu ... à la mère ... ou à la beauté ?

Le dernier mot nous éclaire ... à la mère que l'on vouvoie. .. car il n'y a jamais eu de maman
et nous dit bien que la souffrance va perdurer . La guerre est finie , certes , il n'y a plus de colère ... Il n'y a pas encore de pardon.

Un thème très intime, abordé sobrement .
Les mots choisis délivrent bien la puissance des émotions :
Scintillement , Avalé , regard chaînés, d'étoiles ... gouffres marécages silence pardon écrasantes rêveries chiffons d'étoiles de vie ( une perle ).
Et un dernier vers somptueux de sens et de poésie
"Pour l’obole d’un mot doux, la caresse d’une bise légère "

Au chapitre des regrets :
pour moi , ce "sonnet" hésite trop entre des alexandrins (à retravailler beaucoup pour certains)
et des vers plus libres en longueur, rythme ou rimes à présenter dans un découpage plus personnel

Merci pour ce partage d'emotions

   papipoete   
14/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Nan
Vous à qui je rêvais de dire " tu ou maman ", voilà que petit à petit, vous vous apprêtez à partir loin là-bas !
je vous parlais en ne prononçant le moindre mot, il vous aurait tant ennuyé !
Je vous regardais, n'osant le plus petit sourire que vous ne m'auriez rendu, plutôt un rictus énervé !
j'aurais tant donné, tout subi contre un " mot doux ", une " caresse légère " ma Mère ...
NB pourquoi aime-t-on sa mère, alors que elle aura tout fait, pour que l'on ne l'aimât point ?
de beaux vers ( plus que d'autres ) " joues parchemin ... " et le dernier particulièrement !
forme contemporaine, donc je ne vérifie point la technique, mais ce sonnet est fort bien assemblé !

   Willis   
15/10/2018
Modéré : commentaire hors charte (se référer au paragraphe 6 de la charte).

   PIZZICATO   
14/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une mère plus attentive à sa beauté qu'à son enfant en mal d'affection. Bien que délaissé, il la vénère et supporte cette indifférence malgré tout " J’ai dû pardonner tous vos silences, tous vos gestes las ".

Le temps a passé mais il ne subsiste pas, semble-t-il, de rancoeur.
Et puis, qu'en est-il de la beauté lorsque surviennent les derniers instants de la vie ?

J'ai apprécié certaines images comme " vos joues parchemin "
" Pour l’obole d’un mot doux, la caresse d’une bise légère "

D'autres , par contre, m'ont moins séduit " l’intérieur de vos bras "
" chiffons d’étoiles " " le scintillement de vos pas ".

" De gouffres en marécages aux os tendres et souillés d’une tête nouvelle " je n'ai pas saisi le sens de ce vers.

Ce texte reste intéressant dans son fond.

   fried   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Beaucoup d'admiration et cette envie d'exclusivité pour sa mère qui s'en va.
C'est dit avec le pardon à celle qui reste mystérieuse.
Agréable à lire.

   Robot   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
De ce texte je retiendrai certaines expressions qui donnent des images parlantes comme "les joues parchemin" qui dessine une peau ridée, "les chiffons d'étoile" allusion aux souvenirs je pense.

Par contre je suis circonspect sur "les os tendres et souillés d'une tête nouvelle" car la métaphore m'échappe.

Un style particulier qui nous sort des sentiers battus. Conservez votre vision de la poésie. Elle en vaut bien d'autres.

   Pepito   
15/10/2018
Hello Nan, comment vas ?

"Ça n’intéresse personne ces écrasantes rêveries,"... je suis généralement d’accord avec ça, mais pas là. Tu arrives à m’entraîner, moi, un réfractaire aux vers. ^^

Merci pour la lecture.

   stony   
15/10/2018
Bonjour, Nan,

Je ne suis qu’un bouseux dans la discipline comme dans tant d’autres et mon appréciation n’est par conséquent d’aucune valeur.

J’apprécie autant la forme que le fond. Beaucoup. J’ignore s’il vous plaisait et si ce n’était pas le cas, vous me pardonneriez de vous faire affront, mais Aznavour aurait pu chanter votre poème. Avec une bonne musique, je l’aurais très certainement compté parmi ses plus beaux succès.

Je n’ai même pas pensé un seul instant à me préoccuper de la prosodie ou de la métrique. Peut-être cela signifie-il dire que c’était inutile ? Un critère de qualité ? Mais que vaut l’avis d’un bouseux ?

Eh bien, je ne pensais pas poser encore un commentaire ici. Je ne vous remercie pas ! :-)

Bravo ! S’il vous plait, si le plaisir fait à un inconnu peut être une requête raisonnable, restez vous-même, placez votre plume dans un coffre, mais surtout n’en perdez pas le code et ressortez-la à l’abri des regards ombrageux !


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